A68a : Bonnes nouvelles pour les manchots // Good news for the penguins

Les dernières images satellitaires de l’iceberg A68a montrent qu’il s’est disloqué et que les morceaux issus de cette dislocation se déplacent actuellement autour de l’île de Georgie du Sud qu’il a un temps, menacée. Baptisés A68d, A68e et A68f, ces petits icebergs se déplacent vers l’est en s’éloignant de l’île qu’ils devraient contourner. Selon le British Antarctic Survey, il y a peu de risque qu’ils viennent s’échouer sur la côte orientale de la Géorgie du Sud.

A l’origine, l’iceberg géant présentait une superficie de quelque 5.660 km2, soit la taille du département de la Lozère. Aujourd’hui, il ne mesure plus qu’environ 2.600 km2. A sa naissance, l’A68a avait une épaisseur moyenne de 232 mètres. Il a perdu pratiquement le quart de son épaisseur initiale. Le volume de la glace est passé de 1.467 km3 à 526 km3. Au contact des eaux maintenant plus chaudes, il fond à très grande vitesse, tel un glaçon dans un verre. On estime qu’il rejette dans l’océan 767 m3 d’eau douce par seconde.

Si certains des fragments qui dérivent actuellement à la surface de l’océan devaient s’échouer sur les côtes de Géorgie du Sud, ils ne seraient pas suffisamment imposants pour perturber la vie de la faune locale, que ce soit les manchots ou les phoques.

Source : British Antarctic Survey.

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The latest satellite images of the A68a iceberg show that it has broken up and that pieces are currently moving around the once threatened South Georgia Island. Dubbed A68d, A68e and A68f, these small icebergs are moving eastward away from the island they are expected to bypass. According to the British Antarctic Survey, there is little risk of them running aground on the eastern coast of South Georgia. Originally, the giant iceberg covered an area of ​​some 5,660 km2, the size of the Lozère department. Today, it measures only about 2,600 km2. At birth, the A68a had an average thickness of 232 meters. It has lost almost a quarter of its original thickness. The volume of ice has increased from 1,467 km3 to 526 km3. In contact with the now warmer waters, it melts at very high speed, like an ice cube in a glass. It is estimated that it releases 767 m3 of fresh water per second into the ocean.

If some of the fragments currently drifting on the ocean surface were to anchor on the shores of South Georgia, they would not be large enough to disturb the lives of local wildlife, whether penguins or seals.

Source: British Antarctic Survey.

L’A68a a suivi la trajectoire prévue par le British Antarctic Survey

La hausse du niveau des océans de plus en plus préoccupante // Ocean rise is more and more a problem

L’élévation du niveau des océans est perçue comme l’une des conséquences les plus dangereuses du réchauffement climatique, avec le risque de rendre inhabitables des centaines de milliers de kilomètres de côtes et de déplacer plus de 100 millions de personnes dans le monde d’ici la fin du siècle.

L’ampleur de cette menace dépend de la hausse du niveau des océans au cours des prochaines décennies. Les estimations exactes de cette hausse restent aléatoires ; elles vont de 30 centimètres à plusieurs mètres. Cette différence est pourtant d’une importance cruciale car, selon les chiffres, elle implique le déplacement de dizaines de millions ou de centaines de millions de personnes.

Une nouvelle étude intitulée « L’élévation du niveau de la mer au 21ème siècle pourrait dépasser les projections du GIEC pour un avenir à fort réchauffement » a été publiée en décembre 2020. Elle explique que si le réchauffement climatique se poursuit au rythme actuel, l’élévation du niveau de la mer dépassera probablement les estimations qui viennent d’être mentionnées.

Depuis la fin des années 1800, le niveau de la mer a augmenté en moyenne d’environ 25 centimètres dans le monde, mais cette hausse varie d’une région à l’autre. Le siècle dernier, le principal facteur responsable de l’élévation du niveau des océans a été leur dilatation thermique.

Aujourd’hui, la fonte des calottes glaciaires, principalement du Groenland et de l’Antarctique, prend une autre proportion. En effet, il y a suffisamment de glace au Groenland et en Antarctique pour provoquer une élévation du niveau de la mer de 63 mètres si cette glace fondait dans sa totalité. Aucun scientifique ne s’attend toutefois à un tel événement au cours de ce siècle, mais on sait qu’une fois que les calottes glaciaires ont atteint un certain niveau de réchauffement, elles deviennent moins stables et moins prévisibles, avec des points de basculement qui entrent en jeu.

Dans le dernier rapport du GIEC sur le changement climatique, les projections d’élévation moyenne du niveau de la mer d’ici la fin du siècle vont de 40 à 60 centimètres, par rapport au niveau moyen de 1986 à 2005. La nouvelle étude parie sur une hausse supérieure et affirme que les projections du GIEC sont probablement trop basses. Le graphique ci-dessous, basé sur le rapport du GIEC, montre les différents facteurs participant à l’élévation du niveau de la mer. Les projections vont jusqu’à la fin du siècle. La contribution de l’Antarctique est indiquée en bleu turquoise.

Un autre article, également publié en décembre dans la revue Nature arrive à une conclusion identique en se basant sur le Groenland. En se référant aux derniers modèles utilisés pour le prochain rapport du GIEC, les auteurs ont constaté que dans un scénario de fort réchauffement, le Groenland pourrait ajouter 7,5 centimètres à l’élévation du niveau de la mer d’ici la fin du siècle, par rapport à l’ancien rapport du GIEC. Cette élévation supplémentaire du niveau de la mer serait due au réchauffement de 1 degré Celsius projeté par les nouveaux modèles climatiques de l’Arctique.

Ce qui préoccupe le plus les auteurs de la première étude, c’est le comportement non linéaire de l’élévation du niveau de la mer. Ces dernières années, la hausse du niveau des océans s’est accélérée. Dans les années 1990, les océans ont connu une hausse d’environ 2 millimètres par an. De 2000 à 2015, la moyenne était de 3,2 millimètres par an. Au cours des dernières années, le rythme s’est accéléré pour atteindre 4,8 millimètres par an. Au rythme actuel, on peut s’attendre à au moins 37 centimètres d’élévation du niveau de la mer d’ici 2100. En plus, comme cela a été le cas au cours des dernières décennies, le rythme d’élévation du niveau de la mer devrait continuer à s’accélérer pendant l’avenir prévisible. Il en ressort que 37 centimètres est une prévision probablement en dessous de la vérité.

Étant donné que la Terre s’est déjà réchauffée de plus d’un degré Celsius depuis la fin des années 1800, nous savons qu’une élévation substantielle du niveau de la mer est déjà en train de se produire, que nous arrêtions ou non le réchauffement climatique. Les scientifiques ne savent pas combien de temps cette hausse prendra, ni à quelle vitesse elle se produira. Toutefois, en extrapolant, les glaciologues expliquent que lorsque nous sommes sortis de la dernière période glaciaire, le niveau de la mer a augmenté à une vitesse pouvant atteindre 37 cm par siècle. Le fait qu’il y ait beaucoup moins de glace sur Terre aujourd’hui qu’il y a 20 000 ans signifie que l’élévation du niveau de la mer par degré Celsius serait probablement moins importante maintenant. Malgré tout, même avec un rythme d’élévation qui serait la moitié du maximum historique, on assisterait à une catastrophe sur notre  planète où vivent des milliards de personnes qui dépendent de la stabilité du niveau des océans.

Source: CBS News.

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Sea-level rise is known to be among the most dangerous consequences of global warming, with the risk of making hundreds of thousands of square kilometres of coastline uninhabitable and potentially displacing over 100 million people worldwide by the end of the century.

The magnitude of this threat depends on how much the oceans will rise in the coming decades. However, exact estimates remain elusive, ranging from 30 centimetres to several metres above current levels. That disparity is of crucial importance because it ranges between tens of millions of people and hundreds of millions forced from their homes

A new study entitled « Twenty-first century sea-level rise could exceed IPCC projections for strong-warming futures » and published in December 2020 warns that if global warming continues at the current pace, sea-level rise will probably surpass these projections.

Since the late 1800s, sea level has risen an average of about 25 centimetres globally, but the amount varies from region to region. Last century the largest contributor to the rise of the oceans was their thermal expansion. But now the melting of ice sheets, mainly from Greenland and Antarctica, constitutes a greater proportion, and that fraction will only grow.

Indeed, there is enough ice locked up in Greenland and Antarctica to cause a sea-level rise of 63 metres if it happens to melt. No scientist is expecting such an event this century, but after a certain level of warming, ice sheets become less stable and less predictable, with potential tipping points coming into play.

In the most recent IPCC report on climate change, the median sea-level rise projections by the end of the century range from 40 to 60 centimetres, as compared to the average sea level from 1986-2005. The new study bets on upper estimate, saying it is likely too low.

The graphic below, based on the IPCC report, shows the various contributors to sea-level rise. It is projected out to the end of the century. Antarctica’s contribution is shown in turquoise blue.

Another paper, also published in December in the journal Nature makes a similar case, focused on the evidence from Greenland. Employing the latest models used to inform the next IPCC report, the authors found that in a high-warming scenario Greenland may contribute an extra 7.5 centimetres to sea-level rise by the end of the century, when compared to the former version of models used by the IPCC. This extra sea-level rise is due to an additional 1 degree Celsius of warming projected by the new climate models in the Arctic.

A big concern of the authors of the first study for our future is the non-linear behaviour of sea-level rise. In recent years the pace of sea-level rise has been accelerating. In the 1990s the oceans rose at about 2 millimetres per year. From 2000 to 2015 the average was 3.2 millimetres per year. But over the past few years the pace has quickened to 4.8 millimetres per year. At the current pace, we can expect at least 37 more centimetres of sea-level rise by the year 2100. But, as has been the case for the past few decades, the pace of sea-level rise is expected to continue to increase for the foreseeable future. So,37 centimetres is extremely unlikely.

Considering that Earth has already warmed more than 1 degree Celsius since the late 1800s, we know that substantial sea-level rise is already baked in, regardless of whether we stop global warming. Scientists just don’t know exactly how long it will take to see the rise or how fast it will occur. But using proxy records, glaciologists can see that as we emerged from the last Ice Age, sea level rose at remarkable rates, as fast as 37 cm per century at times. The fact that there is a lot less ice on Earth today than there was 20,000 years ago means the amount of sea-level rise per degree would likely be less now, and the maximum pace may be tempered as well. But even a pace that is half the historical maximum would still be catastrophic to an Earth with billions of people who depend on stability.

Source: CBS News.

Accélération du niveau des océans au cours des dernières décennies (Source : John Englander)

Les richesses de l’Antarctique // Antarctica’s wealth

On peut lire aujourd’hui de nombreux articles sur l’Antarctique, notamment sur l’impact du réchauffement climatique dans la région. Cependant, il est rarement fait allusion à l’histoire et à la richesse de ce continent.

Un article publié dans The Conversation nous explique qu’il y a 200 ans, le 17 novembre 1820, Nathaniel Palmer, capitaine d’un navire en provenance du Connecticut, est arrivé en vue du continent antarctique. Contrairement aux explorateurs Edward Bransfield et Fabian von Bellingshausen, Palmer était un chasseur de phoques et il a rapidement vu le profit qu’il pourrait tirer des riches terrains de chasse de la Péninsule antarctique.

Au cours des deux siècles qui ont suivi, l’Antarctique a connu une série de péripéties commerciales, scientifiques et diplomatiques. Certains pays ont tenté de revendiquer une partie du continent dans la première moitié du 20ème siècle. Aujourd’hui, la région est régie par le Traité sur l’Antarctique. Bien que le Traité prétende contrôler l’Antarctique dans l’intérêt de « toute l’humanité », certains pays y ont tiré davantage de profits que d’autres. Alors que l’exploitation minière est actuellement interdite en vertu du Traité sur l’Antarctique et que l’époque de la chasse au phoque et à la baleine est révolue, les ressources marines vivantes de l’Antarctique sont toujours exploitées à ce jour.

Nathaniel Palmer a été suivi par de très nombreuses autres expéditions de chasse au phoque, principalement en provenance des États-Unis et de Grande-Bretagne. Elles ont méthodiquement tué des otaries à fourrure le long des côtes de l’Antarctique, amenant rapidement les populations au bord de l’extinction. La fourrure de phoque était utilisée pour les vêtements aux 18ème et 19ème siècles dans de nombreuses régions du monde et constituait une partie importante du commerce américain et européen avec la Chine au 19ème siècle. Avant 1833, au moins 7 millions d’otaries à fourrure ont été tuées en Antarctique. Les éléphants de mer étaient également chassés pour leur graisse qui pouvait être transformée en huile.

La chasse au phoque a rapidement décliné dans les années 1960 suite à une évolution des mentalités et à l’arrivée d’autres matériaux tels que les plastiques qui pouvaient être utilisés dans la fabrication de vêtements synthétiques chauds et de lubrifiants à base de pétrole. Par-dessus tout, la diffusion d’images montrant le massacre des bébés phoques au Canada au début des années 1960 a scandalisé la population nord-américaine et européenne, et a provoqué un changement rapide de comportement envers le phoque. La Convention pour la Conservation des Phoques de l’Antarctique a été signée en 1972 ; elle réglementait l’abattage à grande échelle des phoques par toutes les nations présentes dans la région. Aujourd’hui, la population d’otaries à fourrure a rebondi, avec une colonie de plus de 5 millions d’animaux dans la seule Géorgie du Sud, bien que les effectifs soient en diminution depuis l’an 2000. La population d’éléphants de mer a elle aussi rebondi, avec une population stable estimée à 650 000 animaux depuis le milieu des années 1990.

Les baleines étaient si nombreuses au large de l’Antarctique qu’elles attiraient des flottes de baleiniers en provenance de nombreux pays. D’abord sont arrivés les navires norvégiens et britanniques, qui ont ensuite été rejoints par d’autres d’Allemagne, de Russie, des Pays-Bas et du Japon. La chasse à la baleine se déroulait déjà dans l’Océan Austral au 19ème siècle, mais ce n’est que dans la première moitié du 20ème siècle que les baleines ont été chassées jusqu’à leur extinction. Au 19ème siècle, l’huile de baleine était principalement utilisée comme combustible pour l’éclairage. Ensuite, après 1910, de nouvelles utilisations ont été trouvées pour l’huile, y compris dans la fabrication de lubrifiants industriels et de graisses à usage alimentaire. En 1946, il a été décidé, à l’échelle internationale, de protéger les cétacés. L’objectif de la Commission baleinière internationale créée cette année-là était «d’assurer la bonne conservation des stocks de baleines et de permettre ainsi le développement ordonné de l’industrie baleinière».

Dans les années 1960, comme pour les phoques auparavant, l’attitude du public envers les baleines a commencé à changer lorsque les écologistes ont révélé qu’il s’agissait de créatures très intelligentes et sociables qui chantaient dans les profondeurs de l’océan. La plupart des pays ont cessé la chasse à la baleine dans l’Antarctique à la fin des années 1960.

Contrairement à la chasse à la baleine, la riche vie marine de l’Antarctique continue d’être exploitée aujourd’hui. En particulier, le krill  a commencé à être pêché dans les années 1970. Il s’agit d’un petit crustacé ressemblant à une crevette qui est utilisé dans les suppléments nutritionnels et les aliments pour animaux de compagnie. La Norvège, la Chine, la Corée du Sud et le Chili sont ses plus gros exploitants.

Les baleines, les phoques, les oiseaux et autres poissons dépendent du krill, ce qui en fait un élément essentiel de l’écosystème marin antarctique. Alors que le krill est actuellement abondant, on ne sait pas quelles seront les conséquences de la réduction de la glace de mer et l’évolution des schémas migratoires des prédateurs qui s’en nourrissent. Même si le krill reste abondant, le changement climatique a un impact rapide sur la stabilité écologique de l’Antarctique. Alors que les grandes campagnes environnementales tentent de sensibiliser à la fragilité de ce continent, la plupart des consommateurs ne connaissent probablement même pas la provenance de produits dans leurs assiettes. Les populations de baleines et de phoques continuent de se rétablir après la surexploitation du passé, mais les impacts futurs des pratiques de la pêche et du changement climatique accentuent la fragilité de ce continent.

Source: The Conversation.

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Many articles can be read today about Antarctica, expecially about the impact of global warming. However, little is said about the history and the wealth of this continent.

An article released in The Conversation explains that 200 years ago, on November 17th 1820, Connecticut ship captain Nathaniel Palmer spotted the Antarctic continent. Unlike explorers Edward Bransfield and Fabian von Bellingshausen, Palmer was a sealer who quickly saw economic opportunity in the rich sealing grounds on the Antarctic Peninsula.

In the two centuries that followed, Antarctica has seen a range of commercial, scientific and diplomatic developments. Some countries attempted to claim territory on the continent in the first half of the 20th century. Today the region is governed through the Antarctic Treaty.

Although the Treaty claims to govern Antarctica in the interests of all “mankind,” some countries have gained greater benefits from the region than others. While mining is currently banned under the Antarctic Treaty and the days of sealing and whaling are over, Antarctica’s marine living resources are still being exploited to this day.

Nathaniel Palmer was followed by a rush of other sealing ships, mostly from the United States and Britain that methodically killed fur seals along Antarctic beaches, rapidly bringing populations to the brink of extinction. Seal fur was used for clothing in the 18th and 19th centuries in many parts of the world and was an important part of U.S. and European trade with China in the 19th century. Before 1833, at least 7 million fur seals were killed in the Antarctic and sub-Antarctic. Elephant seals were also hunted, but for their blubber, which could be converted into oil.

Sealing rapidly declined in the 1960s, owing to a mix of evolving cultural sentiments and the availability of other materials, such as plastics, that could be made into warm synthetic clothing and petroleum-based lubricants. Above all, the broadcast of footage showing Canadian sealing in the early 1960s scandalized North American and European citizens and prompted a quick shift in attitudes toward sealing. The Convention for the Conservation of Antarctic Seals was signed in 1972, regulating the large-scale slaughter of seals for all nations in the region. Today, the population of fur seals has rebounded, with a colony of over 5 million on South Georgia alone, though numbers have declined since 2000. Elephant seals, too, have largely rebounded, with an estimated stable population of 650,000 since the mid-1990s.

The whaling grounds off Antarctica were so rich they drew fleets from many nations. First came Norwegian and British companies, later to be joined by others from Germany, Russia, the Netherlands and Japan. Whaling had occurred in the Southern Ocean in the 19th century, but it was not until the first half of the 20th century that whales were hunted to near extinction in the region. In the 19th century, whale oil was used primarily for lamp fuel. But after 1910, new uses were found for the oil, including as industrial lubricants and edible fats. In 1946, international efforts were made to protect whales. The goal of the International Whaling Commission created that year was “to provide for the proper conservation of whale stocks and thus make possible the orderly development of the whaling industry.” But, again in the 1960s, public attitudes toward whales, like seals, began to change when environmentalists revealed they were highly intelligent, sociable creatures that sang in the ocean depths. Most nations ceased whale hunting in the Antarctic by the end of the 1960s.

Contrary to whale hunting, Antarctica’s rich marine life continues to be exploited today. Krill began to be fished in the 1970s. Krill, a small shrimp-like crustacean, is used in nutritional supplements and pet foods. Norway, China, South Korea and Chile are its biggest harvesters.

Whales, seals, birds and other fish rely on krill, making them essential to the Antarctic marine ecosystem. While krill is currently plentiful in the Antarctic, it is unclear how much the reduction of sea ice and the changing migration patterns of predators who feed on it are affecting their populations. Even though sustainable harvesting is possible now, climate change is rapidly undermining Antarctic’s ecological stability. While major environmental campaigns try to raise awareness of Antarctica’s fragility, most consumers of its products likely do not even know their provenance. Whale and seal populations continue to recover from past overexploitation, but the future impacts of current fishing practices and climate change are uncertain.

Source : The Conversation.

Source : Wikipedia

Des nouvelles de l’iceberg A68a // More news of iceberg A68a

Comme je l’ai écrit précédemment, l’iceberg A68a (2600 km2) a commencé à se briser en plusieurs morceaux, mais cela ne signifie pas pour autant que les phoques et les manchots de l’île de Géorgie du Sud sont hors de danger. Un morceau de 144 km2, baptisé A68d, s’est détaché de la masse de glace il y a quelques semaines et les images fournies le 21 décembre par le satellite Copernicus Sentinel-2 montrent que de nouvelles fissures sont apparues sur l’iceberg tabulaire. Cependant, le monstre reste encore relativement homogène. Il a déjà laissé échapper deux autres fragments : A68e (655 km2) et A68f (225 km2).

Même si l’A68a se brise en plusieurs morceaux, chacun d’eux pourrait représenter un danger pour la faune locale s’il venait à s’échouer le long de la côte de la Géorgie du Sud. Les manchots et les phoques auraient plus de difficulté à chercher du poisson et du krill.

À l’heure actuelle, tous les fragments de l’A68a sont entraînés dans les eaux rapides du courant circumpolaire antarctique. On pense que ce courant va les entraîner autour de la pointe sud de l’île avant de les faire remonter vers le nord. Les satellites vont suivre leur progression autour du plateau continental peu profond. Il y a un certain nombre d’endroits où les fragments pourraient s’accrocher au plancher marin et s’immobiliser.

Source: La BBC.

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As I put is before, the giant A68a iceberg (2,600 sq km) has started to break up, but this does not mean the seals and penguins of South Georgia island are safe. A chunk of ice, 144 sq km, dubbed A68d, broke free a few weeks ago and the images provided on December 21st by the Copernicus Sentinel-2 satellite show more fissures on the tabular iceberg. However, the monster has not split apart yet. Two other fragments have already broken free, they were named A68e (655 sq km) and A68f (225 sq km).

Even if A68a breaks into several pieces, each of them could become a danger to the local fauna if it were to anchor along the coast of South Georgia. The penguins and seals would find it more difficult to forage for fish and krill.

At the moment, all the berg fragments are entrained in the fast-moving water of the Southern Antarctic Circumpolar Current Front. This is likely to sweep the icebergs around the island and then throw them north. Satellites will monitor their progress as they skirt the shallow continental shelf. There are a number of places where the fragments could get caught and anchor in place.

Source : The BBC.

Image satellite de l’A68a le 21 décembre 2020 (Source : Copernicus)