Soufriere Hills (Ile de Montserrat)

drapeau francais.jpgLes bulletins du MVO se suivent et se ressemblent. Au cours de la semaine qui vient de s’écouler, l’activité est restée faible. Elle se limite en général à des effondrements (une quarantaine cette semaine) qui peuvent générer des nuages de cendre sur quelques centaines de mètres, et deux ou trois séismes volcano-tectoniques. Les derniers relevés concernant les émissions de SO2 indiquaient une moyenne de 284 tonnes par jour, avec un maxi de 465 tonnes et un mini de 165. Le dôme montre toujours une certaine instabilité, mais les survols ont montré que sa morphologie n’a pas changé ce derniers temps.

Le niveau d’alerte est maintenu à 3.

Sauf événement majeur, je ne donnerai plus de nouvelles de Soufriere Hills qui semble avoir retrouvé son calme.

 

drapeau anglais.jpgMVO’s reports are similar week after week. The latest one indicates that activity has been low over the past week. There are usually a few rockfalls forty or so last week) and two or three volcano-tectonic earthquakes. The latest SO2 measurements reveal an average of 284 tons per day, with a minimum of 165 and a maximum of 465. The dome is still unstable but helicopter overflights have shown that its morphology has not changed during the past weeks.

The alert level is kept at 3.

As Soufriere Hill is quiet again, I will not write any more notes about it, unless some important event does occur.  

 

 

Pronostics volcaniques

L’éruption de l’Eyjafjallajökull était à peine terminée que les pronostics allaient déjà bon train pour savoir quel volcan allait prendre la relève. Les volcanologues islandais attiraient l’attention sur le Grimsvötn qui mijote sous le Vatanajökull et, selon eux, ne devrait pas tarder à faire parler de lui. La presse misait sur une éruption à très court terme du Katla dont les conduits d’alimentation auraient tendance à fricoter avec ceux de l’Eyjafjallajökull. Sans oublier l’Hekla  dont le réveil sonne, paraît-il, tous les dix ans. On pourrait ajouter à ces prédictions les déclarations de l’Italien Enzo Boschi qui affirmait que l’Etna allait enfin vomir sa lave et que le volcan sous-marin Marsili était susceptible de générer un tsunami dévastateur. Or, jusqu’à présent, aucune de ces éruptions n’a eu lieu et les pronostiqueurs ont donc perdu leurs mises.

C’est maintenant au tour du Dr Hazel Rymer, une scientifique britannique, de jouer les Madame Soleil ! Elle pense que le volcan islandais Askja pourrait sortir de sa torpeur et – ajoute le Daily Express qui a publié ses propos – déclencher une nouvelle panique dans les cieux européens. Selon elle, la sismicité est en hausse et son équipe aurait remarqué des modifications dans les conduits d’alimentation du volcan dont la dernière éruption remonte à 1961. D’une prudence toute britannique, elle ajoute que « du magma juvénile est en train de s’accumuler mais…on se peut pas prévoir quand une éruption aura lieu ; ce peut être la semaine prochaine ou l’an prochain ». Elle ajoute pour terminer qu’ « elle ne pense pas que la récente éruption de l’Eyjfjallajökull pourrait faire naître de l’activité sur l’Askja », ce qui est loin d’être un scoop !! Le Daily Express rappelle que l’éruption de 1875 avait creusé un cratère de 5 km de diamètre et envoyé de la cendre jusqu’en Ecosse et en Scandinavie.

Le plus sage est d’attendre et de voir ce que décidera la Nature. Comme le disent si bien les Anglo-Saxons : Wait and see !

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La caldeira de l’Askja (Photo: C. Grandpey)

Eyjafjallajökull (Islande)

drapeau francais.jpgLa situation reste calme sur le volcan. Même si l’éruption n’a encore jamais été déclarée officiellement terminée, les derniers bulletins du Met Office montrent que l’activité décline régulièrement. Le dernier en date fait état de quelques petits séismes superficiels et confirme le lent dégonflement de l’édifice au cours de la quinzaine écoulée. 

Au cours d’un survol effectué le 11 juin au matin, les scientifiques islandais ont pu voir qu’un lac s’était formé dans le cratère d’où s’échappe un volumineux panache de vapeur. Par ailleurs, il semblerait que le magma continue à dégazer quelque peu au niveau de la lèvre ouest-sud-ouest du cratère.

A noter que 6 petits séismes (la magnitude maximale est de M 1,8) ont été enregistrés ces dernières heures sur le Myrdalsjökull. Il n’y a cependant pas lieu de trop s’inquiéter car ils sont superficiels (entre 300 mètres et 1,5 km de profondeur) et ne correspondent donc probablement pas à une montée de magma. La vigilance reste toutefois nécessaire car l’histoire volcanique de la région montre que le Katla est susceptible de prendre le relais de l’Eyjafjallajökull.  

 

drapeau anglais.jpgThe situation remains quiet on the volcano. Even though the eruption has not been declared over officially, the Met Office’s updates show that activity is steadily declining. The latest report indicates that a few small, shallow earthquakes have been recorded beneath the crater and that deflation of the volcano has been slow and continuous for the last two weeks. The tremor may occasionally slightly increase but the plume mainly contains steam and very little ash.  

Scientists who flew over Eyjafjallajökull on June 11th in the morning saw that a lake has formed in the crater. It releases a voluminous plume of steam. Besides, it looks as if some magma is still degassing at the western or south-western rim of the crater.

Six small earthquakes (with a maximum magnitude of 1.8) have been recorded during the past hours on Myrdalsjökull. However, there is no need to worry as the quakes are shallow (between 300 m and 1.5 km deep) and probably do not indicate any magma ascent. Yet, one should be watchful as the volcanic history of the region shows that Katla may erupt some time after Eyjafjallajökull.

 

Les falaises islandaises peuvent tuer!

Ce n’est pas de la volcanologie, mais une simple mise en garde à l’attention des ornithologues qui visitent ou vont visiter les côtes islandaises cet été. Un touriste allemand vient de perdre la vie après avoir fait une chute de 140 à 160 mètres depuis le sommet d’une falaise dans les fjords de l’ouest du pays. On pense que la chute est due à l’imprudence et à une approche trop serrée du bord de la falaise pour photographier les oiseaux qui y nichent. Il pleut fréquemment en Islande et la roche est souvent humide et glissante. Il faut donc être extrêmement prudent avant de s’approcher du vide pour voir les pétrels, mouettes tridactyles et autres oiseaux en train de nicher dans les anfractuosités de rochers en cette période de l’année.

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Falaises dans l’ouest de l’Islande (Photo: C. Grandpey)