Hawaï : des séismes sous le Mauna Kea // Hawaii : earthquakes beneath Mauna Kea

L’Observatoire Volcanologique d’Hawaï (HVO) indique que le 26 mars 2026, entre 14 h et 22 h (heure locale), un essaim sismique incluant environ 28 événements tectoniques a été détecté sous le versant nord-est du Mauna Kea, dans la région de Hāmākua. Ces séismes se sont principalement produits à des profondeurs comprises entre 5 et 10 km sous la surface. Les deux plus importants avaient une magnitude de M3,0. La fréquence sismique était plus faible durant les premières heures de la série. Après ces deux séismes de magnitude M3,0, survenus à environ une heure d’intervalle, l’activité sismique s’est interrompue pendant environ 90 minutes avant de reprendre.

Le HVO précise que ces événements tectoniques ne sont pas liés à des mouvements de magma. Au cours des 25 dernières années, des essaims similaires se sont produits dans cette région en 2002, 2004, 2006, 2008 et 2010. On également enregistré quelques séismes isolés de manière sporadique. Les magnitudes maximales ont toutes atteint M3,0, mais la plupart des événements avaient des intensités inférieures à M2,0. Ces séismes se sont produits sous l’édifice du Mauna Kea, au niveau du volcan Kohala sous-jacent, dont la zone de rift s’étend jusqu’à la dorsale sous-marine d’Hilo, à l’est du Mauna Kea.

Ces séismes semblent liés à une libération périodique de contraintes dans l’édifice du Kohala. Ces contraintes s’accumulent progressivement et sont très probablement dues au poids de l’île. Les séismes ne semblent pas être directement liés à la flexion de la lithosphère océanique sous-jacente, comme c’est souvent le cas avec la sismicité au sud de la Grande Île d’Hawaï.

Source: HVO ; photos: C. Grandpey

———————————————–

The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) indicates that on March 26 2026, between 2:00 p.m. and 10:00 p.m. (local time), a swarm of about 28 tectonic earthquakes was detected beneath the northeast side of Mauna Kea, in the Hāmākua region. These earthquakes mainly occurred at depths between 5–10 km below the ground surface. The largest of these events were two M3.0 earthquakes. During the first few hours of the swarm, the earthquake rates were lower. Following the two M3.0 earthquakes, which occurred about one hour apart, the seismic activity stopped for about 90 minutes before resuming.

The HVO specifies that these tectonic events are not related to magma movement. Over the past 25 years, similar clusters of earthquakes in this region have occurred in 2002, 2004, 2006, 2008, and 2010 along with a scattering of isolated earthquakes overtime.  Maximum magnitudes have all been in the M3.0 range with most earthquakes less than M2.0.   The depth of these earthquakes put them beneath the Mauna Kea edifice and into the underlying Kohala volcano, whose rift zone extends all the way to the submarine Hilo ridge east of Mauna Kea.

These earthquakes appear to be related to periodic release of stress in the Kohala edifice.  Stress gradually accumulates over time and is most likely due to the weight of the island.  They do not appear to be directly related to flexural bending of the underlying oceanic lithosphere, as often happens to the south of Hawaii Big Island.

Source: HVO ; photos: C. Grandpey

Hawaii : Mauna Loa et Mauna Kea // Pele vs. Poli‘ahu

Depuis des lustres, le Mauna Kea et le Mauna Loa sont séparés par la Saddle Road sur la Grande Ile d’Hawaii et les deux volcans sont à l’origine de légendes.
Pele, la déesse du feu et des volcans, est apparue dans la nuit du 27 décembre 2022 avec l’éruption du Mauna Loa et des coulées de lave à très haute température.

 

La sœur de Pelé, Poli’ahu, la déesse de la neige, a pris d’assaut le sommet du Mauna Kea pendant la soirée du 28 décembre, obligeant la fermeture de la route d’accès au volcan.

 

Un professeur du Centre d’études hawaïennes Kamakakūokalani à l’Université d’Hawaï a déclaré: « [Pele] protège sa sœur, et je pense que c’est ce qui se passe là-bas. Poli’ahu contrôle la neige et elle protège le Mauna Kea car la montagne est sacrée pour son père [Waiakea].
Les légendes hawaïennes racontent de nombreuses histoires sur Pele et Poli’ahu. L’une d’elles parle d’une éruption déclenchée par Pele sur le Mauna Kea après avoir perdu un concours de luge face à sa sœur.

Au cours de plusieurs éruptions, Poli’ahu s’est battue contre sa sœur en utilisant de la neige, du brouillard et de l’eau, provoquant la formation de glaciers sur le Mauna Kea.

Certaines histoires à propos des deux sœurs racontent des combats pour gagner des amants. Le professeur à l’Université d’Hawaï précise qu’il est tout à fait possible que les deux déesses se soient battues, mais des sœurs ne sont pas censées se battre pour gagner des amants dans la culture hawaiienne. elles sont censées les partager.

On pense que les déesses ont contribué à bloquer les efforts visant à construire de nouveaux télescopes sur le Mauna Kea, qui en héberge déjà plusieurs.

 

Le volcan est source de conflits depuis plusieurs années. Les tentatives de construction du puissant Thirty Meter Telescope (TMT) sur le sommet en 2019 ont échoué sous la pression de nombreuses manifestations.

Outre les légendes, pour de nombreux Hawaiiens autochtones, l’éruption du Mauna Loa est un moment pour prier, faire des offrandes et honorer les mondes naturel et spirituel. L’éruption d’un volcan comme le Mauna Loa a une signification culturelle très personnelle pour de nombreux Hawaiiens de souche. Ce peut être l’occasion de ressentir un lien avec la création elle-même car la lave donne naissance à de nouvelles terres. C’est aussi un moment pour réfléchir à sa propre place dans le monde et penser à ses ancêtres.

Source: presse hawaiienne.

—————————————

For generations, Big Island volcanoes Mauna Kea and Mauna Loa, now separated by Saddle Road, have been the source of Hawaiian legends.

Pele, the fire and volcanoes goddess, showed up on the night of December 27th, 2022 with the eruption of Mauna Loa spewing red hot lava. Pele’s sister Poli‘ahu, goddess of snow, stormed the summit of Mauna Kea, forcing the access road to shut down on the evening of December 28th.

A professor at the Kamakakūokalani Center for Hawaiian Studies at the University of Hawai’i said: “[Pele is] protecting her sister, and I think that’s what’s happening there. Poli‘ahu controls the snow and she’s protecting Mauna Kea as it is sacred to her father [Waiakea].”

Hawaiian legends tell many stories about Pele and Poli‘ahu. One includes Pele erupting at Mauna Kea after losing a sledding contest to her sister. In a series of eruptions, Poli‘ahu battled against her sister using snow, mist and water, causing glaciers to form on Mauna Kea.

Some stories about the sisters detail fights over lovers. The professor at the University of Hawaii says that it is quite possible the two goddesses fought, but sisters are not supposed to fight over lovers in the Hawaiian culture; they are supposed to share them.

It is believed the goddesses are helping to block efforts to build additional telescopes on Mauna Kea, which has been home to several telescopes for several years. The volcano has been a source of controversy for several years. Attempts to build the powerful Thirty Meter Telescope on the summit in 2019 failed due to ongoing protests.

Beside the legends, for many Native Hawaiians, Mauna Loa’s eruption is a time to pray, make offerings and honor both the natural and spiritual worlds. An eruption of a volcano like Mauna Loa has a very personal cultural significance for many Native Hawaiians. It can be an opportunity to feel a connection with creation itself through the way lava gives birth to new land, as well as a time to reflect on their own place in the world and the people who came before them.

Source: Hawaiian news media.

Tradition contre Science sur le Mauna Kea (Hawaii) // Tradition vs. Science on Mauna Kea (Hawaii)

Au cours des dernières décennies, le Mauna Kea (4207 m), un volcan endormi sur la Grande Ile d’Hawaii, a été au centre d’une âpre bataille entre les militants autochtones qui veulent que la montagne soit protégée pour des raisons spirituelles, culturelles et écologiques, et les instituts de recherche qui la considèrent comme un endroit idéal pour implanter des télescopes de très haute technologie.

 

Photos: C. Grandpey

Pour les militants hawaïens, la controverse sur le Mauna Kea représente un manque de respect pour les droits et les croyances des autochtones. Bien avant qu’Hawaii fasse partie des États-Unis, l’archipel était une nation souveraine reconnue internationalement, et gouvernée par des générations de membres de la royauté hawaïenne.
L’endroit le plus emblématique est le palais Iolani, sur l’île d’Oahu, un monument historique préservé dédié à la préservation de l’héritage de la monarchie hawaïenne symbolisée par la statue du roi Kamahameha.

Photo: C. Grandpey

La situation a changé en 1893 lorsque des hommes d’affaires soutenus par l’armée américaine ont renversé le dernier monarque, la reine Liliʻuokalani. Les partisans de la reine se sont battus et ont tenté de la remettre sur le trône, mais ils ont échoué. Elle a ensuite été placée en résidence surveillée pendant près de huit mois et demi et accusée de trahison.
En 1898, le gouvernement américain a annexé Hawaï malgré la signature par des dizaines de milliers de citoyens hawaïens de la pétition « Kūʻē » contre l’annexion décidée l’année précédente. Une résolution avec force de loi, connue sous le nom de «résolution Newlands», a permis le transfert des terres appartenant à la monarchie hawaïenne et l’installation d’un nouveau gouvernement. À ce jour, de nombreux universitaires et Hawaïens autochtones affirment que cette annexion forcée était illégale.
En 1959, Hawaï est devenu le 50ème État de l’Union. Des décennies plus tard, en 1993, le gouvernement américain a adopté une résolution reconnaissant officiellement qu’il avait envahi Hawaii, renversé le gouvernement de la reine Liliʻuokalani et, ce faisant, supprimé la souveraineté du peuple hawaïen.

Lorsque les bulldozers sont arrivés en 2014 pour la construction du Thirty Meter Telescope (TMT), des manifestants autochtones ont bloqué les routes lors d’une série de manifestations qui ont été organisées pendant cinq ans. Lors de l’une d’elles en 2019, plusieurs vieux autochtones ont été arrêtés.

Vue d’artiste du TMT

La controverse sur le Mauna Kea est un bon exemple montrant la résistance d’une communauté indigène face au développement technologique sur une terre sacrée. La situation a toutefois évolué au cours de l’année écoulée et a montré l’importance de la communication ouverte et de l’inclusion.
En mai 2022, la législature hawaiienne a adopté le House Bill 2024 CD1; un projet de loi qui, s’il est adopté, permettra aux responsables de la communauté hawaïenne indigène d’avoir leur mot à dire sur la gestion de la terre. Le projet de loi prévoit un conseil de 11 membres – la Mauna Kea Stewardship and Oversight Authority, autorité de surveillance et d’intendance du Mauna Kea – qui supervisera la gestion et l’aspect humain du projet sur le volcan. Le conseil comprendra des Hawaiiens autochtones, des éducateurs et le maire du comté d’Hawaii. Le projet de loi est actuellement examiné par le gouverneur, qui a jusqu’au 12 juillet 2022 pour l’approuver ou y opposer son veto.
Certes, le projet de loi 2024 CD1 a ses détracteurs, mais les membres de la communauté hawaiienne affirment qu’il représente un nouveau modèle en vertu duquel les communautés autochtones et scientifiques pourront travailler ensemble à l’avenir.

Adapté d’un article paru sur le site ABC News.

—————————————————-

Over the past several decades, Mauna Kea, a dormant volcano on the Island of Hawaii, has been at the center of a simmering battle between Native Hawaiian activists who want the mountain protected for spiritual, cultural and ecological reasons, and research universities who see it as a scientifically optimal place to build world-class telescopes.

For Native Hawaiian activists, the controversy over Mauna Kea represents a centuries-long lack of regard for Native rights and wishes. Long before Hawaii became part of the United States, it was an internationally recognized sovereign nation governed by generations of Native Hawaiian royalty.

No place is more emblematic of that than Iolani Palace, a piece of living history and a preserved historic landmark dedicated to keeping the legacy of the Hawaiian monarchy alive.

But all of that changed in 1893 when elite businessmen backed by the U.S. military overthrew the last sovereign monarch, Queen Liliʻuokalani. The queen’s supporters fought and tried to restore her place to the throne, but failed. She was later placed under house arrest for nearly eight and a half months and charged with treason.

In 1898, the U.S. government annexed Hawaii despite the fact that tens of thousands of Hawaiian citizens signed the “Kūʻē” Petition Against Annexation the year prior. A legislative joint resolution, known as the “Newlands Resolution” was employed allowing the land owned by the Hawaiian monarchy to be transferred, and a new government to be installed. To this day, many scholars and Native Hawaiians say the annexation was illegal.

In 1959, Hawaii became the 50th state. Decades later, in 1993, the U.S. government passed a resolution officially acknowledging that it had invaded Hawaii, overthrown the government of Queen Liliʻuokalani and in the process suppressed the sovereignty of the Hawaiian people.

When groundbreaking began in 2014 for the Thirty Meter Telescope, Native demonstrators blocked the roads in a series of protests that happened intermittently for five years. During an explosive and emotional protest in 2019, several native elders were arrested.

While the controversy over Mauna Kea represents a textbook case of an indigenous community resisting development on sacred land, it has evolved over the past year into a story about the importance of open communication and inclusion.

This May, the Hawaii Legislature passed House Bill 2024 CD1; if it passes into law, Native Hawaiian community leaders will have input into how the land is managed. The bill establishes an 11-member board – the Mauna Kea Stewardship and Oversight Authority – that will oversee the management and human activity of the project on Mauna Kea. The board will include Native Hawaiians, educators and the mayor of Hawaii County. It is currently under review by the governor, who has until July 12th, 2022 to approve or veto the bill.

While HB 2024 CD1 has its critics, community members say the bill represents a new model in how indigenous and science communities can work together going forward.

Adapted from an article on the ABC News website.

Calibrage des gravimètres sur le Mauna Kea (Hawaii) // Calibrating gravimeters on Mauna Kea (Hawaii)

Un nouvel article publié par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii, le HVO, nous explique comment la mesure de la gravité sur le Mauna Kea permet de surveiller le Mauna Loa. Au début de l’article, un scientifique conduit son 4X4 entre Hilo et le sommet du Mauna Kea avec deux gravimètres identiques à l’intérieur de son véhicule. Il s’arrête une demi-douzaine de fois au niveau de points de repère (benchmarks) installés depuis les années 1960. C’est ici qu’il va utiliser les deux gravimètres pour mesurer les variations d’intensité du champ de pesanteur.

Les gravimètres sont des instruments extrêmement précis capables de mesurer les variations de force gravitationnelle avec une précision de l’ordre du milligal [Le milligal, mgal, correspond à un millième de gal qui est l’unité CGS d’accélération (1 gal = 1 cm/s2)]. Cette force varie en fonction de la distance et de la quantité de masse entre l’instrument et le centre de la Terre. Tout comme la pression atmosphérique, elle varie en fonction de l’altitude. Plus on monte en altitude, plus on s’éloigne du centre de la Terre et plus la force gravitationnelle est faible. Cet effet d’élévation est la principale contribution aux changements de gravité mesurés sur le Mauna Kea. Les variations du champ de pesanteur ne sont pas aussi perceptibles que le changement d’atmosphère (il est difficile de respirer au sommet), mais une personne de taille moyenne pèse environ 150 grammes de moins – le poids d’une orange – au sommet du Mauna Kea que dans la ville de Hilo!

Depuis les années 1970,  les scientifiques mesurent les  petits changements de gravité (microgravité), variables avec le temps, sur le Mauna Loa et le Kilauea pour savoir si du magma s’accumule dans leurs réservoirs magmatiques. Cette intrusion magmatique ouvre et remplit souvent des fractures et / ou des espaces vides à l’intérieur de l’édifice volcanique, ce qui provoque une augmentation de la masse du volcan qui peut être mesurée avec un gravimètre.

La mesure de la gravité est un moyen de savoir ou de confirmer si l’inflation en cours, comme celle observée sur le Mauna Loa depuis 2014, est provoquée par l’arrivée d’un nouveau magma à l’intérieur du volcan. Comme indiqué précédemment, les gravimètres sont des appareils extrêmement précis et sensibles et ils nécessitent un étalonnage régulier. Comme l’effet principal mesuré provient des changements d’altitude, il est nécessaire de calibrer les gravimètres sur le Mauna Kea pour mesurer les changements provoqués par l’activité volcanique du Mauna Loa (4170 m). Le Mauna Kea (4207 m) convient parfaitement car il n’est pas influencé par l’activité volcanique étant donné que la dernière éruption du volcan remonte à plus de 4 500 ans.

Sans le Mauna Kea, les scientifiques du HVO devraient envoyer pour calibrage les gravimètres en Californie, avec le risque qu’ils soient endommagés pendant le voyage. La possibilité de calibrer les gravimètres du HVO sur Mauna Kea permet de concevoir un programme de surveillance gravimétrique pour mieux comprendre l’activité volcanique du Mauna Loa. Parallèlement à la déformation du sol et à la sismicité, les levés gravimétriques permettent de détecter la quantité de magma qui arrive lentement dans la chambre magmatique superficielle du Mauna Loa.

Source: USGS / HVO.

—————————————–

A new article released by the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) explains us how measuring gravity on Mauna Kea helps monitor Mauna Loa. The Observatory starts the article with a scientist driving between Hilo and the summit of Mauna Kea with two identical gravimeters in his car. He stops approximately half a dozen times at a series of benchmarks established beginning in the 1960s. At these benchmarks, the scientist uses the two gravimeters to measure the variation of the force in gravity.

Gravimeters, essentially extremely precise pendulums, can measure a change in the force of gravity to one-in-one billionth of the force one can feel every day. This force varies based on the distance and the amount of mass between the instrument and the center of the Earth.

Just like atmospheric pressure, the force of gravity changes depending on altitude. The higher in elevation one goes, the farther away one gets away from the centre of the Earth, and the weaker the force of gravity. This elevation effect is the primary contribution to changes in gravity measured on Mauna Kea. The changes in gravity are not as noticeable as the change in the atmosphere (it’s hard to breathe at the summit), but the average person also weighs about one-third of a pound less – the weight of an orange – at the summit of Mauna Kea than in Hilo!

Since the 1970s, small changes in time-varying gravity (microgravity) have been measured on Mauna Loa and Kilauea, both active volcanoes, to determine whether magma is accumulating in their magma reservoirs. This intruding magma often opens and fills cracks and/or empty spaces, causing a net increase in the volcano’s mass that can be measured with a gravimeter.

Measuring the gravity is an independent way to confirm whether ongoing uplift, like that occurring at Mauna Loa since 2014, is from new magma intruding into the volcano.

The precision and sensitivity of the gravimeters make them extremely delicate, and they require regular calibration. As the dominant effect that is measured is from changes in elevation, the ability to measure volcanic changes on the high elevations of Mauna Loa (4,170 m) requires to calibrate the instruments over similar elevations on Mauna Kea where there is currently no influence from volcanic activity. The volcano’s last eruption was more than 4,500 years ago.

Without Mauna Kea, HVO scientists would have to send the gravimeters back to California to be calibrated, making them susceptible to damage on their long journey. The opportunity to calibrate HVO gravimeters on Mauna Kea provides the ability to design a gravity monitoring program to help understand volcanic unrest at Mauna Loa. Along with ground deformation and seismicity, future gravity surveys could help detect how much magma is slowly being supplied to Mauna Loa’s shallow magma storage system.

Source: USGS / HVO.

Vue du Mauna Loa et du Mauna Kea (Photo : C. Grandpey)