Sabancaya (Pérou / Peru)

L’activité du Sabanvaya est relativement stable en ce moment, comme le montrent les différents paramètres ci-dessous. Selon le dernier bulletin de l’IGP, on observe quotidiennement une vingtaine d’explosions qui produisent des panaches de cendre d’une hauteur maximale de 2500 mètres au-dessus du cratère. L’édifice volcanique montre une tendance à la déflation. Les  émissions de SO2 atteignaient une moyenne de 9270 tonnes par jour le 15 février 2018.

Source : INGEMMET / IGP.

———————————–

Activity at Sabanvaya Volcano is relatively stable at the moment, as shown by the different parameters below. According to the latest IGP update, about 20 explosions are recorded daily; they produce ash plumes with a maximum height of 2500 metres above the crater. The volcanic edifice tends to deflate. SO2 emissions averaged 9,270 tonnes per day on February 15th, 2018.
Source: INGEMMET / IGP.

Source: INGEMMET / IGP

Nouvelles du Sabancaya (Pérou) // News of Sabancaya (Peru)

Le dernier bulletin de l’INGEMMET pour la semaine du 29 janvier au 4 février 2018 indique que l’activité du Sabancaya connaît une baisse pour la deuxième semaine consécutive. On observe une moyenne de 22 explosions par jour. La sismicité est essentiellement dure à des mouvements de fluides sous l’édifice volcanique. Lors des explosions, les panaches de cendre montent en général à environ 3500 mètres au-dessus du cratère. Les inclinomètres révèlent que le volcan connaît une phase de déflation. Les émissions de SO2 atteignaient 3388 tonnes par jour le 31 janvier 2018.

————————————

INGEMMET’s latest update for the week January 29th to February 4th, 2018 indicates that Sabancaya’s activity has been declining for the second week in a row. There is an average of 22 explosions per day. Seismicity is essentially caused by movements of fluids beneath the volcanic edifice. During explosions, ash plumes usually rise about 3,500 metres above the crater. Inclinometers reveal that the volcano is experiencing a phase of deflation. SO2 emissions reached 3;388 tonnes per day on January 31st, 2018.

Séquence éruptive sur le Sabancaya le 30 janvier 2018 (Source : IGP)

Le réchauffement climatique fait disparaître un lac en Bolivie // Global warming causes a lake to disappear in Bolivia

La chaîne de radio France Info a attiré l’attention sur la disparition du Lac Poopó en Bolivie. Avec 2 337 km2, c’était le deuxième plus grand lac du pays, après le Lac Titicaca. Au cours des années 2000, il s’est asséché progressivement, avant de disparaître en 2015. Les autorités boliviennes ont qualifié le lac Poopó de « zone désastrée ».

Pour les Urus, la communauté de pêcheurs qui vit autour du lac, c’est une catastrophe. Il n’y a plus d’eau, plus de poissons et, au final, plus de moyens de survivre. Certains pêcheurs se sont tournés vers l’artisanat, mais la majorité a dû quitter la région pour trouver du travail.

Les prélèvements d’eau pour l’irrigation et l’activité minière ont certes contribué à cette catastrophe écologique, mais le facteur majeur reste le changement climatique. Le phénomène El Niño impacte la région tous les trois ans. On observe une année El Niño, une année La Niña et, dans le meilleur des cas, une année normale. Cette alternance n’est pas suffisante pour rétablir le lac.

Source : France Info.

En plus des effets du réchauffement climatique, les lacs et lagunes boliviens sont menacés à cause des très importantes réserves de lithium qui sommeillent dans leur sous-sol. Une petite partie du salar d’Uyuni, un lieu d’une beauté extraordinaire, est déjà exploitée par la Comibol, l’entreprise minière publique bolivienne, et ce n’est qu’un début. L’objectif de la Bolivie est de produire annuellement environ 30 000 tonnes de carbonate de lithium à partir de 2019, soit l’équivalent de la production mondiale actuelle.

Une autre menace pèse sur la Cordillère des Andes : La fonte et la disparition des glaciers et, avec eux, l’eau potable pour la population, mais aussi celle qui permet de produire l’électricité et d’irriguer les cultures. Sans glaciers, la population n’aura plus le choix ; elle devra partir.

————————————

The French radio channel France Info has drawn attention to the disappearance of Lake Poopó in Bolivia. Covering 2,337 km2, it was the second largest lake in Bolivia after Titicaca. In the 2000s, it dried up gradually before disappearing in 2015. The Bolivian authorities have described Lake Poopó as a « disaster zone ».
For the Urus, the fishing community that lives around the lake, it is a disaster. There is no more water, no more fish and, ultimately, no more means to survive. Some fishermen turned to crafts, but the majority had to leave the area to find work.
The pumping of water for irrigation and mining has certainly contributed to this environmental disaster, but the major factor remains climate change. El Niño impacts the  region every three years. There is El Niño one year, La Niña one year and, in the best case, a normal year. This alternation is not sufficient to restore the lake.
Source: France Info.
In addition to the effects of global warming, Bolivian lakes and lagoons are under threat because of the very large reserves of lithium in their subsoil. A small part of the Uyuni salar, a place of extraordinary beauty, is already being exploited by Comibol, the Bolivian public mining company, and this is just the beginning. Bolivia’s goal is to produce approximately 30,000 tonnes of lithium carbonate annually by 2019, the equivalent of the current world production.
The other threat for the Andean Cordillerais the melting and disappearing of glaciers and, with them, drinking water for the population, but also the water produces electricity and irrigates crops. Without glaciers, the population will have no choice; people will have to leave.

Le Lac Poopó en avril 2013

Le Lac Poopó en janvier 2016

(Crédit photo: NASA)

Sabancaya (Pérou / Peru)

L’INGEMMET indique que depuis quelque temps l’activité du Sabancaya connaît un certain déclin, avec une cinquantaine d’explosions par jour. Elles émettent des panaches de cendre qui montent à environ 2500 mètres au-dessus du cratère. Le 15 décembre, les émissions de SO2 atteignaient une moyenne de 2200 tonnes par jour.

Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Orange.

—————————————

INGEMMET indicates that for some time the activity of Sabancaya Volcano has been declining, with about 50 explosions per day. They emit ash plumes that rise about 2500 meters above the crater. On December 15th, SO2 emissions averaged 2,200 tonnes per day.
The alert level is kept at Orange.

Source: Webcam IGP