Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) : La réouverture de la Route des Laves prendra du temps

L’éruption du Piton de la Fournaise a pris fin le 25 mars 2026, même si l’OVPF précise que le volcan n’a peut-être pas dit son dernier mot et qu’une reprise de l’activité ne saurait être exclue. L’un des principaux faits marquants de cette éruption a été l’envahissement de la RN2 par la lave entre Sainte-Rose et Saint-Philippe le 13 mars 2026. Aujourd’hui, 350 mètres de chaussée de la RN2 sont recouverts de lave qui s’est étalée sur le bitume en formant deux bras de coulée distincts.

À cause de cet événement, cela fait presque deux semaines que les usagers de la célèbre Route des Laves subissent la fermeture de cet axe qu’ils empruntaient parfois de façon quotidienne. Ils ont bloqués et contraints de faire de longs détours pour aller de l’autre côté de la coulée. Les automobilistes sont obligés de relier l’Est au Sud et inversement en passant par la route des Plaines, ou en faisant le tour de l’île par le littoral.

La dernière fois que cette situation s’était présentée, c’était en 2007, lors de « l’éruption du siècle ». Il avait fallu alors fallu patienter huit mois avant de pouvoir rouler de nouveau sur la Route des Laves en raison de l’accumulation massive de lave refroidie.

Les personnes bloquées par la coulée de lave devront s’armer de patience car la RN2 ne sera pas accessible de si tôt. Il faudra attendre 1) d’être sûr que l’éruption est bien terminée et 2) que la lave soit suffisamment refroidie pour pouvoir entamer des travaux de réfection de la chaussée, et se débarrasser des mètres cube de matière que le volcan a déversés. Même si la lave est noire en surface et semble refroidie, elle est toujours très chaude à l’intérieur de la coulée dans la mesure où elle s’auto-isole. Elle y présente des températures de plusieurs centaines de degrés.

Photos: OVPF et réseaux sociaux

Par conséquent, il faudra attendre quelque temps avant de voir les pelleteuses à l’œuvre. On nous explique que plusieurs semaines, voire plusieurs mois, seront nécessaires pour que la coulée refroidisse complètement et puisse être évacuée de la chaussée. Les agents de la Direction des Routes pourront alors intervenir et casser cette matière extrêmement dure. Une fois la lave évacuée et la surface de la route aplanie, la réouverture pourra se faire d’abord sur une piste provisoire, qui sera goudronnée dans un second temps. Un article paru le 26 mars 2026 sur le site Réunion la 1ère explique que « si la couche de lave est fine, ces opérations prendraient un ou deux mois après la fin de l’éruption. En revanche, si elle similaire à celle de 2007, les travaux pourraient durer jusqu’à huit mois. Reste à voir si l’éruption, qui s’est arrêtée ce mercredi soir, reprendra dans les prochains jours ou s’en arrêtera là pour cette fois. »

Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) : fin de l’éruption ! // End of the eruption !

On le sentait venir ces dernières heures, mais je n’osais par trop m’avancer car avec le Piton de la Fournaise, on ne sait jamais. Le volcan a parfois l’humeur un peu fantasque. Toujours est-il que l’Observatoire a annoncé aujourd’hui à 18h30 (heure locale – 15h30 heure métropole) la fin de l’éruption qui avait commencé le 13 février 2026. Elle aura duré près de 6 semaines.

Le trémor volcanique a signifié la fin de l’événement vers 16h30 après deux chutes successives le 25 mars avant de revenir à un niveau proche du bruit de fond sismique vers 15h heure locale. Un trémor résiduel a ensuite été observé jusqu’à sa disparition progressive.

L’OVPF annonce dans son bulletin qu’aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation : arrêt définitif ou reprise de l’activité. Des épisodes similaires ont déjà été observés, avec des reprises brutales de l’activité éruptive après une phase d’arrêt, notamment lors de l’éruption d’août–octobre 2015.

Le dégazage se poursuit et des écoulements de lave peuvent rester visibles, en raison de la vidange progressive des tunnels.

Source : OVPF.

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Ce qui a le plus marqué cette éruption de 41 jours, c’est tout d’abord le traversée de la RN 2 par la lave le 13 mars 2026 au matin entre Sainte-Rose et Saint-Philippe, un événement qui ne s’était pas produit depuis 2007.

Comme en 2007, la lave est ensuite entrée dans la mer pendant la nuit du 16 au 17 mars 2026. Elle a construit une plateforme qui s’avance jusqu’à 200m dans l’océan, et sur un kilomètre en largeur, soit une superficie de plus de 8 hectares. C’est beaucoup moins que les 12 hectares de 2007, mais le spectacle était tout de même intéressant.

Le préfet vient de rappeler la dangerosité du site qui est strictement interdit d’accès : « Sous cette plateforme formée au contact de la lave et de l’océan, de la lave circule en tunnel à plus de 1000°C. Vous marchez sur une croûte fine et instable. Elle peut céder d’un seul coup. »

Image souvenir de l’éruption avec la traversée de la RN2 par la lave  (Crédit photo: OVPF)

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One could guess in the past few hours that it was about to happen, but I didn’t dare make any predictions because with Piton de la Fournaise, you never know. The volcano can be unpredictable. In any case, the Observatory announced today at 6:30 PM (local time – 3:30 PM in Paris) the end of the eruption that began on February 13, 2026. It lasted nearly 6 weeks.

The volcanic tremor signaled the end of the event around 4:30 PM after two successive drops on March 25, before returning to a level close to the seismic background noise around 3:00 PM local time. A residual tremor was then observed until its gradual disappearance.

The OVPF explains in its bulletin that no hypothesis is being ruled out regarding the evolution of the situation: definitive cessation or resumption of activity. Similar episodes have already been observed, with sudden resumptions of eruptive activity after a period of inactivity, notably during the August–October 2015 eruption.

Degassing continues, and lava flows may remain visible due to the gradual emptying of the tunnels.
Source: OVPF.

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The most striking feature of this 41-day eruption was, first and foremost, the lava flowing across the RN 2 highway on the morning of March 13, 2026, between Sainte-Rose and Saint-Philippe, an event that hadn’t occurred since 2007.

As in 2007, the lava then entered the sea during the night of March 16-17, 2026. It built a platform extending as far as 200 meters into the ocean and one kilometer wide, covering an area of ​​more than 8 hectares. This is much less than the 12 hectares of 2007, but the show was still remarkable.

The préfet has just reiterated the danger of the site, which is strictly off-limits: « Under this platform formed at the contact of lava and the ocean, lava flows in a tunnel at over 1000°C. You are walking on a thin and unstable crust. It can give way suddenly. »

Islande : un tunnel vers les îles Westmann ? // Iceland : A tunnel to the Westmann Islands ?

Après le projet de pont entre la Calabre et la Sicile en Italie, voici le projet de tunnel entre l’Islande continentale et les îles Vestmann !

Les discussions autour de ce tunnel durent depuis plusieurs années. En 2021, un document a été soumis au Parlement proposant une étude de faisabilité géologique. Ce document précisait qu’« une étude de faisabilité a été menée en 2000, examinant plusieurs options, dont un tunnel sous-marin et un tunnel maritime […] Il est important de poursuivre le projet afin de déterminer la faisabilité d’une liaison routière entre le continent et les îles.»

En 2023, un groupe de travail a été mis en place pour évaluer la faisabilité du projet. Un accord a été finalisé avec l’Association agricole de Flói et Skeið pour la réalisation de carottages qui fourniraient des informations essentielles sur les couches géologiques et les fondations le long du tracé proposé.
L’objectif principal du projet était d’étudier la possibilité de construire une liaison routière en cartographiant les conditions géologiques. Les données obtenues grâce aux carottages constitueraient un élément clé pour évaluer la faisabilité technique du projet. En 2023, il a été décidé que les forages auraient lieu sur deux sites clés : Eiði, sur l’île de Heimaey, et Landeyjasandur, près de la ferme de Kross. Les préparatifs devaient débuter début avril 2024, et les forages débuteraient fin avril. Cette phase de recherche devait s’achever début juillet.

Un communiqué de presse de décembre 2025 indiquait que la société Eyjagöng ehf. souhaitait lever des fonds pour réaliser des études géologiques à Heimaey et à Kross, dans l’île de Landeyjar. L’article expliquait que la construction de tunnels routiers vers Heimaey transformerait radicalement les transports en Islande.
Eyjagöng ehf. ambitionnait d’étudier les strates géologiques de Heimaey et de Kross, dans l’île de Landeyjar, afin de réduire l’incertitude quant au coût d’une éventuelle liaison routière entre le continent et les îles. L’article de presse rappelle qu’un groupe de travail a conclu en 2024 qu’il était urgent de mener des études géologiques à Heimaey et à Kross dans le cadre d’un éventuel projet de construction de tunnel.

Aujourd’hui, en 2026, nous apprenons qu’« Eyjagöng ehf. a franchi une étape importante dans l’évaluation de la faisabilité d’une liaison routière permanente entre l’Islande continentale et les îles Vestmann.» Un accord a été finalisé avec l’Association agricole de Flói et Skeið pour la réalisation de carottages, qui fourniront des informations essentielles sur les couches géologiques et les fondations le long du tracé proposé.
On nous rappelle que l’objectif principal du projet est d’étudier la possibilité de construire une liaison routière en cartographiant les conditions géologiques. Les données obtenues grâce aux carottages seront déterminantes pour l’évaluation de la faisabilité technique du projet. Des forages auront lieu à deux endroits clés : Eiði sur l’île de Heimaey et Landeyjasandur, près de la ferme Kross. Comme prévu en 2023, les préparatifs débuteront début avril 2026 et les forages devraient commencer fin avril. Cette phase de la recherche devrait s’achever début juillet.
Source : Médias islandais.

Les îles Westmann sont un chapelet de 18 îles et îlots dont une seule est habitée. Heimaey, l’île la plus vaste de l’archipel accueille un peu plus de 4 000 habitants. Heimaey a été rendue célèbre par l’éruption du volcan Eldfell le 23 janvier 1973. La population a été évacuée notamment sur des bateaux de pêche qui avaient été retenus au port la veille à cause d’une tempête. La coulée de lave émise par le volcan a menacé de détruire le port dont dépendait la vie du village et de ses habitants, mais il put être sauvé. Un tiers de la ville fut cependant détruite. La majorité des habitants ont réintégré l’île une fois l’éruption terminée.

D’un point de vue pratique, l’archipel des Westmann est distant d’une dizaine de kilomètres des côtes sud de l’Islande continentale. Il faut compter une quarantaine de minutes pour effectuer la traversée en ferry entre Landeyjahöfn et Heimaey, avec une mer qui est souvent agitée.

Source: Wikipedia

S’agissant d’Heimaey, je recommande chaudement la lecture du livre Heimaey, un excellent polar écrit par Ian Manook. L’ouvrage fait partie d’une trilogie dédiée à l’Islande.

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After the bridge to connect Calabria and Sicily in Italy, here is the tunnel to connect mainland Iceland and the Westmann Islands !

The talks about the tunnel have been occurring for several years and in 2021 a paper was submitted to Parliament proposing research on the geologic possibility of the tunnel. The document said that “a feasibility study was carried out in 2000 which looked at a number of options, including a sub-sea tunnel and a naval tunnel […] It is important to continue the project so that it will be determined whether it is possible to establish a road connection between the mainland and the islands.”

In 2023, a working group was set up to assess the feasibility of the project. An agreement had been finalized with the Flói and Skeið Agricultural Association to conduct core drilling, which would provide essential insight into the geological layers and foundations along the proposed route.

The primary objective of the project was to investigate the possibility of constructing a road connection by mapping geological conditions. Data obtained from the core drilling would serve as key input in evaluating the technical feasibility of the project.

In 2023, it was decided that the drilling would take place at two key locations: Eiði on Heimaey and Landeyjasandur near the farm Kross

Preparations were supposed to begin in early April 2024, with drilling scheduled to start in late April. This phase of the research was expected to be completed by early July.

A press release in December 2025 said that the company Eyjagöng ehf. intended to raise funds in order to carry out geological investigations on Heimaey and at Kross in Landeyjar. The article explained that road tunnels to Heimaeywould completely transform transport in Iceland.

Eyjagöng ehf. aimed to undertake investigations of geological strata on Heimaey and at Kross in Landeyjar. The purpose was to reduce uncertainty regarding the cost of a possible road connection between the mainland and the islands.

The press article reminds the public that a working group concluded in 2024 that it was urgent to carry out geological investigations on Heimaey and at Kross in Landeyjar because of possible tunnel construction.

Today, in 2026, we learn that « Eyjagöng ehf. has reached an important milestone in assessing the feasibility of establishing a permanent road connection between mainland Iceland and the Westman Islands. » An agreement has been finalized with the Flói and Skeið Agricultural Association to conduct core drilling, which will provide essential insight into the geological layers and foundations along the proposed route.

The primary objective of the project is to investigate the possibility of constructing a road connection by mapping geological conditions. Data obtained from the core drilling will serve as key input in evaluating the technical feasibility of the project.

Drilling will take place at two key locations: Eiði on Heimaey and Landeyjasandur near the farm Kross

Just like it was planned in 2023, preparations will begin in early April 2026, with drilling scheduled to start in late April. This phase of the research is expected to be completed by early July.

Source : Icelandic news media.

The Westman Islands are a group of 18 islands and islets, only one of which is inhabited. Heimaey, the largest island in the archipelago, is home to just over 4,000 people. Heimaey became famous with the eruption of the Eldfell volcano on January 23, 1973. The population was evacuated, notably on fishing boats that had been held up in the harbor the previous day due to a storm. The lava flow from the volcano threatened to destroy the harbor, on which the village and its inhabitants depended, but it was saved. However, a third of the town was destroyed. The majority of the inhabitants returned to the island once the eruption had ended.

From a practical point of view, the Westman Islands are located about ten kilometers off the southern coast of mainland Iceland. The ferry crossing between Landeyjahöfn and Heimaey takes about forty minutes, with the sea often being rough.

Le Popocatepetl (Mexique) en 3D // 3D images of Popocatepetl (Mexico)

Le Popocatépetl est l’un des volcans les plus actifs et des plus dangereux d’Amérique car il est situé à proximité de zones densément peuplées. En particulier, le volcan se trouve à seulement 70 kilomètres au sud-est de Mexico, avec plus de 20 millions de personnes sous la menace des nuages de cendres et de débris volcaniques. Haut de 5 426 mètres, c’est le deuxième plus haut sommet du Mexique.

Crédit photo: CENAPRED

El Popo est en activité quasi continue depuis 1994. Son niveau d’alerte est actuellement à la couleur Jaune Phase 2. On observe des panaches de gaz et de cendres qui s’élèvent à plusieurs centaines de mètres au-dessus du sommet, avec parfois des retombées de cendres sur les zones sous le vent. L’accès au sommet est strictement interdit en raison du danger permanent et de son imprévisibilité.

Vue du cratère du Popocatepetl

Pour essayer de mieux anticiper l’activité du volcan, un groupe de chercheurs a cartographié avec précision l’intérieur de l’édifice volcanique. Pendant cinq ans, des spécialistes de l’Université nationale autonome de Mexico ont gravi les pentes du volcan, transportant des kilos de matériel. L’objectif était d’installer de nouveaux sismomètres sur les pentes du Popo pour collecter une importante quantité de données sismiques.

J’ai déjà consacré une note à cette étude le 31 décembre 2025, mais je trouve qu’elle mérite qu’on s’y attarde.

L’intelligence artificielle (IA) pour mieux comprendre le Popocatepetl (Mexique) // Artificial intelligence (AI) to better understand Popocatepetl (Mexico)

 

On enregistre régulièrement des épisodes de trémor sur le volcan, liés aux mouvements du magma et de la circulation des gaz et de l’eau en profondeur. Ce sont autant de petits signaux sismiques captés par les instruments de mesure et qui renferment de précieux indices sur la structure interne du volcan.

 Sismogramme et spectrogramme d’un épisode de trémor harmonique sur le Popo en décembre 2000 (Source : AGU Publications)

Les chercheurs ont fait intervenir l’intelligence artificielle (IA) dans le traitement de ces signaux. Comme l’a précisé une scientifique de la mission, « on a appris à la machine quels étaient les différents types de trémor sismique que l’on peut avoir sur El Popo. » L’algorithme a ensuite pu de lui-même cataloguer les données obtenues et les « traduire » en matière de matériaux, d’état, de température et de profondeur.

Ces résultats ont alors permis aux chercheurs de construire une image 3D de l’intérieur du volcan, jusqu’à 18 kilomètres sous le cratère, rendant visibles les différents conduits volcaniques et la distribution des réservoirs magmatiques. Ils devraient être publiés sous peu et être utiles aux autorités pour la prévention du risque volcanique.

Source : Phys.org

Ce n’est pas la première fois que des scientifiques réussissent à obtenir des images de l’intérieur d’un volcan. Comme je l’ai indiqué dans des notes précédentes, la muographie – qui s’appuie sue les particules cosmiques – a permis d’obtenir des images de volcans comme la Soufrière de la Guadeloupe, du sommet du Stromboli et de volcans japonais. Reste à comprendre comment le magma se comporte dans le système d’alimentation. Cela suppose une étude approfondie des gaz qui sont le moteur des éruptions.

Intérieur de la Soufrière de la Guadeloupre (Source : CNRS / Projet Diaphane)

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Popocatépetl is one of the most active and dangerous volcanoes in the Americas because it is located near densely populated areas. In particular, the volcano is only 70 kilometers southeast of Mexico City, with more than 20 million people under threat from clouds of ash and volcanic debris. At 5,426 meters, it is the second highest peak in Mexico.

El Popo has been almost continuously active since 1994. Its alert level is currently Yellow Phase 2. Plumes of gas and ash are observed rising several hundred meters above the summit, with ashfall sometimes occurring in downwind areas. Access to the summit is strictly prohibited due to the constant danger and its unpredictability.

To try to better anticipate the volcano’s activity, a group of researchers has precisely mapped the interior of the volcanic edifice. For five years, specialists from the National Autonomous University of Mexico climbed the slopes of the volcano, carrying kilograms of equipment. The goal was to install new seismometers on the slopes of El Popo to collect a significant amount of seismic data. Tremor episodes are regularly recorded on the volcano, linked to the movement of magma and the circulation of gases and water deep underground. These are small seismic signals captured by the measuring instruments, containing valuable clues about the volcano’s internal structure.

The researchers used artificial intelligence (AI) to process these signals. As one of the mission’s scientists explained, « We taught the machine the different types of seismic tremors that can occur on El Popo. » The algorithm was then able to automatically catalog the data obtained and « translate » it into terms of materials, state, temperature, and depth. These results allowed researchers to construct a 3D image of the volcano’s interior, extending up to 18 kilometers below the crater, revealing the various volcanic conduits and the distribution of magma reservoirs. These results should be published shortly and will be useful to authorities for volcano risk prevention.

Source: Phys.org.

This is not the first time scientists have succeeded in obtaining images of the interior of a volcano. As I mentioned in previous posts, muography—which relies on cosmic particles—has made it possible to obtain images of volcanoes such as La Soufrière in Guadeloupe, the summit of Stromboli, and Japanese volcanoes. It remains to be understood how magma behaves within the supply system. This requires a thorough study of the gases that drive the eruptions.