Séisme dans la région de Catane (Sicile / Italie)

1475806114.2.jpgUne secousse sismique de M 3,2, à une profondeur de 1 km, a secoué la province de Catane hier matin à 9h47. Les principales villes concernées sont S. Giovanni Galermo, Catane et Nicolosi où des dégâts ont été observés sur l’église, avec la chute corniches. La secousse a eu lieu avant la messe qui a bien sûr été annulée. D’autres dégâts ont été relevés dans des maisons et commerces. Ironie du sort, peu de temps avant le séisme, le président de la région Sicile avait rencontré le maire de Nicolosi et le responsable régional de la Protection Civile pour la gestion des situations en cas d’alerte sismique. S’agissant des dégâts provoqués par le tremblement de terre d’hier matin sur le versant est de l’Etna, la région va décréter l’état de catastrophe naturelle pour permettre le financement des réparations.
Source: Journal La Sicilia.

993348610.4.jpgA M.3.2 earthquake – one kilometre deep – shook the Catania province yesterday morning at 9:47. The main towns that were affected were S. Giovanni Galermo, Catania and Nicolosi where damage was observed on the church, with the fall of several cornices. The seism occurred before mass which was later cancelled. Other damage also affected private houses and shops. It is ironical to notice that, a short time before the earthquake, the president of the Sicily region had met the mayor of Nicolosi and the head of the local Civil Security about seismic emergencies. The region is to decree a state of national disaster to finance the damage on the eastern flank of Mount Etna.
Source: Journal La Sicilia.

1801084891.jpg

Colima (Mexique)

1475806114.7.jpgDans son rapport hebdomadaire, le Global Volcanism Network indique que de nombreux panaches de vapeur, parfois accompagnés de cendre, s’élevaient jusqu’à 5 km d’altitude la semaine dernière. Ils étaient ensuite entraînés vers le SO, le NO et l’Ouest. Le 14 avril, des matériaux incandescents étaient éjectés à une cinquantaine de mètres au-dessus du sommet du volcan.

993348610.8.jpgIn its weekly report, the Global Volcanism Network indicates that multiple steam plumes, sometimes ash-laden, were observed rising to altitudes up to 5 km a.s.l. last week. They drifted mainly SW, NW, and W. On April 14th, incandescent material was propelled about 50 m above the summit.

Une éruption dans l’état du Mandhya Pradesh (Inde) ?

1475806114.4.jpgAlors que l’activité volcanique est stable à travers le monde, voici une information surprenante relayée par plusieurs organes de presse. Ils indiquent que de petites quantités de roche en fusion sont sorties du sol à proximité d’une habitation de Sendhwa près de Indore dans l’état du Mandhya Pradesh (au centre du pays ; capitale : Bhopal), à la très grande surprise des habitants. L’éruption aurait commencé mardi par de petites explosions ouvrant un trou d’une soixantaine de centimètres dans le sol. Elle a continué en faiblissant pendant la journée de mercredi où la lave s’est refroidie en formant un petit dôme. Les gens disent avoir vu « une éruption couleur vermillon sortir du volcan. Après s’être refroidie, la lave est devenue noire ».
La police a isolé le site et une caserne de pompiers a été alertée pour prévenir tout risque d’incendie.
Les autorités enquêtent pour essayer de connaître la cause du phénomène.
Il me semble qu’un tel phénomène s’est déjà produit il y a quelque temps dans cette partie du monde. Il s’agissait alors d’une poche de gaz qui s’était violemment vidangée en accumulant des matériaux autour de l’évent éruptif. Les habitants avaient alors cru à une éruption volcanique.

993348610.6.jpgWhile volcanic activity is stable across the world, here is a surprising piece of news relayed by several press agencies! Small quantities of molten rock erupted near a habitation at Sendhwa near Indore (Madhya Pradesh), leaving neighbourhoods awestruck. Locals said the eruption began with a small explosion on Tuesday causing a two-foot wide gap in the soil. It continued with less intensity on Wednesday with the lava cooling around causing a small humplike structure. People saw “a vermilion coloured eruption coming out of the volcano. After cooling, the lava turned black ».
Police cordoned off the area and a fire brigade was called as a precautionary measure to meet possibility of fire breaking out.
The authorities are reportedly making arrangements for investigating their cause.
If I remember well, such a phenomenon already occurred some time ago in that part of the world. Actually, it was the violent release of a gas pocket with an accumulation of materials around the vent. Locals had then thought it was a volcanic eruption.

Sismicité étrange au large de l’Orégon (Etats Unis)

1475806114.7.jpgCe week-end, des scientifiques vont prendre la mer pour essayer de connaître la cause d’un essaim sismique qui a secoué le plancher de l’Océan Pacifique au large des côtes de l’Orégon ces dernières semaines.
Quelque 600 secousses ont été enregistrées dans une petite région à 350 km au large de Yachats. La plupart des événements étaient discrets, d’une magnitude de 2 ou3 ; seuls quelques uns atteignaient M 4 ou 5. Les secousses ne menacent pas les zones habitées, mais elles se produisent dans une zone où elles n’ont pas lieu d’être. Elle fait en effet partie de la plaque tectonique de Juan de Fuca dont la bordure sud vient frotter contre la plaque Pacifique. Cette zone est le siège de fréquents séismes (comme c’est le cas pour la faille de San Andreas), mais les derniers séismes ont été enregistrés à près de 60 km au nord de cette limite de plaques, ce qui est tout à fait anormal.
Un autre phénomène qui intrigue les scientifiques est la présence d’« essaims » sismiques qui ne sont pas censés se produire dans cette région où l’on relève d’habitude des secousses et des répliques. De tels essaims sont le plus souvent associés à une activité volcanique. Dans le cas présent, ils pourraient correspondre à une libération d’énergie au cœur de la plaque tectonique de Juan de Fuca.
Pendant les trois jours de recherche prévus, les scientifiques s’attendent à trouver de la lave en train de sortir du plancher de l’océan, ou bien des sources chaudes. Ils pourraient aussi observer de l’eau plus froide en train de sortir de la croûte terrestre sous la pression des forces tectoniques.
Très humblement, les chercheurs reconnaissent que ces événements montrent tout le travail qu’il reste à faire en matière de tectonique en zone océanique. Tout d’abord, la zone concernée n’a jamais été cartographiée et on n’en connaît donc pas la topographie. Les séismes ont été détectés par le réseau d’hydrophones SOSUS mis en place par les Américains pendant la Guerre Froide pour détecter la présence de sous-marins soviétiques.
Comme le faisait remarquer récemment – et à juste titre – le biologiste marin Laurent Ballesta dans l’émission de Nicolas Hulot Ushuaia Nature, nous connaissons la topographie de la lune et d’autres planètes et nous ignorons pratiquement tout de la morphologie du fond de nos océans.
Source : Oregon State University.

993348610.3.jpgThis weekend scientists will take to the water to try to find out the cause of a « swarm » of mysterious earthquakes that has shaken the Pacific Ocean seafloor near Oregon in recent weeks.
About 600 earthquakes have been recorded in a small region about 350 kilometres offshore from Yachats. Most of the temblors were small, about magnitude 2 or 3, although a few were magnitude 4 or 5. The earthquakes pose no threat to coastal residents but they are occurring in a zone in which earthquake activity is not expected. The area, which measures about 55 kilometres across, is part of the Juan de Fuca tectonic plate, whose southern edge grinds against the Pacific Plate in a boundary similar to California’s San Andreas Fault. That boundary is a zone of frequent earthquakes, but the recent earthquakes have been occurring 30 nautical miles north, where the fault may not be involved.
Another odd aspect is that these earthquakes are showing a swarm-like behaviour. Typically, on a fault, there is a main shock and then smaller aftershocks. Earthquake swarms normally indicate volcanic activity. But they could represent stresses being released in an unusual manner in the middle section of the Juan de Fuca plate.
The three-day research cruise may solve some of these puzzles. The scientists say they may find lava oozing out onto the seafloor or hot water undersea hot springs. They could also come across colder water squeezed out of the underlying crust by tectonic forces.
All of this, the scientists say, is an example of how much we still have to learn about ocean tectonics. To begin with, the area isn’t even well mapped. Scientists don’t really know what the topography looks like in this area. Too small to be studied by distant, land-based seismometers, the earthquakes were found by underwater microphones in a network called SOSUS, built by the U.S. Navy during the Cold War to monitor Soviet submarines.
As marine biologist Laurent Ballesta recently said it during Nicolas Hulot’s TV programme Ushuaia Nature, we perfectly know the topography of the moon and other planets but we hardly know the morphology of the bottom of our own oceans.
Source: Oregon State University.