La hausse du niveau de l’océan et ses conséquences à Honolulu (Hawaii) // Sea level rise and its consequences at Honolulu (Hawaii)

L’une des conséquences redoutées du réchauffement climatique, de la fonte de la calotte glaciaire et des glaciers est une élévation du niveau de la mer dans le monde. Certaines communautés arctiques sont déjà témoins de l’érosion côtière et devront partir pour des endroits plus sûrs.
Une nouvelle étude financée par le Département des Terres et des Ressources Naturelles d’Hawaii, le Service des Eaux de Honolulu et l’Université d’Hawaii révèle qu’une grande partie de la zone fortement urbanisée d’Honolulu et de Waikiki est exposée au risque d’inondation des eaux souterraines. De telles inondations se produisent lorsque les eaux souterraines sont poussées vers  la surface en raison de l’élévation du niveau de la mer.
Les auteurs de l’étude ont mis au point un modèle informatique qui combine l’élévation du sol, la localisation des eaux souterraines, les données de surveillance, les estimations de l’influence des marées et la modélisation numérique des écoulements souterrains pour simuler les futurs scénarios d’inondation dans le noyau urbain lorsque le niveau de la mer s’élèvera à 90 centimètres, comme cela est prévu pour ce siècle par certains scénarios du changement climatique.
Avec une élévation du niveau de l’océan de 90 centimètres, environ un quart de la zone analysée dans l’étude sera inondée. Cela inclut Waikiki, Kaka’ako et Mo’ili’ili. Ces inondations menacent 5 milliards de dollars de biens immobiliers imposables, la submersion de près de 50 kilomètres de routes et un impact sur les activités commerciales et de loisir, le tourisme, les transports et les infrastructures. Les inondations se produiront indépendamment de la construction de digues de protection et nécessiteront donc une planification innovatrice et de réels efforts de génie civil.
Les chercheurs ont découvert que 86% des bassins d’eaux usées dans la zone d’étude sont actuellement envahies par les eaux souterraines. Cela laisse supposer que cette pollution affecte maintenant les eaux souterraines et les environnements côtiers. Une élévation du niveau de la mer d’environ 90 centimètres inonderait complètement 39 bassins d’eaux usées, en introduisant des effluents à la surface du sol dans des secteurs où les gens travaillent et vivent. Cela pose un sérieux problème de santé publique qui s’aggravera au fur et à mesure que les eaux contaminées émergeront à la surface du sol.
L’étude a également révélé que la nappe phréatique est proche de la surface du sol – moins de 60 centimètres à marée haute – dans de nombreux endroits. Cela signifie que l’inondation des eaux souterraines deviendra une préoccupation sérieuse bien avant la fin du siècle. À Waikiki, de nombreux projets de construction ont déjà été contraints d’évacuer l’eau des tranchées de fondations avant le début de la construction.
Tout cela montre que les localités côtières d’Hawaï sont exposées à des risques complexes d’inondation des eaux souterraines associés à l’élévation du niveau de la mer, en plus des problèmes classiques de l’érosion côtière et de la submersion par les vagues. Les planificateurs côtiers devront travailler avec des architectes, des ingénieurs, des géologues, des écologistes, des économistes, des hydrologues et d’autres intervenants novateurs afin de gérer ces problèmes.
Cette étude a identifié des lieux et des infrastructures spécifiques qui seront exposés aux inondations futures et, de ce fait, elle constitue une première étape cruciale pour relever les défis à venir. L’équipe de chercheurs espère utiliser cette méthodologie pour identifier les infrastructures exposées au risque d’inondation et à d’autres problèmes dans d’autres endroits, et aider à développer des efforts d’adaptation au sein des localités côtières vulnérables.
L’étude peut être consultée à cette adresse: http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0043135417301276

Source: Big Island Now.

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A major consequence of climate change, the melting of the ice cap and glaciers will be a rise of sea level around the world. Some Arctic communities are already the witnesses of coastal erosion and will have to leave for safer places.

New research funded by Hawaii Department of Land and Natural Resources, the Honolulu Board of Water Supply and the University of Hawaii reveals that a large part of the heavily urbanized area of Honolulu and Waikiki is at risk of groundwater inundation, flooding that occurs as groundwater is lifted above the ground surface due to sea level rise.

The authors of the study developed a computer model that combines ground elevation, groundwater location, monitoring data, estimates of tidal influence and numerical groundwater-flow modelling to simulate future flood scenarios in the urban core as sea level rises 90 centimetres, as is projected for this century under certain climate change scenarios.

With about 90 centimetres of rise, about a quarter of the area analysed in the study will be flooded. This includes Waikiki, Kaka‘ako and Mo‘ili‘ili. This flooding will threaten $5 billion of taxable real estate; flood nearly 50 kilometres of roadway; and impact commercial and recreation activities, tourism, transportation and infrastructure. The flooding will occur regardless of seawall construction, and thus will require innovative planning and intensive engineering efforts.

Surprisingly, the team of researchers discovered that 86% of active cesspools in the study area are likely currently inundated by groundwater. This suggests that cesspool effluent is now entering coastal groundwater and coastal environments. Sea level rise of approximately 90 centimetres would fully inundate 39 cesspools, introducing effluent at the ground surface where people work and live. This presents a serious health concern that will become progressively more serious as contaminated waters begin breaching the ground surface.

The study also found that the water table is close to the ground surface – within 60 centimetres at high tide – in many places. This means that groundwater inundation will become a serious concern well before the end of the century. In Waikiki, many construction projects working below the ground surface already have to dewater the excavation before construction can begin.

All this shows that coastal communities in Hawaii are exposed to complex groundwater flooding hazards associated with sea level rise in addition to the typical concerns of coastal erosion and wave overtopping. Coastal planners and community stakeholders will need to work with architects, engineers, geologists, ecologists, economists, hydrologists, and other innovative thinkers in order to manage these problems.

This study identified particular locations and infrastructure that will be vulnerable to future flooding and is a crucial first step towards addressing future challenges. The team of researchers hope to use this methodology to identify future flooding and at risk infrastructure in other locations, as well as assist in developing adaptation efforts among vulnerable coastal communities.

The study can be accessed at this address: http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0043135417301276

Source : Big Island Now.

Vue de Waikiki à Honolulu (Photo: C. Grandpey)

La mort des glaciers de la Chaîne des Cascades // The death of the glaciers of the Cascade Range

Voici le lien vers un article très intéressant qui montre à quelle vitesse les glaciers fondent et reculent dans le Pacifique Nord-Ouest:
http://www.counterpunch.org/2017/04/28/mountain-of-tears-the-vanishing-glaciers-of-the-pacific-northwest/

L’article présente le témoignage d’un homme habitué à escalader le Mont Hood (Oregon), l’un des volcans potentiellement actifs de la Chaîne des Cascades. Il vient d’effectuer la 26ème ascension du versant nord-est de la montagne.
L’homme explique que, lorsqu’il a escaladé pour la première fois Cooper’s Spur, un éperon rocheux en dessous du sommet pyramidal du volcan, au début des années 1990, une grande partie de cette arête était toujours sous la neige jusqu’au mois d’août. Le parcours était balisé uniquement par des cairns et des poteaux en bois. En 2005, ces hautes pentes du Mont. Hood n’avaient plus de neige dès la mi-juillet, voire plus tôt. Au printemps 2017, après une série de journées chaudes en avril, la couverture neigeuse de Cooper’s Spur avait déjà fondu début mai, offrant les glaciers aux rayons du soleil pour une durée d’au moins six mois. Même après un hiver de fortes pluies et de chues de neige abondantes, le manteau neigeux de l’Oregon n’atteignait que 56 pour cent de la normale, une tendance qui n’a fat qu’empirer au cours des vingt dernières années.

L’histoire est la même tout le long de la Chaîne des Cascades, depuis la frontière canadienne jusqu’au Mont. Shasta dans le nord de la Californie. L’une des conséquences de la diminution du manteau neigeux est que la partie la plus humide des Etats-Unis est maintenant confrontée au risque d’une pénurie d’eau. La perspective d’une réduction du manteau neigeux et des eaux de fonte est également préoccupante pour les saumons et les truites qui viennent frayer dans les petits cours d’eau de ces montagnes.
Au cours de sa descente du Mont Hood, le randonneur a rencontré un glaciologue suédois qui étudie les glaciers des Cascades depuis une dizaine d’années. Il lui a dit que le glacier Eliot – le plus grand glacier de l’Oregon – a perdu plus de 42 mètres d’épaisseur au cours du siècle dernier et a reculé de plus de 300 mètres par rapport aux premières photos prises en 1901. Les glaciers ont reculé de plus de 50% dans tout le nord-ouest des Etats Unis et la vitesse de ce recul est en train de s’accélérer. Des dizaines de glaciers du nord-ouest ont complètement disparu, y compris dix glaciers répertoriés en Oregon.
Le front du glacier Eliot est profondément fissuré et on peut l’entendre gronder et craquer, comme si la montagne pleurait la perte d’une glace qui a recouvert ses flancs pendant 20 000 ans.

Source: Counterpunch.org.

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Here is the link to a very interesting article that shows how fast glaciers are melting and retreating in the Pacific Northwest:

http://www.counterpunch.org/2017/04/28/mountain-of-tears-the-vanishing-glaciers-of-the-pacific-northwest/

In the article, we have the testimony of a man who is used to climbing Mount Hood in Oregon, one of the potentially active volcanoes of the Cascade Range. He has just performed the 26th climb of the north-eastern slope of the mountain.

The man explains that when he first climbed Cooper’s Spur – a sharp ridge plunging off the volcano’s pyramidal peak – in the early 1990s, much of the ridge was still under snow well into August; the climbing route was visible only by following stone cairns and wooden posts. By 2005, these high slopes on Mt. Hood were clear of snow by mid-July, if not earlier. In spring 2017, after a blistering run of days in April, the snowpack on Cooper’s Spur had melted off by early May, exposing the glaciers to at least six months of sun. Even following a winter of heavy rains and mountain snow, Oregon’s snowpack was reduced to 56 percent of normal, a trend that has been getting worse for the past twenty years.

The story is the same up and down the Cascade Range, from the Canadian border to Mt. Shasta in northern California. One consequence of the dwindling snowpack is the fact that the soggiest part of the country is now facing the prospect of water shortages. The prospect of diminished snowpacks and early melt-offs is even more dire for the salmon and trout that spawn in the mountains small rivers and streams.

On his descent, the climber met a Swedish glaciologist who has been studying Cascade glaciers for the past decade. He told him that the Eliot Glacier – Oregon’s largest glacier – has lost more than 42 metres in thickness over the last century and has retreated more than 300 metres from the first photos of the glacier taken in 1901. Across the Northwest, glaciers have retreated by more than 50 percent and the pace of retreat is quickening. Dozens of northwest glaciers have disappeared entirely, including ten named glaciers in Oregon.

The face of the Eliot Glacier is deeply fissured and one can hear it rumble and crack, as if the mountain itself was moaning at the loss of ice that had coated its flanks for the last 20,000 years.

Source : Counterpunch.org.

Le Mont Hood vu depuis l’espace (Crédit photo: NASA)

Vue du Mont Hood depuis le nord. On aperçoit Cooper’s Spur sur la gauche, juste avant la pente terminale (Photo: C. Grandpey)

 

L’accélération du réchauffement de l’Arctique et ses conséquences // Arctic warming and its consequences

L’Océan Arctique ne sera probablement plus recouvert de glace en été dans une vingtaine d’années. Si les émissions de carbone ne sont pas contrôlées, les températures en automne et en hiver dans l’Arctique en 2100 seront d’environ 5,5°C supérieures à celles relevées à la fin du 20ème siècle.
Ces nouvelles prévisions de réchauffement de l’Arctique marquent la fin du mandat de deux ans de la présidence américaine du Conseil de l’Arctique. Elles figurent dans le dernier rapport publié par cet organisme. Les scientifiques tirent la sonnette d’alarment et affirment que le rythme actuel du changement climatique exige une réponse rapide pour lutter contre ses causes. Alors que le réchauffement climatique de l’Arctique est plus rapide que dans le reste du monde, le rapport montre qu’une action immédiate est nécessaire pour réduire les émissions de carbone à l’échelle de la planète. Selon un océanographe de la NOAA qui est également co-auteur du rapport Snow, Water, Ice et Permafrost in the Arctic (SWIPA), «les changements sont cumulatifs et ce que nous ferons au cours des cinq ans à venir sera essentiel pour ralentir les changements qui se produiront dans les 30 ou 40 prochaines années ».
Le nouveau rapport SWIPA montre que les tendances observées dans l’Arctique au cours des dernières années se sont accélérées. Depuis le dernier rapport SWIPA de 2011, l’Arctique a connu les plus hautes températures jamais mesurées par des instruments météorologiques. La glace de mer de l’Arctique a atteint son niveau le plus faible de tous les temps en 2012 et le manque de glace en 2016 arrive en deuxième position dans les observations satellitaires. Le Groenland, le plus grand contributeur de l’Arctique à l’élévation mondiale du niveau de la mer, a perdu deux fois plus de glace entre 2011 et 2014 qu’entre 2003 et 2008.
Le réchauffement spectaculaire et la perte de glace de l’Arctique au cours des dernières années incitent le SWIPA a prévoir que l’Océan Arctique sera dépourvu de glace d’ici la fin des années 2030, une date antérieure à celle avancée par la plupart des autres modèles pour lesquels cet événement se produira seulement d’ici 2060. Contrairement aux autres modèles, le dernier rapport SWIPA utilise une extrapolation d’observations récentes pour effectuer son estimation.
Le rapport SWIPA fait également remarquer que depuis 2011, l’amplification du réchauffement de l’Arctique affecte aussi le reste du monde. En particulier, cela provoque un ralentissement du jet stream et l’aggravation des problèmes météorologiques à des latitudes moyennes. L’élévation du niveau de la mer, dont un tiers est maintenant attribué à la fonte de la glace dans l’Arctique, provoque des inondations, de l’érosion et des dégâts matériels dans les villes du sud (voir ma note sur le Togo).
Un autre problème est lié à des contaminants découverts récemment, dont beaucoup sont des ignifugeants qui polluent l’air et l’eau de l’Arctique. Les contaminants chimiques, dont certains proviennent de pesticides et de produits industriels utilisés dans les latitudes du sud, affectent le milieu marin arctique depuis des décennies, bien qu’il y ait eu des progrès significatifs dans leur contrôle grâce à la Convention de Stockholm. Les micro plastiques récemment observés dans les eaux de l’Arctique posent eux aussi de plus en plus de problèmes (voir ma note « L’Océan Arctique, poubelle de la planète »).
Source: Alaska Dispatch News.

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The Arctic Ocean is now on the way to become ice-free in summers as soon as two decades from now, while autumn and winter temperatures in the Arctic, if carbon emissions are not controlled, will be about 5.5°C higher in 2100 than they were at the end of the 20th century.

The new forecasts of accelerated warming mark the condition of the Arctic at the end of the two-year U.S. chairmanship of the Arctic Council. They are revealed by the latest reports released by the organization. Scientists are warning the pace of climate change demands a quick response against its causes. With Arctic warming outpacing climate change in the rest of the world, the reports show why immediate action is needed to reduce global carbon emissions. According to an NOAA oceanographer who is also a co-author of the Snow, Water, Ice and Permafrost in the Arctic (SWIPA) report, “the changes are cumulative, and so what we do in the next five years is really important on slowing down the changes that will happen in the next 30 or 40 years”.

The new SWIPA report shows that major Arctic trends documented in past years have accelerated. Since the last SWIPA report in 2011, the Arctic has heated up to its highest temperatures ever measured by weather instruments. Arctic sea ice hit a record-low extent in 2012 and last year tied for the second-lowest level in the satellite record. Greenland, the Arctic’s biggest contributor to global sea-level rise, in 2011 to 2014, lost ice at twice the rate observed from 2003 to 2008.

Dramatic warming and Arctic ice losses in recent years are behind the SWIPA projections for an ice-free Arctic Ocean by the late 2030s, an earlier date than is suggested by most models.

Predictions about when that milestone will arrive vary widely, from the 2060s to just a few years from now, whereas the new SWIPA report uses extrapolation of recent observations to come up with an estimate.

The SWIPA report also indicates that since 2011 amplified Arctic warming has affected the rest of the world. There is new information about far-north warming causing the jet stream to slow, meander and exacerbate mid-latitude weather problems. Rising sea levels, of which a third is now attributed to melt of Arctic land ice, is already causing flooding, erosion and property damage in southern cities.

Another challenge is posed by newly discovered contaminants, many related to flame retardants, in Arctic air and water. Chemical contaminants, many of them from pesticides and industrial products used in faraway southern latitudes have plagued the far-north marine environment for decades, although there has been significant progress in controlling those contaminants thanks to the Stockholm Convention. Microplastics, newly documented in Arctic waters, are posing growing problems (see my previous note about the Arctic Ocean being a garbage dump).

Source: Alaska Dispatch News.

Photo: C. Grandpey

 

Les côtes du Togo sous la menace de l’océan // The coasts of Togo under the threat of the ocean

Suite au réchauffement climatique et l’élévation du niveau des océans, plusieurs régions littorales dans le monde sont menacées de disparaître à court terme. C’est le cas des côtes du Togo en Afrique qui reculent en moyenne d’un mètre chaque année.

Cofinancé par la Banque mondiale, la France et l’Etat togolais, un programme de 96 milliards de francs CFA, longtemps réclamé par les nombreuses victimes de l’érosion côtière, vient d’être adopté. Le plan d’action a pour but d’arrêter définitivement l’avancée de la mer qui menace le littoral togolais.

C’est à la suite d’un cri d’alarme lancé par les populations vivant sur le littoral, plus précisément dans le village d’Agbavi à une vingtaine de kilomètres de Lomé, la capitale, que ce plan d’action a été mis en place. Estimé à 96 milliards de Fcfa, il met à contribution la Banque Mondiale (BM) et la France. Il se situe dans le cadre d’un programme lancé par la BM en 2015. Il vise principalement à endiguer le niveau de la mer dans les pays côtiers africains qui subissent de plein fouet les effets du réchauffement climatique. Le plan d’action a pour objectif d’aider ces pays à une gestion durable de leur façade maritime.

Lors du sommet de la COP21 à Paris, le Président du Togo avait sollicité l’aide de la communauté internationale pour arrêter l’avancée de la mer dans son pays. Une enveloppe de 5 milliards de francs CFA avait été débloquée mais la somme n’était pas suffisante pour contenir les assauts de l’océan. Aujourd’hui, les villages installés sur le littoral togolais sont toujours menacés de disparition d’ici une quinzaine d’années, à cause de l’érosion. Selon des experts cités par le portail d’informations africanews.fr « si rien n’est fait pour stopper le réchauffement des océans, de nombreux villages bâtis le long de la côte togolaise vont disparaître d’ici 2030 ».

Source : La Tribune.

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As a result of global warming and rising sea levels, several coastal regions around the world are threatened to disappear in the short term. This is the case of the coast of Togo in Africa which retreats on average by one metre each year.
Co-funded by the World Bank, France and the Togolese State, a program of 96 billion CFA francs, long claimed by the many victims of coastal erosion, has just been adopted. The plan aims to stop definitively the advance of the sea that threatens the Togolese coastline.
It was following a cry of alarm by the populations living on the coast, more precisely in the village of Agbavi, about twenty kilometers from Lome, the capital, that this action plan was put in place. in place. Estimated at 96 billion FCFA, it involves the World Bank (WB) and France. It is part of a program launched by the World Bank in 2015. Its main objective is to stem the sea level in coastal African countries that are suffering from the effects of global warming. The aim of the plan is to help these countries to manage their seafront sustainably.
At the COP21 Summit in Paris, the President of Togo sought the help of the international community to stop the advance of the sea in his country. An envelope of 5 billion CFA francs had been unblocked but the sum was not enough to contain the onslaught of the ocean. Today, several villages along the Togolese coastline are still threatened with extinction in about 15 years, due to erosion. According to experts quoted by the information portal africanews.fr « if nothing is done to stop the warming of the oceans, many villages built along the Togolese coast will disappear by 2030 ».
Source: La Tribune.

Source: Google Maps.