L’éruption de White Island (suite) // The White Island eruption (continued)

Dans une interview publiée par le New Zealand Herald, un scientifique du GNS (Institut des sciences géologiques et nucléaires) donne plus de détails sur l’éruption de White Island le 9 décembre 2019. Ses propos confirment ce que j’ai écrit dans des notes précédentes. GNS Science pense qu’il s’agit d’une éruption phréatique qui a probablement été causée par une intrusion magmatique à environ 1 km de profondeur sous le volcan au cours des mois qui ont précédé. Le magma a chauffé l’eau du sous-sol et l’a transformée en vapeur. La pression dans le système hydrothermal du volcan a atteint un point critique et provoqué l’éruption. (NDLR : Nous avons ici l’image parfaite de la cocotte-minute qui explose). Le nuage pyroclastique ainsi formé a traversé le cratère pour terminer sa course dans la mer. Il contenait des cendres à très haute température, de la vapeur et du gaz.
Les volcanologues vont analyser des échantillons de cendre pour déterminer si le magma a été directement impliqué dans la phase initiale de l’éruption. Ils pensent que le magma est maintenant proche de la surface, peut-être à quelques dizaines de mètres de profondeur, comme le confirme l’incandescence visible dans la bouche éruptive il y a quelques jours.
En ce qui concerne l’histoire éruptive de White Island, des éruptions mineures ont eu lieu de nuit entre 2012 et 2013 et en 2016. En général, les éruptions se sont produites de différentes manières. La période éruptive de 1970 à 2000 a essentiellement consisté en éruptions magmatiques. Des éruptions accompagnées de panaches de cendre ont également été fréquentes au cours de cette période. Il y a eu plus d’éruptions phréatiques depuis 2011. Cependant, en 2012, un dôme de lave s’est formé suite à un dégazage du magma qui a lentement fait son chemin jusqu’à la surface dans la région du lac de cratère.
Plus récemment, suite à l’éruption du 9 décembre, les scientifiques ont observé une forte hausse du tremor sur une période de deux jours, entre le 11 et le 13 décembre. Le tremor a ensuite connu une chute le 13 décembre et est resté à un niveau relativement bas depuis cette date. Cela est probablement dû au fait qu’une bouche s’est ouverte à l’arrière du cratère. La vapeur et le gaz ont pu s’échapper librement de cette bouche, entraînant une baisse du tremor.
Depuis l’éruption, il y a de fortes émissions de gaz. C’est la raison pour laquelle il n’est pas prévu d’envoyer du personnel de GNS Science sur l’île à court terme. Les prélèvements de gaz se font en toute sécurité depuis les airs.

Dans sa conclusion, le scientifique insiste sur le fait qu’il n’existe pas de corrélation entre l’activité de White Island et les autres volcans néo-zélandais. Bien que tous les volcans actifs de Nouvelle-Zélande soient globalement liés via car ils sont en bordure de la même plaque tectonique, ils sont tous indépendants les uns des autres. On pourrait comparer les volcans de Nouvelle-Zélande à une rue pleine de maisons. La Zone volcanique de Taupo représente la rue et les volcans sont les maisons le long de cette rue. Chaque maison a son propre système de tuyauterie ; si quelqu’un tire la chasse dans les toilettes à l’intérieur d’une maison, cela ne fait pas déborder l’évier dans une autre maison. C’est la même chose pour les volcans.
Source: New Zealand Herald.

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In an interview released by the New Zealand Herald, a GNS scientist gives more details about the White Island eruption on December 9th, 2019. They confirm what I wrote in previous posts. GNS Science believes it was a phreatic eruption that was likely caused by an intrusion of magma at around 1 km depth under the volcano some time in the months prior to the eruption. The magma heated water under the ground, which turned into steam. Pressure in the volcano’s hydrothermal system reached a critical point and erupted, sending a pyroclastic cloud across the crater floor out to sea. The cloud contained super-hot ash, steam, and gas.

Volcanologists will need to test ash samples to determine whether magma was directly involved in the initial phase. They think magma is now close to the surface, maybe a few tens of metres deep, due to the glow that could be seen in the eruptive vent a few days ago.

As far as the volcano’s eruptive history is concerned, smaller-scale eruptions occurred at night between 2012 and 2013 and in 2016. Eruptions at White Island have happened in a number of different ways. The 1970 to 2000 eruptive period contained more magmatic eruptions. Ash eruptions were also common during this period. Since 2011, there have been more phreatic-style eruptions. However, in 2012 a lava dome was produced from degassed magma that slowly made its way to the surface of an active vent in the crater lake area.

More recently, following the December 9th eruption, scientists observed a two-day period of very high volcanic tremor, between December 11th and 13th. This was followed by a sudden large, decrease in tremor on December 13th and has remained at a low level since then. This is probably due to the fact that there is an open vent at the back of the crater basin. Steam and gas can now pass through this vent unrestricted, which probably resulted in the drop in tremor.

Since the eruption, there have been high gas emissions. As the system is now freely degassing, gas emissions remain high. This is the reason why there no plans to send GNS Science staff to the island in the near term. They will take gas through flights a safe distance from the volcano.

As a conclusion, the scientist in the interview insists that people should not be concerned about White Island’s activity having any correlated effect elsewhere. Although all the active volcanoes in New Zealand are linked broadly via the plate boundary, they all stand alone. This means activity at one volcano does not influence any of the others. The best way to think about it is to liken New Zealand volcanoes to a street full of houses. The Taupo Volcano Zone is the street, and the volcanoes are different houses on that street. Each house has its own plumbing system, so someone flushing a toilet in one house does not make the sink overflow in another house. This is the same for volcanoes.

Source: New Zealand Herald.

Photo: C. Grandpey

White Island (Nouvelle Zélande): Et maintenant? // What next ?

Si les conditions météo le permettent, les plongeurs tenteront une nouvelle fois de rechercher les deux personnes disparues qui sont probablement quelque part dans l’océan au large de White Island.
Il convient de noter que le niveau d’alerte volcanique de White Island est actuellement à 2, sur une échelle de 5. Il s’agit du même niveau que le jour de l’éruption. Un visiteur de mon blog m’a demandé si une autre éruption similaire pourrait avoir lieu. Bien sûr, je ne sais pas. Les observations de différents volcans où des éruptions phréatiques se sont produites ont tendance à montrer que de nouvelles éruptions aussi violentes ne se produisent pas dans le court terme. Un peu comme des répliques des séismes, si d’autres événements interviennent, leur intensité est inférieure à la première explosion. Le plus grand risque réside dans les nuages ​​de gaz toxiques que le volcan continue d’émettre après l’éruption. C’est la raison pour laquelle les sauveteurs qui ont opéré sur White Island sont soumis à une décontamination une fois leur travail terminé.

Comme je l’ai indiqué précédemment, maintenant que l’émotion de la catastrophe s’estompe, une triple question se pose: 1) Des touristes auraient-ils dû être autorisés à pénétrer sur l’un des volcans les plus actifs de Nouvelle-Zélande ? 2) Les touristes doivent-ils être autorisés à pénétrer de nouveau sur ce volcan? 3) Y a-t-il eu une omission dans la gestion de l’événement qui a fait obstacle à la sécurité des victimes?
L’enquête décidera si des accusations doivent être portées contre des personnes qui auraient enfreint la loi néo-zélandaise sur la santé et la sécurité au travail (voir ma note du 14 décembre). De la même façon, les voyagistes qui ont conduit les touristes sur ce volcan actif lors de son éruption, mais aussi les compagnies de croisière et les propriétaires du site pourraient également faire l’objet d’une enquête. En effet, beaucoup de touristes étaient des passagers du paquebot Ovation of the Seas et l’île appartient à une famille d’Auckland qui vend des autorisations d’accès au volcan à quatre agences de voyages.

Cinq millions de dollars néo-zélandais ont été provisionnés pour venir en aide aux commerces de la région de Whakatane, ainsi que celles de la côte ouest de l’Ile du Sud qui ont été affectées par des inondations il y a quelques jours. Whakatane se trouve dans la région économiquement pauvre de la Bay of Plenty. La ville a longtemps été tributaire de l’activité touristique  à White Island pour survivre.

La Première Ministre néo-zélandaise a déclaré qu’il ne lui appartenait pas de dire si White Island serait rouverte au tourisme tant que l’enquête ne serait pas terminée. Cependant, on peut raisonnablement penser que les visiteurs n’entreront pas de si tôt dans le cratère, même si le tourisme de masse apporte des revenus considérables.  Comme je l’ai déjà écrit, l’enquête sera longue et rien ne pourra probablement être décidé tant qu’elle ne sera pas close.

Source: presse néo-zélandaise et britannique.

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Weather permitting, divers will perform more attempts to look for the remaining two persons who are believed to be in the ocean off White Island.

It should be noted that White Island’s volcanic alert level is currently at 2, on a scale of 5. This is the same level of risk as the day it erupted. A visitor of my blog asked me if another similar eruption might take place. Of course, I do not know. Observations at different volcanoes where phreatic eruptions occurred tend to show that other powerful eruptions do not happen in the short term. A bit like aftershocks with earthquakes, if other events do take place, their intensity is lower than the first explosion. The greatest risk lies with the noxious gas clouds the volcano keeps emitting after the eruption. This is the reason why the rescuers at White Island undergo a decontaminating operation once their job is over.

As I put is before, now that the emotion of the disaster is fading, a triple question is being asked :  1) Should tourists have been allowed on one of New Zealand’s most active volcanoes. 2) Should tourists be allowed again on the volcano?  3) Did anyone fail to do anything that could have kept the victims safe?

The inquiry will decide whether charges should be brought against any individuals who are found to have violated New Zealand’s workplace health and safety laws (see my post of December 14th). As well as the tour operators who took the visitors to the active volcano when it erupted, cruise ship companies and landowners could also come under scrutiny. Indeed, many of the tourists were passengers on the cruise ship Ovation of the Seas. The island is owned privately by a family from Auckland, who sold leases to four tourism operators.

Five million NZ dollars have been set aside to help support small businesses in the Whakatane area, as well as those on the West Coast of the South Island who were cut off by flooding a few days ago. Whakatane lies in a poor region of the Bay of Plenty from an economic point of view. It has long been reliant on the tourist draw of White Island as an anchor for its economic survival.

The NZ prime minister said it was not for her to say whether White Island would be reopened for tour groups in the year that the inquiry would take to complete. However, it is likely that tourists will not enter soon the White Island crater, despite the revenues brought by mass tourism. As I put it before, the investigation will be long and nothing can be decide as long as it is not over.

Source: New Zealand and British press.

Source: Helicopter Rescue Trust

Anak Krakatau (Indonésie): Le tsunami du 22 décembre 2018 // The tsunami of December 22nd, 2018

Dans un article publié le 23 décembre 2018, j’indiquais qu’un tsunami avait tué plus de 430 personnes et blessé des centaines d’autres le 22 décembre sur les îles indonésiennes de Java et de Sumatra à la suite d’un glissement de terrain sous-marin provoqué par l’éruption de l’Anak Krakatau. A l’époque, les télévisions ont montré des routes bloquées par des maisons écroulées, des voitures renversées et des arbres à terre. La côte ouest de la province de Banten sur l’île de Java a été la zone la plus touchée.
Selon l’agence de gestion des catastrophes, le tsunami a été provoqué par «un glissement de terrain sous-marin résultant de l’activité volcanique de l’Anak Krakatau et a été amplifié par une marée anormalement élevée à cause de la pleine lune». Un géologue a déclaré que le tsunami a pu être provoqué par un « effondrement partiel »de l’Anak Krakatau qui vomissait de la cendre et de la lave depuis des semaines. Une éruption s’était produite vers 16 heures le 22 décembre et elle avait duré 13 minutes. .
Une nouvelle étude effectuée par des chercheurs de l’Université Brunel de Londres et de l’Université de Tokyo explique que l’éruption de l’Anak Krakatau en 2018 a généré un tsunami d’au moins 100 mètres de hauteur qui aurait pu tout dévaster s’il avait emprunté une autre trajectoire.
La vague du 22 décembre 2018 qui a tué plusieurs centaines de personnes avait une hauteur entre 5 et 13 mètres lorsqu’elle a déferlé sur les côtes moins d’une heure plus tard. Cependant, la catastrophe aurait pu être bien pire ; en effet, la vague présentait une hauteur estimée entre 100 et 150 mètres à son point de départ. Heureusement, cette hauteur a immédiatement diminué en raison des effets conjoints de la gravité qui a repoussé la masse d’eau vers le bas et des frottements entre le tsunami et le fond de l’océan. Cependant, la vague avait encore une hauteur de plus de 80 mètres quand elle a atteint une île inhabitée à proximité. Pour illustrer leurs propos, les scientifiques font référence à l’éruption du Krakatau en 1883 qui a généré un tsunami qui a touché terre avec une hauteur maximale de 42 mètres, tuant au moins 36 000 personnes à une époque où les zones côtières étaient moins peuplées qu’aujourd’hui.
Les chercheurs ont utilisé des données sur le niveau de la mer, fournies par des jauges de vagues exploitées par le gouvernement indonésien et provenant de cinq sites près de l’Anak Krakatau. Leur analyse a pu confirmer les modèles informatiques simulant la progression du tsunami, depuis l’effondrement du volcan jusqu’au moment où la vague a atteint les côtes..

Il est important d’étudier le comportement des tsunamis en Indonésie car c’est l’un des pays les plus vulnérables aux éruptions volcaniques, aux séismes et aux tsunamis. L’Indonésie a été frappée par deux tsunamis meurtriers en 2018: celui provoqué par l’effondrement de l’Anak Krakatau et un autre provoqué par un glissement de terrain au large des côtes de Sulawesi ; il a tué plus de 2000 personnes.
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Référence : « Numerical modeling of the subaerial landslide source of the 22 December 2018 Anak Krakatoa volcanic tsunami, Indonesia » – Heidarzadeha, M. et al – Ocean Engineering – DOI: 10.1016/j.oceaneng.2019.106733

Ma note a été inspirée d’un article publié sur l’excellent site Web The Watchers.

Voici une très bonne vidéo réalisée à l’aide d’un drone du volcan Krakatau après l’éruption de 2018:
https://youtu.be/I-3A4GR-VnU

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In a post relreased on December 23rd, 2018, I indicated that a tsunami had killed more than 430 people and injured hundreds on December 22nd on the Indonesian islands of Java and Sumatra following an underwater landslide caused by the eruption of Anak Krakatau. TV footage showed roads blocked by debris from damaged houses, overturned cars and fallen trees. The western coast of Banten province in Java was the worst-hit area.

According to the country’s disaster management agency, the tsunami was caused by “an undersea landslide resulting from volcanic activity on Anak Krakatau and was exacerbated by abnormally high tide because of the full moon.” A geologist said the tsunami might have been caused by a « partial collapse » of Anak Krakatau which had been spewing ash and lava for weeks. An eruption had occurred at about 16:00 on December 22nd and had lasted 13 minutes. .

A new study from Brunel University London and the University of Tokyo explains that the 2018 eruption of Anak Krakatau sent a tsunami at least 100 metres high, which could have resulted in widespread devastation if it had travelled on another path.

The December 2018 wave that killed several hundred people was between 5 to 13 metres when it made landfall less than an hour later. However, the disaster could have been much worse if the wave that started between 100 to 150 metres went towards closer shores. Fortunately, the height of the wave immediately shrunk due to the joint effects of gravity pulling the mass of water downward and the friction created between the tsunami and the ocean floor. However, it was still more than 80 metres when it slammed an uninhabited island nearby. To illustrate their explanation, the scientists refer to the 1883 Krakatoa eruption which produced a tsunami that hit land at a maximum height of 42 metres, killing at least 36 000 people at a time when coastal areas were less populated.

Researchers used sea-level data – done by wave gauges operated by the government of Indonesia – from five locations near Anak Krakatoa for the new analysis to justify computer models that simulated the tsunami’s movements, from the volcano’s collapse to the landfall.

It is important to study the behaviour of tsunamis in Indonesia as it is one of the countries in the world that are vulnerable to volcanic eruptions, earthquakes and tsunamis. The nation was hit by two deadly tsunamis in 2018: the one caused by the collapse of Krakatau and one by a landslide off the coast of Sulawesi that killed more than 2 000 persons.

Reference

« Numerical modeling of the subaerial landslide source of the 22 December 2018 Anak Krakatoa volcanic tsunami, Indonesia » – Heidarzadeha, M. et al – Ocean Engineering – DOI: 10.1016/j.oceaneng.2019.106733

This post was adapted from an article released in the excellent website The Watchers.

Here is an excellent video shot by a drone of Krakatau volcano after the 2018 eruption:

https://youtu.be/I-3A4GR-VnU

Image extraite de la vidéo

White Island (Nouvelle Zélande): Les recherches restent vaines // Two persons are still missing

La police a annoncé le 15 décembre que le bilan de l’éruption de White Island  est passé à 18 morts. Les recherches terrestres et en mer menées dimanche n’ont pas permis de repérer les corps des deux dernières personnes portées disparues. Les recherches vont toutefois continuer.

Vingt-six personnes sont toujours hospitalisées en Nouvelle-Zélande et en Australie, dont un grand nombre dans un état qualifié de « critique » par les médecins.

Les scientifiques affirment que l’activité du volcan n’est plus aussi importante que lundi dernier, mais que le risque d’éruption demeure. Une lueur était toujours visible dans la nuit au niveau de la cheminée volcanique, ce qui confirme la présence d’un important flux thermique. Des observations aériennes dimanche matin ont permis de constater que le cratère émettait des gaz volcaniques en grande quantité et à une température supérieure à 200°C.

Une minute de silence a été observée ce lundi en Nouvelle Zélande et en Australie en hommage aux victimes.

Source : Presse néo-zélandaise et australienne.

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Police announced on December 15th that the death toll from the White Island eruption has risen to 18. Land and sea searches conducted on Sunday failed to locate the bodies of the last two missing persons. Research will continue, however.
Twenty-six people are still hospitalized in New Zealand and Australia, many of them in a condition described by doctors as « critical ».
Scientists say activity athe volcano is less intense than last Monday, but the risk of an eruption remains. A glow was still visible at night in the volcanic chimney, which confirms the presence of a significant thermal flux. Aerial observations on Sunday morning revealed that the crater emitted volcanic gases in large quantities and at a temperature above 200°C.
A minute of silence was observed this Monday in New Zealand and Australia in tribute to the victims.
Source: New Zealand and Australian press.

Photo: C. Grandpey