Détresse sur le Ruapehu (Nouvelle Zélande) // Surviving Ruapehu (New Zealand)

drapeau-francaisS’ils pouvaient parler, certains volcans de notre planète auraient des histoires à raconter, certaines drôles, d’autres dramatiques. J’ai relaté certaines dans mon livre Volcanecdotes, aujourd’hui épuisé. Voici le récit d’une situation particulièrement difficile vécue par deux jeunes Néo-Zélandais sur le Ruapehu…

Le Ruapehu, l’un des volcans les plus actifs de Nouvelle Zélande, est entré en éruption le 25 septembre 2007 à 20h26, en générant deux lahars et une colonne de cendre et autres matériaux qui est montée jusqu’à environ 4.500 mètres de hauteur, avec des retombées sur tout le sommet du volcan. L’événement explosif s’est accompagné d’une séquence sismique qui a duré 8 minutes. Il a été précédé d’une activité sismique mineure d’environ 10 minutes, beaucoup trop faible et de trop courte durée pour avertir de l’imminence de l’éruption.
Le 25 septembre 2007, William Pike et son ami, James Christie, avaient escaladé le Ruapehu et ils avaient décidé de faire une halte sur le chemin du retour dans le Shelter Dome, un petit refuge édifié en cas d’urgence près du lac de cratère.
A 8h26, le volcan est entré en éruption. Le premier signe de cet événement ressenti par les deux hommes fut une énorme « vague de pression » – autrement dit une onde de choc – dont le souffle fit ouvrir la porte du refuge. Encore enfoui dans son sac de couchage, William Pike s’avança afin de jeter un coup d’œil à l’extérieur. Horrifié, il assista au spectacle de la montagne qui commençait à cracher des pierres, avant de recevoir de plein fouet un lahar de boue, d’eau et de débris. La coulée de boue le projeta contre le mur du fond du refuge où il se retrouva en position assise, tandis que la boue formait comme un ciment autour de lui. Sa jambe droite avait été horriblement brisée et restait prisonnière de l’amas de matériaux.
Les deux hommes ont fait tout ce qui était possible pendant une quinzaine de minutes pour libérer William Pike, mais leurs efforts sont restés vains car la jambe était coincée dans l’amas de débris. Il fallait donc que James Christie parcoure la pente du volcan pour demander de l’aide. Vêtu seulement de sous-vêtements thermiques, il réussit à extraire ses chaussures de la boue, ainsi que la veste de Pike, une lampe frontale et un piolet, mais il ne put récupérer des crampons ou des chaussettes pour les chaussures de montagne.
Environ une demi-heure après le départ de James Christie, Pike perdit conscience, convaincu qu’il allait mourir. Lorsque les secouristes sont arrivés au refuge vers une heure du matin, il était en état d’hypothermie avancée, avec une température de 25 degrés Celsius. Il fut finalement héliporté vers l’hôpital de Waikato où il arriva vers 4h du matin. L’un des médecins dit plus tard que la première chose qu’il observa au moment de l’arrivée de Pike aux urgences fut une « puanteur de soufre ».
Quand William Pike sortit de son coma un jour plus tard, son père était à ses côtés et il lui a dit tout de suite que sa jambe droite avait été amputée au-dessous du genou pour lui sauver la vie.
Pike est sorti de l’hôpital au bout de neuf semaines. Après s’être d’abord déplacé sur des béquilles, il reçut sa première prothèse de jambe en février 2008. Il est retourné enseigner à l’école primaire Murrays Bay du North Shore d’Auckland seulement six mois après l’accident, avec un emploi à temps partiel.
Fin 2008, William Pike a effectué sa première marche en pleine nature.
En 2009, le directeur adjoint de l’Hilltop School de Taupo et un parent d’élève lui ont demandé de piloter un programme d’éducation en plein air qui a conduit à la création du William Pike Challenge Award, malgré la réticence de Pike à utiliser son nom. Le Prix s’adresse à des collégiens de 11 à 13 ans et vient en complément du Prix Edmund Hillary. Les élèves participent à six activités de plein air durant l’année; ils doivent aussi s’acquitter de 20 heures de service communautaire et passer 20 heures à développer un nouveau hobby.
Aujourd’hui, des milliers de petits Néo-Zélandais participent au programme d’éducation en plein air de William Pike.
Source: Manawatu Evening Standard (http://www.stuff.co.nz/manawatu-standard)

Cette anecdote me rappelle l’histoire poignante que Stanley Williams a racontée dans son livre «Le Cri du Volcan » (« Surviving Galeras » dans la version anglaise). Une équipe de volcanologues été surprise par une explosion soudaine et violente du Galeras en Colombie en 1993. Neuf personnes sont mortes et plusieurs autres, parmi lesquelles Stanley Willimas, ont été grièvement blessées.

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drapeau anglaisIf volcanoes could speak, some of them would have stories to tell. Some of them are funny, others quite tragic. I related some of them in a book entitled Volcanecdotes, unfortunately no longer available. Here is the story of what happened to two young New-Zealanders on Mount Ruapehu…

Mt Ruapehu, one of the most active volcanoes in New Zealand, erupted on September 25th 2007 in the evening at 8:26 pm and produced two lahars, an eruption column to about 4,500 metres, with ash fall and rock falls across the summit of the volcano. The explosive eruption was accompanied by an earthquake that lasted 8 minutes. It was preceded by about 10 minutes of minor earthquake activity. This initial seismic activity was too small and of too short a duration to provide a useful warning of the impending eruption.
On September 25, 2007, William Pike and his friend, James Christie, climbed Mt Ruapehu and had decided to stay in Dome Shelter, near the crater lake, on the way down.
At 8:26 that night, the mountain unexpectedly erupted. The climbers’ first hint of trouble was a huge pressure wave hitting the hut and blowing its door wide open. William Pike pulled himself across the floor in his sleeping bag to peek out of the door, horrified to witness the mountain was beginning to spew rocks onto the hut before a deadly volcanic lahar of mud, water and debris struck. The mudflow rammed him against the hut’s opposite wall in a sitting position before forming like cement around him, his right leg horribly broken and crushed under the floorboards.
The two young men frantically tried to free William Pike for about 15 minutes, but their efforts were useless with his leg firmly stuck in the debris. So they decided James Christie had to run down the volcano’s slopes to seek help. Clad only in thermal underwear, he managed to dig out his boots, Pike’s jacket, a headlamp and an ice axe, but no crampons or socks for his boots.
About half an hour after Christie left, Pike lost consciousness, convinced he would die. By the time rescuers reached him about 1am the next day, he was extremely hypothermic with a temperature of 25 degrees Celsius. He was eventually airlifted to Waikato Hospital, arriving about 4am that day. One of the doctors later told Pike when he walked into the emergency department, all he could smell was the stench of sulphur.
When he awoke from his coma a day later, his dad was there and immediately broke the news that his right leg had been amputated below the knee to save his life.
He was discharged after nine weeks in hospital and after initially managing on crutches, he got his first prosthetic leg in February 2008. And he also returned to primary school teaching only six months after the accident, taking a part-time job at Murrays Bay School on Auckland’s North Shore.
By the end of 2008, William Pike managed his first bush walk.
In 2009, the deputy principal of Taupo’s Hilltop School, along with a parent, asked him to be a role model for an outdoor education programme, which led to the creation of the William Pike Challenge Award, despite Pike’s reluctance to use his name.
The award targets 11 to 13-year-old school kids, dovetailing with the Hillary Award, which runs in high schools. Pupils participate in six outdoor activities at the school during the year, as well as completing 20 hours of community service and 20 hours developing a new hobby.
Today, thousands of Kiwi kids follow William Pike’s inspirational footsteps in his outdoor education programme.
Source : Manawatu Evening Standard (http://www.stuff.co.nz/manawatu-standard)

This story reminds me of the heart-rending story Stanley Williams told in his book “Surviving Galeras”. A team of volcanologists was surprised by a sudden and violent explosion of the Colombian volcano in 1993. Nine people died and several others, among whom Stanley Williams, were seriously injured.

Ruapehu general

Ruapehu sommet

Ruapehu lac

Vues du Ruapehu, de son sommet et du lac de cratère (Photos: C. Grandpey)

Ruapehu (Nouvelle Zélande)

drapeau francaisIl est recommandé aux randonneurs de ne pas se rendre à proximité du lac de cratère du Ruapehu car il y a un risque de petites éruptions. En effet, la température du lac stagne à 15 degrés depuis deux semaines alors qu’elle varie généralement entre 10 et 40 degrés et ne reste pas stable très longtemps. Les volcanologues néo-zélandais pensent que si une éruption a lieu, elle affectera uniquement la zone sommitale du volcan. La probabilité reste faible malgré tout et le niveau d’alerte est maintenu à 1, le niveau normal.
Deux raisons peuvent expliquer la fraîcheur actuelle de l’eau dans le lac de cratère du Ruapehu. D’une part, il peut s’agir d’une variation normale de la température. Parfois, le magma dégage beaucoup de chaleur, d’autres fois il en dégage moins ; c’est la situation la plus fréquente. D’autre part, le lac peut s’être refroidi suite à un blocage dans le conduit éruptif. Un tel blocage peut potentiellement causer une éruption suite à une hausse de la pression des gaz. Les mesures des émissions de gaz effectuées vendredi dernier autour du lac ne révèlent rien d’anormal.

La température du lac du Ruapehu est descendue à moins de 10 degrés en 1998 et il y a eu une éruption. D’autres baisses de température ont été enregistrées en 1995 et 1996.
Des panneaux d’avertissement ont été placés au sommet des domaines skiables de Whakapapa et Turoa et à l’extrémité de la Tukino Road. Cependant, les activités sur les trois domaines skiables ne sont pas affectées.
Source: Presse néo-zélandaise.

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drapeau anglaisHikers are advised not to get close to the crater lake on Mt Ruapehu as minor eruptions could occur. Indeed, the lake’s temperature currently has stalled at 15 degrees for two weeks whereas it usually fluctuates between 10 and 40 degrees and does not stay one temperature for too long.  Local volcanologists think that if an eruption occurred, it could affect the summit area. However, the likelihood of any eruption is not high and the alert level is kept at 1, the normal level.

There may be two reasons for the crater lake to remain relatively cold. Firstly, it could just be normal fluctuation. Sometimes the magma is putting out a lot of heat, and sometimes it’s not, and that’s the most common reason. Secondly, the lake may be cool because a blockage has developed in the vent between the magma and the lake. Such a blockage could potentially cause an eruption, after pressure builds.

Gas outlets at the crater lake were measured last Friday, and they appeared to behaving normally.

Ruapehu’s lake last cooled below 10 degrees in 1998, and an eruption followed.  Similar drops in temperature were recorded in 1995 and 1996.

Advisory signs have been erected at the top of Whakapapa and Turoa ski areas and the Tukino Road end. However, operations at all three ski areas are not affected.

Source : New Zealand newspapers.

Lac de cratère du Ruapehu (Photo: C. Grandpey)

Prévision volcanique en Nouvelle Zélande // Volcanic prediction in New Zealand

drapeau francaisLa Nouvelle-Zélande possède un grand nombre de volcans actifs et une fréquence éruptive élevée. L’activité volcanique se produit dans six secteurs, dont cinq dans l’île du Nord et un au large des côtes, dans les Iles Kermadec.
Les scientifiques néo-zélandais aimeraient savoir quand se produira la prochaine éruption majeure. Ils vont essayer de répondre à cette question en utilisant les mathématiques pour calculer la date probable et l’importance de la prochaine éruption de chacun des 10 principaux volcans de ce pays.
Les éruptions les plus récentes ont eu lieu à White Island, île volcanique toujours très active, au Mont Tongariro à deux reprises en 2012, et au Mont Ruapehu il y a huit ans, quand un lahar a traversé la partie occidentale du champ de ski de Whakapapa.
A côté de ces volcans régulièrement actifs, les Néo-zélandais redoutent les prochaines éruptions de volcans en sommeil tels que le Taranaki dont on pense que la probabilité éruptive est de 50% dans les 50 prochaines années, ou de la zone volcanique d’Auckland et ses 50 volcans qui ne dorment peut-être que d’un oeil.
L’événement le plus inquiétant serait une éruption de l’une des énormes caldeiras volcaniques dans la partie centrale de l’île du Nord. Par exemple; l’éruption du Taupo, il y a environ 1800 ans, a eu des effets visibles jusqu’en Chine et à Rome. Elle a généré une coulée pyroclastique dévastatrice de 1,5 kilomètres de hauteur qui a recouvert la région de cendre et de pierre ponce sur une distance de 80 km.
Pour créer un nouveau modèle de probabilité, les chercheurs vont établir une base de données incluant l’histoire éruptive de volcans similaires à travers le monde. Une référence possible serait le Merapi en Indonésie, qui est entré en éruption en 2010, après une longue période de calme, tout comme le Taranaki. Si l’équipe scientifique peut prouver que les histoires éruptives de ces deux volcans se superposent, ils pourront étendre cette approche à d’autres dans le monde.
L’un des scientifiques, spécialiste des avalanches pyroclastiques dévastatrices, a entamé une autre étude avec ses collègues. Il va utiliser un simulateur d’éruption basé sur le campus de l’Université de Manawatu pour comprendre comment réagissent les infrastructures quand elles sont frappées par une coulée pyroclastique.
Une étude publiée le mois dernier a révélé qu’une éruption volcanique majeure dans le centre industriel d’Auckland pourrait avoir un impact économique désastreux et affecter profondément le PIB de la ville.
Source: New Zealand Herald.
Maintenant, la question est de savoir si des sciences exactes comme les mathématiques et les simulations peuvent vraiment aider à prévoir les prochaines éruptions en Nouvelle-Zélande! Il en est de même avec les cycles éruptifs qui n’ont jamais été définitivement prouvés. Quand on sait que chaque volcan a un fonctionnement qui lui est proche, il semble hasardeux de vouloir essayer de calquer les histoires éruptives de deux volcans éloignés de plusieurs milliers de kilomètres. À une époque où nous ne sommes pas capables de prévoir les éruptions de point chaud dans le court terme, j’ai des doutes sur le succès d’une telle recherche pour prévoir les éruptions des volcans Nouvelle-Zélande qui sont situés dans les zones de subduction et sont d’autant plus imprévisibles.

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drapeau anglaisNew Zealand has a lot of active volcanoes and a high frequency of eruptions. Volcanic activity occurs in six areas, five in the North Island and one offshore in the Kermadec Islands.

Kiwi scientists would like to know when the next major eruption will occur. They will try to answer the question by using maths to calculate the estimated time and size of the next eruption of each of New Zealand’s 10 main volcano centres.

The most recent eruptions have taken place at White Island which is still quite active, at Mt Tongariro twice in 2012, and at Mt Ruapehu eight years ago, when a large lahar travelled through the western boundary of Whakapapa skifield.

Beside these regularly active volcanoes, a greater fears concern the next eruptions at quiet mountains such as Mt Taranaki, which is said to have a 50 per cent probability of erupting in the next 50 years, or at one of Auckland’s long-silent field of 50 volcanoes.

More worrying still is the thought of an eruption at one of the huge caldera volcanoes in the Central North Island. For instance; the Taupo eruption around 1800 years ago created effects visible in China and Rome and generated a devastating 1.5 km-high pyroclastic flow that covered the landscape with ash and pumice for a distance of 80km.

To create a new probability model, the researchers will build a database of historical records from similar volcanoes worldwide. A possible reference would be Mt Merapi in Indonesia which erupted in 2010 after a long quiet past, just like Mt Taranaki. If the scientific team can work out how the records of the two volcanoes can map on to one another, then they will extend it to other ones worldwide.

One of the scientists, who specialises in devastating pyroclastic surges, is starting another study with his colleagues. It will use a large-scale eruption simulator based at the Manawatu University campus to understand what happens to infrastructures when they are hit by a pyroclastic flow.

A research published last month indicated that a catastrophic volcanic eruption in Auckland’s industrial heart could have a disastrous economic impact and knock out a large area of the city’s Gross Domestic Product (GDP).

Source : New Zealand Herald.

Now, the question is to know whether exact sciences like mathematics and simulations can really help predict the next eruptions in New Zealand! It’s the same with eruptive cycles which have never been definitively proved. Knowing that each volcano has its own eruptive process, superimposing the eruptive histories of two volcanoes which are thousands of kilometres apart seems a bit far-fetched. At a time when we are not able to predict hotspot eruptions in the short term, I have doubts about the success of such research to predict the eruptions of New Zealand volcanoes which are located in subduction zones and are all the more unpredictable.

Ruapehu-blog

White-Island-lac

Le Ruapehu et White Island sont deux volcans actifs de Nouvelle Zélande.

(Photos:  C. Grandpey)

Ruapehu (Nouvelle Zélande): Montée en température du lac de cratère // Increase in temperature of Crater Lake

Dans un bulletin publié le 30 janvier 2015, le GNS Science indique que le lac de cratère du Ruapehu connaît une nouvelle montée en température. Depuis le début du mois de décembre 2014, la température est passée de 15 ° C à plus de 40 ° C. Des températures semblables ont déjà été relevées en mars 2011 et avril 2014, avant que le lac refroidisse ensuite.
Un échantillonnage récent de l’eau du lac (effectué le 14 janvier) a révélé plusieurs changements intervenus dans la chimie du lac. En particulier, on observe une arrivée accrue de gaz volcaniques dans le lac. L’augmentation de la température du lac et l’arrivée de gaz indiquent probablement une nouvelle montée en température du système hydrothermal qui se trouve sous le lac. Les observations récentes sur le terrain et des rapports de pilotes confirment qu’une certaine convection est présente dans le lac qui a, de ce fait, changé de couleur et est passé du bleu-vert au gris clair.
Depuis 1950, la température du lac de cratère du Ruapehu a oscillé entre 9°C et 60°C. Pendant le quart de cette période, le lac a eu une température supérieure à 37°C, avec une moyenne d’environ 30°C. Les cycles de température ne sont pas rares ;  il y a eu cinq cycles de réchauffement de l’eau depuis 2010.
Dans le passé, des modifications de températures semblables à celles qui se produisent actuellement ont débouché sur deux types de situations :
1) Dans la plupart des cas, la température du lac atteint un maximum (40-42°C), qui dure un court laps de temps (quelques jours ou quelques semaines), puis le lac commence à refroidir, sans activité éruptive. La situation actuelle semble correspondre à ce cas de figure.
2) Plus rarement, la température du lac continue d’augmenter et de petites éruptions de vapeur peuvent apparaître dans le lac de cratère. C’est ce qui a été observé entre 1985 et 1995. Si la température du lac continuait d’augmenter, des éruptions volcaniques plus importantes pourraient se produire.
L’alerte volcanique pour le Ruapehu reste à 1 (sur une échelle de 5). La couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Vert.

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In a bulletin released on January 30th 2015, GNS Science indicates that Mt Ruapehu’s Crater Lake has been heating again. Since early December 2014 the temperature has risen from 15 °C to over 40 °C. Similar temperatures were reached in March 2011 and April 2014, before the lake cooled.

Data from a recent Crater Lake sampling (January 14th) has shown there are several changes in the lake chemistry. In particular, there is evidence for increased amounts of volcanic gas discharging through the lake. The increase in the lake temperature and gas discharge is probably indicative of renewed heating of the hydrothermal system under the lake. Observations from recent visits and pilot reports confirm some convection is present in the lake. The lake has changed from a blue/green colour to light grey as a consequence.

Since 1950, the temperature of Ruapehu’s Crater Lake ranged from 9°C to 60°C. About 25% of the time the lake is warmer than 37°C with an average of about 30°C. Cycling of the lake temperature is not unusual and there have been 5 heating cycles since 2010.

In the past changes like the current ones have had two typical outcomes:

1) In most cases the lake temperature reaches a maximum (40-42 °C), which lasts a short time (days-weeks) and then the lake starts cooling with no eruptive activity. The current situation seems to correspond to this hypothesis.

2) More rarely the lake temperature continues to increase and minor steam eruptions may start in the Crater Lake. This was observed between 1985 and 1995. If the lake temperature continued to increase, larger volcanic eruptions could occur.

The Volcanic Alert Level for Ruapehu remains at 1 (on a scale of 5). The Aviation Colour Code is Green.

Le lac de cratère du Ruapehu  (Photo:  C.  Grandpey)