Tungurahua (Equateur)

drapeau francais.jpgLe Tungurahua semble s’être quelque peu calmé, même si l’activité reste à un niveau élevé. L’Institut Géophysique équatorien indique qu’au cours des dernières 72 heures le nombre d’explosions a été peu important et aucune retombée de cendre n’a été observée. S’agissant des dernières 24 heures, on a enregistré 2 explosions, 39 événements longue période, 21 épisodes de tremor correspondant à des émissions de gaz et un épisode de tremor harmonique.

 

drapeau anglais.jpgTungurahua has somewhat calmed down, even though activity is till high. The Geophysical Institute of Ecuador indicates that during the past 72 hours there has been a low number of explosions and no ashfall has been observed. Over the last 24 hours, 2 explosions, 39 long period events, 21 episodes of tremor due to emissions and one episode of harmonic tremor have been recorded.

Augustine (Alaska / Etats Unis)

La dernière partie de mon diaporama « Alaska the Last Frontier » est consacrée à l’Augustine, cette île qui se dresse à environ 130 km de la petite ville d’Homer située à l’extrémité de la péninsule de Kenai, au sud de l’Etat. Ce volcan a une histoire éruptive explosive, avec des nuées ardentes remarquablement filmées par Maurice Krafft dans les années 1980.

Ce que l’on sait moins, c’est que l’Augustine a connu le 6 Octobre 1883 un important effondrement latéral qui a généré un tsunami dans Cook Inlet, le bras de mer qui sépare la péninsule de Kenai de la zone continentale de l’Alaska. On peut lire sur un journal de bord de cette époque qu’ « à 8h15, quatre raz-de-marée se sont propagés en provenance de l’ouest et la mer s’est élevée de 20 pieds au-dessus de son niveau normal. Dans le même temps, l’air est devenu noir de brouillard… Il a commencé à tonner et à tomber une cendre fine comme de la poudre… »

Le tsunami s’est produit à marée basse dans une région qui connaît l’une des plus grandes amplitudes de marées sur terre, de sorte qu’une élévation de 20 pieds (environ 6 mètres) du niveau de l’eau correspondait à un retour anticipé de la marée haute. C’est pourquoi les chercheurs pensent que les dégâts causés par le tsunami de 1883 ont été relativement limités.

L’éruption de l’Augustine en 1883 et le tsunami qui a suivi ont poussé Jim Beget, un scientifique de l’Institut Géophysique de l’Université de Fairbanks, à faire des recherches plus approfondies sur ces deux événements. S’agissant de l’île d’Augustine proprement dite, il a trouvé du bois flotté à une hauteur bien supérieure à celle où ce bois aurait pu être déposé par la mer pendant des tempêtes.

En se référant à ce bois et à d’autres indices observés dans le sol de l’île, Jim Beget en est arrivé à la conclusion que les vagues générées par le tsunami de 1883 ont d’abord frappé les côtes de l’autre côté de Cook Inlet avant de rebondir en direction de l’Augustine où les vagues ont atteint une hauteur de 15 mètres. En parcourant les rives de Cook Inlet, le chercheur a découvert des dépôts du tsunami de 1883 près du mont Illiamna, du village de Nanwelak (mentionné dans le journal de bord de l’époque) et de la ville d’Homer.

En 1883, le tsunami s’est produit quand une partie du flanc nord du volcan a basculé dans les flots. Depuis, toute trace de l’effondrement a disparu sous des coulées de lave ou des avalanches pyroclastiques que l’on voit parfaitement en survolant l’Augustine (voir photo ci-dessous).

Au fil des ans, l’Augustine – comme beaucoup de volcans de ce type – accumule des matériaux sur ses flancs et, un jour ou l’autre, des effondrements se produisent, qui peuvent générer des tsunamis si les matériaux entrent dans l’océan. Jim Beget et un collègue de l’Institute of Marine Science de l’Université de Fairbanks ont effectué une simulation informatique d’un tsunami généré par un effondrement de l’Augustine. La vague atteindrait Homer en 75 minutes et Anchorage en 4 heures environ. Les dégâts causés par un tel tsunami dépendraient essentiellement de la marée, les effets pouvant être « catastrophiques » à marée haute alors qu’à marée basse, ils seraient probablement à peine perceptibles. 

 

Source : CapitalCity Weekly (Hebdomadaire alaskien).

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Le versant nord de l’Augustine (Photo: C. Grandpey)

Risque d’inondation en Islande

drapeau francais.jpgPar précaution, les autorités islandaises viennent de fermer à la circulation la vallée de Thórsmörk car il existe un risque important d’inondation en provenance de la langue glaciaire du Gígjökull. Comme je l’ai indiqué précédemment, un lac s’est formé dans le cratère de l’Eyjafjallajökull et, si elle se libère brutalement,  cette eau peut venir gonfler de manière très soudaine la rivière Markarfljót qui coule dans la vallée de Thórsmörk, lieu de randonnée très populaire en Islande et qui a défrayé la chronique durant la phase éruptive de Fimmvörduháls.  

Source : Iceland Review.

 

drapeau anglais.jpgAs a precaution, Icelandic authorities have just closed down Thórsmörk Valley to traffic because of the danger of flash flooding down the Gígjökull glacier. A lot of water seems to be sitting in the crater of Eyjafjallajökull glacier and this water is bound to burst down the Gígjökull glacier sooner or later. These waters will surge into the Markarfljót River which runs down Thórsmörk valley, a very popular place in Iceland. It was also the scene of the Fimmvörduháls eruption which occurred on the mountain ridge above the valley, creating spectacular lava flows which ran over the ravines and into Thórsmörk

Source: Iceland Review.

Taal (Philippines)

Les autorités philippines viennent de décider que les agences de voyages qui conduiraient des touristes sur le Taal s’exposent à de fortes amendes. En particulier, les bases nautiques pourraient être fermées et les embarcations confisquées en cas d’infraction.

En dépit des mises en garde du PHILVOCS, beaucoup de touristes étrangers (essentiellement japonais et sud coréens) viennent visiter le volcan, n’hésitant pas à louer des chevaux pour atteindre le cratère.

Le nouveau règlement stipule que les agences de tourisme peuvent conduire leurs clients jusqu’à mi-distance par rapport à l’île mais ne sont pas autorisées à y débarquer.

Rappelons que mardi dernier, le PHILVOCS a élevé le niveau d’alerte à 2 sur une échelle de 5 suite à une augmentation de la sismicité, de la température du lac, ainsi que des émissions gazeuses. Quelques habitants ont quitté les lieux, mais aucun ordre d’évacuation n’a été donné.

Source : The Straits Times.