White Island (Nouvelle Zélande) & Sinabung (Indonésie)

drapeau-francaisUn séisme de M 4.4 a été enregistré près de White Island, mais les volcanologues ne pensent pas qu’il y ait de lien avec le volcan. L’événement s’est produit ce mercredi à 8h43, à 50 kilomètres à l’ouest de White Island, à une profondeur de 177 kilomètres.
Les volcanologues locaux restent prudents. Comme l’a dit l’un d’eux, « il se passe toujours des choses assez bizarres avec les volcans et on ne peut jamais vraiment dire ce qu’ils vont faire.»
Source: GeoNet.

Le Sinabung, qui était resté relativement calme au cours des derniers mois, connaît un regain d’activité depuis le 30 octobre, avec des panaches de cendre jusqu’à 1 km de hauteur. Les autorités interdisent aux touristes de s’approcher à moins de 6 km du cratère.
Il semble que le dôme de lave sommital soit en train d’être détruit par une série d’explosions qui déclenchent des coulées pyroclastiques d’ampleur faible à modérée sur les pentes sud-est et est du volcan.
Source: Jakarta Post.

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drapeau-anglaisAn M 4.4 earthquake has been recorded near White Island but experts say the shake is unlikely to cause issues with the volcano. It struck 50 kilometres west of White Island at 8.43 am on Wednesday, at a depth of 177 kilometres.

Local volcanologists remain cautions. Said one of them: “There’s always quite strange things that happen around volcanoes, so you never want to talk too much about what they’re going to do. »

Source: GeoNet.

Mt Sinabung, which had remained relatively quiet during the past months, went through another outbreak of activity on Sunday, October 30th when it spewed ash that reached as high as 1km. The volcano has prompted the authorities to bar tourists from entering a radius of 6 km from the crater.

It seems the summit lava dome is now being destroyed by a series of explosions that trigger small to moderate pyroclastic flows on the southeastern and eastern slopes of the volcano.

Source: The Jakarta post.

Nouveau séisme dans le centre de l’Italie // New earthquake in Central Italy

drapeau-francais26 october (23 heures): Un puissant séisme de M6.1 a de nouveau frappé le centre de l’Italie à 19h18 (TU) le 26 octobre 2016. Selon l’USGS, l’événement a eu lieu à une profondeur de 10 km. L’épicentre a été localisé à 31 km au SO de Macerata, 62 km au SO d’Ancone, et 144 km au NE de Rome .
Cette région a déjà été frappée par un séisme de M6.2 le 24 août 2016 qui a tué près de 300 personnes.  .
C’était la treizième secousse enregistrée dans cette région depuis un événement de M5.5 à 17:10 (TU) qui a provoqué des coupures de courant dans toute la région, la fermeture d’une route et provoqué un mouvement de panique parmi la population. Il est fait état de dégâts aux bâtiments, mais on ne recense pas de victimes.

27 octobre (9 heures): La terre continue de trembler ce matin dans le centre de l’Italie. Depuis 19h10 hier (quand s’est produit le séisme de M 5,4), on a enregistré plus de 200 événements dont plus de 40 d’une magnitude comprise entre M 3 et M 4, trois secousses entre M 4 et M 5:et deux d’une magnitude supérieure à M 5. Depuis le 24 août 2016, on a comptabilisé plus de 18000 événements dans une zone de plus de 60 kilomètres qui se prolonge le long des Apennins. 290 séismes avaient des magnitudes comprises entre 4 et 5 et 4 présentaient une magnitude de M 5.
Les fortes secousses ressenties le 26 octobre au soir font partie du même système qui a déclenché le séisme du 24 août. Selon l’INGV, il pourrait s’agir de l’activation d’une nouvelle faille, probablement liée au nord à celle qui a généré le séisme du mois d’août dernier.

Ce matin, il s’avère que les secousses enregistrées hier soir n’ont causé que des dégâts matériels. Il n’y a que quelques blessés légers. Une personne est décédée d’une crise cardiaque. La première secousse a déclenché un mouvement de panique qui a fait sortir les gens des maisons. C’est ce qui explique que la deuxième secousse, pourtant plus forte, n’a pas fait de victimes.

 

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drapeau-anglais26 October (23:00): A strong and shallow earthquake registered M6.1 hit central Italy at 19:18 UTC on October 26th, 2016. According to USGS, the event occurred at a depth of  10 km. The epicenter was located 31 km SW of Macerata, 62 km SW of Ancona, and 144 km NE of Rome..

This region was hit by a powerful M6.2 earthquake on August 24th, 2016 that killed nearly 300 people.

This is the 13th earthquake registered in this region since an M5.5 event at 17:10 UTC which knocked out power throughout the region, closed a major highway and sent panicked residents into the streets. There were scattered reports of damage to buildings, but no immediate reports of victims.

27 October (9:00): The Earth is still trembling this morning in Central Italy. Since 19:10 last night (when the M 5.4 earthquake occurred), more than 200 events have been recorded, including 40 with magnitudes between M 3 and M 4, two with magnitudes between M 4 and M 5, and two events greater than M 5. Since August 24th, 2016, there have been over 18,000 events in an area of over 60 km which extends along the Apennines. 290 earthquakes had magnitudes between M 4 and M 5 and 4 had a magnitude of M 5.
The strong shaking felt on October 26th in the evening is part of the same system that triggered the earthquake on 24 August. According to INGV, it could be the activation of a new fault, probably linked north to the one that generated the earthquake last August.

This morning, it turns out that the tremors recorded last night only caused material damage. Only a few minor injuries have been reported. One person died of a heart attack. The first quake triggered panic which sent people out of their houses. This is why the second quake, however stronger, caused no casualties.

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Source: CSEM / EMSC.

Séisme sur la dorsale de Gakkel (Océan Arctique) ! // An earthquake on the Gakkel Ridge (Arctic Ocean) !

drapeau-francaisC’est un événement très rare. Un séisme de M 4,7 a été enregistré sous les volcans qui occupent la partie orientale de la Dorsale de Gakkel, près du Pôle Nord géographique, dans l’Océan Arctique, à 18h47 (TU) le 22 octobre 2016. L’hypocentre a été localisé par l’USGS à une profondeur de 10 km. L’épicentre se situe à environ 500 km au sud du Pôle Nord géographique. La dernière éruption volcanique dans cette région a eu lieu en 1999.
La Dorsale de Gakkel est la zone d’accrétion la plus lente jamais observée sur Terre, avec un écartement d’environ 6 millimètres par an. La dorsale se trouve à la frontière entre la plaque nord-américaine et la plaque eurasienne. Les scientifiques ont identifié la Dorsale de Gakkel en 1950 et on pensait qu’elle n’était pas volcanique jusqu’en 1999, année où on a enregistré le plus important essaim sismique jamais observé sur une dorsale médio-océanique. L’essaim comportait 252 événements, dont 11 avec une magnitude supérieure à M 5. Une cartographie réalisée par sonar en mai 1999 a identifié un cône à l’extrémité ouest d’une ligne de volcans qui correspondait à la localisation moyenne des épicentres de l’essaim sismique.
De nouvelles observations à l’aide d’un sonar en 2001 ont révélé deux volcans jamais observés précédemment dans le secteur, ainsi que des cheminées hydrothermales.
Une mission d’observation en juillet 2007, a fourni une bathymétrie détaillée de la région et baptisé les volcans dont le Oden (foyer sismique de 1999), le Thor, et le Loke. Le Oden et le Loke étaient recouverts d’une fine couche de matériaux pyroclastiques, également observés dans l’ensemble de la zone d’étude. On pense que ces matériaux ont été produits par une éruption au cours de l’essaim sismique de1999. Il s’agit des premiers dépôts pyroclastiques jamais découverts à une telle profondeur océanique (environ 5 km), avec des pressions très fortes qui inhibent la formation de vapeur. L’expédition a également découvert des «tapis» étranges de communautés microbiennes incorporant au moins une demi-douzaine de nouvelles espèces.
Source: The Watchers..

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drapeau-anglaisIt is a rare event. An M 4.7 earthquake was registered under East Gakkel Ridge undersea volcanoes, near the Geographic North Pole, in the Arctic Ocean, at 18:47 UTC on October 22nd, 2016. The hypocenter was reported by USGS at a depth of 10 km. The epicenter was located about 500 km south of the Geographic North Pole The last known volcanic eruption in this area took place in 1999.

The Gakkel Ridge is the slowest known spreading ridge on Earth, with a rate of less than 1 cm per year. It is a divergent tectonic plate boundary between the North American Plate and the Eurasian Plate. Scientists identified it in 1950 and believed it was non-volcanic until 1999 when it experienced the largest ever earthquake swarm at a mid-oceanic ridge. The swarm included 252 events, among which 11 had a magnitude above M 5. Sonar mapping conducted in May 1999 identified a cone at the western end of a line of volcanoes that corresponded to the average location of the epicentres

A sonar survey in 2001 revealed two previously undiscovered volcanoes at this location.

A survey in July 2007 provided detailed bathymetry and named selected features, including the Oden (location of the 1999 seismicity), Thor, and Loke cones. Both Oden and Loke were covered with a light dusting of pyroclastic material, which was also found throughout the survey area, thought to be products of an eruption during the 1999 swarm. These were the first pyroclastic deposits ever found in such deep water, at oppressive pressures that inhibit the formation of steam. The expedition also discovered what they called bizarre ‘mats’ of microbial communities containing a half dozen or more new species.

Source: The Watchers.

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Vue des principales caractéristiques bathymétriques et topographiques de l’Océan Arctique avec la Dorsale de Gakkel à droite de la carte. (Source: Wikipedia)

Le Mont Aso (Japon) a-t-il entravé un séisme? Did Mount Aso (Japan) halt an earthquake ?

drapeau-francaisLe lien entre les séismes et les volcans n’a jamais été prouvé de manière définitive. Les séismes précèdent souvent les éruptions volcaniques car des fracturations se produisent dans l’édifice volcanique sous la poussée du magma au cours de son ascension. Cependant, aucune étude n’a vraiment prouvé qu’un séisme qui se produit dans une région volcanique déclenche l’éruption de volcans situés à proximité. Les Japonais craignaient que le séisme de Fukushima en avril 2011 réveille le Mont Fuji, mais aucune éruption n’a encore eu lieu.
Un article qui vient d’être publié dans la revue Science nous apprend que le Mont Aso, l’un des volcans les plus actifs du Japon, a récemment fait obstacle à un puissant séisme qui a ensuite perdu de son intensité.
Le séisme de M 7.1 qui a secoué la ville de Kumamoto le 16 avril, 2016 a ouvert des fractures à la surface du sol sur une zone de plus de 40 kilomètres de longueur. Les scientifiques japonais ont relevé des indices qui laissent supposer que la chambre magmatique du Mont Aso, situé à environ 30 kilomètres de l’épicentre, a fait obstacle à ce puissant séisme.
Cette découverte a donné aux scientifiques un aperçu de l’interaction possible entre les volcans et les séismes. Elle est intéressante au Japon, pays particulièrement vulnérable aux séismes et aux éruptions volcaniques.
Peu de temps après le séisme de Kumamoto, les scientifiques ont visité la zone de l’épicentre et ils ont passé 10 jours à analyser les fractures ouvertes par cet événement. Ils ont découvert des fractures récentes qui se prolongeaient jusque dans la caldeira de l’Aso, du sud-ouest vers le nord-est, avant de s’arrêter brusquement à 6 kilomètres sous la surface.
Les analyses de l’activité sismique profonde sous la caldeira, là où les fractures s’arrêtaient, ont indiqué qu’il y avait une chambre magmatique à cet endroit. Les chercheurs ont conclu que les ondes sismiques se sont déplacées vers le Mont Aso à travers des roches froides et friables, mais la rencontre soudaine avec l’extrême chaleur générée par le magma sous le volcan a dispersé l’énergie vers le haut et vers l’extérieur, réduisant pas là même l’intensité du séisme et provoquant l’arrêt des fractures. Selon un chercheur: « Il s’agit du premier exemple à ce jour montrant l’interaction entre le volcan et la fracturation sismique. » Il existe toutefois  quelques autres exemples assez semblables. En 1707, les fractures ouvertes par le séisme de M 8.7 de Houei-Tokai-Nankai se sont dirigées vers le nord avant d’être interrompues par le flanc ouest du mont Fuji. De la même façon, en 1930, les fractures ouvertes par le séisme de M 7.3 dans le nord de l’archipel d’Izu ont été interrompues par le Mont Hakone.
La dernière découverte dans la région de l’Aso pourrait aider les chercheurs à anticiper avec plus de précision le déroulement des séismes en fonction de leur interaction avec les volcans. Il se pourrait que les systèmes magmatiques fassent obstacles aux fractures sismiques et, ce faisant, limitent l’intensité des séismes de manière prévisible. Cependant, l’exemple du Mont Aso ne concerne qu’un seul séisme et il serait hasardeux de vouloir généraliser.

Source: Live Science & Science Magazine.

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drapeau-anglaisThe link between earthquakes and volcanoes has never been definitely proved. Earthquakes often precede volcanic eruptions because fractures occur in the volcanic edifice under the push of magma during its ascent. However, no study has really proved that an earthquake occurring in a volcanic region triggers eruptions of nearby volcanoes. It was feared that the April 2011 Fukushima earthquake might wake up Mount Fuji, but no eruption has happened yet.

An article published online in the journal Science informs us that Mount Aso, one of the most active volcanoes in Japan, recently helped to stop a powerful earthquake before it subsided on its own.

When an M 7.1 quake struck Kumamoto on April 16th, 2016, it opened surface fractures in a zone extending over 40 kilometres. However, scientists found evidence suggesting that the powerful earthquake was halted by Mount Aso’s magma chamber, located about 30 kilometres from where the quake originated.

This finding provided scientists with a rare glimpse of how volcanoes and earthquakes may interact. This topic is of particular interest in Japan, which is particularly vulnerable to both volcanoes and earthquakes

Shortly after the Kumamoto quake, the researchers visited the epicentre and spent 10 days investigating the fractures left behind by the quake. They discovered fresh ruptures that extended into Aso’s caldera, from the southwest to the northeast edge, and they abruptly ended there, at depths of 6 kilometres below the surface.

Investigations of seismic activity deep under the caldera where the ruptures stopped indicated that there was a chamber holding magma at that very spot. The researchers concluded that energy waves from the quake travelled toward Mount Aso through cool, brittle rock, but the sudden encounter with the extreme heat generated by rising magma under the volcano dispersed the energy upward and outward, sapping the strength of the quake’s flow and stopping the rupture. Said one researcher : « This is the first case concerning the interaction between the volcano and co-seismic rupturing as we know so far. » However, other examples might represent similar activity. In 1707, ruptures generated by the M 8.7 Houei-Tokai-Nankai earthquake extended northward and eventually terminated at the western side of Mount Fuji. In 1930, the rupturing of the M 7.3 North Izu earthquake was interrupted at the Hakone volcano.

This discovery could help researchers more accurately anticipate earthquakes’ duration relative to their interaction with volcanoes. What it might mean for earthquakes is that magmatic systems might segment faults and, by doing so, limit the size of earthquakes in a predictable way. However, the current example at Mount Aso only concerns one earthquake and it would be potentially hazardous to generalize to future earthquakes.

Source: Live Science & Science Magazine.

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Le Mont Aso: Un bouclier anti-sismique? (Photo: F. Gueffier)