Pas de risque de nuées ardentes sur le Mt Agung (Bali / Indonésie) // No risk of hot clouds on Mt Agung (Bali / Indonesia)

Selon le porte-parole de l’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB), le Mont Agung, qui est toujours en alerte volcanique maximale, « ne produira pas de nuées ardentes, mais seulement de la fumée et des cendres volcaniques. » En effet, comme je l’ai écrit précédemment, la lave ne remplit qu’un tiers du cratère et les coulées pyroclastiques se forment lorsque la lave remplit tout le cratère.
Le porte-parole de BNPB a expliqué que l’Agung – contrairement au Sinabung – a un profil de cratère concave et que la lave devrait devrait remplir le cratère complètement avant de se transformer en nuées ardentes.

Selon le porte-parole, chaque volcan a ses propres caractéristiques. Bien que l’Agung et le Sinabung soient tous deux des volcans actifs, l’Agung a connu une puissante éruption en 1963, alors que le Sinabung a connu de multiples explosions qui continent encore aujourd’hui.
Source: Antara News.

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According to the National Disaster Mitigation Agency (BNPB)’s spokesman, Mount Agung, which still at its highest alert level, “will not release hot clouds but only smoke and volcanic ashes”. Indeed, as I put it previously, lava has just filled one-third of the entire crater and the hot clouds are formed when lava fills the whole crater.
BNPB’s spokesman explained that Mount Agung – contrary to Mt Sinabung – has a concave profile of the crater, and as a result, the lava should be loaded completely before developing into hot clouds.

Each volcano has its own unique characteristics. Although Mount Agung and Mount Sinabung are both active volcanoes, the former once recorded a massive eruption in 1963, while the latter has had multiple explosions until now.
Source : Antara News.

Source: Wikipedia

Effets planétaires de phénomènes naturels // Planetary effects of natural phenomena

Depuis la nuit des temps, la planète Terre a été victime de phénomènes naturels majeurs qui ont affecté ou bouleversé les formes de vie à sa surface. On peut citer à l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années suite à la chute d’une météorite sur la Péninsule du Yucatan au Mexique, ou suite à des éruptions volcaniques colossales dans les Trapps du Deccan en Inde, ou par les deux, selon les théories.
Plus tard, les Dix Plaies d’Égypte sont souvent liées à l’éruption cataclysmale du volcan de Santorin (Grèce) au 16ème siècle avant notre ère. Elle a mis fin à la civilisation minoenne.

En 1257 se produisit une éruption volcanique dont l’origine est longtemps restée un mystère qui a été résolu par deux volcanologues français, Jean-Christophe Komorowski et Franck Lavigne, entre 2010 et 2013 : l’éruption eut lieu sur le volcan Samalas, sur l’île de Lombok en Indonésie. Les climatologues qui l’ont étudiée à leur tour indiquent que cette éruption fut si puissante que, par la masse de particules volcaniques expulsées et en circulation dans l’atmosphère, elle provoqua des dérèglements climatiques à l’échelle du monde. L’hémisphère sud fut d’abord touché, suivi de l’hémisphère nord et, en particulier, de l’Europe où, à certains endroits, la température chuta de manière sensible et durable pendant au moins un an. En lisant les archives religieuses de l’époque, on apprend que Londres fut frappée par une période de grand froid, en plein été 1257. Les pluies incessantes rendirent les routes boueuses, en même temps que des milliers de personnes mouraient de faim et de maladie du fait de récoltes insuffisantes liées au mauvais temps. En Allemagne, les annales de la ville de Spire révèlent qu’au cours de cette même année 1257, les températures étaient très faibles pour la saison. Les nuages bas et le brouillard qui recouvraient le pays à ce moment-là étaient probablement issus du déplacement des immenses masses de particules volcaniques dans l’atmosphère, depuis l’Indonésie à travers le globe.

Un peu plus tard dans le Moyen Âge, 1453 est souvent retenue par les historiens comme l’année décisive où Constantinople, la capitale de l’empire byzantin, fut conquise par les Turcs ottomans, marquant ainsi la disparition d’un des plus grands empires de l’histoire et, avec lui, la fin de la période médiévale. L’Histoire raconte aussi que le 25 mai 1453, quatre jours avant l’assaut final des Turcs sur Constantinople, un épais brouillard enveloppait la ville assiégée. Pour les chercheurs du 21ème siècle, cette brume s’explique par un événement de plus grande ampleur que le siège de Constantinople : l’éruption  du volcan Kuwae, une caldeira sous-marine au Vanuatu en 1452. Elle a souvent été baptisée « l’éruption oubliée ». L’île volcanique de Kuwae fut détruite et prit la forme d’un gigantesque cratère. L’événement envoya quelque 35 km3 de matières volcaniques dans l’atmosphère, ce qui produisit un immense nuage de poussière qui parcourut le globe et fit écran au rayonnement solaire. Cela provoqua, comme en 1257, une baisse de la température mondiale allant jusqu’à 1°C pendant un ou deux ans. Les conséquences de l’éruption ne furent pas seulement observées à Constantinople. Au Caire, en Egypte, les crues du Nil furent insuffisantes ; la famine régna à Moscou ; en Chine, les chroniques mentionnent des chutes de neige pendant quarante jours au sud du Fleuve Jaune. L’éruption au Vanuatu affecta donc des espaces extrêmement éloignés les uns des autres.

Beaucoup plus près de nous, les catastrophes naturelles de l’automne 2017 ont, elles aussi, dépassé les frontières nationales et provoqué d’importants bouleversements à plusieurs endroits de la planète. Les ouragans Harvey, Irma, Jose, Katia, Maria, Lee et Ophelia ont mis en péril des régions et des populations entières. Le golfe du Mexique et l’archipel des Caraïbes ont été les principales zones touchées. En effet, l’ouragan Ophélia a pris une trajectoire inédite en remontant le long de la façade atlantique européenne avant de frapper l’Irlande. Ses effets se sont faits ressentir jusqu’à Londres ou encore aux Pays-Bas et en Belgique. En France, le long de la côte atlantique, on a pu observer, de manière assez inattendue, un ciel rouge-orangé digne des tableaux réalisés après l’éruption du Tambora en 1815.

Comme au Moyen Age, les catastrophes naturelles de 2017 ont, elles aussi, dépassé les frontières nationales et provoqué d’importants bouleversements à plusieurs endroits de la planète. Toutefois, l’une des différences fondamentales avec le Moyen Âge est que ce type d’événement pourrait devenir plus intense et donc plus destructeur à l’avenir, du fait du dérèglement climatique. Le monde est donc de plus en plus connecté face aux phénomènes environnementaux. Il faudrait que TOUS les gouvernements retiennent la leçon car le problème ne se règlera jamais à la seule échelle nationale.

Note inspirée d’un article paru dans Actuel Moyen Age et qui m’a aimablement été communiqué par Dominique Belmer, fidèle lectrice de mon blog.

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Since the dawn of time, planet Earth has been the target of major natural phenomena which have affected or upset the forms of life at its surface. One might refer to the extinction of dinosaurs that were exterminated 66 million years ago by the fall of a meteorite on the Yucatan Peninsula in Mexico, or by major volcanic eruptions in the Deccan Traps in India, or by both, according to the theories.

Later, the Plagues of Egypt – also called Ten Biblical Plagues – are often related to the eruption of Santorini Volcano in the sixteenth century B.C. which brought an end to the Minoan civilisation.

In 1257 there was a volcanic eruption whose origin has long remained a mystery that was solved by two French volcanologists, Jean-Christophe Komorowski and Franck Lavigne, between 2010 and 2013: the eruption took place on the Samalas Volcano, on Lombok Island in Indonesia. The climatologists who studied the event indicate that this eruption was so powerful that,  the mass of volcanic particles that was expelled circulated in the atmosphere and caused climatic disturbances at the scale of the world. The southern hemisphere was first hit, followed by the northern hemisphere and, in particular, Europe, where in some places the temperature fell significantly and persistently for at least a year. Reading the religious archives of the time, we learn that London went through a period of great cold in the summer of 1257. The roads were muddy because of the rain while thousands of people were dying of hunger and disease because of insufficient harvests due to bad weather. In Germany, the annals of the city of Spire reveal that during 1257, the temperatures were very low for the season. The low clouds and fog that covered the country at that time were probably the result of the massive masses of volcanic particles moving into the atmosphere, from Indonesia across the globe.
A little later in the Middle Ages, 1453 is often remembered by historians as the year when Constantinople, the capital of the Byzantine Empire, was conquered by the Ottoman Turks, marking the death of one of the greatest empires in history and, with it, the end of the medieval period. History also tells us that on May 25th, 1453, four days before the final assault of the Turks on Constantinople, a thick fog enveloped the besieged city. For 21st century researchers, this haze can be explained by an event of greater magnitude than the siege of Constantinople: the eruption of the Kuwae Volcano, an underwater caldera in Vanuatu in 1452. It was often called “the forgotten eruption”. The volcanic island of Kuwae was destroyed and took the form of a gigantic crater. The event sent some 35 cubic kilometres of volcanic material into the atmosphere, producing a huge cloud of dust that circled the globe and screened solar radiation. As in 1257, this caused a drop in global temperature of up to 1°C for one or two years. The consequences of the eruption were not only observed in Constantinople. In Cairo, Egypt, the floods of the Nile were insufficient; famine rprevailed in Moscow; in China, chronicles mention snowfalls for forty days south of the Yellow River. The eruption in Vanuatu therefore also affected extremely remote areas.
Closer to us, the natural disasters of the autumn 2017 have also gone beyond national borders and caused major upheavals in many parts of the world. Hurricanes Harvey, Irma, Jose, Katia, Maria, Lee and Ophelia have endangered entire regions and populations. The Gulf of Mexico and the Caribbean archipelago were the main affected areas. Indeed, Hurricane Ophelia took an unprecedented course up the Atlantic coastline before hitting Ireland. Its effects have been felt as far as London or the Netherlands and Belgium. In France, along the Atlantic coast, one observed, quite unexpectedly, a red-orange sky worthy of paintings made after the eruption of Tambora in 1815.
Like in the Middle Ages, the natural disasters of 2017 have also transcended national borders and caused major upheavals in many parts of the world. However, one of the fundamental differences with the Middle Ages is that this type of event could become more intense and therefore more destructive in the future, due to climate change. The world is therefore increasingly connected to environmental phenomena. ALL governments should learn the lesson because the problem will never be solved at the national level.
Note inspired by an article in Actuel Moyen Age and which was kindly communicated to me by Dominique Belmer, a faithful reader of my blog.

Complexe volcanique Rinjani (Ile de Lombok)  [Crédit photo : Wikipedia]

Localisation des volcans sous-marins Kuwae et Makura (Source : Wikipedia)

 

Un point chaud sous la Nouvelle Angleterre ? // A hot spot beneath New England ?

En lisant un récent article paru dans le très sérieux National Geographic, on apprend que «le nord-est des États-Unis se trouve peut-être au-dessus d’une masse en mouvement de roche à haute température».
Les résultats d’une étude, publiés dans la revue Geology, révèlent que la Nouvelle-Angleterre pourrait ne pas être à l’abri de changements géologiques. Une équipe de chercheurs de l’Université Rutgers et de l’Université de Yale a fait cette découverte surprenante en utilisant un ensemble de capteurs sismiques de dernière génération capables d’étudier la roche qui se cache sous nos pieds.
L’équipe scientifique a passé au peigne fin les données fournies par EarthScope, un programme financé par la National Science Foundation et qui a installé des centaines d’instruments à travers les États-Unis. Le projet ‘Transportable Array’, un réseau temporaire de capteurs sismiques, a fait le tour des États-Unis à partir de 2007. Le réseau a recueilli des données concernant de petits séismes et a observé le déplacement des ondes sismiques dans plusieurs régions.
L’équipe de chercheurs s’est appuyée sur des recherches antérieures montrant un point chaud relativement important sous le manteau supérieur au niveau de la Nouvelle-Angleterre. En utilisant les données de EarthScope, les scientifiques ont ensuite observé un panache de roche chaude sous le centre du Vermont, l’ouest du New Hampshire et l’ouest du Massachusetts, et ils ont trouvé des preuves géologiques que la région n’est pas immobile.
Les zones les moins denses sont celles où la roche est plus chaude et où les ondes sismiques se déplacent plus lentement. C’est ce que l’équipe a observé sous la Nouvelle-Angleterre. Les chercheurs ont également détecté des modèles d’ondes qui suggèrent des déformations dans la roche elle-même. Normalement, le mouvement d’une plaque tectonique laisse dans son sillage l’équivalent géologique des marques de dérapage, phénomène que les capteurs sismiques peuvent détecter. Dans cette région, cependant, les marques de dérapage ont disparu et ont été effacées par le mouvement ascendant de la roche plus chaude.
Cependant, les habitants de la Nouvelle-Angleterre ne doivent pas paniquer. Le soulèvement du sol de la région dure probablement depuis des dizaines de millions d’années, ce qui est malgré tout  relativement récent en termes géologiques, et il évolue très lentement. Pour l’instant, il n’est certainement pas assez proche de la surface pour modifier la géographie de la Nouvelle-Angleterre ou donner naissance à un volcan !
La découverte qui vient d’être faite en Nouvelle Angleterre montre qu’il est peut-être temps de repenser la géologie de la région. L’idée qui sous-tend cette recherche est que la structure de la Terre est beaucoup plus complexe et dynamique qu’on le pensait jusqu’à présent. Cela permet aussi de mettre la planète en perspective. La Nouvelle-Angleterre a traditionnellement été considérée comme un lieu sans vraiment d’évolution géologique, mais les données de EarthScope suggèrent qu’en réalité le sous-sol de la région est tout sauf immobile.

Source : National Geographic.

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Reading a recent article in the very serious National Geographic magazine, we learn that “the northeastern U.S. may sit atop a rising mass of warm rock.”

The findings of a study, published in the journal Geology, suggest that New England may not be so immune to abrupt geological change. A team of researchers at Rutgers University and Yale University made this surprising discovery using an advanced array of seismic sensors, which show what lies in the otherwise hidden rock below our feet.

The scientific team studied data from EarthScope, a National Science Foundation program that deploys hundreds of geophysical instruments across the United States. The project’s Transportable Array, a temporary network of seismic sensors, made its way around the U.S. starting in 2007. The array picked up readings from small earthquakes and observed the motions of seismic waves in various regions.

The team piggybacked off previous research showing a relatively hot spot beneath New England’s upper mantle. Using data from EarthScope, they then observed a localized plume of warm rock beneath central Vermont, western New Hampshire, and western Massachusetts, and found geologic evidence that the region is on the move.

Less dense areas are where the rock is hotter, and seismic waves move more slowly. This is what the team saw under New England. They also observed wave patterns that suggest deformations in the rock itself. Normal plate motion leaves the geologic equivalent of skid marks in its wake, which seismic sensors can detect. In this region, however, the skid marks were gone, erased by the upward movement of warmer rock.

However, New England residents don’t need to panic. The upwelling is likely tens of millions of years old, which would make it a relatively recent development in geological terms, and it is moving very slowly. For now, it certainly has not come close enough to the surface to shape New England’s geography or create a volcano.

The discovery is a sign that it may be time to rethink the region’s geology.

The idea behind this research is that Earth’s structure is even more intricate and dynamic than anyone realized. It also helps put the planet in perspective. New England has traditionally been considered a place of little geologic change, but EarthScope data suggests that the subsurface reality is anything but stagnant.

Source : National Geographic.

Nouvelle Angleterre (Source: Wikipedia)

 

Evolution des mentalités au pied du Merapi (Java / Indonésie)? // Evolution of mentalities on the slopes of Mt Merapi (Java / Indonesia)?

Rappelez-vous: En 2010, le Merapi est entré en éruption et a tué 353 personnes tandis que 350 000 autres étaient évacuées vers des endroits plus sûrs. Le volcan, comme beaucoup d’autres en Indonésie, possède sa propre mythologie. On croit, par exemple, qu’il abrite en son sein un sultanat de l’ombre du royaume des esprits.
Le Merapi, comme d’autres sites spirituels en Indonésie, a un juru kunci, ou gardien, qui est responsable de l’activité rituelle et est nommé par le sultan de Yogyakarta. En 2010, lorsque le volcan est entré en éruption, son gardien était Mbah Maridjan qui était connu pour son lien spirituel étroit avec la montagne. Il a choisi de mourir pendant l’éruption, alors que sa famille et d’autres villageois avaient quitté leurs maisons pour se mettre en sécurité. Son corps a été retrouvé prostré dans la position typique de la prière islamique.
Depuis 2011, le gardien du Merapi est Asih, le fils de Mbah Maridjan. Cependant, Asih, professeur de mathématiques à l’Université islamique de Yogyakarta pendant la semaine, n’est pas aussi engagé dans son rôle de gardien que son père charismatique. Il affirme qu’il est juste un serviteur du sultan et qu’il ne ressent aucun lien spirituel particulier avec le Merapi. Il a même refusé «Mbah», le titre honorifique de son père, qui signifie «gardien de la montagne».
Depuis la tragédie de 2010, Yogyakarta – une ville située au sud du volcan – a développé un remarquable système de gestion de la situation générée par l’activité du Merapi.  On observe une forte concentration de scientifiques et de décideurs dans cette ville universitaire qui met en relation la population et les scientifiques. Il y a une importante équipe de secouristes issue de la population et un gardien spirituel du volcan qui travaille main dans la main avec les autorités gouvernementales.
L’évolution de la fonction de gardien du volcan montre également comment tradition et modernité vont de pair aujourd’hui à Yogjakarta, après l’éruption de 2010. Asih, le gardien, indique qu’il travaille en étroite collaboration avec le Centre de Volcanologie et le Centre de Gestion des Risques Géologiques. Contrairement à la plupart des autres gardiens, il reconnaît qu’il ne lui serait pas facile de transmettre les informations aux gens de la région sans déclencher un mouvement de panique, et que le gouvernement est plus qualifié que lui pour effectuer ce travail de communication.
Une évolution significative est également apparue parmi la population vivant à proximité du Merapi. Par exemple, chaque famille possède un talkie-walkie. Le responsable du VSI a déclaré: «Après 2010, je pense que les gens ont accepté d’écouter les mises en garde des scientifiques, ce qui facilite mon travail.» Aujourd’hui, le système d’alerte volcanique à Yogyakarta associe tous les moyens disponibles, depuis les médias sociaux jusqu’au bouche à bouche pour transmettre les informations aux personnes âgées. Yogyakarta a également une communauté très engagée qui apporte sa contribution. La ville dispose d’un comité de secourisme (SAR) avec 2 000 jeunes qui peuvent venir en aide non seulement aux victimes de catastrophes, mais aussi aux personnes qui se perdent ou se blessent sur la montagne. Le SAR travaille à la fois avec le gardien du volcan et le gouvernement local.
Depuis l’éruption de 2010, les circuits en jeep sont devenus une attraction sur le volcan. Ils attirent entre 3 000 et 10 000 touristes chaque week-end. Yogyakarta montre comment une communauté peut gérer une menace continue en l’abordant de différents points de vue.
Le Merapi est toujours actif; On peut le voir par temps clair depuis certains quartiers de la ville. Il n’est plus un fardeau dans l’esprit de la population grâce aux profondes évolutions qui ont ponctué la dernière décennie.
Source: Adapté d’un article dans Voice of America.

La prochaine éruption nous dira si l’évolution des mentalités a permis d’éviter un lourd bilan.

Je sais que des Indonésiens, ainsi que des Français résidant en Indonésie, fréquentent mon blog. J’aimerais avoir leur point de vue sur cet article. Sont-ils en mesure de confirmer (dans les commentaires) l’évolution des mentalités au pied du Merapi?

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Just remember: In 2010, Mt Merapi erupted, killing 353 persons while 350,000 were evacuated to safer places. The volcano, like many others in Indonesia, has its own mythology. It is believed, for instance, that a shadow sultanate of the spirit kingdom is located inside the volcano.
Mt Merapi, like some other spiritual sites in Indonesia, has a juru kunci, or guardian, who is responsible for ritual activity and is appointed by the Sultan of Yogyakarta. In 2010, when Mt Merapi erupted, the guardian was Mbah Maridjan, who was famous for his close spiritual connection with the mountain. He chose to die in the 2010 eruption while his family and other villagers descended to safety. His body was found bent over in prayer.

Merapi’s guardian since 2011 is Asih, Mbah Maridjan’s son. However, Asih, a math professor at the Islamic University of Yogyakarta during the week, is not quite as committed to the mountain as his charismatic father was. He says he is just a servant of the sultan and that he does not feel any particular spiritual connection with Mt Merapi. He declined his father’s honorific « Mbah, » which means « mountain guard. »
Since the 2010 tragedy, Yogyakarta – a city which lies to the south of the volcano – has developed one of the most comprehensive volcano management systems in the world. There is a high concentration of scientists and policy experts in the university town. It is also unique in its combination of grassroots and high-level efforts, from a large volunteer search and rescue SAR) squad to a hereditary spiritual guardian who works hand-in-hand with government officials.
As a consequence, The guardian’s evolving role also reflects how tradition and modernity increasingly work in tandem in post-eruption Yogyakarta. Asih says he works closely with the Center for Volcanology and Geological Hazard Mitigation. Unlike most other guardians, he admits it is not easy for him to give information to people in the area without panic, and that the government can do a better job.
A significant evolution has also appeared among the population living close to Mt Merapi. For instance, every family has a walkie-talkie. Said the head of the VSI: “After 2010, I think people have wanted to listen to science-based warnings, which makes my job easier. » Today, Yogyakarta’s early warning system for volcano alerts combines everything from social media to « mouth-to-mouth knowledge transfer for older people. » Yogyakarta also has a highly engaged citizenry that compounds their efforts at the grassroots level. The city has an all-volunteer search and rescue (SAR) committee of 2,000 young people who train to help not just disaster victims, but also those who get lost or hurt on the mountain. SAR works both with the volcano’s guardian and the local government.
Since the 2010 eruption, open-air jeep tours have become a popular addition to the mountain, attracting 3,000 to 10,000 tourists each weekend. Yogyakarta is a case study in how a community can manage an ongoing threat by tackling it from many directions.

Mt Merapi is still active; you can see it on clear days from parts of the city. But it is no longer a burden on residents’ minds, in part because of their great advances in the past decade.
Source: Adapted from an article in Voice of America.

The next eruption will tell us if the evolution of mentalities has helped to avoid a heavy toll.

I know that Indonesians, as well as French people living in Indonesia, regularly visit my blog. I would like to have their point of view on this article. Can they confirm (in the comments) the evolution of mentalities at the foot of Mt Merapi?

Village sous la cendre après l’éruption de 2010 (Source: Wikipedia)