Navires pollueurs: Une menace pour l’Arctique et la santé // Polluting ships: A threat to the Arctic and human health

Avec la fonte de la glace de mer suite au réchauffement climatique, de nouvelles voies de circulation maritime sont en train de s’ouvrir dans l’Arctique, en particulier les célèbres passages du Nord-Ouest et du Nord-Est. Accessibles à certaines périodes de l’année, ils sont déjà empruntés à des fins commerciales car ils réduisent considérablement le temps de transports des denrées. Les bateaux de croisière profiteront eux aussi de cette ouverture pour transporter les touristes dans les eaux arctiques. (Voir ma note du 26 novembre 2016)

Les écologistes ont déjà tiré à plusieurs reprises la sonnette d’alarme car, encas de problème, une marée noire souillerait inévitablement cette région du monde. Ce danger vient, bien sûr, s’ajouter aux risques induits par l’exploitation des ressources pétrolières et gazières de cette région.

S’agissant des navires, la pollution ne concerne pas seulement la mer. La pollution de l’air n’est pas en reste. Il faut savoir qu’un bateau de croisière peut émettre en une journée autant de particules fines et de dioxyde d’azote qu’un million de voitures. C’est le terrible constat que dresse une enquête diffusée sur la chaîne britannique Channel 4 et relayée BFMTV en France.
Selon les auteurs de l’enquête qui se sont focalisés sur les navires du plus grand opérateur de croisières en Grande-Bretagne, le niveau de pollution enregistré sur le pont de certains paquebots est parfois pire que dans les villes les plus polluées du monde.  .
Le reportage  pour l’émission « Dispatches » souligne que si un bateau peut a lui seul émettre en une journée autant de particules fines qu’un million de voitures réunies, 33 paquebots de croisière produisent, eux, autant de pollution que toutes les voitures en services au Royaume-Uni.

La pollution des navires de croisière – mais aussi des navires commerciaux – est causée par le fioul lourd utilisé comme combustible dans les navires et qui, en se consumant, rejette du soufre et des particules fines. On a estimé que le fioul lourd des navires possède une teneur en soufre plus de 3 500 fois supérieure à celle du diesel des voitures. Le constat n’est pas nouveau. En 2015, deux ONG, dont la fédération France Nature Environnement (FNE), affirmaient que les bateaux de croisière sont un fléau pour la qualité de l’air, y compris lorsqu’ils sont à l’arrêt. Même à quai, les moteurs des navires continuent de tourner pour alimenter en électricité les cuisines, les restaurants, les salles de loisirs ou l’air conditionné.
L’impact sanitaire du fioul lourd est considérable. Il peut à long terme engendrer des maladies respiratoires, des décès prématurés ou des cancers des poumons. Selon un médecin interviewé dans l’émission de Channel 4, une exposition de courte durée peut causer des problèmes respiratoires, notamment chez les personnes asthmatiques ou celles souffrant de maladies cardiovasculaires. Selon l’ONG Transport and Environment, environ 50 000 morts prématurées en Europe sont imputables à la pollution atmosphérique maritime.

Source : Orange, Channel 4, BFMTV.

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With the melting of sea ice as a result of global warming, new shipping lanes are opening in the Arctic, especially the famous Northwest and North-East Passages. Accessible at certain times of the year, they are already used for commercial purposes becausethey considerably reduce the shipping time of  commodities. Cruise ships will also benefit from their opening to transport tourists into the Arctic waters. (See my note of 26 November 2016)
Environmentalistss have already repeatedly sounded the alarm because, in case of problem, an oil spill would inevitably spoil this region of the world. This danger, of course, adds to the risks posed by the exploitation of oil and gas resources of this region.
As far as ships are concerned, pollution does not only concern the sea. Air pollution should not be left aside. A cruise ship can emit as many fine particules and nitrogen dioxide in one day as a million cars. It is the terrible observation of a survey disclosed on the British TV Channel 4 and relayed by BFMTV in France.
According to the survey’s authors who focused on the ships managed vy Britain’s largest cruise operator, the level of pollution recorded on the decks of some ships is sometimes worse than in the most polluted cities of the world. .
The report for the TV program « Dispatches » emphasizes that if a ship can emit as many fine particles as one million cars in a single day, 33 cruise ships produce as much pollution as all the cars in use in the United Kingdom.
The pollution of cruise ships – but also of commercial ships – is caused by the heavy fuel oil burnt in the ships and whose combustion emits sulphur and fine particles. It has been estimated that the heavy fuel oil of ships has a sulphur content more than 3,500 times that of diesel cars. The observation is not new. In 2015, two NGOs, including France Nature Environnement (FNE), claimed that cruise ships are a scourge for air quality, even when they are idling in a port. Even at docks, ships’ engines continue to run to power kitchens, restaurants, recreation rooms or air-conditioning.
The health impact of heavy fuel oil is considerable. In the long term, it can lead to respiratory diseases, premature deaths or lung cancers. According to a doctor interviewed on the Channel 4 program, short-term exposure can cause respiratory problems, especially among people with asthma or those with cardiovascular diseases. According to the NGO Transport and Environment, about 50,000 premature deaths in Europe are attributable to maritime air pollution.
Source: Orange, Channel 4, BFMTV.

Passage du nord-ouest (Source: Wikipedia)

Le passage du nord-est (en rouge) réduit considérablement le temps de transport des marchandises entre l’Orient et l’Occident (Source: Wikipedia)

Les incendies de forêts en Sibérie accélèrent le réchauffement climatique // Wildfires in Siberia accelerate global warming

Avec la hausse des températures liée au réchauffement climatique et à l’émission de gaz à effet de serre, les incendies de forêt sont devenus de plus en plus répandus dans le monde. En 2016, l’un d’eux à Fort McMurray (Alberta) a été la catastrophe naturelle la plus coûteuse dans l’histoire du Canada. Au cours des dernières semaines, de nouveaux feux de forêt ont affecté des parties de l’Arizona, de la Californie et de l’Alaska. Selon l’organisation Climate Central, la saison des feux de forêt en Alaska est beaucoup plus longue qu’il y a 75 ans et les départs de feux sont deux fois plus fréquents qu’à cette époque.
Chaque année, la Sibérie est, elle aussi, victime d’incendies qui détruisent de vastes étendues de forêt boréale. Le changement climatique a entraîné une hausse vertigineuse de leur nombre au cours des dernières décennies et les projections concernant le changement climatique en prévoient encore plus dans les années à venir. Les feux actuels, qui ont débuté fin juin, ont déjà brûlé quelque 538 kilomètres carrés de forêts dans le sud de la Sibérie.
Le changement climatique a entraîné une hausse des températures dans le monde entier, mais les régions les plus septentrionales, comme la Sibérie, connaissent une élévation de la température deux fois plus importante qu’ailleurs dans le monde. Depuis novembre, les températures dans le sud de la Sibérie ont augmenté de 4°C par rapport à la moyenne. A mesure que le temps devient plus sec et plus chaud, les forêts de la région deviennent de plus en plus exposées aux incendies. Ces derniers constituent une menace directe pour le rôle que jouent forêts sibériennes dans l’absorption des émissions de carbone. En effet, chaque année, les forêts russes absorbent 500 millions de tonnes de carbone de l’atmosphère.
Les images du satellite Aqua de la NASA (voir ci-dessous) montrent toute une série de feux de forêt et d’impressionnants nuages de fumée dans le sud de la Sibérie. Un autre satellite, Suomi NPP, a mesuré la qualité de l’air dans la région et révélé un indice d’aérosol de 19, preuve de la présence d’une fumée très dense à haute altitude. Selon l’Observatoire de la Terre (Earth Observatory) de la NASA, les scientifiques étudient actuellement trois formations probables de pyrocumulus (nuages de la famille des cumulus qui se forment au-dessus d’une source de chaleur intense) dans la région, ce qui peut y modifier le climat par la présence de cendre et de particules très haut dans l’atmosphère.
Cependant, l’impact le plus dévastateur de ces feux de forêt n’est pas visible depuis l’espace. Les forêts boréales de Sibérie jouent un rôle crucial dans le cycle du carbone. Elles représentent près de 10% de la surface terrestre de la planète et abritent plus de 30% du carbone sur Terre. Cela signifie que lorsque ces forêts brûlent, elles libèrent de vastes quantités de carbone dans l’atmosphère. La perte d’absorption de carbone combinée à l’émission de carbone crée un cercle vicieux qui entraîne un réchauffement climatique et, par conséquent, davantage de feux de forêt.
En outre, ces incendies accélèrent la fonte de la glace de l’Arctique, qui disparaît déjà à une vitesse inquiétante. Cette fonte s’accélère lorsque les feux produisent de grosses quantités de suie qui retombe ensuite sur la neige et la glace, obscurcissant leur surface et leur permettant d’absorber plus de lumière solaire. Par la chaleur qu’ils dégagent, les feux de forêt accélèrent également la fonte du pergélisol (ou permafrost) en Sibérie. Comme je l’ai déjà écrit, le pergélisol fond déjà depuis plusieurs années. On en a une preuve avec les «forêts ivres» où les racines des arbres qui ne sont plus maintenues en place par le sol gelé.
Source: Science Alert.

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With the rising temperatures linked to global warming and the emission of greenhouse gases, wildfires have become more and more widespread around the world. Last year, a wildfire in Fort McMurray, Alberta, became the costliest natural disaster in Canadian history. In recent weeks, more wildfires have affected parts of Arizona, California and Alaska. According to Climate Central , the wildfire season in Alaska is 40 percent longer and large fires twice as common as they were 75 years ago.

Every year, Siberia is also struck by wildfires that destroy large areas of boreal forest. Climate change has caused wildfire activity in Siberia to increase radically over the past few decades.  The boreal forests in Siberia are burning at extraordinary rates, and climate change projections predict even more wildfires to come. The current wildfires, which started in late June, have already burned roughly 538 square kilometres of forest in southern Siberia.

Climate change has been increasing temperatures across the globe, but northernmost regions, like Siberia, are experiencing temperature rises at twice the rate.  Since November, temperatures in southern Siberia have been up 4°C from the average.  And as the weather turns drier and warmer, the forests in the region become more and more prone to wildfires. These wildfires are a direct threat to the role of Siberian forests in absorbing carbon emissions. Indeed, each year, the Russian forests absorb 500 million tonnes of carbon from the atmosphere.

The images from NASA’s Aqua satellite (see below) reveal a series of wildfires and huge plumes of smoke across southern Siberia. Another satellite, Suomi NPP, measured the air quality in the region and found the aerosol index reached over 19, indicating very dense smoke at high altitudes. According to NASA Earth Observatory, scientists are also currently investigating three possible pyrocumulus cloud formations in the area, which can alter local climates by lofting ash and particles high into the atmosphere.

However, the most devastating impact of these wildfires cannot be seen from a satellite. Siberian boreal forests play a crucial role in the carbon cycle, making up nearly 10 percent of the planet’s land surface and housing more than 30 percent of the carbon on Earth. That means that when these forests burn, they are releasing vast quantities of carbon into the atmosphere. The loss of carbon absorption in combination with the release of carbon, creates a vicious cycle that leads to more global warming and, as a result, more wildfires.

Besides, these wildfires can also hasten the melting of Arctic ice, which is already disappearing at alarming rates. This occurs when the fires produce hordes of soot that fall on snow and ice, darkening their surface and causing them to absorb more sunlight. The wildfires are also accelerating the melting of permafrost in Siberia. As I put it before, the permafrost has already been thawing for several years. An evidence of this are the “drunken forests” with the roots of the trees no longer held in place by the ice in the ground.

Source: Science Alert.

Feux de forêts et fumée au-dessus de la Sibérie vus depuis l’espace (Source: NASA Earth Observatory)

De nouveaux cratères d’explosion en Sibérie // New explosion craters in Siberia

Deux nouveaux cratères sont apparus en Sibérie sur la Péninsule de Yamal cette année, avec le dernier façonné par une explosion le 28 juin. On peut voir les premières images de ces cratères impressionnants dans le Siberian Times (voir le lien ci-dessous). Ils viennent s’ajouter à quatre autres cavités découvertes ces dernières années et examinés par des scientifiques, plus des dizaines de minuscules autres cratères repérés par satellite.
La formation des deux derniers cratères s’est accompagnée une explosion suivie de flammes, ce qui confirme la libération de poches de méthane sous la surface de la Péninsule de Yamal.
Selon les villageois, l’explosion s’est produite sur une colline, ce qui confirme la théorie scientifique selon laquelle les cratères se forment principalement par l’explosion de pingos, monticules en forme de dôme au-dessus d’un noyau de glace.
On pense que les cratères se forment lorsque le méthane du sous-sol, piégé par le permafrost pendant des milliers d’années, est libéré en raison du réchauffement climatique dans cette région de l’Arctique et explose à l’intérieur des pingos. Les scientifiques disent que plusieurs milliers de pingos, dont beaucoup avec du gaz à l’intérieur, sont susceptibles d’exploser et de former des cratères géants dans cette région.
On a recensé au moins dix explosions de pingos en Sibérie ces dernières années, avec la formation de profonds cratères. Le plus grand présente une profondeur de 35 mètres et un diamètre de 40 mètres.
Source: The Siberian Times

Vous trouverez plusieurs articles sur ce sujet dans les pages de ce blog rédigées le 22 avril et le 15 juin 2017.

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Two new craters have appeared in Siberia on the Yamal peninsula this year, with the latest exploding on June 28th. First pictures of the large craters can be seen in the Siberian Times (see link below). They add to four other big holes found in recent years and examined by experts, plus dozens of tiny ones spotted by satellite.

The formation of both craters involved an explosion followed by fire, obvious signs of the eruption of methane gas pockets under the Yamal surface.

According to local villagers, the explosion occurred on a hill, which is consistent with the scientific theory that the craters as mainly formed by exploding pingos, dome-shaped mounds over a core of ice.

The craters are believed to form when underground methane gas, trapped by permafrost for thousands of years, is released due to the warming climate in this Arctic region and erupts inside pingo mounds. Scientists say several thousand pingos, many filled with gas,  could ‘explode’ forming giant craters in this region.

At least ten pingos are known to have exploded in Siberia in recent years forming large craters, of which four have been closely examined by scientists. The largest one is 35 metres deep and 40 metres in diametert.

Source : The Siberian Times 

You will find several posts about this topic on pages of this blog written on April 22nd and June 15th 2017.

Cratère d’explosion en Sibérie (Crédit photo: The Siberian Times)

Le jour où toute la glace aura fondu…. // The day when all the ice will have melted away….

Malgré ce que dit Donald Trump, si nous continuons à brûler des combustibles fossiles indéfiniment, le réchauffement climatique finira par faire fondre toute la glace aux pôles et sur les sommets de nos montagnes, provoquant une élévation du niveau de la mer estimée à environ 64 mètres.
En septembre 2013, le National Geographic a publié des cartes qui montrent le monde tel qu’il est maintenant, mais avec une différence majeure: toute la glace de la Terre a fondu et s’est évacuée dans la mer en donnant naissance à de nouveaux rivages et à des mers intérieures.
Il y a plus de 20 millions de kilomètres cubes de glace sur Terre et certains scientifiques affirment qu’il faudra plus de 5 000 ans pour que cette glace fonde dans sa totalité. Si nous continuons à envoyer du carbone dans l’atmosphère, nous créerons très probablement une planète dépourvue de glace, avec une température moyenne de 26°C contre 14°C aujourd’hui.
En regardant les cartes du National Geographic, on s’aperçoit qu’en Amérique du Nord, toute la côte atlantique disparaîtrait, en même temps que la Floride et la côte du Golfe du Mexique. En Californie, les collines de San Francisco deviendraient un groupe d’îles et la Vallée Centrale se transformerait en une baie géante. Le Golfe de Californie s’étendrait vers le nord, au-delà de la latitude de San Diego.
En Amérique du Sud, le bassin amazonien au nord et le bassin du fleuve Paraguay au sud deviendraient des bras de mer de l’Atlantique, faisant disparaître Buenos Aires, la côte de l’Uruguay et la plus grande partie du Paraguay.
Par rapport à d’autres continents, l’Afrique perdrait moins de terres à cause de la hausse du niveau de la mer, mais la chaleur ambiante de plus en plus forte pourrait rendre ce continent inhabitable. En Egypte, les villes d’Alexandrie et du Caire seraient englouties sous les eaux de la Méditerranée.
En Europe, Londres et Venise seraient considérablement affectées par l’élévation du niveau de la mer. Dans ce scénario catastrophe, les Pays-Bas seraient rendus à la mer et la majeure partie du Danemark disparaîtrait également. Dans le même temps, les eaux de la Méditerranée viendraient gonfler celles de la Mer Noire et de la Mer Caspienne.
En Asie, un territoire occupé aujourd’hui par 600 millions de Chinois serait sous les eaux, tout comme le Bangladesh et ses 160 millions d’habitants, ainsi qu’une grande partie de l’Inde côtière. Au Cambodge, l’inondation du delta du Mékong transformerait en îles les sommets des Montagnes des Cardamomes.
Majoritairement désertique, le continent australien gagnerait une nouvelle mer intérieure, mais il perdrait une grande partie de la bande côtière étroite où vivent aujourd’hui quatre Australiens sur cinq.
Il semblait impossible que la couche de glace de l’Est Antarctique – qui représente quatre cinquièmes de toute la glace sur Terre – puisse fondre, tellement elle est immense et épaisse Elle a survécu à des périodes chaudes du passé. Ces derniers temps, elle semblait même épaissir légèrement à cause du réchauffement climatique. En effet, l’atmosphère plus chaude retient plus de vapeur d’eau qui tombe sous forme de neige sur l’Est Antarctique. Il est pourtant peu probable que cette partie de l’Antarctique puisse survivre à un nouveau réchauffement global comme celui de l’Eocène.
À l’instar de la calotte de glace du Groenland, celle de l’Antarctique de l’Ouest était apparemment beaucoup plus réduite pendant les périodes chaudes antérieures. Elle est vulnérable parce que la majeure partie repose sur un substrat rocheux qui se trouve au-dessous du niveau de la mer. L’eau plus chaude de l’océan fait fondre et s’effondrer la couche de glace en l’attaquant par en dessous. Depuis 1992, on a enregistré en moyenne une perte nette de 65 millions de tonnes de glace par an.
Source: The National Geographic.
On peut voir les cartes du National Geographic à cette adresse :
http://www.nationalgeographic.com/magazine/2013/09/rising-seas-ice-melt-new-shoreline-maps/

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Despite what Donald Trump says, if we keep burning fossil fuels indefinitely, global warming will eventually melt all the ice at the poles and on mountaintops, raising sea level by about 64 metres.

In September 2013, the National Geographic released maps that show the world as it is now, with only one difference: All the ice on land has melted and drained into the sea, creating new shorelines for our continents and inland seas.
There are more than 20 million cubic kilometres of ice on Earth, and some scientists say it would take more than 5,000 years to melt it all. If we continue adding carbon to the atmosphere, we’ll very likely create an ice-free planet, with an average temperature of perhaps 26°C instead of the current 14°C.

In North America, the entire Atlantic seaboard would vanish, along with Florida and the Gulf Coast. In California, San Francisco’s hills would become a cluster of islands and the Central Valley a giant bay. The Gulf of California would stretch north past the latitude of San Diego.

 In South America, the Amazon Basin in the north and the Paraguay River Basin in the south would become Atlantic inlets, wiping out Buenos Aires, coastal Uruguay, and most of Paraguay.

Compared with other continents, Africa would lose less of its land to the ultimate sea-level catastrophe, but Earth’s rising heat might make much of it uninhabitable. In Egypt, Alexandria and Cairo will be swamped by the intruding Mediterranean.

In Europe, London and Venice will be dramatically affected by sea level rise. In this catastrophic scenario, the Netherlands will have surrendered to the sea, and most of Denmark will be gone too. Meanwhile, the Mediterranean’s expanding waters will also have swelled the Black and Caspian Seas.

In Asia, land now inhabited by 600 million Chinese would flood, as would all of Bangladesh, population 160 million, and much of coastal India. The inundation of the Mekong Delta would leave Cambodia’s Cardamom Mountains stranded as an island.

Predominantly desert, the Australian continent would gain a new inland sea—but it would lose much of the narrow coastal strip where four out of five Australians now live.

The East Antarctica ice sheet is so large—it contains four-fifths of all the ice on Earth—that it seemed unmeltable. It survived earlier warm periods intact. Lately it seemed to be thickening slightly, because of global warming. Indeed, the warmer atmosphere holds more water vapour which falls as snow on East Antarctica. But even East Antarctica is unlikely to survive a return to an Eocene Climate.

Like the Greenland ice sheet, the West Antarctic one was apparently much smaller during earlier warm periods. It is vulnerable because most of it sits on bedrock that is below sea level.The warming ocean is melting the floating ice sheet itself from below, causing it to collapse. Since 1992 it has averaged a net loss of 65 million metric tons of ice a year.

Source : The National Geographic.

The National Geographic maps can be seen at this address :

http://www.nationalgeographic.com/magazine/2013/09/rising-seas-ice-melt-new-shoreline-maps/

L’Amérique du Nord après la fonte totale de la glace…

(Source: National Geographic)