Reykjanes (Islande / Iceland) : Mise en place du principe de précaution // Implementation of the precaution principle

La sismicité est encore présente dans la région de Grindavik sur la péninsule de Reykjanes, même si elle est moins intense que ces derniers jours. Le site Internet Iceland Monitor indique que de nombreuses personnes dans la région sont inquiètes de la situation. Une réunion a été organisée par le maire de Reykjanes pour informer les habitants des plans d’urgence en cas d’éruption volcanique, même si – selon les scientifiques – ce scénario ne semble pas être le plus probable. De nombreuses personnes ont assisté à la réunion. Tous les habitants avaient reçu sur leur téléphone portable un SMS en provenance de la Ligne d’Urgence (Emergency Line), histoire de tester ce moyen de communication.
Il a été demandé aux habitants d’enregistrer le 112 (numéro d’urgence) sur la liste de contacts de leur téléphone portable et de régler le téléphone de sorte que la sonnerie puisse toujours être entendue lorsque des messages arrivent du 112, même si le téléphone est en mode silencieux. Il leur a en outre été conseillé de choisir une sonnerie spéciale pour les appels ou les messages en provenance du 112, afin de les distinguer facilement. Lors de la réunion, on leur a aussi conseillé d’écouter attentivement les informations fournies par les scientifiques qui étaient présents.
Dans le cas peu probable où des maisons de Grindavík devraient être évacuées, des centres d’hébergement d’urgence seront ouverts au centre sportif Kórinn à Kópavogur, au centre sportif de Reykjaneshöll à Reykjanesbær et au centre sportif de Þorlákshöfn.
La police a conseillé aux personnes présentes à la réunion de réfléchir à ce qu’elles devraient emporter si elles devaient quitter leur domicile.

Cette situation est à nouveau – comme pour le volcan Taal aux Philippines – une bonne illustration du principe de précaution. Personne ne sait exactement ce qui se passera dans les prochains jours – éruption ou pas éruption – alors les gens sont priés de se tenir prêts à quitter rapidement leur domicile.
Source : IMO, Iceland Monitor.

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Seismic events are still recorded in the Grindavik area on the Reykjanes Peninsula, ma seismicity in less intense than during the past days. The website Iceland Monitor informs us that many people in the area are worried and anxious about the situation. A meeting was held by the Mayor of Reykjanes to inform residents about contingency plans, in the event of a volcanic eruption, even though that scenario is not believed to be the likeliest, according to scientists. Many people attended the meeting. All the residents had received an SMS on their cell phones from the Emergency Line, as the emergency system was being tested.

Local inhabitants were advised to store the 112 emergency number on their list of contacts on their cell phone, and to set the phone so that the ring tone can always be heard when messages arrive from 112, even if the phone is on silent. They were furthermore advised to choose a special ring tone for calls or messages from 112, to make them easily distinguishable. They were also encouraged to listen closely to information provided by scientists who addressed the gathering

In the unlikely event that houses in Grindavík need to be evacuated, relief centres will be opened at Kórinn sports centre in Kópavogur, at Reykjaneshöll sports centre in Reykjanesbær and at the sports centre in Þorlákshöfn.

Police authorities advised residents to think about what they would need to bring along, in case they had to leave their home. He was pleased with how well the meeting was attended and encouraged residents to listen closely to information provided by scientists who addressed the gathering.

This situation is again – like for Taal Volcano in the Philippines – a good illustration of the precaution principle. Nobody knows exactly what might happen in the coming days, so people are askes to be ready if they have to leave their homes in a hurry.

Source: IMO, Iceland Monitor.

Sur la Péninsule de Reykjanes… (Photo: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

L’Agence météorologique japonaise (JMA) a fait passer à 2 le niveau d’alerte du Shinmoedake (île de Kyushu, Japon) le 18 novembre 2019 en raison d’une hausse de l’activité sismique. L’agence indique qu’une éruption pourrait projeter des matériaux à 2 km du cratère et générer des coulées pyroclastiques.
Les habitantset les touristes sont priés de ne pas s’approcher du cratère.
La dernière éruption du Shibmoedake a eu lieu le 22 juin 2018; elle a émis des panaches de cendre jusqu’à 4,6 km d’altitude.
Source: JMA.

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Alors que la sismicité persiste mais diminue, dans la région de l’Askja (Islande), un essaim sismique incluant 30 événements d’une magnitude supérieure à M 3,0, et près de 300 autres plus discrets, a débuté sur la dorsale de Reykjanes, à 45 km de Reykjanes, vers 12h00 (GMT) le 16 novembre 2019. La secousse la plus importante avait une magnitude de M 4,5, mais l’essaim a ensuite diminué. Cette sismicité semble être uniquement tectonique et est assez fréquente dans la région. La dernière éruption dans la région a eu lieu en 1926 et a duré environ 4 jours.
Source: Met Office islandais.

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Les données sismiques satellitaires et à l’échelon local obtenues la semaine dernière ne révèlent aucune preuve d’activité éruptive sur le Cleveland (Iles Aléoutiennes / Alaska). C’est pourquoi l’AVO a abaissé la couleur de l’alerte aérienne au Jaune JAUNE. Cependant, de nouvelles explosions peuvent se produire sans prévenir sur le volcan.

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L’Observatoire volcanologique de Yellowstone indique que le Steamboat Geysera connu 5 éruptions au cours du mois d’octobre, ce qui porte à 42 le nombre total d’éruptions en 2019.

Le 19 octobre, 193 séismes ont été détectés dans la région du Parc National de Yellowstone. L’événement le plus important avait une magnitude de M 2,9 à 25 km au sud-est de Mammoth, Wyoming, le 16 octobre.
La sismicité d’octobre à Yellowstone a inclus un essaim de 39 secousses à l’est de West Yellowstone entre le 4 et le 12 octobre. L’événement le plus significatif de cet essaim avait une magnitude de M 2,1, à l’est-sud-est de West Yellowstone. Un deuxième essaim de 87 secousses s’est produit entre le 26 et le 31 octobre. L’évenement le plus significatif avait une magnitude de M 2,6, au sud-sud-ouest de Mammoth, Wyoming.
Globalement, l’activité sismique ) Yellowstone reste à un niveau normal.

La déformation du sol dans la région de Yellowstone a montré quelques fluctuations mais est restée faible au cours des derniers mois. Un affaissement de la caldeira de Yellowstone a été enregistré par les stations de Sour Creek et Mallard Lake, bien que cette subsidence ait marqué le pas en octobre. Dans la région du Norris Geyser Basin, les données GPS indiquent un affaissement d’environ 2 cm depuis le mois de septembre. Il s’agit là de la première déformation significative au niveau de Norris depuis octobre 2018, date à laquelle l’inflation amorcée en 2015 a cessé.
Source: YVO.

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L’activité a augmenté à White Island (Nouvelle-Zélande) au cours des derniers jours. En conséquence, les autorités ont élevé le niveau d’alerte volcanique à 2 et la couleur de l’alerte aérienne au Jaune. La situation est semblable à celle qui a prévalu entre 2011 et 2016. Cela laisse supposer que le volcan est susceptible d’entrer dans une période d’activité plus explosive. Des émissions de vapeur et de gaz, avec projections de boue et de matériaux peuvent survenir sans prévenir.
Au cours des dernières semaines, on a également observé une augmentation des émissions de SO2 et du tremor volcanique.
Le niveau du lac à l’intérieur du cratère augmente lentement depuis début août et une faible activité de type geyser a été observée au bord du lac, autour des bouches actives dans la partie occidentale du cratère. Les autres mesures effectuées récemment sur l’île ne montrent aucun changement significatif.
Source: GNS Science.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) raised the alert level for Shinmoedake (Kyushu Island, Japan) to 2 on November 18th, 2019, because of increasing seismic activity in the area. The agency indicates that an eruption could eject volcanic material 2 km from the crater and produce pyroclastic flows.

Residents and tourists are asked not to approach the crater.

The last eruption of Shibmoedake took place on June 22nd, 2018; it ejected ash up to 4.6 km above sea level.

Source: JMA.

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While seismicity is persisting, but decreasing, in the Askja area (Iceland), an earthquake swarm with 30 events above M 3.0 and nearly 300 smaller ones started on Reykjanes ridge, 45 km SW of Reykjanes, at about 12:00 (UTC) on November 16th, 2019. The largest quake was M 4.5, but the swarm later decreased. This seismicity seems to be tectonic only and is quite frequent in the area. The last confirmed eruption in the region occurred in 1926 and lasted about 4 days.

Source : Icelandic Met Office.

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Satellite and regional seismic data over the past week show no evidence of eruptive activity at Cleveland (Aleutians / Alaska). Thus, AVO has lowered the aviation colour code to YELLOW. However, more explosions at Cleveland may occur without warning.

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The Yellowstone Volcano Observatory indicates that the Steamboat geyser experienced 5 water eruptions during the month of October, which brings the total number of eruptions in 2019 to 42.

193 earthquakes were detected in the Yellowstone National Park region i October 2019. The largest event was a minor earthquake of magnitude M 2.9 located 25 km southeast of Mammoth, WY, on October 16th.
October seismicity in Yellowstone included a swarm of 39 earthquakes in the area east of West Yellowstone between October 4th and 12th. The largest swarm event had a magnitude of M 2.1, east-southeast of West Yellowstone. A second swarm of 87 earthquakes occurred between October 26th and 31st. The largest event had a magnitude of M 2.6, south-southwest of Mammoth, WY.
Globally, Yellowstone seismic activity remains at background levels.

Ground deformation in the Yellowstone area has been variable but minor over the last few months. Subsidence of Yellowstone caldera is indicated at stations on both the Sour Creek and Mallard Lake stations, although that subsidence may have paused in October. In the area of Norris Geyser Basin, GPS data show subsidence of about 2 cm since September. This subsidence is the first significant deformation at Norris since October 2018, when uplift that began in 2015 ceased.

Source : YVO.

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Activity has increased at White Island (New Zealand) during the past days. As a consequence, authorities have raised the volcanic alert level to 2 and the aviation colour code to Yellow. The situation is similar to the one that prevailed between 2011 and 2016. This suggests that the volcano may be entering a period during which more eruptive activity will be likely. Eruptions of steam, gas, mud and rocks can occur with little or no warning.

During the past weeks, there has been an increase in SO2 emissions and the volcanic tremor.

The crater lake level has been rising slowly since early August and weak geysering-type activity has been observed at the edge of the lake around the active vents on the west side of the crater floor. Other recent measurements made on the island show no significant changes.

Source : GNS Science.

Vue de la sismicité sur la dorsale de Reykjanes le 17 novembre à 14h15 (GMT)

Cratère de White Island (Photo: C. Grandpey)

Islande : Recherche de l’énergie à grande profondeur (suite) // Iceland : Looking for very deep energy (continued)

drapeau-francaisDans une note publiée le 28 octobre 2016, j’ai expliqué que les Islandais avait entamé un Projet de Forage Profond – Iceland Deep Drilling Project (IDDP) – prévu pour descendre jusqu’à 5 kilomètres de profondeur dans d’anciennes coulées de lave sur la Péninsule de Reykjanes, dans le sud-ouest de l’Islande. Le forage avait commencé le 12 août. À la fin de l’année 2016, le trépan devrait avoir creusé le trou le plus chaud au monde, avec des températures entre 400 et 1000°C. La BBC nous indique aujourd’hui que le forage est maintenant descendu à près de 4.500 mètres et devrait atteindre 5000 m d’ici la fin de l’année, profondeur où la température devrait dépasser 500°C.
Lorsque le forage aura atteint 5 km, l’équipe de forage s’attend à trouver des roches fondues mélangées à de l’eau. Toutefois, avec la chaleur extrême et la pression énorme rencontrées à cette profondeur, l’eau se transforme en « vapeur supercritique » qui n’est ni un liquide ni un gaz, mais détient beaucoup plus d’énergie que l’un ou l’autre. C’est cette vapeur supercritique que l’équipe de forage veut faire remonter à la surface pour la convertir en électricité. Les propriétés particulières de la vapeur supercritique permettraient de produire jusqu’à 10 fois plus d’énergie que la vapeur issue des puits géothermiques conventionnels.
Si le forage est un succès, cela voudra dire qu’à l’avenir il suffira de forer moins de puits pour produire la même quantité d’énergie. Cela signifiera également qu’une surface moindre sera impactée, avec moins de conséquences négatives pour l’environnement, et un coût inférieur. Cependant, la partie n’est pas gagnée d’avance et il faut être prudent. En effet, en 2009, un forage très profond a été effectué dans un autre site volcanique islandais. A 2100 m de profondeur, le trépan est entré en contact avec un réservoir magmatique  peu profond et la plateforme de forage a été détruite. Que le projet actuel soit un succès ou non, il permettra de mieux savoir à quoi ressemble l’intérieur d’un volcan.
Source: BBC News.

L’article de la BBC s’accompagne d’une vidéo visible à cette adresse :

http://www.bbc.com/news/science-environment-38296251

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drapeau-anglaisIn a note released on October 28th 2016, I explained that a rig was drilling 5 kilometres into the old lava flows in Reykjanes, at the south-west corner of Iceland. The drilling had begun on August 12th. By the end of the year, the Iceland Deep Drilling Project (IDDP) hoped to have created the hottest hole in the world, hitting temperatures anywhere between 400 and 1000 °C. The BBC is now informing us that the drilling has now descended nearly 4,500m and is expected to reach 5km down, where temperatures are expected to exceed 500°C, by the end of the year.

When the drill gets to 5 km, the drilling team expects to find molten rock mixed with water. But with the extreme heat and immense pressure found at this depth, the water becomes what is known as « supercritical steam ». It is neither a liquid nor a gas, but it holds far more energy than either. And it is this supercritical steam that the team wants to bring back up to the surface to convert into electricity. They believe its special properties mean it could produce up to 10 times as much energy as the steam from conventional geothermal wells.

If this works, in the future fewer wells would need to be drilled to produce the same amount of energy. This would also mean that less surface would be touched, with less environmental impact and lower costs. However, it might also fail and there is a good reason to be cautious. In 2009, a very deep drilling was attempted into another volcanic site. But at 2,100m, they accidentally hit a shallow reservoir of magma and the drill was destroyed. Whether it is a success or not, the project will help to know what the interior of a volcano looks like.

Source: BBC News.

A video accompanies the BBC article :

http://www.bbc.com/news/science-environment-38296251

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La géothermie a toujours joué un rôle important en Islande.

(Photo: C. Grandpey)

Islande: A la recherche de l’énergie à grande profondeur // Iceland: Looking for very deep energy

drapeau-francaisUne opération de forage jusqu’à 5 kilomètres de profondeur est actuellement en cours au cœur des anciennes coulées de lave de la péninsule de Reykjanes, dans le sud-ouest de l’Islande. Le forage, qui pénètre une extension terrestre de la dorsale médio-atlantique, a débuté le 12 août 2016.
À la fin de cette année, l’Iceland Deep Drilling Project (IDDP) devrait permettre de réaliser le puits de forage le plus chaud au monde, avec des températures atteignant entre 400 et 1000°C. Le magma issu des profondeurs rencontre et chauffe l’eau de mer qui s’est infiltrée sous le plancher océanique. Le forage pourrait rencontrer l’équivalent terrestre des «fumeurs noirs», sources chaudes le long de la dorsale, qui sont saturées en minéraux tels que l’or, l’argent et le lithium.
A 5 km de profondeur, les pressions sont élevées, plus de 200 fois le niveau atmosphérique. Selon les sociétés productrices d’énergie qui sont derrière le projet, l’eau apparaîtra sous la forme de « vapeur supercritique. » [NB : On parle de fluide supercritique lorsqu’un fluide est chauffé au-delà de sa température critique et lorsqu’il est comprimé au-dessus de sa pression critique]. La vapeur supercritique n’est ni liquide ni gaz et elle détient beaucoup plus d’énergie thermique que l’un ou l’autre.
Un puits capable de capter une telle vapeur pourrait avoir une capacité énergétique de 50 mégawatts, contre 5 MW pour un puits géothermique classique. Cela signifie que quelque 50 000 foyers pourraient être alimentés, contre 5000 seulement à partir d’un seul puits.
Le puits actuel est le second foré dans le cadre de l’IDDP. Le précédent, sur le site géothermique du Krafla, dans le nord-est de l’Islande, a atteint tout à fait par hasard le magma à un peu plus de 2 km de profondeur en 2009. Le magma à très haute température a été brièvement utilisé pour chauffer l’eau froide envoyé dans le puits afin de déterminer la quantité d’énergie qui pourrait être générée et pour se rendre compte si la technologie était opérationnelle. Ce puits de forage n’a jamais fourni d’énergie au réseau islandais, mais jusqu’à sa fermeture pour des problèmes de corrosion, il a été le puits géothermique le plus puissant jamais bien percé, avec une production de 30 MW.
L’Islande tire déjà la totalité de son énergie de combustibles non fossiles, mais ses centrales géothermiques jouent un  rôle secondaire par rapport à ses grandes centrales hydroélectriques qui produisent les trois quarts de l’électricité du pays. Cela pourrait changer. En effet, si la vapeur supercritique peut être obtenue grâce à des forages profonds, la production d’énergie atteindra un ordre de grandeur bien différent. A une plus grande échelle, les techniques en cours de développement en Islande pourraient être adoptées par d’autres pays à travers le monde.
Source: The New Scientist.

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drapeau-anglaisA rig is currently drilling 5 kilometres into the rugged landscape of old lava flows in Reykjanes, at the south-west corner of Iceland. Drilling began on August 12th.

By the end of the year, the Iceland Deep Drilling Project (IDDP) hopes to have created the hottest hole in the world, hitting temperatures anywhere between 400 and 1000 °C. The drilling will penetrate a landward extension of the Mid-Atlantic Ridge. At that depth, magma that moves from below through volcanic activity meets and heats seawater that has penetrated beneath the ocean bed. The drilling could find the landward equivalent of “black smokers”, hot underwater springs along the ridge saturated with minerals such as gold, silver and lithium.

At that depth, pressures are high, more than 200 times atmospheric levels.  The consortium of energy companies behind the project expects the water to be in the form of “supercritical steam”, which is neither liquid nor gas and holds much more heat energy than either.

A well that can successfully tap into such steam could have an energy capacity of 50 megawatts, compared to the 5 MW of a typical geothermal well. This would mean some 50,000 homes could be powered, versus 5,000 from a single well.

It will be the IDDP’s second deep well. The first, in the Krafla geothermal field of north-east Iceland, unexpectedly struck magma at just over 2 km down in 2009. The hot magma was briefly used to heat cold water sent down the well to test how much energy could be generated and that the technology worked. It never supplied power to the Icelandic grid, but until it was shut down after corrosion problems, it was the most powerful geothermal well ever drilled, generating 30 MW.

Iceland’s electricity is already entirely powered by non-fossil-fuel sources. But its string of geothermal power plants plays a second role compared to its large hydroelectric power stations, which generate three-quarters of the country’s electricity. That could change. If supercritical steam can be obtained in deep boreholes, it will make an order of magnitude difference to the amount of geothermal energy the wells can produce. There could be global benefits, too, if the techniques being developed in Iceland are adopted elsewhere.

Source:  The New Scientist.

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Centrale géothermique dans le nord-est de l’Islande (Photo: C. Grandpey)