Quelle chaleur ! // How hot !

L’Australie connaît actuellement la plus forte vague de chaleur de son histoire et les records tombent. La température moyenne nationale a atteint 40,9°C le 19 décembre 2019, faisant de cette journée la plus chaude depuis le début des relevés. Le précédent record de 40,3°C remonte à janvier 2013. Les météorologues australiens pensent que la vague de chaleur pourrait encore s’accentuer, ce qui ne va pas améliorer la situation sur le front des incendies de végétation.

 Source : Australia  Bureau of Meteorology

La situation n’est guère plus enviable en Russie où une station météorologique au nord de Moscou a enregistré le 18 décembre 2019 une température de 5,4°C, du jamais vu depuis le début des relevés. Le précédent record de 5,3°C remonte à 1886. Ce même jour, la capitale russe a enregistré un nouveau record de chaleur, avec absence de neige, ce qui est tout à fait inhabituel à cette époque de l’année. Les Moscovites ont dû renoncer au ski de fond et les patinoires de plein air sont fermées.
Source : BFMTV.

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Australia is currently going through the strongest heat wave in its history and records are breaking. The national average temperature reached 40.9°C on December 19th, 2019, making this day the hottest since the surveys began. The previous record of 40.3°C dates back to January 2013. Australian meteorologists believe that the heat wave could worsen further, which will not improve the wildfire situation.
Source: Australia Bureau of Meteorology

The situation is hardly more enviable in Russia where a weather station north of Moscow recorded a temperature of 5.4°C on December 18th, 2019, unprecedented since the start of the surveys. The previous record of 5.3°C dates back to 1886. That same day, the Russian capital recorded a new heat record, with no snow, which is quite unusual at this time of the year. Muscovites had to give up cross-country skiing and the outdoor skating rinks were closed.
Source: BFMTV.

Source : Australia  Bureau of Meteorology

La COP 25 : un échec pour la planète ! // COP 25 : a failure for the planet !

Inutile de prendre des gants pour le dire : la COP25 de Madrid – organisée à la va-vite pour remplacer celle qui devait se tenir au Chili – s’est soldée par un échec cuisant. Un accord a minima a été adopté en séance publique pour sauver la face, mais aucune solution n’a été proposée pour répondre à l’urgence climatique. Les participants ont ignoré les mises en garde des scientifiques qui préviennent que la hausse des températures atteindra bientôt un point de non retour si les émissions carbone ne diminuent pas de manière drastique.

On le sait depuis longtemps, mais les Etats l’ignorent royalement : Au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre, le mercure pourrait gagner jusqu’à 4 ou 5°C d’ici la fin du siècle. L’Australie en sait quelque chose car le pays traverse en ce moment la plus sévère vague de chaleur de son histoire, comme l’a fait la France l’été dernier. Le record national de température a été battu le 19 décembre 2019 avec une moyenne de 40,9°C et ce n’est probablement pas fini! Même si les quelque 200 signataires de l’accord de Paris respectaient leurs engagements, le réchauffement dépasserait 3°C.

La déclaration finale de la COP25 se contente de reconnaître le « besoin urgent » de réduire l’écart entre les promesses de réduction des émissions carbone et l’objectif de l’accord de Paris de contenir l’augmentation de la température mondiale à un niveau inférieur à 2°C par rapport aux niveaux préindustriels.

Signe du peu d’importance que les chefs d’états accordent au réchauffement climatique, le président français n’a pas daigné faire le déplacement à Madrid pour sortir les négociations climatiques de l’impasse et défendre l’accord de Paris.

Tous les Etats doivent soumettre d’ici la COP26 à Glasgow une version révisée de leurs engagements. A ce stade, quelque 80 pays se sont engagés à présenter un rehaussement de cette ambition mais ils ne représentent qu’environ 10% des émissions mondiales. Les appels de nombreux pays et de l’Union européenne à adopter des objectifs plus ambitieux se sont heurtés à la résistance de plusieurs gros pollueurs, notamment le Brésil, la Chine, l’Australie, l’Arabie saoudite et les Etats-Unis.

La COP 24 s’était déroulée en Pologne, au cœur du bassin houiller de Silésie, alors que le président polonais refuse d’en réduire la production. C’est tout dire ! Les Conférences des parties sont-elles utiles? J’en doute vraiment. En plus elles sont une gabegie financière dont on se passerait volontiers!

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Needless to say, the Madrid COP25 – hastily organized to replace the one that was to be held in Chile – ended in dismal failure. A minimum agreement was adopted in public session to save face, but no solution was proposed to respond to the climate emergency. Participants ignored the warnings of scientists who explain that the rise in temperatures will soon reach a point of no return if carbon emissions do not decrease drastically.
The States completely ignore this warning: At the current rate of greenhouse gas emissions, temperatures could gain up to 4 or 5°C by the end of the century. Australia knows this because the country is currently going through the most severe heat wave in its history, as France did last summer. The national record was beaten on Decembre 19th, 2019 with 40.9°C. Even if the 200 or so signatories to the Paris Agreement respected their commitments, global warming would exceed 3°C.
The final declaration of COP 25 merely admits the « urgent need » to close the gap between promises to reduce carbon emissions and the objective of the Paris agreement to contain the rise in global temperature to a level below 2°C compared to pre-industrial levels.
As a sign of the little importance that heads of state attach to global warming, the French president did not condescend to make the trip to Madrid to break the climate negotiations from the dead end and defend the Paris agreement.
All States must submit by Glasgow COP26 a revised version of their commitments. At this stage, some 80 countries have committed to presenting an increase in this ambition, but they represent only around 10% of global emissions. Calls by many countries and the European Union to adopt more ambitious targets have met with resistance from several big polluters, including Brazil, China, Australia, Saudi Arabia and the United States.

COP 24 took place in Poland, in the heart of the Silesian coal basin, while the Polish president refuses to reduce production. That says it all! Are the Conferences of Parties useful? I’m not sure. They are a waste of money that could easily be avoided!

Pendant ce temps, la banquise et les glaciers continuent de fondre et les événements extrêmes se multiplient. Nous allons tous le  payer très cher !

Meanwhile, the ice sheet and the glaciers continue to melt and extreme events multiply. We will all pay dearly for it!

Novembre 2019 encore trop chaud // November 2019 still too hot

La NASA vient d’indiquer que novembre 2019 a été le deuxième plus chaud de l’histoire Avec +1,02°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, l’anomalie relevée en novembre 2019 est la deuxième plus élevée depuis le début des mesures de la NASA remontant à 1880. Alors qu’octobre 2019 avait été marqué par un record de chaleur dans l’hémisphère nord, cette fois, c’est l’hémisphère sud qui atteint un niveau inédit. Il enregistre un record de chaleur avec +0,83°C. L’Antarctique affiche des anomalies nettement positives avec +2,25°C au-delà de la latitude 75°S. Les températures des régions tropicales sont en légère hausse après une période stable les trois mois précédents.

Pour l’année en cours (janvier-novembre), 2019 se situe à +0,97°C, à mi-chemin entre le record de 2016 (+1,01°C) et 2017 (+0,92°C). On peut donc affirmer dès à présent sans prendre trop de risques que 2019 sera la deuxième année la plus chaude depuis 1880.

Source : global-climat.

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NASA has just indicated that November 2019 was the second hottest in history With +1.02°C above the 1951-1980 average, the anomaly noted in November 2019 is the second highest since NASA measurements began in 1880. While October 2019 was marked by a record heat in the northern hemisphere, this time, the southern hemisphere reached an unprecedented level. It records a heat record with +0.83°C. Antarctica shows clearly positive anomalies with +2.25°C beyond the 75°S latitude. Temperatures in tropical regions are slightly increasing after a stable period the previous three months.
For the current year (January-November), 2019 stands at +0.97°C, halfway between the record for 2016 (+1.01°C) and 2017 (+0.92°C) . We can therefore say now without taking too many risks that 2019 will be the second hottest year since 1880.
Source: global-climat.

Anomalies de température pour le mois de novembre 2019

(Source : NASA)

2019: Deuxième mois d’octobre le plus chaud !

La NASA vient d’indiquer qu’octobre 2019 a été le 2ème mois d’octobre le plus chaud de l’histoire. Le classement publié par l’agence américaine confirme celui des autres agences climatiques dans le monde. Octobre 2019 frôle ainsi le record établi lors de l’avènement du phénomène El Niño extrême de 2015. Avec +1,04°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, l’anomalie relevée en octobre 2019 est la deuxième plus élevée des annales. Les anomalies sont surtout importantes dans l’hémisphère nord qui n’a jamais été aussi chaud en octobre.
Une fois de plus, le haut du classement est dominé par la période récente. Depuis 1880, les 5 mois d’octobre les plus chauds ont été observés ces 5 dernières années.
Pour le mois d’octobre, sur les 100 dernières années, le rythme du réchauffement est de +0,093°C par décennie. Sur les 20 dernières années (depuis 1999), on note une accélération de +0,29°C par décennie.
Au vu des chiffres actuels, 2019 terminera probablement à la 2ème place (La Poulidor de l’histoire, avec un clin d’oeil à notre champion limousin qui vient de nous quitter). Pour l’année en cours (janvier-octobre), 2019 se situe à +0,97°C, à mi-chemin entre le record de 2016 (+1,02°C) et 2017 (+0,92°C).
Source: NASA, global-climat.

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NASA has just indicated that October 2019 was the second hottest October in history. The ranking published by the US agency confirms the results of other climate agencies in the world. October 2019 is close to the record set by the advent of the extreme El Niño phenomenon of 2015. With + 1.04°C above the 1951-1980 average, the anomaly recorded in October 2019 is the second highest in the archives. The anomalies are especiallysignificant in the northern hemisphere, which has never been so hot in October.
Once again, the top of the ranking is dominated by the recent period. Since 1880, the warmest 5 months of October have been observed in the last 5 years.
For the month of October, over the last 100 years, the rate of warming is + 0.093°C per decade. Over the last 20 years (since 1999), there has been an acceleration of + 0.29°C per decade.
In view of the current figures, 2019 will probably finish in 2nd place. For the current year (January-October), 2019 is at + 0.97°C, halfway between the record of 2016 (+ 1.02°C) and 2017 (+ 0.92°C) .
Source: NASA, global-climat.

Source: global-climat