Effet du brouillard volcanique sur les résultats scolaires à Hawaii // Impact of vog on school results in Hawaii

L’éruption du Mauna Loa fin novembre 2022 a généré du vog – contraction de volcanic smog – autrement dit du brouillard volcanique, mélange de cendres, de dioxyde de soufre (SO2) et d’autres gaz.
Ce brouillard volcanique peut entraîner des difficultés respiratoires, des maux de tête et/ou de gorge, des yeux larmoyants chez les personnes qui vivent à proximité du panache.
Une nouvelle étude menée par une équipe scientifique incluant des chercheurs du Départment d’Economie de l’Université d’Hawaii à Manoa, de l’Economic Research Organization et du University College de Londres explique que le vog a des effets néfastes sur les résultats scolaires. Ces effets sont particulièrement prononcés pour les élèves les plus pauvres qui subissent des impacts plus importants que les élèves issus de milieux plus favorisés. De plus, cet impact est plus important dans les zones où les niveaux de pollution sont plus élevés, comme le sud de l’île d’Hawaii.
L’une des principales conclusions de l’étude est qu’une mauvaise qualité de l’air peut compromettre les résultats scolaires des élèves défavorisés et, par conséquent, exacerber les inégalités sociales et économiques. Des travaux récents d’économistes de l’Université d’Hawaii ont également démontré que le vog entraîne une forte augmentation des visites aux urgences des hôpitaux en raison des problèmes respiratoires.
Vous trouverez plus de détails sur l’étude à cette adresse :
https://bigislandnow.com/2022/12/28/vog-air-pollution-predicted-to-hurt-student-test-scores-on-big-island/
Source : Université d’Hawaii.

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S’agissant de l’activité volcanique, les webcams montrent un calme complet sur la zone de rift nord-est du Mauna Loa. Une faible incandescence résiduelle est parfois visible par intermittence sur le front de coulée la nuit, mais elle n’apparaît pas sur les images des webcams. Il n’y a pas de lave active dans la caldeira sommitale de Moku’āweoweo, ni le long des zones de rift. L’imagerie satellite montre que le champ de lave de 2022 se refroidit et n’est plus actif. La sismicité reste faible et il n’y a pas de tremor détectable. Les niveaux de déformation ont considérablement diminué et il n’y a aucun signe d’inflation.

Le Kilauea n’est pas en éruption lui non plus. Toute activité éruptive récente dans le cratère de l’Halema’uma’u a cessé. Aucun autre changement significatif n’a été observé au sommet ou dans l’une ou l’autre des zones de rift. Le tremor volcanique reste faible à inexistant. Les événements de déflation-inflation ont diminué tant en fréquence qu’en amplitude.
Source : HVO.

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During the Mauna Loa eruption in late November 2022, the emissions produced vog, or volcanic smog, which is a mixture of ash, sulfur dioxide (SO2) and other gasses.

Vog may cause breathing difficulties, headaches, a sore throat, watery eyes to those living near the plume.

A new study by a team of experts from the Department of Economics at the University of Hawaii at Manoa, the UH Economic Research Organization and the University College London estimates vog will have detrimental impacts on student test scores. These effects are especially pronounced for the poorest pupils who experience impacts that are greater than those for more advantaged pupils. In addition, these effects are greatest in areas with higher baseline levels of pollution such as south Hawaii Island.

A key conclusion of the study is that poor air quality can compromise learning outcomes for disadvantaged students and therefore exacerbate social and economic inequalities. Recent work by UH economists has also demonstrated that vog causes a large increase in emergency room visits due to respiratory problems.

More details about the study can be found at this address :

https://bigislandnow.com/2022/12/28/vog-air-pollution-predicted-to-hurt-student-test-scores-on-big-island/

Source : University of Hawaii.

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As far as volcanic activity is concerned, webcams show no signs of activity on Mauna Loa‘s Northeast Rift Zone. Weak, residual incandescence may be intermittently visible from the flow front at night, but it has not been apparent in webcam views over the past several days. There is no active lava within Moku’āweoweo caldera nor along either rift zone. Satellite imagery shows the entire 2022 flow field cooling and no longer active. Seismicity remains low and there is no detectable tremor. Deformation rates have decreased significantly, and there is no sign of inflation at this time.

Kilauea is not erupting. All recent eruptive activity in Halemaʻumaʻu crater has ceased. No other significant changes have been observed at the summit or in either rift zone. The volcanic tremor remains weak to nonexistent. Deflation-inflation events have decreased in both frequency and magnitude.

Source : HVO.

Emissions gazeuses sur le Kilauea (Photo: C. Grandpey)

Eruption et émissions de gaz sur le Mauna Loa (Image webcam)

Bilan d’activité volcanique 2022

A l’aube de l’année 2023, voici un petit bilan de l’activité volcanique dans le monde en 2022.

L’année 2022 a commencé avec la poursuite de l’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). Elle avait commencé le 22 décembre 2021 et a pris fin le 17 janvier 2022.

Une nouvelle éruption a débuté le 19 septembre 2022 sur le flanc sud-ouest, dans le secteur du cratère Rivals, à environ 2200 m d’altitude. L’éruption s’est arrêtée brutalement vers 10h10 (heure locale) le 5 octobre 2022.

Photo: C. Holveck

Une éruption a commencé sur le volcan Wolf (Galapagos / Equateur) le 7 janvier 2022. La dernière éruption de ce volcan avait eu lieu en 2015 après 33 ans de sommeil, avec un VEI 4.

Débutée le 13 janvier 2022, l’éruption du volcan Hunga Tonga-Hunga Ha’apai (archipel des Tonga) est indéniablement l’événement de l’année. Sa puissance ne cesse de surprendre les scientifiques. Je vous invite à lire les différentes notes parues sur ce blog à propos de cette éruption cataclysmale.

Source: NASA

Une éruption phréato-magmatique s’est produite sur le Taal (Philippines) le 26 mars 2022). En conséquence, le PHIVOLCS a relevé le niveau d’alerte de 2 à 3. L’événement a été de courte durée et a été suivi d’une activité phréatomagmatique quasi continue qui a généré des panaches montant à 1 500 m au-dessus du cratère. Le PHIVOLCS a recommandé l’évacuation de Volcano Island et des barangays proches du lac en raison du risque de coulées pyroclastiques et de tsunami si des éruptions plus fortes devaient se produire.

Une crise sismique faisant craindre une éruption a été enregistrée au mois de mars à São Jorge (Açores). Le niveau d’alerte a été relevé à 2, puis à 3 (sur une échelle de 0 à 6) et même à 4 le 20 mars. Bien qu’aucune évacuation officielle n’ait été décrétée, les personnes vulnérables ont été déplacées vers d’autres endroits de l’île. La population totale de l’île est d’environ 8 400 personnes; environ 1 250 habitants ont décidé de quitter l’île les 23 et 24 mars. A ce jour, aucune éruption n’a eu lieu.

Des variations de température ont été observées dans le lac de cratère du Ruapehu (Nouvelle Zélande), mais aucune activité éruptive ne s’est produite.

L’activité de l’Anak Krakatau a connu une hausse à la fin du mois d’avril 2022, obligeant les autorités à relever le niveau d’alerte de 2 à 3 le 24 avril. La sismicité a fortement augmenté. L’activité éruptive oscillait entre des explosions avec émissions de panaches de cendres et des événements de type strombolien. Une coulée de lave a été observée jusque dans la mer le 23 avril. Le public n’est pas autorisé à s’approcher de l’Anak Krakatau dans un rayon de 5 km.

Une éruption a débuté le 3 août 2022 en Islande. Elle a fait suite à l’intense activité sismique observée au cours des semaines précédentes. Le magma a atteint la surface dans la Meradalir sur la péninsule de Reykjanes. Une fissure de 100 mètres s’est ouverte près du Fagradalsfjall, site de la précédente éruption. L’éruption a pris fin officiellement le matin du 21 août 2022.

Le niveau d’alerte du Semeru (Indonésie) a été relevé de 3 à 4 le 4 décembre 2022 après l’éruption du volcan. Le panache de cendres a atteint une hauteur de 15 kilomètres, avec des retombées sur plusieurs villages où des masques ont été distribués. L’agence indonésienne de gestion des catastrophes (BNPB) a conseillé aux gens de ne pas mener d’activités dans un rayon de 5 kilomètres du sommet du Semeru et a déclaré que près de 100 habitants, dont des enfants et des personnes âgées, ont été évacués vers des abris temporaires. Le Semeru a également déclenché des coulées pyroclastiques atteignant 7 kilomètres. Aucun blessé ou décès n’a été signalé.

On enregistre toujours plusieurs explosions par heure sur le Fuego (Guatemala). Elles envoient des matériaux incandescents à une hauteur de 100 à 350 m et génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent à environ 1 km au-dessus du sommet. Des retombées de cendres sont signalées dans les zones sous le vent. Des ondes de choc secouent les structures dans les localités autour du volcan. Des avalanches de blocs descendent dans les ravines sur les flancs du Fuego.

Le Fuego peut être très destructeur. Tout le monde garde à l’esprit l’éruption du 3 juin 2018 qui a causé la mort de 190 personnes et fait 256 disparus. Ce sont les chiffres officiels, mais le nombre réel de morts est beaucoup plus élevé. On estime que probablement 2000 personnes ont péri sous les coulées pyroclastiques. Il s’agit de l’éruption la plus meurtrière au Guatemala depuis 1929.

Crédit photo: CONRED

Une éruption a débuté sur la zone de rift NE du Mauna Loa (Hawaii) dans la soirée du 27 novembre 2022. Le volcan n’avait pas émis de lave depuis 1984. On a craint un moment que les coulées coupent la Saddle Road, mais l’éruption a pris fin le 13 décembre 2022.

Crédit photo: USGS

L’éruption du Kilauea (Hawaii) qui avait débuté le 29 septembre 2021 s’est poursuivie tranquillement avec un petit lac de lave dans le cratère de l’l’Halema’uma’u, mais l’éruption du Mauna Loa a tout chamboulé et le Kilauea est, lui aussi, parti en vacances le 12 décembre 2022.

En Sicile, l’Etna a connu plusieurs crises éruptives comme celle du 21 février. Ces crises débutent en général dans le Cratère SE par une activité strombolienne qui se transforme en puissantes fontaines de lave et un panache éruptif atteignant plusieurs km de hauteur. Un débordement de lave du cratère peut accompagner ces crises éruptives. Des retombées de cendres sont observées dans les zones sous le vent.

Deux nouvelles bouches se sont ouvertes au mois de mai sur l’Etna, dans la partie haute de la Valle del Bove. La lave se déplaçait lentement vers le Monte Simone.

A partir de 17h00 (UTC) le 27 novembre 2022, le réseau de vidéosurveillance de l’Etna a mis en évidence l’ouverture d’une bouche effusive à la base nord-est du cratère SE, à une altitude d’environ 2800 m d’altitude. A l’heure actuelle, la lave continue de s’écouler dans le Val del Leone.

Image webcam

De toute évidence, l’accès à la zone sommitale du Stromboli (Sicile) n’est pas pour demain! Le volcan continue à montrer des crises explosives pouvant être violentes. On observe de temps à autre une activité particulièrement forte dans la zone cratèrique Nord, avec des explosions et des débordements de lave le long de la Sciara del Fuoco. Des coulées pyroclastiques sont également observées, comme le 9 octobre et le 4 décembre 2022.

La situation s’est aggravée à Stromboli à cause d’un violent incendie de végétation au mois de mai 2022 qui s’est déclaré au cours du tournage d’un film. Depuis cette époque, les fortes pluies génèrent des coulées de boue qui envahissent les ruelles de San Vincenzo.

L’île éolienne de Vulcano reste sous surveillance à cause des émissions gazeuses qui restent supérieures à la normale. L’accès au cratère de La Fossa reste interdit. A noter le 23 mai une décoloration de l’eau de mer le long de la plage de Levante, avec des odeurs nauséabondes.

Au Kamtchatka, la couleur de l’alerte aérienne pour le Sheveluch est Orange. Le volcan émet de temps à autre de volumineux panaches de cendres susceptibles d’affecter le trafic aérien dans la région. La couleur est Jaune pour le Bezymiaznny, le Karymsky et le Klyuchevskoy.

Le Sabancaya (Pérou) est régulièrement mentionné dans les bulletins d’activité volcanique. On enregistre en moyenne 30 à 40 explosions pas jour. Elles génèrent des panaches qui montent à 3 ou 4 km au-dessus du volcan.

Crédit photo: IGP

Le Sakurajima (Japon) est entré de nouveau en éruption le 24 juillet 2022. Le niveau d’alerte volcanique est passé de 3 à 5, le plus élevé. Les matériaux éjectés par le volcan sont retombés jusqu’à 2,5 kilomètres du cratère, mais il n’est fait état d’aucun blessé. Il a été demandé au public d’évacuer la zone concernée par l’éruption.

White Island (Nouvelle Zélande), le Lewotolok et le Merapi (Indonésie), le Villarrica (Chili), le Nevado del Ruiz (Colombie), le Popocatepetl (Mexique), le Semisopochnoi et le Pavlof (Alaska), Nishinoshima (Japon), le volcan sous marin de Home Reef (Tonga), ou encore le Grimsvötn (Islande) et ses crues glaciaires sont d’autres volcans actifs de la planète. J’ai eu l’occasion de donner de leurs nouvelles au cours de l’année 2022. Pour les retrouver, il suffit de taper leur nom dans le petit moteur de recherche dans la colonne de droite de ce blog.

Nishinoshima (Crédit photo: Japan Coast Guard)

Eruption du Mauna Loa : Les cheveux de Pele // Pele’s hair

Suite à l’éruption du Mauna Loa, les services sanitaires hawaiiens ont averti la population à proximité du volcan que des cheveux de Pelé « peuvent être transportés par le vent. »
Les cheveux de Pele sont de fines fibres de verre volcanique qui doivent leur nom à Pele, la déesse des volcans à Hawaii. D’un point de vue historique, il semblerait que l’appellation «cheveux de Pele» remonte au 19ème siècle, époque où le phénomène a été observé pour la première fois dans l’archipel.

Les services du Parc des Volcans expliquent que les fibres ressemblent à des « nattes de cheveux dorés. Lorsque des bulles de gaz éclatent près de la surface d’une coulée de lave, cela peut étirer la surface de la lave qui forme alors de longs fils. » Les mèches de cheveux de Pele peuvent avoir jusqu’à 60 centimètres de longueur, mais mesurent moins d’un micron ou 0,001 millimètre de diamètre, ce qui justifie l’appellation de cheveux. Comme ils sont légers, il peuvent être emportés par le vent.
Les cheveux de Pele peuvent former des tapis de plusieurs centimètres d’épaisseur comme on l’a vu il y a quelques années en bordure du cratère de l’Halema’uma’u avant l’éruption du Kilauea en 2018. Ces tapis fragiles se cassent facilement, mais comme ils sont en verre volcanique, ils peuvent former des échardes qui entrent dans la peau ou dans les yeux, et ils peuvent devenir dangereux, en particulier pour le bétail, si des tresses de cheveux de Pele atterrissent sur l’herbe des prairies. Ce fut un problème à La Réunion il y a quelques années après une éruption du Piton de la Fournaise dont la lave est fluide comme à Hawaii, ce qui favorise l’apparition des cheveux de Pele. Les oiseaux utilisent parfois les fibres dans la confection de leurs nids.

En fonction de la viscosité de la lave et de la force du vent, les cheveux de Pele peuvent ne pas s’étirer complètement en filaments. Ces derniers se terminent alors par une goutte plus ou moins grosse, baptisée « larme de Pele ».
Pour ceux qui ne le savent pas, Pele, abréviation de Pelehonuamea, est une divinité hawaiienne du feu et des volcans. Selon la légende, elle habite au sommet du Kilauea. On dit que la déesse parcourt les îles et apparaît aux gens sous la forme d’une belle jeune femme, ou comme une vieille femme parfois accompagnée d’un chien blanc…

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Health officials in Hawaii are warning residents near Mauna Loa of Pele’s Hair « that may be carried downwind from the volcano. »

Pele’s hair are thin glass fibers named after the volcanic deity Pele. From a historical point of view, it seems that the name «Pele’s hair» dates back to the 19th century when the phenomenon was first observed in Hawaii

The fibers resemble “golden mats of hair,” the park service says on a page about the phenomena. « When bubbles of gas near the surface of a lava flow burst, it can stretch the skin of the molten lava into long threads. » Strands of Pele’s Hair can stretch up to 60 centimeters in length but are less than a micron, or .001 millimeters, wide. They are light enough to be picked up and carried by the wind.

Pele’s Hair can form mats up to several centimeters deep. These could be seen some years ago along the rim of Halema’uma’u Craterbefore Kilauea’s 2018 eruptionThe fragile mats are easily broken, but because they are glass, they can form slivers in the skin or eyes, and as such can become dangerous, especially for the cattle if they happen to fall on the grass in the meadows. This was a problem on Reunion Island a few years ago after an eruption of Piton de la Fournaise whose lava is very fluid like in Hawaii, which favours the appearance of Pele’s hair. Birds sometimes use the fibers as part of their nests.

Depending on the viscosity of the lava and the strength of the wind, Pélé’s hair may not stretch completely into filaments. The latter then end in more or less large drops, called «Pele’s tears»

For those who don’t know, Pele, short for Pelehonuamea, is a Native Hawaiian deity of fire and volcanoes, According to legend, she dwells at the summit of Kīlauea Volcano. The goddess is said to travel the islands, appearing to people as a beautiful young woman, or as an old woman, sometimes accompanied by a white dog.

La déesse Pele dans la Volcano House du Kilauea (Hawaii) [Photo: C. Grandpey]

Cheveux de Pele en paillettes, brillants comme de l’or à la surface de coulées de lave sur le Kilauea (Photo: C. Grandpey)

On observe parfois des tignasses de cheveux de Pele en bordure des bouches éruptives (Photo: C. Grandpey)

Accumulation de cheveux de Pele en tapis aux abords du cratère de l’Halema’uma’u à Hawaii (Photo: USGS / HVO)

Tourbillons volcaniques // Volcanic whirlwinds

La double éruption du Mauna Loa et du Kilauea est désormais terminée et le Hawaiian Volcano Observatory (HVO) attire l’attention du public sur des phénomènes que l’on observe parfois au cours des éruptions. Une photo publiée sur les réseaux sociaux montre une sorte de tornade près du front de la coulée de lave émise par la Fracture n°3 sur le flanc nord-est du Mauna Loa. Elle est apparue alors que le volcan était encore actif et que la lave avançait vers la Saddle Road.
Selon un météorologue du Service météorologique national d’Honolulu, les tourbillons visibles sur la photo et une autre image montrant plusieurs autres tourbillons dans le même secteur du volcan ressemblent davantage à des tourbillons de poussière qu’aux tornades mentionnées par certains internautes.
Les tornades et les trombes marines sont de puissantes colonnes d’air en rotation en contact avec le sol. Les tourbillons de poussière ou de sable sont des ensembles de particules de poussière ou de sable soulevées du sol en colonnes tourbillonnantes verticales. Ces tourbillons peuvent également se former lorsque la vapeur tourbillonne près d’un panache de vapeur volcanique.
Les tourbillons de poussière sont un phénomène éolien fréquent qui se produit dans le monde entier. Ils sont provoqués par un fort réchauffement de la surface ; il sont généralement de plus petite taille et moins puissants que les tornades. Ces tourbillons ont généralement des diamètres de 3 à 90 mètres, avec des hauteurs comprises le plus souvent entre 150 et 300 mètres. De plus, ils ne durent normalement que quelques minutes avant de se dissiper. Comme leurs homologues plus puissants et plus destructeurs, ils peuvent également se produire au-dessus de l’eau.
Les tourbillons de poussière se forment généralement dans de l’air très chaud et sec et ne sont pas liés aux nuages ou aux précipitations. Ce sont des phénomènes convectifs provoqués par un échauffement intense du sol. Une coulée de lave est donc susceptible de les déclenche.
Les scientifiques du HVO confirment que l’on a observé souvent plusieurs de ces tourbillons au moment où la principale coulée de lave du Mauna Loa était active. Ils ajoutent que les mêmes types de nuages tourbillonnants ont également été observés lors des éruptions de 2018 et 2020 du Kilauea.
Comme les incendies de forêt, les volcans peuvent créer leur propre climat. En 2018, une tornade de lave, baptisée « lavanado » par les scientifiques du HVO, a été observée sur le système fissural dans les Leilani Estates. D’autres phénomènes météorologiques tels que la foudre volcanique et le tonnerre, les nuages de vog (brouillard volcanique) et des pyrocumulus, également appelés flammagenitus, ont également été observés lors de l’éruption et des coulées de lave de 2018.
Source : HVO, Big Island Now.

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The dual eruption of Mauna Loa and Kilauea is now over and the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) draws public attention to phenomena that are sometimes observed during eruptions. A photo released on social networks shows a kind of tornado near the front of the Fissure 3 lava flow on Mauna Loa’s northeast flank. It occurred when the volcano was still active and advancing toward the Saddle Road.

According to a meteorologist with the National Weather Service in Honolulu, the vortices captured in the photo and another image showing multiple whirlwinds near the same area on the volcano are more similar to dust devils than the tornado that some commenters mentioned. .

Tornadoes and waterspouts are violent, rotating columns of air that touch the ground. Dust/sand whirls, commonly called ‘dust devils’, are ensembles of dust or sand particles raised from the ground into vertical whirling columns. These types of vortices also can be formed when vapour swirls near a volcanic steam plume.

Dust devils are a common wind phenomenon that occur around the world. They are created by by strong surface heating and generally smaller and less intense than tornadoes. These types of vortices typically have diameters from 3 to 90 meters and normally range from 150 to 300 meters in height. They also normally last just a few minutes before dissipating. Like their larger and more destructive cousins, they also can occur over water.

Dust devils and similar whirlwinds usually form in very warm and dry air and are not associated with clouds or precipitation. They are triggered by convective phenomena caused by intense heating of the ground, which a lava flow could definitely cause.

HVO scientists confirm there were often several of those whirlwinds observed when the main Mauna Loa lava flow was active, adding the same types of swirling clouds were also observed during the 2018 and 2020 eruptions of Kilauea.

Like wildfires, volcanoes can create their own weather. In 2018, there was a somewhat rare “lavanado” captured over the fissure system in Leilani Estates. Other weather phenomena such as volcanic lightning and thunder, vog and pyrocumulus clouds, also referred to as “flammagenitus”, were also observed during the 2018 eruption and lava flows.

Source : HVO, Big Island Now.

Photo montrant un tourbillon à proximité du front de la coulée émise par la Fracture n°3 sur la zone de rift NE du Mauna Loa (Source : Facebook, Big Island Now)