Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

L’activité sismique est toujours en hausse près du Grjótárvatn (Islande), au sein du système volcanique de Ljósufjöll dans la zone volcanique de Snæfellsnes. Le système volcanique de Ljósufjöll a connu sa dernière éruption au 10ème siècle et a donné naissance au champ de lave de Rauðhálsahraun.

Un séisme de magnitude 3,7 a été enregistré près du Grjótárvatn à 18h05 le 16 juin 2025. Selon le Met Office, il s’agit de l’un des séismes les plus puissants enregistrés dans la région depuis le début de l’activité sismique en 2021. Des séismes de magnitude semblable ont été enregistrés les 15 avril et 8 mai de cette année et ressentis dans les environs.
En 2024, il a été décidé de renforcer la surveillance de la zone. Une nouvelle station sismique a été installée à Hítardalur l’automne dernier. L’activité est principalement concentrée autour de trois lacs : Grjótárvatn, Háleiksvatn et Langavatn.
Voir ma note du 19 janvier 2025 pour plus d’informations sur l’activité sismique dans la région.
Source : IMO.

 

Image composite montrant l’activité près du Grjótárvatn de juillet 2021 à janvier 2025. La carte en haut à gauche montre les emplacements des séismes. Le graphique en haut à droite affiche les magnitudes des événements Le graphique en bas à gauche montre le nombre cumulé de séismes, tandis que le graphique en bas à droite illustre le nombre d’événements dans le mois. (Source : Met Office)

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Toujours en Islande, la situation sur la péninsule de Reykjanes reste globalement inchangée. Bien que l’inflation se poursuive sous la zone de Svartsengi, la probabilité d’une nouvelle éruption n’est pas attendue avant l’automne au plus tôt.

Source : Met Office.

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À partir de 23h25 UTC le 18 juin2025, une activité explosive a été observée au cratère
Sud-Est de l’Etna (Sicile), avec des explosions stromboliennes visibles à partir d’environ 04h10 UTC. le 19 juin, ainsi qu’un nuage de cendres qui, à 07h30 UTC a atteint une altitude d’environ 6 000 mètres avant de se disperser en direction du nord.
De plus, un débordement de lave a été observé depuis le cratère sud-est ; il a alimenté une modeste coulée de lave en direction de la Valle del Leone, À 09h35 UTC, un autre petit débordement était également visible en direction du sud-est.

Comme d’habitude, dans les heures précédant l’événement, le tremor avait montré une forte hausse, avant de chuter une fois l’épisode éruptif terminé.
La couverture nuageuse a fortement perturbé les observations de cet événement.

Source : INGV.

 

Source: INGV

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L’éruption du Kilauea dans le cratère de l’Halema‘uma‘u (Hawaï) est actuellement à l’arrêt. L’inflation sommitale se poursuit, accompagnée d’un tremor de faible intensité. Une lueur est visible la nuit au niveau des bouches nord et sud, avec une activité de spattering intermittente dans la bouche nord. Le HVO indique que la phase de démarrage de l’Épisode 26 est imminente, et qu’elle aura probablement lieu entre le 18 et le 20 juin, compte tenu de la progression de l’inflation sommitale. Cette fenêtre est susceptible de se modifier en fonction de l’évolution la vitesse d’inflation. Le début de l’Épisode 26 pourrait être précédée de quelques heures, voire de quelques jours,d’une phase de flux et de reflux de la lave dans la bouche nord.
Source : HVO.

Fontaines de lave de l’Épisode 25 (Image webcam)

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Comme je l’ai indiqué précédemment, une importante éruption explosive s’est produite sur le Lewotobi Laki Laki (île de Flores, Indonésie) le 17 juin 2025 à 17h35. Elle a généré un épais panache de cendres qui s’est élevé à 10 km au-dessus du sommet, avec également des coulées pyroclastiques. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs villages. Certains habitants ont dû être évacués. Par la sute, des panaches de cendres se sont élevés à 2 km au-dessus du sommet. Une forte incandescence était visible sur les images de la webcam. Le 18 juin, l’aéroport international I Gusti Ngurah Rai a signalé 17 annulations de vols aller et 15 annulations de vols retour en raison de l’éruption du 17 juin. Voici une vidéo de l’éruption trouvée sur les réseaux sociaux:

https://cf.eip.telegraph.co.uk/store/vid-media/68113ed8/fallback/68113ed8-mp4-fallback.mp4

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Toujours en Indonésie, une activité est toujours observée sur le complexe volcanique de Dieng. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé au public de rester à au moins 500 m du cratère de Sileri, de ne pas s’approcher du cratère du Timbang et d’être vigilant lors des travaux de creusement dans la zone en raison des risques d’exposition au dioxyde de carbone.

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Toujours en Indonésie, l’activité éruptive se poursuit sur le Raung (île de Java). Des panaches ont été signalés le 11 juin 2025, jusqu’à 750 m au-dessus du sommet. Le 12 juin, le PVMBG a publié un rapport spécial indiquant que les éruptions avaient augmenté en intensité et que des panaches de cendres s’élevaient à environ 1 000 m au-dessus du sommet. Des éruptions modérées se sont poursuivies le 13 juin. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à se tenir à au moins 3 km du cratère sommital.
Source : PVMBG.

Photo: C. Grandpey

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange pour le Karymsky, le Sheveluch et le Klyuchevskoy.
Source : KVERT

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

Seismic activity continues near Grjótárvatn (Iceland), within the Ljósufjöll volcanic system in the Snæfellsnes Volcanic Zone. The Ljósufjöll volcanic system last erupted in the 10th century and produced the 13 km2 Rauðhálsahraun lava field.

An M 3.7 earthquake was recorded near Grjótárvatn at 6:05 p.m. on June 16th, 2025. According to the Met Office, this is one of the strongest quakes measured in the area since seismic activity began there in 2021. Similar quakes of the same magnitude were recorded on April 15 and May 8 of this year and were felt in nearby areas.

In 2024, it was decided to increase monitoring of the area. A new seismic station was installed in Hítardalur last autumn. The activity is primarily concentrated around three lakes: Grjótárvatn, Háleiksvatn, and Langavatn.

See my post of 19 January 2025 for more information about seismic activity in the area.

Source : IMO.

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Still in Iceland, the situation on the Reykjanes Peninsula remains largely unchanged. While inflation beneath the Svartsengi area is ongoing, the likelihood of a new eruption in the volcanic system is not expected until autumn at the earliest.

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Beginning at 23:25 UTC on June 18, 2025, explosive activity was observed at Mt Etna‘s Southeast crater (Sicily), with Strombolian explosions visible from around 04:10 UTC on June 19, as well as an ash cloud that, at 07:30 UTC, reached an altitude of approximately 6,000 meters before dispersing northward.
In addition, a lava overflow was observed from the southeast crater; it fed a modest lava flow toward the Valle del Leone. At 09:35 UTC, another small overflow was also visible, heading southeast.
As usual, in the hours preceding the event, the tremor had shown a sharp increase before dropping once the eruptive episode was over..
The cloud cover severely hampered observations of this event.
Source: INGV.

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The Kilauea eruption in Halema‘uma‘u Crater (Hawaii) is currently paused. Summit inflation continues, along with persistent, low level seismic tremor. Glow is visible at night at the north and south vents, and spatter is intermittently observed in the north vent. HVO indicates that the fountaining phase of Episode 26 is imminent, but is most likely « between 18 and 20 June, based on current rates of summit inflation. This window is subject to change depending on changes in the rate of inflationary tilt.  The fountaining phase could be preceded by hours to days of precursory gas-pistoning activity. »

Source : HVO.

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A large explosive eruption of Lewotobi Laki Laki (Flores Island / Indonesia) at 1735 on 17 June 2025 produced a dense ash plume that rose 10 km above the summit and resulted in pyroclastic flows. Ashfall was reported in several villages. Some residents had to be evacuated. Subsequent ash plumes rose 2 km above the summit. Strong incandescence was visible at the summit in webcam images. On 18 June the I Gusti Ngurah Rai International Airport reported 17 outbound and 15 incoming flight cancelations due to the 17 June eruptive event. Here is a video of the eruption found on the social networks.

https://cf.eip.telegraph.co.uk/store/vid-media/68113ed8/fallback/68113ed8-mp4-fallback.mp4

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Still in Indonesia, unrest continues at the Dieng Volcanic Complex. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay at least 500 m away from Sileri Crater, not to approach Timbang Crater, and to be vigilant when digging in the area due to risks of carbon dioxide gas exposure.

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Still in Indonesia, eruptive activity continues at Raung (island of Java). Plumes were reported on 11 June 2025 reaching 750 m above the summit. On 12 June PVMBG issued a special report noting that the eruptions had increased in intensity and that ash plumes were rising about 1,000 m above the summit. Moderate eruptions continued on 13 June. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay at least 3 km away from the summit crater.

Source : PVMBG.

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In Kamchatka, the aviation colour code if kept at Orange for Karymsky, Sheveluch and Klyuchevskoy.

Source : KVERT.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Fortes chaleur : les statistiques et les alertes de Météo-France

Ce n’est pas une surprise : un groupe international de 61 scientifiques vient d’indiquer dans une étude à paraître dans la revue « Earth System Science Data » que le principal objectif de l’accord de Paris (COP 21 de 2015) est d’ores et déjà hors d’atteinte.

L’étude est publiée alors que la France traverse un épisode de fortes chaleurs, voire de canicule. Schéma à l’appui, Météo-France confirme que les vagues de chaleur sont de plus en plus précoces, de plus en plus longues et de plus en plus intenses, une tendance liée au réchauffement climatique.

 

Entre 1947 et 2024, 49 vagues de chaleur ont été recensées ; elles correspondent à des épisodes où les températures sont anormalement élevées pendant plusieurs jours. Sur les dix premières années de cette période de référence, de 1947 à 1957, quatre vagues de chaleur ont ainsi été mesurées. Ce chiffre a été multiplié par cinq sur les dix dernières années, de 2014 à 2024, ce qui montre parfaitement l’accélération du réchauffement climatique sur laquelle j’alerte fréquemment sur ce blog.

Météo-France ajoute que ces vagues de chaleur sont davantage précoces, mais aussi tardives. C’est le cas avec la vague de chaleur actuelle qui s’est déclenchée à la mi-juin, Il en va de même pour celles régulièrement observées après le 15 août ces dernières années. À noter que les vagues de chaleur sont également plus intenses.

L’agence météorologique nationale prévient qu’avec le réchauffement climatique, les vagues de chaleur vont continuer de devenir de plus en plus précoces, intenses et longues. En 2050, dans une France à +2,7°C par rapport à la période préindustrielle, le nombre de jours de vagues de chaleur sera multiplié par cinq, et par 10 dans une France à +4°C, d’ici à 2100. Ces prévisions sont également celles du GIEC et de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM).

Source: Météo-France, France Info.

Une conséquence inévitable des fortes chaleurs actuelles est un dégel du permafrost de roche à haute altitude, avec une déstabilisation des parois rocheuses qui ne sont plus maintenues en place par ce ciment naturel. Des effondrements sont en cours et d’autres sont à venir. La plus grande prudence est donc recommandée aux personnes qui fréquentent la haute montagne.

Sur sa page Facebook, Ludovic Ravanel prévient qu’avec les fortes chaleurs, les écroulements rocheux font leur retour en haute montagne comme le 18 juin 2025 dans la face nord de la Tour Ronde. Ce secteur est très actif depuis plusieurs années en raison du retrait du tablier de glace et de la dégradation du permafrost. Voici une petite vidéo de l’effondrement de la Tour Ronde :

https://www.facebook.com/ludo.ravanel/videos/1151306413387946

Le réchauffement climatique et l’eau (1ère partie) : la menace de pénurie

Je n’ai de cesse d’insister sur ce blog sur les conséquences du réchauffement climatique et de la fonte des glaces sur notre approvisionnement en eau, cette eau qui est essentielle à la vie. Un article paru sur le site web des Nations Unies nous rappelle qu’il existe un lien indissociable entre l’eau et le réchauffement climatique. Qu’il s’agisse de l’imprévisibilité des précipitations, du rétrécissement des calottes glaciaires, de l’élévation du niveau de la mer, des inondations ou des sécheresses, la plupart des conséquences de la hausse des températures sont liées à l’eau. Le réchauffement climatique aggrave la situation car la hausse des températures perturbe le régime des précipitations et l’ensemble du cycle de l’eau.

 La fonte des glaciers et des calottes polaires aura un impact significatif sur notre alimentation en eau (Photo : C. Grandpey)

S’agissant de la pénurie en eau, un rapport du GIEC nous rappelle que deux milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable. Le rapport ajoute que les changements climatiques et la croissance démographique devraient exacerber ces chiffres. Il faut savoir que seul 0,5 % de l’eau sur Terre est douce, et donc utilisable, et que le réchauffement climatique la met dangereusement en péril. Selon l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), au cours des vingt dernières années, le stockage de l’eau terrestre, obtenu à travers l’humidité du sol, la neige et la glace, a reculé d’un centimètre par an.
Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises sur ce blog, les réserves d’eau stockées dans les glaciers et la couverture neigeuse devraient continuer à diminuer au cours du siècle, ce qui entraînera une réduction de la disponibilité de l’eau pendant les périodes chaudes et sèches dans les régions alimentées par les eaux de fonte des principales chaînes de montagnes, là où vit actuellement plus d’un sixième de la population mondiale. Par exemple, il ne faudrait pas oublier que la chaîne himalayenne est le château d’eau de l’Asie.

Crédit photo : Wikipedia

La hausse des températures et la dilatation thermique des océans qui s’ensuit entraîne l’élévation de leur niveau, ce qui devrait étendre la salinisation des eaux souterraines, réduisant ainsi la disponibilité en eau douce pour les besoins humains et les écosystèmes des zones côtières.
De plus, la qualité de l’eau est également affectée par le réchauffement climatique car la hausse de la température de l’eau et la fréquence accrue des inondations et des sécheresses ne font qu’exacerber de nombreuses formes de pollution.
Au final, la croissance démographique et la raréfaction de l’eau exerceront une pression sur l’approvisionnement en denrées alimentaires. En effet, la majeure partie de l’eau douce utilisée – environ 70 % en moyenne – est orientée vers la production agricole.

La Camargue est victime de la hausse de la salinité du sol (Source : Wikipedia)

Source : Nations Unies.

Réchauffement climatique : hausse des événements extrêmes et un violent orage à Juneau (Alaska) // Global warming : more extreme events and a violent thunderstorm in Juneau (Alaska)

Alors que la France se prépare à affronter une nouvelle vague de chaleur dès le mois de juin 2025, de nouvelles données de la NASA révèlent une augmentation spectaculaire de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les sécheresses et les inondations au cours des cinq dernières années. L’étude montre que ces événements extrêmes sont de plus en plus fréquents, plus longs et plus sévères. Pour 2024, les chiffres atteignent deux fois la moyenne de 2003-2020.
Les chercheurs sont très inquiets devant les derniers chiffres fournis par le satellite Grace de la NASA qui observe les changements environnementaux de la planète. Très prudemment, par crainte de la colère de Donald Trump, les scientifiques expliquent que « le réchauffement climatique est la cause la plus probable de cette tendance apparente, même si l’intensité des événements extrêmes semble avoir augmenté encore plus vite que les températures à l’échelle mondiale.» L’augmentation des événements extrêmes est annoncée depuis longtemps, mais elle est désormais constatée dans la réalité. Le problème est que les populations ne sont pas préparées à de tels événements météorologiques, qui sont plus violents que ceux du passé
Les auteurs de l’étude expliquent qu’il faudra encore une dizaine d’années pour confirmer et qualifier de manière concluante la situation actuelle de ‘tendance’. Selon eux, « nous ne pouvons pas encore prouver la causalité ; il nous faudra un ensemble de données beaucoup plus vaste. Il est difficile de déterminer précisément ce qui se passe actuellement, mais d’autres événements montrent que le réchauffement climatique en est le facteur déterminant. Nous observons de plus en plus d’événements extrêmes dans le monde, ce qui est très alarmant.»
La première partie de l’étude chronologique de la NASA a été publiée dans Nature Water en 2023. Les chercheurs avaient utilisé une formule mathématique pour calculer l’effet global d’un événement météorologique en termes de gravité, mesurée par la superficie totale touchée, la durée de l’événement et le degré d’humidité ou de sécheresse. L’étude expliquait que la perturbation du système hydrologique serait l’une des conséquences les plus importantes de la crise climatique. Elle soulignait que l’intensité des événements extrêmes était fortement corrélée à la température moyenne de la planète. De ce fait, la poursuite du réchauffement climatique entraînerait des sécheresses et des inondations plus fréquentes, plus graves et plus longues.

Dans le même temps, le dernier rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) estime à 80 % la probabilité qu’au moins une des cinq prochaines années dépasse en température 2024, année la plus chaude jamais enregistrée. Il indique que les températures globales devraient continuer d’augmenter au cours des cinq prochaines années, avec une augmentation des risques climatiques et leurs impacts sur les sociétés, les économies et le développement durable. L’imprévisibilité des événements extrêmes révélée par les nouvelles données est susceptible d’inquiéter le secteur de l’assurance, qui base ses primes sur les tendances antérieures. Cela pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble des économies.
Source : NASA.

 

L’intensité des événements extrêmes augmente plus vite que les températures globales sur Terre. (Crédit photo : NOAA)

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Nouvel exemple de l’impact du réchauffement climatique sur les phénomènes extrêmes : un orage supercellulaire, très rare en Alaska, s’est formé au-dessus du sud-est de l’État et a traversé la région de Juneau le 16 juin 2025, déclenchant la première alerte ‘Orage violent’ de tous les temps. Là encore, du jamais vu. Le Service météorologique national a émis cette alerte en s’appuyant sur des images satellite et des réseaux de détection de foudre, car la zone autour de Juneau dispose d’une couverture radar limitée.
Les rafales de vent ont atteint jusqu’à 95 km/h dans le centre-ville de Juneau. L’orage a également produit de la grêle dans certaines parties de la ville. Les vents violents ont abattu des arbres dans la vallée de Mendenhall, près du glacier. Des rafales ont rompu les amarres d’un navire de croisière à quai dans le port de Juneau, le faisant dériver brièvement dans le chenal Gastineau avant qu’il soit maîtrisé.
Les orages se forment très rarement dans cette région en raison du manque de chaleur et de l’espace nécessaire à leur développement. La situation septentrionale de Juneau et la présence d’un vaste champ de glace à proximité maintiennent les températures basses et empêchent les nuages ​​d’orage de s’élever suffisamment pour se développer. Mais aujourd’hui, avec le réchauffement climatique, les choses sont en train de changer.
Source : Médias d’information d’Alaska.

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As France is preparing to face another heatwave as soon as June 2025, new data from NASA reveals a dramatic rise in the intensity of weather events such as droughts and floods over the past five years. The study shows that such extreme events are becoming more frequent, longer-lasting and more severe, with last year’s figures reaching twice that of the 2003-2020 average.

The researchers say they are amazed and alarmed by the latest figures provided by NASA’s Grace satellite, which tracks environmental changes in the planet. Very cautiously, for fear of Donald Trump’s anger, they say that « global warming is the most likely cause of the apparent trend, even though the intensity of extremes appears to have soared even faster than global temperatures. » Increases in extremes have long been predicted but are now being seen in reality. The problem is that people are unprepared for such weather events, which are outside previous experience.

The authors of the study say they need another 10 or more years to confirm to conclusively call the current situation a trend. They say : “We can’t prove causation yet – we would need a much longer dataset. It’s difficult to pinpoint exactly what’s happening here, but other events suggest that global warming is the driving factor. We are seeing more and more extreme events round the world, so this is certainly alarming.”

The earlier part of the NASA time series was published in Nature Water in 2023. The researchers used a mathematical formula to calculate the total effect of a weather event in terms of severity measured by the total area affected, the duration of the event and how wet or dry it was. The paper warned that disturbance to the water system would be one of the most significant consequences of the climate crisis. The paper noted that the intensity of extremes was strongly correlated with global mean temperature, suggesting that continued warming of the planet will cause more frequent, more severe, and longer and/or larger droughts and floods.

In the meantime, the World Meteorological Organization’s latest report calculates an 80% chance that at least one of the next five years will top 2024 as the warmest year on record.

It says global temperatures are set to continue to increase over the next five years, increasing climate risks and impacts on societies, economies, and sustainable development. The unpredictability of extreme events revealed in the new data is likely to alarm the insurance industry, which bases current premiums on previous trend data. This could have widespread effects across entire economies.

Source : NASA.

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As a new example of the impact of global warming on extreme events, a rare supercell thunderstorm developed over Southeast Alaska and moved across the Juneau area on June 16, 2025 prompting the first-ever Severe Thunderstorm Warning issued for the city. The National Weather Service issued the warning, relying on satellite images and lightning detection networks because the area has limited radar coverage.

Wind gusts reached up to 95 km/h in downtown Juneau. The storm also produced hail in parts of the city. The strong winds downed trees in the Mendenhall Valley close to the glacier. Wind gusts pushed a cruise ship away from its moorings while it was docked at the Port of Juneau, causing it to briefly drift into the Gastineau Channel before it was brought back under control.

Thunderstorms rarely form in this region due to the lack of heat and space they need to develop. Juneau’s northern location and the presence of a large ice field nearby keep temperatures low and prevent storm clouds from rising high enough to grow. But today with global warming thins are changing.

Source : Alaska’s news media.