La planète vit « au-delà de ses moyens » en eau, alerte un rapport de l’ONU // Our planet is living « beyond its means » in water, warns a UN report.

Les signes d’un effondrement durable des ressources en eau se multiplient. La planète consomme aujourd’hui plus d’eau douce qu’elle n’est capable d’en renouveler. Sous l’effet du réchauffement climatique et de décennies de surexploitation, de nombreuses régions du monde ne parviennent plus à se remettre des périodes de manque d’eau. Cette situation de « faillite hydrique », est omniprésente : elle touche des milliards de personnes avec des conséquences déjà visibles sur les sociétés, l’agriculture et les écosystèmes.

Au cours de ma conférence « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique », j’alerte sur les conséquences de la fonte des glaciers sur la ressource en eau de notre planète. Je donne l’exemple du sud-est asiatique qui dépend en grande partie des glaciers himalayens pour son alimentation en eau. La chaîne himalayenne représente un véritable château d’eau pour toute l’Asie.

Le 20 janvier 2026, un rapport coordonné par le directeur de l’Institut de l’eau, de l’environnement et de la santé de l’Institut universitaire des Nations Unies explique que la planète est entrée dans l’ère de la « faillite mondiale de l’eau » : l’utilisation et la pollution des ressources en eau ont dépassé leur capacité de régénération naturelle et ne retrouveront jamais leurs niveaux antérieurs. Le rapport onusien appelle à une refonte radicale de l’agenda politique international dans le domaine de l’eau.
Le rapport explique que notre planète a dépassé le stade de « crise hydrique ». Une “crise” suggère quelque chose de temporaire. Or, dans de nombreux bassins, on se trouve dans un état post-crise durable, où l’usage et la pollution de l’eau ont dépassé les apports renouvelables, et où le capital naturel – nappes, zones humides, sols, rivières, glaciers – est endommagé de manière irréversible.
Le rapport révèle une vérité dérangeante : « de nombreuses régions vivent au-delà de leurs capacités hydrologiques et de nombreux systèmes hydriques essentiels sont déjà en faillite. »

L’analyse met en lumière une contraction accélérée des bassins versants et des zones humides : plus de la moitié des grands lacs du monde ont vu leur niveau d’eau baisser depuis le début des années 1990, tandis qu’environ 410 millions d’hectares de zones humides naturelles ont disparu en un demi-siècle, une superficie presque équivalente à celle de l’Union européenne. Parallèlement, environ 70 % des principales nappes phréatiques connaissent un déclin à long terme.

Source : ONU

L’impact sur la population est considérable : 2,2 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à une eau potable gérée en toute sécurité ; 3,5 milliards n’ont pas accès à des installations sanitaires adéquates et près de 4 milliards sont confrontées à une grave pénurie d’eau pendant au moins un mois par an.
Selon le rapport, au cœur de cette crise se trouve la production alimentaire : l’agriculture absorbe 70 % des prélèvements mondiaux d’eau douce et subira une pression croissante à mesure que les aquifères s’épuisent à un rythme supérieur à leur capacité de recharge.

La quantité d’eau douce utilisée pour l’agriculture, l’industrie et les besoins domestiques a augmenté avec la croissance démographique. En 1950, la population mondiale était de 2,5 milliards d’habitants. Aujourd’hui, elle dépasse les 8 milliards. Source: The Conversation

On peut également lire dans le rapport que « la gestion de la faillite exige honnêteté, courage et volonté politique. […] Nous ne pouvons pas reconstruire les glaciers disparus ni reconstituer les aquifères fortement comprimés, mais nous pouvons empêcher de nouvelles pertes de ce capital naturel restant et repenser les institutions pour les adapter aux nouvelles contraintes. »

Source : Organisation des Nations Unies.

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Warnings are mounting : signs of a lasting collapse of water resources are multiplying. The planet is currently consuming more freshwater than it can replenish. Under the effects of climate change and decades of overexploitation, many regions of the world are no longer able to recover from periods of water scarcity. This situation of « water bankruptcy » is omnipresent: it already affects billions of people, with consequences already visible on societies, agriculture, and ecosystems.

During my conference, « Glaciers at Risk: The Effects of Global Warming, » I constantly alert to the consequences of melting glaciers on our planet’s water resources. I give the example of Southeast Asia, which depends largely on Himalayan glaciers for its water supply. The Himalayan range represents a veritable water tower for all of Asia.

On January 20, 2026, a report coordinated by the director of the United Nations University Institute for Water, Environment and Health explained that the planet had entered the era of « global water bankruptcy »: the use and pollution of water resources have exceeded their natural regeneration capacity and w never return to previous levels. The UN report calls for a radical overhaul of the international political agenda on water.
The report explains that our planet has passed the stage of a « water crisis. » A « crisis » suggests something temporary. However, in many basins, we are in a persistent post-crisis state, where water use and pollution have exceeded renewable inputs, and where natural capital—groundwater, wetlands, soils, rivers, glaciers—is irreversibly damaged.
The report reveals a disturbing truth: many regions are living beyond their hydrological capacity, and many critical water systems are already failing. The analysis highlights an accelerated contraction of watersheds and wetlands: more than half of the world’s large lakes have seen their water levels decline since the early 1990s, while approximately 410 million hectares of natural wetlands have disappeared in half a century—an area almost the size of the European Union. At the same time, about 70% of major groundwater aquifers are experiencing long-term decline.
The impact on the population is considerable: 2.2 billion people still lack access to safely managed drinking water; 3.5 billion lack access to adequate sanitation; and nearly 4 billion face severe water shortages for at least one month a year.
According to the report, at the heart of this crisis lies food production: agriculture consumes 70% of global freshwater withdrawals and will come under increasing pressure as aquifers are depleted at a rate exceeding their recharge capacity.
The report also states that “managing bankruptcy requires honesty, courage, and political will. […] We cannot rebuild lost glaciers or replenish severely compressed aquifers, but we can prevent further losses of this remaining natural capital and rethink institutions to adapt them to the new constraints.”

Source: United Nations.

Année et Journée des Glaciers

Hier, 21 mars 2025, était la Journée Mondiale des Glaciers, tout comme 2025 est l’Année qui est censée les mettre à l’honneur. Malheureusement, on a vraiment l’impression que la majorité de la population se désintéresse du sujet et s’attarde sur des choses beaucoup plus frivoles.

Comme l’explique l’ONU, « les glaciers sont des gardiens glacés de la nature, de vastes fleuves de glace et de neige qui sculptent la Terre, témoignant silencieusement du passage du temps et des rythmes changeants de notre planète. »

Les glaciers sont essentiels à notre écosystème car ils jouent le rôle de réservoirs d’eau douce et d’indicateurs de l’état de santé de la planète. Ils fournissent de l’eau à des millions de personnes, régulent le niveau des mers et préservent la biodiversité.

Pourtant, ces géants de glace sont menacés. La hausse des températures générée par le réchauffement climatique fait reculer les glaciers à un rythme alarmant, avec des changements en cascade qui mettent en péril les écosystèmes, les moyens de subsistance des populations et les économies du monde entier.

La première Journée mondiale des glaciers, ainsi que l’Année internationale des glaciers 2025, proclamées par les Nations Unies, nous encouragent tous à agir pour préserver le rôle vital des glaciers dans le maintien de la vie sur Terre pour les générations à venir.

Plusieurs graphiques visibles sur le site de France Info montrent l’ampleur et la gravité du problème :

https://www.francetvinfo.fr/environnement/crise-climatique/fonte-des-glaciers/infographies-visualisez-l-ampleur-de-la-fonte-des-glaciers-et-ses-consequences-en-france-et-dans-le-monde_7011383.html

L’article de France Info donne l’exemple du Glacier Blanc, dans le massif des Écrins, qui est à peine visible aujourd’hui depuis la vallée. Celle carte montre son recul au fil des ans :

 

Voici le front du glacier quand je l’ai visité en 2023 :

La Mer de Glace, près de Chamonix, a perdu plus de la moitié de sa surface en un siècle. Le phénomène touche simultanément la quasi-totalité des glaciers du monde. C’est le constat établi dans le dernier rapport du GIEC.

À l’occasion de la première journée mondiale annuelle consacrée à ces écosystèmes menacés par le réchauffement climatique. France Info propose de visualiser la fonte des glaciers et ses conséquences en cinq infographies. La première montre (en gigatonnes) la perte de masse des glaciers dans le monde; c’est impressionnant :

 

La mort des glaciers (suite) // The death of glaciers (continued)

Un rapport de l’ONU rappelle une fois de plus que les glaciers de la planète, en particulier les derniers glaciers d’Afrique, auront inévitablement disparu d’ici 2050 en raison du réchauffement climatique. Un rapport de l’UNESCO ajoute que les glaciers d’un tiers des sites inscrits au patrimoine mondial des Nations Unies fondront complètement dans les trente prochaines années.
Les derniers glaciers du Kilimandjaro disparaîtront, tout comme les glaciers des Alpes et ceux du Parc national de Yosemite aux États-Unis. Ils fondront quelles que soient les mesures prises pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Le processus est irréversible.
Environ 18 600 glaciers ont été identifiés sur 50 sites du Patrimoine mondial des Nations Unies. Ils représentent près de 10 % de la surface glaciaire sur Terre. Les uns après les autres, les rapports expliquent que le retrait et la disparition des glaciers comptent « parmi les preuves les plus spectaculaires du réchauffement climatique ».
Les glaciers encore présents dans les deux autres tiers des sites du Patrimoine mondial des Nations Unies pourraient être sauvés, à condition que le monde limite le réchauffement climatique à 1,5°C. Un autre rapport de l’ONU publié début novembre révèle que, malheureusement, le monde ne montre actuellement « aucune voie crédible » pour y parvenir.
En consultant les archives historiques, on se rend compte de la rapidité sans précédent avec laquelle se produit la fonte des glaciers. Au milieu des années 1900, les glaciers étaient relativement stables, puis ils ont entamé le recul incroyablement rapide auquel nous assistons aujourd’hui.
Parmi les glaciers inscrits sur la liste du Patrimoine mondial et voués à disparaître d’ici 2050, on remarque le Parc national des Virunga (République Démocratique du Congo) ; le Parc national de Yellowstone (États-Unis); le Parc national du Mont Kenya (Kenya); les Pyrénées avec le Mont Perdu (France, Espagne) ; le Parc national des monts Rwenzori (Ouganda); le Haut lieu tectonique suisse Sardona (Suisse); le Parc national Nahanni (Canada); le Parc national du Kilimandjaro (Tanzanie); le Parc national de Yosemite (États-Unis); Les Dolomites (Italie).
Le rapport indique que la perte de glace dans les sites du Patrimoine mondial pourrait avoir déjà causé jusqu’à 4,5 % de l’élévation mondiale du niveau de la mer observée entre 2000 et 2020. Ces glaciers perdent 58 milliards de tonnes de glace chaque année. C’est l’équivalent du volume annuel d’eau consommé ensemble par la France et l’Espagne.
De nombreuses personnes dépendent également des glaciers comme source d’eau pour l’usage domestique et l’agriculture. Leur disparition pourrait donc entraîner une pénurie d’eau douce pendant les saisons sèches.
Les populations locales et les peuples autochtones seront les premiers exposés aux inondations causées par la fonte des glaciers. Les auteurs du rapport insistent pour que des systèmes d’alerte précoce et de réduction des risques de catastrophe soient mis en place.
La mesure la plus évidente à prendre serait évidemment de limiter le réchauffement climatique.
Source : BBC News / Climat et Science.

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A United Nations report warns one more that glaciers across the globe, including the last ones in Africa, will have unavoidably disappeared by 2050 due to global warming. A UNESCO report adds that glaciers in a third of UN World Heritage sites will melt within three decades.

Mount Kilimanjaro’s last glaciers will vanish as will glaciers in the Alps and Yosemite National Park in the US. They will melt regardless of the world’s actions to combat greenhouse gas emissions.

About 18,600 glaciers have been identified across 50 UN World Heritage sites. They represent almost 10% of the Earth’s glacierised area. The reports warns that the retreat and disappearance of glaciers is « among the most dramatic evidence that Earth’s climate is warming. »

The remaining glaciers in the other two thirds of UN World Heritage sites could be saved, but only if the world limits global warming to 1.5°C. Another UN report released early November found that the world currently had « no credible pathway » to achieve that.

What is quite unprecedented in the historical record is how quickly glacier melting is happening. In the middle of the 1900s, glaciers were quite stable, Then there was the incredibly fast retreat we see today.

Among the glaciers on the World Heritage list that will disappear by 2050, one can see Virunga National Park (Democratic Republic of the Congo); Yellowstone National Park (USA); Mount Kenya National Park/Natural Forest (Kenya); Pyrenees Mont Perdu (France, Spain); Rwenzori Mountains National Park (Uganda); Swiss Tectonic Arena Sardona (Switzerland); Nahanni National Park (Canada); Kilimanjaro National Park (Tanzania); Yosemite National Park (USA); The Dolomites (Italy).

The report says that ice loss in World Heritage sites may have caused up to 4.5% of the observed global sea level rise between 2000 and 2020. These glaciers lose 58 billion tonnes of ice every year. This is the equivalent to the total annual volume of water used in France and Spain put together.

Many people also depend on glaciers as their water source for domestic use and agriculture, and their loss could lead to a scarcity of fresh water during the dry seasons.

Local communities and indigenous people will bear the brunt of the flooding caused by glacier loss. The report’s authors urge that early-warning and risk-reduction disaster systems be put in place.

However the most obvious thing to be done is limit global warming.

Source : BBC News Climate and Science.

Glaciers dans le Parc de Yosemite (Crédit photo: NPS)

Les Britanniques boudent la COP 27 // The British are shying away from COP 27

Rishi Sunak, le nouveau Premier ministre britannique, ne participera pas à la COP27 sur le climat à Charm el-Cheikh (Egypte) du 6 au 18 novembre 2022. Il a été sévèrement critiqué par les partis d’opposition et les groupes environnementaux qui ont déclaré que cette décision confirmait que le gouvernement ne prenait pas la crise climatique au sérieux. Le mois dernier, alors que Lizz Truss était à la tête du gouvernement britannique, ce dernier a annoncé un réexamen de l’objectif du Royaume-Uni d’atteindre zéro émission carbone d’ici 2050. Pour justifier l’absence de M. Sunak, Downing Street a déclaré que le Premier ministre avait « d’autres engagements nationaux urgents, notamment les préparatifs du budget d’automne ». Le Royaume-Uni sera représenté par Alok Sharma qui présidait la COP26 de Glasgow, et d’autres ministres. Un représentant du gouvernement a déclaré: « Nous continuerons évidemment à travailler en étroite collaboration avec l’Égypte dans le cadre de la COP27 et à nous assurer que tous les pays progressent sur les engagements historiques pris lors des accords de Glasgow. » A noter toutefois que la plupart des observateurs s’accordent à dire que la COP26 de Glasgow a été un échec cuisant. On pourrait ajouter que toutes les COP seront des échecs tant que les engagements pris lors de ces conférences ne seront pas contraignants.
La nouvelle de l’absence de M. Sunak survient alors qu’un rapport de l’ONU avertit qu’il n’y a « aucune voie crédible » pour maintenir la hausse des températures sur Terre en dessous du seuil clé de 1,5°C établi lors de la COP 21 de Paris. Le rapport de l’ONU ajoute que les plans des gouvernements de réduction des émissions de carbone depuis le sommet sur le climat de l’année dernière (à Glasgow) ont été « terriblement inadaptés ».
La COP27 en Égypte devrait se concentrer sur trois domaines principaux : réduire les émissions, aider les pays à se préparer et à faire face au changement climatique, et assurer un soutien technique aux pays en voie développement pour faire face au réchauffement climatique.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré qu’il aimerait que le Premier ministre britannique et le roi Charles III soient présents. Il semble bien que ce restera un vœu pieux. Dans la mesure où le gouvernement britannique était l’organisateur de la COP26 à Glasgow, il est tout à fait anormal qu’il n’ait pas de personnalité politique de premier rang à la COP27. Si le président de la COP de Glasgow sera présent en Égypte, il n’a pas le même rang qu’un premier ministre ou un monarque. Les organisateurs égyptiens seront probablement furieux de cette tournure des événements. Il est tout à fait regrettable que les dirigeants de l’un des leaders mondiaux de l’action sur le climat ne soient pas en mesure de donner la priorité à cet événement.
Plus de 200 gouvernements ont été invités à la COP27. Cependant, certains dirigeants de grandes économies ne devraient pas être présents, notamment le président russe Vladimir Poutine.
Le président américain Joe Biden prévoit d’y aller, mais la Chine n’a pas encore confirmé si ses dirigeants participeront. Début octobre, Buckingham Palace a confirmé que le roi Charles III ne participerait pas à la conférence. Le monarque s’intéresse depuis longtemps aux questions environnementales, mais le palais a déclaré qu’il avait demandé conseil au Premier ministre de l’époque, Lizz Truss, et qu' »il était convenu que le roi ne participerait pas ». En fait, c’est Mme Truss qui a ouvertement demandé au roi de ne pas assister à la COP27 ! Avec le changement de Premier Ministre, peut-être reviendra-t-il sur sa décision…?
Source : La BBC.

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Rishi Sunak, the new Britis Prime Minister, will not attend the COP27 climate summit in Sharm el-Sheikh (Egypt) from 6 to 18 November 2022. He has been severely critised by opposition parties and environmental groups who said the decision confirmed the government was not taking the climate crisis seriously enough. Last month, under the Truss premiership, the British government announced a review of the UK’s target to achieve net zero carbon emissions by 2050. To justify Mr Sunak’s absence, Downing Street said the PM had « other pressing domestic commitments including preparations for the autumn Budget ». The UK will be represented by outgoing COP president Alok Sharma, and other ministers. A government representative said: « We will obviously continue to work closely with Egypt as the hosts of COP27 and to make sure that all countries are making progress on the historic commitments they made at the Glasgow climate pact. » However, most observers agree to say the at COP26 in Glasgow was a failure and that all COPs will be failures as long as the commitments made during these conferences are not binding.

The news that Mr Sunak will not be attending comes as a UN report warns there is « no credible pathway » to keep the rise in global temperatures below a key threshold of 1.5C. The UN report adds that governments’ carbon-cutting plans since last year’s climate summit had been « woefully inadequate ».

The summit in Egypt is expected to focus on three main areas – reducing emissions, helping countries prepare for and deal with climate change, and securing technical support for developing countries for these activities.

UN Secretary General Antonio Guterres said that he would like to see both the PM and King Charles in attendance. Now it looks like neither will be there.

Given that the UK government was not just the host of COP26 but the main driving force behind its limited successes, it is unusual that it will not have a major political figure in attendance. While the outgoing COP president will be present in Egypt, he is not of the same rank as a prime minister or monarch. The Egyptian organisers will likely be furious at this turn of events; it will not augur well for the conference if the leaders of one of the world’s leading lights in taking action on climate can’t prioritise travelling to the gathering.

More than 200 governments have been invited to COP27. However, some leaders of major economies are not expected to attend, including Russian President Vladimir Putin.

US President Joe Biden is planning to go, but China has not yet confirmed if its leaders will participate. Earlier this month, Buckingham Palace confirmed King Charles would not be attending the conference. The monarch has a long-standing interest in environmental issues, but the Palace said it had sought advice from then-PM Lizz Truss and that « there was agreement that the King would not attend ». Actually, it was Mrs Truss who asked the king not to attend the conference! Let’s see if he will change his decision with the new PM….

Source: The BBC.

Les glaciers et la banquise remercient le gouvernement britannique   (Photo: C. Grandpey)