Une éruption du Sakurajima (Japon) en 2044? // Will Sakurajima (Japan) erupt in 2044?

drapeau-francaisBien que nous ne soyons pas fichus de prévoir les éruptions à court terme (voir la dernière du Piton de la Fournaise sur l’Ile de la Réunion), une nouvelle étude par des volcanologues anglais de l’Université d’Exeter affirme que le Sakurajima (Japon) – dont la dernière éruption remonte à 1914 – pourrait connaître un événement majeur au cours des prochaines décennies.
Selon les scientifiques, le réservoir magmatique qui se cache sous le Sakurajima augmente de volume chaque année, signe d’une menace croissante. Au train où vont les choses, le Sakurajima pourrait connaître une éruption catastrophique dans environ 25 ans. Les chercheurs pensent que leur étude pourrait également aider les scientifiques à mieux prévoir les éruptions sur d’autres grands volcans de la planète.
Le Sakurajima, sur l’île de Kyushu, est entré en éruption en 1914, tuant 58 personnes et provoquant une inondation dans la ville de Kagoshima (voir la description de cet événement dans mon livre Killer Volcanoes). Le volcan est alimenté par un réservoir magmatique située sous la caldeira Aira, et c’est ce réservoir qui est la source des éruptions mineures que l’on observe quasiment tous les jours.

Dans les années 1950, les scientifiques ont essayé d’évaluer le risque éruptif en utilisant un modèle simple qui s’est révélé irréaliste par la suite. Pour une meilleure prévision éruptive du Sakurajima, les chercheurs anglais ont développé un modèle informatique beaucoup plus complexe qui intègre la topographie de la zone autour du volcan. Ils ont ensuite intégré les données fournies par les sismomètres et les appareils GPS de haute précision placés sur le volcan et autour de l’édifice volcanique. Ils ont découvert que le réservoir magmatique sous la caldeira grossissait à un rythme significatif. A partir de leur modèle, ils prévoient un intervalle de 130 ans entre la dernière éruption majeure et la prochaine, ce qui signifie que le Sakurajima pourrait être secoué par une explosion majeure vers 2044.

Source: Live Science.

Le problème est que les modèles informatiques appartiennent à une science exacte alors que les éruptions volcaniques sont des phénomènes naturels qui ne répondent pas à une théorie préétablie! Même avec des modèles très précis, les volcans peuvent surprendre les scientifiques. Il suffit de se souvenir du Mont Ontake qui est entré en éruption sans prévenir en 2014, tuant quelque 57 personnes.

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 drapeau-anglaisAlthough we are not able ton predict eruptions in the short term (see the latest eruption of Piton de la Fournaise on Reunion Island), a new research by English volcanologists at the University of Exeter affirms that Sakurajima in Japan is “due for a major eruption.” The volcano that last erupted in 1914 could be set to blow in the next few decades.

According to the scientists, the pool of liquid magma swelling beneath Sakurajima is growing every year, a sign of a growing threat. At the current rate, Sakurajima could erupt catastrophically in about 25 years.

The researchers think the new analysis could also help scientists better forecast when other big volcanoes could erupt.

Sakurajima volcano, located on Kyushu Island, last erupted in 1914, killing 58 people and causing a massive flood in the nearby seaside city of Kagoshima (see the description of the eruption in my book Killer Volcanoes). Sakurajima is fed by a pool of magma lying beneath the Aira caldera, and the filling of this magma reservoir causes the volcano to have minor eruptions roughly every day.

In the 1950s, scientists tried to quantify the risk of future eruptions at Sakurajima by using a simple model which proved unrealistic a few years later.

To better forecast eruptions at Sakurajima, the English researchers developed a much more complicated computer model that incorporated the unique topography of the area surrounding the volcano. Then, they incorporated data from seismometers and highly precise GPS devices placed in and around the volcano.

The researchers discovered that the reservoir of magma beneath the caldera was growing at a significant rate. From this model, they forecast that it would take 130 years from the past major eruption for the next one to occur, meaning the region is due for a major explosion around 2044.

Source: Live Science.

The problem is that computer models belong to an exact science whereas volcanic eruptions are natural phenomena that do NOT respond to any pre-established theory ! Even with highly accurate models, volcanoes may surprise experts, like Mount Ontake that erupted without warning in 2014, killing about 57 people.

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Crédit photo: Wikipedia.

White Island (Nouvelle Zélande): les leçons de l’éruption du 27 avril // The lessons of the 27 April eruption

drapeau-francaisL’éruption du 27 avril dernier à White Island est une nouvelle preuve que nous ne sommes pas en mesure de prédire les éruptions phréatiques ou phreato-magmatiques. On se souvient de l’éruption du Mont Ontake le 27 septembre 2014 qui a tué 57 randonneurs et surpris les scientifiques japonais. J’ai récemment expliqué (voir ma note du 28 avril 2016) que les volcanologues du Costa Rica ont décidé d’intensifier la surveillance du volcan Poás dans ce domaine, mais il reste un long chemin à parcourir pour atteindre des résultats significatifs. Les Néo-zélandais reconnaissent que la dernière éruption à White Island le 27 avril aurait probablement tué quiconque se serait trouvé à proximité du lac de cratère. Lors de ma visite sur l’île en 2009, je me suis fait la même réflexion alors que je me trouvais sur la berge de ce même lac.
Heureusement, la dernière éruption s’est produite tard dans la soirée du 27 avril et il n’y avait personne sur l’île quand la vague d’eau et de matériaux a été projetée sur le plancher du cratère. Ce qui confirme l’hypothèse d’une éruption phréatique, c’est qu’une grande partie du plancher du cratère est recouverte d’une couche de cendre et autres matériaux de couleur verdâtre, mais aucun matériau d’origine magmatique n’a été observé dans les dépôts.

L’équipement de surveillance sur le continent a enregistré une « impulsion complexe de données sismiques » qui a duré environ une heure et demie, à partir de 21h31, avec un point fort vers 21h53. Cependant, la taille du signal était faible par rapport à l’activité enregistrée entre 2011 et 2013. De plus, les signaux acoustiques n’étaient pas clairs et difficiles à interpréter. La détection de l’éruption a également été entravée par le fait que les capteurs de gaz sur l’île ne fonctionnent que de jour et les objectifs des caméras ont été recouverts par la poussière déposée par l’explosion. Les images proposées par le radar de précipitations du MetService montrent que le panache de l’éruption a atteint entre 3 et 4 kilomètres de hauteur.
La distance de White Island (50 km au large de la côte de Bay of Plenty) est de toute évidence un obstacle à de bonnes observations. Ce n’est que lorsque les volcanologues du GNS ont survolé le volcan le lendemain dans l’après-midi qu’ils ont pu apprécier pleinement les effets de l’éruption de la nuit précédente. Après avoir été élevé à 3 dans les heures qui ont suivi l’explosion, le niveau d’alerte a été ramené à 2 puis à 1.  le niveau d’alerte du volcan à 2.
Sources: GNS science; New Zealand Herald.

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drapeau-anglaisLast month’s eruption (April 27th) at White Island was another proof that we are not able to predict phreatic or phreatomagmatic eruptions. One should remember the eruption at Mt Ontake that killed 57 trekkers and caught by surprise Japanese volcanologists. I recently explained (see my note of April 28th 2016) that volcanologists in Costa Rica are intensifying the monitoring of Poás volcano in this field, but there is still a long way to go to reach significant results. New Zealand volcanologists admit that the last eruption at White Island (April 27th) likely would have killed anyone standing close to the floor of its Crater Lake. While visiting the island in 2009, and standing close to the crater lake, I said to myself that I would probably be killed if an explosion occurred during my visit of the volcano.

Fortunately, the last eruption happened late at night and no one was on the island when a surge of ash was thrown across the crater floor. What confirms the hypothesis of a phreatic eruption is that much of the crater floor was covered with a green-tinged ash and none of the material contained magma.

The monitoring equipment on the continent recorded a « complex pulse of seismic data » that lasted about one and a half hours, starting at about 9.31pm, with a climax at about 9.53pm. However, the size of the signal was also small compared with activity between 2011 and 2013 and the acoustic signals were not clear, and were difficult to interpret. Detecting the eruption was also hampered by the fact the island’s gas sensors work only in daylight, and the web cameras were obscured by the dirt deposited by the explosion. The images from the MetService’s rain radar show an eruption plume reaching between 3 and 4 kilometres.

The distance to White Island (50 km off the coast of Bay of Plenty) was clearly an obstacle to make good observations. It wasn’t until GNS volcanologists flew over the volcano the next day in the afternoon they were able to fully appreciate the impacts of the previous night’s eruption. After being elevated to 3 during the hours that followed the explosion, the alert level was lowered to 2, then to 1.

Sources: GNS Science; New Zealand Herald.

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Photos: C. Grandpey

Prévision volcanique en Nouvelle Zélande // Volcanic prediction in New Zealand

drapeau francaisLa Nouvelle-Zélande possède un grand nombre de volcans actifs et une fréquence éruptive élevée. L’activité volcanique se produit dans six secteurs, dont cinq dans l’île du Nord et un au large des côtes, dans les Iles Kermadec.
Les scientifiques néo-zélandais aimeraient savoir quand se produira la prochaine éruption majeure. Ils vont essayer de répondre à cette question en utilisant les mathématiques pour calculer la date probable et l’importance de la prochaine éruption de chacun des 10 principaux volcans de ce pays.
Les éruptions les plus récentes ont eu lieu à White Island, île volcanique toujours très active, au Mont Tongariro à deux reprises en 2012, et au Mont Ruapehu il y a huit ans, quand un lahar a traversé la partie occidentale du champ de ski de Whakapapa.
A côté de ces volcans régulièrement actifs, les Néo-zélandais redoutent les prochaines éruptions de volcans en sommeil tels que le Taranaki dont on pense que la probabilité éruptive est de 50% dans les 50 prochaines années, ou de la zone volcanique d’Auckland et ses 50 volcans qui ne dorment peut-être que d’un oeil.
L’événement le plus inquiétant serait une éruption de l’une des énormes caldeiras volcaniques dans la partie centrale de l’île du Nord. Par exemple; l’éruption du Taupo, il y a environ 1800 ans, a eu des effets visibles jusqu’en Chine et à Rome. Elle a généré une coulée pyroclastique dévastatrice de 1,5 kilomètres de hauteur qui a recouvert la région de cendre et de pierre ponce sur une distance de 80 km.
Pour créer un nouveau modèle de probabilité, les chercheurs vont établir une base de données incluant l’histoire éruptive de volcans similaires à travers le monde. Une référence possible serait le Merapi en Indonésie, qui est entré en éruption en 2010, après une longue période de calme, tout comme le Taranaki. Si l’équipe scientifique peut prouver que les histoires éruptives de ces deux volcans se superposent, ils pourront étendre cette approche à d’autres dans le monde.
L’un des scientifiques, spécialiste des avalanches pyroclastiques dévastatrices, a entamé une autre étude avec ses collègues. Il va utiliser un simulateur d’éruption basé sur le campus de l’Université de Manawatu pour comprendre comment réagissent les infrastructures quand elles sont frappées par une coulée pyroclastique.
Une étude publiée le mois dernier a révélé qu’une éruption volcanique majeure dans le centre industriel d’Auckland pourrait avoir un impact économique désastreux et affecter profondément le PIB de la ville.
Source: New Zealand Herald.
Maintenant, la question est de savoir si des sciences exactes comme les mathématiques et les simulations peuvent vraiment aider à prévoir les prochaines éruptions en Nouvelle-Zélande! Il en est de même avec les cycles éruptifs qui n’ont jamais été définitivement prouvés. Quand on sait que chaque volcan a un fonctionnement qui lui est proche, il semble hasardeux de vouloir essayer de calquer les histoires éruptives de deux volcans éloignés de plusieurs milliers de kilomètres. À une époque où nous ne sommes pas capables de prévoir les éruptions de point chaud dans le court terme, j’ai des doutes sur le succès d’une telle recherche pour prévoir les éruptions des volcans Nouvelle-Zélande qui sont situés dans les zones de subduction et sont d’autant plus imprévisibles.

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drapeau anglaisNew Zealand has a lot of active volcanoes and a high frequency of eruptions. Volcanic activity occurs in six areas, five in the North Island and one offshore in the Kermadec Islands.

Kiwi scientists would like to know when the next major eruption will occur. They will try to answer the question by using maths to calculate the estimated time and size of the next eruption of each of New Zealand’s 10 main volcano centres.

The most recent eruptions have taken place at White Island which is still quite active, at Mt Tongariro twice in 2012, and at Mt Ruapehu eight years ago, when a large lahar travelled through the western boundary of Whakapapa skifield.

Beside these regularly active volcanoes, a greater fears concern the next eruptions at quiet mountains such as Mt Taranaki, which is said to have a 50 per cent probability of erupting in the next 50 years, or at one of Auckland’s long-silent field of 50 volcanoes.

More worrying still is the thought of an eruption at one of the huge caldera volcanoes in the Central North Island. For instance; the Taupo eruption around 1800 years ago created effects visible in China and Rome and generated a devastating 1.5 km-high pyroclastic flow that covered the landscape with ash and pumice for a distance of 80km.

To create a new probability model, the researchers will build a database of historical records from similar volcanoes worldwide. A possible reference would be Mt Merapi in Indonesia which erupted in 2010 after a long quiet past, just like Mt Taranaki. If the scientific team can work out how the records of the two volcanoes can map on to one another, then they will extend it to other ones worldwide.

One of the scientists, who specialises in devastating pyroclastic surges, is starting another study with his colleagues. It will use a large-scale eruption simulator based at the Manawatu University campus to understand what happens to infrastructures when they are hit by a pyroclastic flow.

A research published last month indicated that a catastrophic volcanic eruption in Auckland’s industrial heart could have a disastrous economic impact and knock out a large area of the city’s Gross Domestic Product (GDP).

Source : New Zealand Herald.

Now, the question is to know whether exact sciences like mathematics and simulations can really help predict the next eruptions in New Zealand! It’s the same with eruptive cycles which have never been definitively proved. Knowing that each volcano has its own eruptive process, superimposing the eruptive histories of two volcanoes which are thousands of kilometres apart seems a bit far-fetched. At a time when we are not able to predict hotspot eruptions in the short term, I have doubts about the success of such research to predict the eruptions of New Zealand volcanoes which are located in subduction zones and are all the more unpredictable.

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Le Ruapehu et White Island sont deux volcans actifs de Nouvelle Zélande.

(Photos:  C. Grandpey)

Prévision volcanique à Yellowstone // Volcanic prediction at Yellowstone

drapeau francaisComme je l’ai écrit dans une note précédente, la situation actuelle à Yellowstone est très calme et aucun paramètre n’indique une éruption à court terme.
Dans une étude récente publiée dans la revue Geology, des scientifiques américains pensent pouvoir estimer entre 10 mois et 10 ans à l’avance le déclenchement de la prochaine éruption. Ils affirment qu’elle ne sera pas cataclysmale, même si la lave et la cendre sont susceptibles de provoquer un hiver volcanique.
L’étude a été réalisée par des chercheurs de l’Université d’Arizona. Ils se sont basés sur les éruptions passées du volcan de Yellowstone – la plus récente a eu lieu il y a près de 70 000 ans – afin de mieux étudier la fin de sa période de sommeil. Ils ont mis en commun des données sur le passé du volcan et des mesures obtenues par NanoSIMS, un instrument d’imagerie chimique de dernière génération. Ce dernier a permis une observation plus précise des cristaux de magma qui, à son tour, a permis un calcul du laps de temps entre la remontée en température du magma et l’éruption du volcan. Les scientifiques ont remarqué que la dernière éruption du Yellowstone après une longue période de sommeil s’est produite dans les 10 mois qui ont suivi la remontée du magma à l’intérieur de l’édifice volcanique. Par contre, d’autres fois, l’éruption a eu lieu dans un délai proche d’une dizaine d’années.
Les derniers résultats suggèrent que l’éruption au début du dernier cycle volcanique s’est déclenchée dans les 10 mois après la montée en température d’un réservoir de magma partiellement cristallisé après une période de repos de 220 000 ans. Une montée en température du magma qui se trouve actuellement sous la surface de Yellowstone pourrait mettre un terme à une période d’environ 70 000 années de repos volcanique et conduire à une nouvelle éruption avec un délai similaire.
Yellowstone est surveillé en continu depuis une trentaine d’années et rien n’indique que le volcan va entrer en éruption dans 10 mois, ni même dans 10 ans. Les scientifiques indiquent par ailleurs que la prochaine éruption « ne sera pas cataclysmale. » En effet, en se basant sur des données géologiques, ils  pensent qu’il y a eu 3 éruptions majeures à Yellowstone, mais que les éruptions mineures sont beaucoup plus nombreuses. Depuis la dernière grande éruption il y a environ 640 000 années, il y a eu plus de 23 petites éruptions, avec la plus récente il y a quelque 70 000 ans.
Malgré cet optimisme, il ne fait guère de doute qu’une éruption dans la caldeira de Yellowstone causerait de nombreux problèmes. Il est à craindre qu’elle donnerait lieu à un cataclysme à l’échelle mondiale. Une grande partie du territoire américain serait recouvert de cendre et le nuage de cendre affecterait sérieusement le trafic aérien. C’était le fond de ma pensée il y a quelques jours alors que je l’observais l’activité du Norris Geyser Basin, l’un des endroits les plus chauds du Parc National de Yellowstone.
Source: The Austrian Tribune.

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drapeau anglaisAs I put it in a previous note, the current situation in Yellowstone is very quiet and there are no parameters to indicate an eruption will occur in the short term.
In a recent study published in the journal Geology, US scientists have found a way to estimate the time of the next eruption from 10 months to 10 years beforehand. They promise it won’t be cataclysmic, even though lava and ash could cause a volcanic winter.
The study was made by Arizona State University researchers.They focused on past eruptions of theYellowstone volcano, with the most recent happening nearly 70,000 years ago, in order to learn more about the time when its sleep is over. They combined the data on the volcano’s past with measurements obtained by NanoSIMS, an advanced chemical imaging instrument. It allowed a closer observation of magma crystals that enabled a calculation of the time period between magma’s reheating and the volcano’s eruption. They noticed that the last time Yellowstone erupted after being dormant for a long time, the eruption was triggered within 10 months of new magma moving into the base of the volcano, while other times it erupted closer to the 10-year mark.
The latest results suggest an eruption at the beginning of Yellowstone’s most recent volcanic cycle was triggered within 10 months after reheating of a mostly crystallized magma reservoir following a 220,000-year period of volcanic quiescence. A similarly energetic reheating of Yellowstone’s current sub-surface magma bodies could end approximately 70,000 years of volcanic repose and lead to a future eruption over similar timescales.
As Yellowstone has been continuously monitored for about 30 years, there have been no indications that the volcano will erupt in 10 months, or even 10 years. They also reassure that the next eruption “won’t be cataclysmic.” Indeed, within the past 2.1 million years there have been three major eruptions at Yellowstone, according to geological evidence, but smaller ones are far more numerous. Since the last wide scale eruption that took place approximately 640,000 years ago, there have been over 23 smaller ones with the most recent one happening some 70,000 years ago.
Despite this optimism, there is little doubt that an eruption within the Yellowstone caldeira would cause many problems. It is feared that it could lead to a global cataclysm, with much of the US territory covered in ash and air travel complicated by the resulting ash cloud. This was my own fear a few days ago while I was observing activity at the Norris Geyser Basin, one of the hotttest spots of Yellowstone National Park.
Source: The Austrian Tribune.

Norris  Vue du Norris Geyser Basin  (Photo:  C.  Grandpey)