Dernières nouvelles d’Islande : une éruption ? Peut-être… ! // Latest news from Iceland : an eruption ? Maybe… !

Dans sa dernière mise à jour du 7 mars 2024, le Met Office islandais indique que le volume de magma sous le secteur de Svartsengi continue d’augmenter, ce qui pourrait déboucher sur une nouvelle intrusion et éventuellement une éruption qui pourrait survenir dans un délai très court, peut-être moins de 30 minutes. Le site éruptif le plus probable se situe entre Stóra-Skógafell et Hagafell.
Cependant, l’activité sismique a considérablement diminué depuis le 2 mars. A noter que le réseau sismique a été perturbé par les mauvaises conditions météorologiques.
Comme indiqué plus haut, l’inflation du sol se poursuit à Svartsengi et les données de modélisation du 3 au 6 mars indiquent qu’environ 1,2 million de mètres cubes de magma ont été injectés dans la chambre magmatique au cours de cette période. On peut en déduire qu’une dizaine de millions de mètres cubes de magma se sont accumulés dans la chambre magmatique depuis la dernière éruption. La situation actuelle ressemble donc à ce qu’elle était avant le 2 mars.
Il est évident que personne ne sait ce qui va se passer maintenant. L’éruption ratée du 2 mars a montré que les prévisions du Met Office ou de l’Université d’Islande étaient erronées. Il est probable qu’une partie du magma accumulé sous Svartsengy ait trouvé le moyen de donner naissance à une nouvelle intrusion et donc un autre dike. Au vu du comportement actuel de la chambre magmatique sous Svartsengi, une éruption pourrait se produire à court terme, mais la Nature pourrait en décider autrement ! Tout cela montre que, malgré tous les instruments répartis sur la péninsule de Reykjanes, la prévision volcanique et éruptive reste hasardeuse !

Graphique montrant les différentes phases de soulèvement du sol dans le secteur de Svartsengi entre le 25 octobre 2023 et le 4 mars 2024. On remarquera en rouge le raté du 2 mars suivi d’une reprise de l’inflation (Source : Met Office).

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In its latest update of March 7th, 2024, the Icelandic Met Office indicates that the volume of magma beneath Svartsengi continues to increase, which could result in a new dike intrusion and possibly an eruption which could occur with very short notice, possibly less than 30 minutes. The most likely eruption site is between Stóra-Skógafell and Hagafell.

However, seismic activity associated with the volcanic unrest has been decreasing since March 2nd.. It should be noticed that the seismic network has been disturbed by poor weather conditions.

Inflation continues at Svartsengi, and model calculation data from March 3rd to 6th indicate that approximately 1.2 million cubic meters of magma has been injected into the magma chamber during these days. Therefore, about 10 million cubic meters of magma has accumulated in the magma chamber overall since the last eruption. The current situation is therefore similar to what it was before March 2nd.

It is clear that nobody knows what will happen next. The failed eruption of March 2nd showed that predictions – by the Met Office or the University of Iceland – can become false. Il t is likely that a part of the magma that had accumulated beneath Svartsengy found another way to make a new intrusion and another dike. Judging from the behaviour of the magma chamber beneath Svartsengi, an eruption might happen inthe short term, but Nature may decide differently ! This is another examplethat, despite all the instruments set up on the Reykjanes Peninsula, volcanic and eruptive prediction remain quite risky !

Prévision éruptive et sismique : il reste beaucoup à faire ! // Eruptive and seismic prediction : much remains to be done !

L’éruption du 18 décembre 2023 en Islande nous a montré que la prévision volcanique est loin d’être parfaite. La lave a percé la surface quelques heures après que le Blue Lagoon ait été autorisé à rouvrir et après que la Protection civile ait déclaré que les habitants de Grindavik seraient autorisés à rentrer chez eux pour Noël.
Le 1er janvier 2024 au Japon nous a montré les faiblesses de la prévision sismique
Les scientifiques japonais ont du mal à comprendre les forces qui ont généré le séisme M-7.6 dans la région de Noto, dans la préfecture d’Ishikawa. Le fait que ce puissant événement se soit produit lors d’un essaim sismique a surpris les sismologues. En général, un essaim sismique ne produit pas de séisme d’une magnitude supérieure à M 6,0. Les japonais ont également remarqué que le séisme du 1er janvier était plus puissant que le grand séisme de Hanshin qui a frappé la région de Kobe en 1995 et coûté la vie à environ 6 400 personnes.
Les sismologues japonais pensent que l’une des causes du dernier séisme est la montée d’eau et de vapeur sous forte pression depuis les profondeurs, ce qui avait déjà déclenché un séisme de M 6,5 le 5 mai 2023.
Compte tenu de l’intensité et de l’ampleur de la dernière série de séismes, les habitants ont été invités à rester vigilants car des événements violents pourraient se produire au cours de la semaine prochaine et surtout au cours des deux à trois prochains jours. Les habitants dont les maisons ont été endommagées ont été invités à les évacuer le plus rapidement possible. Les personnes vivant dans les zones côtières ont été invitées à rester vigilantes car un tsunami dans la Mer du Japon atteint rapidement la côte après un puissant séisme.
On sait que la zone au large de la péninsule de Noto est une ligne de faille active. Cependant, même si le mécanisme qui a déclenché le dernier séisme était similaire aux séismes précédents survenus dans la péninsule de Noto, les scientifiques japonais n’ont jamais imaginé qu’un séisme d’une telle ampleur pourrait se produire dans cette zone.
Lorsque le séisme et le tsunami de Tōhoku se sont produits en 2011 sur la côte est de Honshu, avec les conséquences que l’on sait pour la centrale de Fukushima, juste en face de la préfecture d’Ishikawa sur la côte ouest, les scientifiques japonais craignaient que l’événement perturbe le Mont Fuji et provoque une éruption. Là encore, ils se sont trompés puisque aucune éruption du Mont Fuji ne s’est produite à ce jour. Aucune mention n’a été faite du Mont Fuji après le séisme du 1er janvier 2024…
Source  : médias d’information japonais.

 

Les dégâts du séisme du 1er janvier à Noto, dans la Préfecture Ishikawa, le 1er janvier 2024 (Crédit photo : Yoshinori Doi)

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The 18 December 2023 eruption in Iceland showed us that volcanic prediction is far from perfect. Lava pierced the surface a few hours after the Blue Lagoon had been allowed to reopen and after the Civil Defense said Grindavik residents would be allowed to go baxk home for Christmas.

The 1 January 2024 in Japan showed usthe weaknesses of seismic prediction.

Japanese scientists were puzzled by the forces that generated the M-7.6 earthquake in the Noto region of Ishikawa Prefecture. The fact that the powerful event occurred during an earthquake swarm caught seismologists by surprise.Generally speaking, an earthquake swarm does not produce a quake with a magnitude over M 6.0. They also noted it was stronger than the Great Hanshin Earthquake that hit the Kobe area in 1995 and claimed around 6,400 lives.

One cause of the latest earthquake is believed to be water and steam rising under intense pressure from deep underground, which triggered an M 6.5 earthquake on May 5th, 2023.

Given the intensity and magnitude of the latest series of quakes, residents were urged to be on their guard against strong events over the next week and especially over the next two to three days. Residents whose homes were damaged were urged to evacuate as soon as possible. People living in coastal areas were asked to remain vigilant as tsunami in the Sea of Japan reach shorelines quickly after a big earthquake.

The area off the coast of Noto Peninsula is known as an active fault line. However, while the latest quake mechanism was similar to past quakes in the Noto Peninsula, Japanese scientists never thought a quake of such large magnitude would occur there,

When the Tōhoku earthquake and tsunami occurred in 2011 on the eastern coast of Honshu, right in front of the Ishikawa Prefecture on the western coast, Japanese scientists feared it might disturnb Mount Fuji ansd cause an eruption. Here again, they were wrong to think so as no eruption of Mt Fuji has occurred yet since that time. No mention was made of Mt Fuji after the 1 January 2024 quake…

Source : Japanese news media.

Leçons de l’éruption sur la péninsule de Reykjanes (Islande) // Lessons from the eruption on the Reykjanes Peninsula (Iceland)

Des enseignements peuvent – et doivent – être tirés de la dernière éruption sur la péninsule de Reykjanes (18-21 décembre 2023). Cet événement a montré les limites de la prévision volcanique et a rappelé à l’humilité devant les phénomènes naturels. Il faut le dire franchement : nous nous sommes tous plantés, volcanologues et volcanophiles compris !

S’agissant des points positifs, les instruments (sismomètres, inclinomètres ) ont bien détecté l’arrivée d’une intrusion magmatique sur la péninsule. Sa progression a pu être suivie avec précision, ainsi que les événements qui l’ont accompagnée : soulèvement du sol dans le secteur de Svartsengi et ouverture de fissures vers Grindavik.

Le point négatif se situe au niveau de la prévision éruptive. Dès l’apparition de l’intrusion magmatique et de la déformation du sol entre le 20 et le 23 octobre 2023, les volcanologues islandais ont annoncé une éruption ‘imminente’. Ne la voyant pas venir au bout de plusieurs jours, l’imminence s’est transformée en probabilité. Ensuite, vers le 15 décembre, au vu de la très faible sismicité, l’état d’urgence a été levé. Le Blue Lagoon a rouvert  le 17 décembre et on a envisagé le retour des habitants évacués de Grindavik à leur domicile pour Noël.

La 18 décembre, patatras ! Rapide crise sismique et rapide sortie de la lave surprenant tout le monde ! Ouverture d’une fracture dans le secteur de Sundhnúkagígar avec un beau rideau de fontaines de lave au bout de quelques minutes. Un volcanologue français a indiqué sur France Info que « ce pourrait être la plus grosse éruption connue sur l’île depuis 2021 ». En effet, au cours des sept premières heures, l’éruption a émis plus de lave que l’éruption de trois semaines du Litli-Hrutur il y a quelques mois. On a craint que ce nouveau magma emprunte la fissure existante pour aller noyer Grindavik sous la lave. Par chance, ces craintes sont restées infondées. Le rideau de fontaines de lave initial a vite été remplacé par cinq bouches actives, puis trois, puis une seule le long de la fracture éruptive. Aucune activité n’était visible le 21 décembre au matin, hormis quelques points d’incandescence sur le champ de lave. Les prévisions les plus pessimistes tombaient à l’eau.

Comme je l’avais indiqué avant le début de l’éruption – une personne l’a sciemment oublié pour pouvoir me critiquer – il fallait rester vigilant malgré la faible sismicité. On n’était pas à l’abri d’un nouvel afflux de magma et il n’est pas exclu aujourd’hui que cette situation se reproduise dans les prochaines heures ou les prochains jours. A moins qu’il s’agisse juste de l’évacuation d’une poche résiduelle de magma ? L’expérience m’a montré que les volcans effusifs de point chaud – le Piton de la Fournaise, par exemple, sur l’île de la Réunion – pouvaient nous réserver de telles surprises, avec des réveils intempestifs.

Espérons que tout se passera bien et que les Islandais pourront passer un Noël tranquille.

En tout cas, ceux qui comptaient acheter un billet d’avion pour aller en Islande admirer l’éruption avaient sacrément intérêt à se dépêcher. J’étais très tenté, mais j’avais un empêchement à la maison. Heureusement!

Retour au calme le 21 décembre au matin… (Capture écran webcam)

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Lessons should be learned from the latest eruption on the Reykjanes Peninsula (December 18-21, 2023). This event showed the limits of volcanic prediction and reminded us to be humble in the face of natural phenomena. We have to admit all, volcanologists and volcanophiles, that we failed with our predictions !

Regarding the positive points, the instruments (seismometers, tiltmeters) detected the arrival of a magma intrusion on the peninsula. Its progression could be precisely followed, as well as the events which accompanied it: ground uplift in the Svartsengi sector and opening of fissures towards Grindavik.
The negative point lies in the eruptive prediction. As soon as the magma intrusion and ground deformation appeared between October 20th and 23rd, 2023, Icelandic volcanologists announced an ‘imminent’ eruption. Not seeing it coming after several days, the imminence turned into probability. Then, around December 15th, in view of the very low seismicity, the state of emergency was lifted. The Blue Lagoon reopened on December 17th and plans were underway to return residents evacuated from Grindavik to their homes for Christmas.
They were wrong decisions ! On December 18th, there was a quick seismic crisis and quick lava emission that surprised everybody. A fissure opened in Sundhnúkagígar, with an impressive curtain of lava fountains after a few minutes. A French volcanologist indicated on France Info that “this could be the biggest eruption on the island since 2021”. Indeed, during its first seven hours, the eruption emitted more lava than the three-week eruption of Litli-Hrutur a few months ago. It was feared that this new magma would use the existing fissure to drown Grindavik in lava. Fortunately, these fears remained unfounded. The initial curtain of lava fountains was quickly replaced by five active vents, then three, then a single one along the eruptive fissure. No more activity was visible on the morning of December 21st, apart from a few points of incandescence on the lava field. The most pessimistic predictions proved wrong.
As I had indicated before the start of the eruption – one person knowingly forgot it in order to criticize me – one needed to remain vigilant despite the low seismicity. We were not safe from a new influx of magma and it is not excluded today that this situation will happen again in the coming hours or days. Unless it is just the evacuation of a residual pocket of magma? Experience has shown me that effusive hotspot volcanoes – Piton de la Fournaise, for example, on Reunion Island – could have such surprises in store for us, with unexpected eruptions.
Let’s hope that everything goes well and that the Icelanders can have a peaceful Christmas.

Those who were planning to buy a plane ticket to go to Iceland and watch the eruption had better hurry up! I really felt like doing so, but I had an impediment at home. Fortunately!

Islande : l’éruption sera-t-elle brève ? // Iceland : will the eruption be short-lived ?

Nous venons de voir à quel point les prévisions éruptives sur la situation dans la péninsule de Reykjanes peuvent être risquées. Tout le monde pensait que la crise sismique était terminée et que le soulèvement du sol dans la région de Svartsengi n’était pas nécessairement préoccupant. Le Blue Lagoon avait rouvert et les habitants de Grindavik espéraient rentrer chez eux pour Noël.
En ce qui me concerne, j’avais approuvé cette approche de la situation, mais j’ai aussi écrit qu’un nouvel afflux de magma dans l’intrusion changerait la donne. C’est ce qui s’est passé dans la soirée du 18 décembre et qui a provoqué le début de l’éruption. Il a surpris tout le monde par sa rapidité. .
Malgré l’échec des prévisions, un volcanologue islandais déclare aujourd’hui que l’éruption actuelle est typique des éruptions de chambres magmatiques peu profondes. La pression qui s’est accumulée provoque une ascension rapide du magma, suivie d’une chute rapide de la sismicité une fois que la lave a percé la surface. Le volcanologue affirme par ailleurs qu’il y a des signes qui indiquent l’éruption actuelle pourrait être de courte durée. [NDLR : J’aimerais toutefois ajouter que l’on est pas à l’abri d’un nouvel afflux de magma]
Interrogé sur la probabilité que de nouvelles bouches éruptives s’ouvrent sur la fissure à mesure que l’activité diminue, le scientifique estime que les chances sont « plus faibles que grandes ». Il a ajouté : « À mon avis, il est très peu probable qu’une éruption ait lieu à Grindavík ou dans les environs immédiats. Cependant, il est toujours possible que certains cratères se réactivent un peu plus au nord. Mais il semble plus probable que la situation évolue dans l’autre sens.
Lorsqu’on lui a demandé de prévoir l’évolution de l’éruption, il a répondu que cela était difficile. Toutefois, de nombreuses indications montrent qu’il s’agira d’une éruption de courte durée qui pourrait se terminer dans les prochains jours, peut-être même avant le week-end.
Source  : Iceland Review.

Image webcam montant le début de l’éruption

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Mise à jour le 20 décembre – 20 heures : Au cours des dernières 24 heures, la plus forte activité de l’éruption s’est concentrée dans la partie centrale de la fracture qui s’est ouverte le 18 décembre 2023 L’activité sismique a été relativement stable et il y a eu peu de changements dans la déformation du sol depuis le début de l’éruption. Compte tenu de ces observations, le Met Office estime que la probabilité qu’une nouvelle éruption se produise sans prévenir à proximité de Grindavík a diminué. Cependant, même si la probabilité d’une éruption dans la zone 4 (Grindavik) a diminué, le niveau de risque dans cette zone reste important.
Le Met Office ajoute que même si l’activité a diminué depuis le début de l’éruption, l’intensité de l’éruption reste significative et comparable aux éruptions de Fagradalsfjall. Il a également été démontré (le 18 décembre, par exemple) que le magma peut atteindre la surface très rapidement et laisse très peu de temps pour prendre des mesures préventives.
Aujourd’hui, au cours de la majeure partie de la journée, l’éruption n’était pas visible sur les webcams à cause du brouillard. Ce soir, une bouche éruptive est toujours active avec des éruptions stromboliennes parfois spectaculaires
Source  : IMO.

La bouche éruptive le 20 décembre à 20 heures (Image webcam)

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We have just seen how risky eruptive predictions can be about the situation on the Reykjanes Peninsula. Everybody thought the seismic crisis was over and that ground uplift in the Svartsengi area was not necessarily to be worried about. The Blue lagoon was reopened and Grindavik residents expected to be back home for Christmas.

As Far as I am concened, I approved these decisions , but I also wrote that a new afflux of magma in the intrusion would change the situation. Thisis what happened in the evening of December 18th and which caused the start of the eruption.

Despite the failure with predictions, an Icelandic volcanologist said that the current eruption is typical for shallow magma chamber eruptions, where built-up pressure leads to rapid magma ascent followed by a quick decrease in intensity. The volcanologist also noted that there are indications that the current eruption may be short-lived. [Editor’s note : However, I would like to add that we are not safe from a new influx of magma].

Asked about the likelihood of new vents opening on the fissure as activity diminishes, the scientist believes the chances are “lower than higher.” He added :“In my view, there’s almost no chance of an eruption, for instance, in Grindavík, or in its immediate vicinity. However, there’s always a possibility that some craters might reactivate a bit further north. But it seems more likely to go in the other direction.”

When asked to predict the future course of the eruption, he replied that such a thing was difficult. “However many indications suggest that this will be a short eruption that could end within the next few days. Possibly even before the weekend.”

Source : Iceland Review.

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Update of December 20th – 8 pm : In the last 24 hours, the highest activity in the eruption has remained around the middle of the fissure that opened on December. 18Th, 2023 Seismic activity has been relatively steady, and there have been little changes in deformation since the eruption began. Considering this, the Met Office assesses that the likelihood of a new eruption forming without warning nearby Grindavík has decreased. However, although the likelihood of vent formation within area 4 (Grindavik) has decreased, the hazard level in that area is nevertheless considered substantial.

The Met Office adds that even though the activity has decreased since the eruption began, the intensity of the eruption is still significant and comparable to eruptions at Fagradalsfjall. It has also been shown that the magma can reach the surface quickly, leaving little time to issue warnings.

Most of the day today, the eruption could not be seen on the webcams because of the fog. Tonoght, one eruptive vent is still active with some dignificant strombolian eruptions.

Source : IMO.