Le Pu’uO’o (Hawaii): Un monde en mutation permanente // An ever-changing world

drapeau francaisComme je l’ai écrit précédemment, le 3 janvier 2015 marquait le 32ème anniversaire de l’éruption du Pu’u O’o. Pendant cette longue période, le cratère a connu un bon nombre de modifications et il ne ressemble plus à celui que j’ai eu l’occasion d’observer en 1996 ou en 2006 avec un lac de lave à l’intérieur !

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Le cratère du Pu’uO’o en 1996

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Le lac de lave en 2006 (Photos:  C. Grandpey)


Quand il a atteint sa hauteur maximale en 1986, le Pu’u O’o dressait ses 250 mètres au-dessus du champ de lave environnant et sa base présentait un diamètre d’environ 900 mètres. Aujourd’hui, il s’élève à seulement 170 mètres de hauteur et les coulées de lave ont submergé ses flancs de pratiquement tous les côtés. Toutes ces coulées forment un vaste bouclier de 1,5 à 3 kilomètres de largeur qui encercle le cône dans sa quasi-totalité. De l’édifice qui existait à l’origine, il ne reste plus guère que le flanc nord-ouest et une bande étroite du flanc sud-est.
Le sommet du Pu’u O’o héberge un cratère d’environ 440 mètres de long et 300 mètres de large qui est actuellement rempli de lave solidifiée, comme on peut le voir sur la photo qui conclut ma note du 3 janvier.

Après l’apparition de la coulée de lave du 27 juin 2014, un nouveau cratère d’environ 230 mètres de large et 30 mètres de profondeur s’est formé dans la partie nord-est de l’ancien comblé par la lave. Ce nouveau cratère est apparu lorsque le magma qui était stocké sous le Pu’u O’o s’est évacué pour alimenter la coulée du 27 juin. Le plancher du cratère s’est alors effondré dans le vide laissé par l’éruption.
La lave monte aujourd’hui vers la surface en plusieurs endroits le long d’un système de fractures qui définit le périmètre du nouveau cratère, plus petit que le précédent. Elle sort également d’une fracture plus en aval sur le flanc NE du Pu’u O’o et alimente la coulée actuelle qui s’est arrêtée ces derniers jours près de Pahoa.

Une cartographie du réservoir magmatique et du réseau de tunnels sous le Pu’u O’o permettrait de comprendre et de prévoir son comportement éruptif. Une telle cartographie n’existe malheureusement pas et les scientifiques du HVO doivent se contenter des données géologiques, géophysiques et géochimiques pour essayer de deviner ce qui se passe sous le plancher du cratère.
Les études réalisées il y a plus d’une décennie laissaient supposer que le réservoir magmatique sous Pu’u O’o aurait une hauteur d’environ 300 mètres et son toit se trouverait à environ 70 mètres sous le plancher du cratère. Toutefois, de nombreux changements ont eu lieu depuis ces études, y compris quatre effondrements majeurs et d’autres de moindre importance, ainsi que de grandes fluctuations dans le système d’alimentation. En conséquence, la forme actuelle du réservoir magmatique du Pu’u O’o est une inconnue.
On sait toutefois que ce réservoir est connecté, à beaucoup plus grande profondeur, au réseau d’alimentation de l’East Rift Zone qui achemine le magma depuis le  Kilauea vers le Pu’u O’o. On pense que le magma se déplace le long de l’East Rift Zone à une profondeur d’environ 3 km, soit environ deux kilomètres en dessous du niveau de la mer.

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(Source: USGS / HVO)

Adapté d’un article publié dans West Hawaii Today. .

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drapeau anglaisAs I put it before, January 3rd marked the 32nd anniversary of the ongoing Pu’u O’o eruption. Over that time, Pu’u O’o has shown quite a good number of changes and no longer resembles the crater I could observe in 1996 and 2006 with a lava lake within the crater (see photos above).

At its highest in 1986, Pu’u O’o stood 250 metres above the landscape and was about 900 metres across at its base. Today, it rises only about 170 metres above the landscape and nearly all sides of the cone have been buried by lava flows. These flows form a broad shield, 1.5 to 3 kilometres across that almost completely encircles Pu’u O’o. Of the original cone, only the northwest flank and a narrow sliver of the upper southeast flank remain exposed.

The summit of Pu’u O’o harbours a crater that is 440 metres long and 300 metres wide and is currently filled with solidified lava, as can be seen on the photo of my note of January 3rd.  Following the onset of the June 27th lava flow in 2014, a new crater about 230 metres across and 30 metres deep formed in the northeastern part of the older, filled crater. This new crater developed as magma beneath Pu’u O’o drained away to feed the June 27th flank eruption and the overlying crater floor fell into the resulting void.

Lava rises close to the surface in several spots along a fracture system that defines the perimeter of the new, smaller crater. Lava also erupts from a fracture lower on Pu’u O’o’s northeast flank, feeding the current active lava flow that stalled near Pahoa.

Mapping the shape of the magma storage reservoir and delivery system beneath Pu’u O’o would be essential to understanding and forecasting how the eruption might behave in the future. But, because the entire plumbing system cannot be observed, HVO scientists must rely on geological, geophysical and geochemical data to “see” beneath the crater floor.

Studies conducted more than a decade ago suggested that the magma storage reservoir beneath Pu’u O’o had a vertical extent of about 300 metres, with its top about 70 metres below the pre-eruption ground surface.

However, many changes have occurred since those studies, including four major and several minor crater collapses and large fluctuations in magma supply. As a consequence, the current shape of the Pu’u O’o magma reservoir is not known.

The magma reservoir beneath Pu’u O’o is connected to the much deeper East Rift Zone system that transports magma from Kilauea’s summit to Pu’u O’o. It is thought that magma travels through the East Rift Zone at a depth of about 3 kilometres, which is about 2 kilometres below sea level.

Schéma

Adapted from an article in West Hawaii Today.

Etna (Sicile / Italie): Pas de quoi fouetter un chat! // Nothing to make a fuss about!

drapeau francaisPeut-être parce qu’il est pratiquement à portée de main (un vol d’à peine 3 heures suffit pour atteindre Catane depuis Paris), l’Etna fait frémir Internet dès qu’il montre un panache de gaz ou de cendre inhabituel.

Le 28 décembre, le Nouveau Cratère Sud-Est (NCSE) a cru bon fêter la fin de l’année 2014 par l’une de ces brèves crises éruptives dont il a le secret. Certains se sont alors précipités sur leurs claviers pour parler de « paroxysme », entrevoyant déjà une série de gerbes et de coulées, comme cela s’est produit il y a quelques mois. Malheureusement pour eux, l’Etna en a décidé autrement. Après deux heures d’activité – rendue invisible par les mauvaises conditions météo – le NCSE a retrouvé son calme. On peut raisonnablement penser qu’il s’agissait de la vidange d’une petite poche de magma superficielle, un événement qui n’a rien d’exceptionnel sur l’Etna.

Il faut toutefois noter que le retour au calme s’est fait progressivement et que des émissions de cendre relativement abondantes étaient observées au niveau du NCSE dans les jours qui ont suivi. Il s’agissait probablement de la fin du nettoyage de la poche de magma que je viens de mentionner. Par ailleurs, une petite activité strombolienne a été observée début janvier dans le Cratère Central qui ne s’était pas manifesté depuis pas mal de temps.

Au moment où j’écris ces lignes, tremor et sismicité montrent des niveaux qui n’ont rien d’inquiétant. Il faut toutefois rester vigilant car on sait que le Mongibello a plus d’un tour dans son sac et peut surprendre les scientifiques de l’INGV, en dépit de tous les instruments de mesure à leur disposition !

En y réfléchissant bien, les menaces occasionnées par les coulées de lave sur l’île de Fogo ou à Hawaii, ou par les coulées pyroclastiques du Sinabung sont autrement plus inquiétantes que les petites sautes d’humeur de l’Etna !

Vous trouverez un rapport détaillé de la crise éruptive du 28 décembre, ainsi que des photos et une carte des coulées à cette adresse:

http://www.ct.ingv.it/it/?option=com_content&view=article&id=1035

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drapeau anglaisPerhaps because it is so close to us (you reach Catania after a mere 3-hour flight from Paris), Etna causes a panic on the Internet as soon as it emits an unusual plume of gas or ash.
On December 28th, the New Southeast Crater (NSEC) saw fit to celebrate the end of 2014 with a brief eruptive crisis. Some volcano lovers then rushed to their keyboards and talked about « a paroxysm », already foreseeing a series of lava ejections and flows, as happened a few months ago. Unfortunately, Etna decided otherwise. After two hours of activity – that could not be seen because of the bad weather – the NCSE became quiet again. It is reasonable to think that it was the drainage of a small shallow pocket of magma, an event that is by no means exceptional on Mount Etna.
However, the return to a calm period happened gradually and voluminous ash emissions were observed at the NSEC in the days that followed. This was probably the end of the cleaning of the magma pocket I mentioned previously. Furthermore, a small Strombolian activity was observed in early January at the Central Crater that had not been active for quite a long time.
At the time I’m writing this note, the tremor and seismicity show levels that have nothing to worry about. However, one should remain vigilant because we know that Mongibello has more than one trick up its craters and can surprise INGV scientists despite all the measuring instruments at their disposal!
On reflection, the threats caused by the lava flows on Fogo Island or Hawaii, or the pyroclastic flows of Sinabung are far more disturbing than Mount Etna’s sudden changes of mood!

You will find a detailed report of the December 28th eruptive crisis, together with photos and a map of the lava flows at this address:

http://www.ct.ingv.it/it/?option=com_content&view=article&id=1035

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Vue du Cratère Sud-Est le 1er janvier 2000!

4 mars 2015: Fin de l’éruption en Islande ! // Eruption in Iceland will stop on March 4th 2015 !

drapeau francaisSi ça ne venait pas du volcanologue islandais Haraldur Sigurðsson, on pourrait penser qu’il s’agit d’une plaisanterie ! Sigurðsson a écrit sur son blog que, si l’on en juge par l’évolution de l’affaissement de la caldeira du Bárðarbunga sous le glacier Vatnajökull, l’éruption de l’Holuhraun, qui est alimentée par du magma en provenance du Bárðarbunga, se terminera le 4 mars 2015. Il n’a toutefois pas indiqué à quelle heure elle prendrait fin!
Le scientifique explique que l’affaissement répond à une évolution en ligne, pas en courbe, ce qui indique que l’affaissement de la caldeira va progressivement ralentir. Depuis qu’un GPS a été installé dans la caldeira le 12 septembre, l’affaissement a atteint 12 mètres. Sur la base de ces données, le petit-fils de Haraldur Sigurðsson, Gabriel Sölvi, a utilisé une formule prédisant que l’éruption dans l’Holuhraun prendra fin 173 jours après le 12 septembre.
Le pré requis de la prévision suppose que l’écoulement du magma à l’intérieur du dyke reliant le Bárðarbunga à l’Holuhraun, à une profondeur de 8 km, a réduit la pression et provoqué l’affaissement de la caldeira. Avec le temps, la pression chutera davantage et l’affaissement ralentira. Cela réduira l’activité éruptive dans l’Holuhraun qui finira par s’arrêter.
Source: Iceland Review.

Haraldur Sigurðsson peut être certain que je vais contrôler étroitement sa prévision qui peut paraître assez surprenante étant donné qu’il n’avait pas vraiment prévu que la lave allait sortir dans l’Holuhraun! Autant que je me souvienne, il était parmi ceux qui, à la mi-septembre, avaient donné tous les types possibles d’éruptions parmi lesquels figurait une éruption sous-glaciaire du Barðarbunga, voire de l’Askja … Il était aussi parmi ceux qui avaient prédit il y a plusieurs mois une éruption à court terme de l’Hekla. À une époque où personne ne sait – à court terme – comment va se comporter la coulée du 27 juin à Hawaii, ou à quel moment le Mayon entrera en éruption aux Philippines, une telle prévision me fait sourire. Je pense sincèrement que l’Islande devrait organiser des paris autour de la date de l’éruption prévue par Sigurðsson. L’argent ainsi recueilli pourrait aider à financer la recherche volcanique dans le pays!

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drapeau anglaisHad it not been said by Icelandic volcanologist Haraldur Sigurðsson, one could think it was a joke!  Sigurðsson wrote on his blog that judging by the development of the caldera subsidence in Bárðarbunga volcano, which lies under Vatnajökull glacier, the eruption in Holuhraun, which is fed with magma from Bárðarbunga, will end on March 4th 2015. However, he did not say at what time it would stop!

The scientist explains that the subsidence is linear but not a curve, which indicates that the sinking of the caldera will gradually slow down. Since a GPS monitor was placed in the caldera on September 12th, the subsidence has been 12 metres. Based on this data, Haraldur’s grandson Gabriel Sölvi came up with a formula predicting that the eruption in Holuhraun will end 173 days after September 12th.

The prerequisite for the prediction is that the magma flow in the intrusive dike connecting Bárðarbunga and Holuhraun, which lies at a depth of 8 km, has reduced the pressure and caused the caldera subsidence.  With time, the pressure will reduce further and the subsidence slow down, also reducing the eruption activity in Holuhraun, which eventually will stop.

Source: Iceland Review.

Haraldur Sigurðsson can be sure I will carefully control his prediction which may look quite surprising as Harald had not really predicted that lava would come out in Holuhraun! As far as I can remember, he was among the ones who, in mid-September, gave all the possible kinds of eruption possibilities among which a subglacial eruption of Barðarbunga or even Askja… He was also among the ones who predicted several months ago a short-term eruption of Hekla volcano. At a time when nobody knows what will happen on Hawaii Big island with the June 27th lava flow, or when Mount Mayon will erupt in the Philippines, such a prediction makes me smile. Now, I think Iceland should organize some betting around the predicted eruption date. The money that would be collected could help volcanic research in the country!

 

Hawaii: Le HVO fait taire les rumeurs à propos de la Lower East Rift Zone // HVO dismisses the rumours about the Lower East ERift Zone

drapeau francaisComme toujours, quand un événement spectaculaire se produit dans une région ou une autre, les rumeurs ne manquent jamais d’apparaître. C’est le cas avec l’éruption du Kilauea et la coulée de lave du 27 juin qui avance lentement en direction de Paoha.
Il se dit actuellement que l’on aurait observé une hausse de température dans les plans d’eau alimentés par des sources ainsi qu’une augmentation des émissions de vapeur dans certains secteurs du District de Puna. Le HVO n’a pas confirmé ces dires, mais les différents réseaux de surveillance montrent que l’on n’a pas observé de changements significatifs dans l’alimentation magmatique de la zone de rift en aval du Pu’u O’o.
Le HVO rappelle que l’East Rift Zone du Kilauea a plus de 120 km de longueur ; elle s’étire depuis sommet de la caldeira du volcan jusqu’au fond de la mer au large des côtes, en passant par le Cap Kumukahi. La zone définie comme « Lower East Rift Zone » se situe entre le champ de lave del’Heiheiahulu et le Cap Kumukahi. Les principales éruptions récentes le long de cette partie de la zone de rift comprennent celles d’Opihikao en 1960, ainsi que d’autres en 1790, 1840, 1955 et 1961 Le Pu’u O’o se trouve dans la partie centrale de la zone de rift.
En termes de sismicité, déformation et émissions de gaz, la zone de rift entre le Pu’u O’o et le Cap Kumukahi montre actuellement des niveaux normaux. Le nombre de séismes d’une magnitude supérieure à M 1,7 est le plus bas enregistré depuis 15 ans. De plus, c’est l’affaissement qui a dominé la déformation enregistrée par le réseau GPS sur ​​cette même période de temps. Les mesures de gaz n’ont pas montré de variations majeures dans la Lower East Rift Zone.
Autre fait intéressant : On n’a enregistré aucun véritable essaim sismique dans la Lower East Rift Zone depuis le début de l’éruption du Pu’u O’o, ce qui laisse supposer que peu de magma, voire aucun nouveau magma, n’a circulé en aval du Pu’u O’o et des bouches éruptives associées. Au milieu des années 2000, un léger soulèvement de la surface et une légère augmentation de la sismicité ont révélé une possible arrivée minime de magma dans la région, mais cette activité correspondait à une augmentation – qui a diminué par la suite – de l’alimentation magmatique dans l’ensemble du système volcanique.
Si le magma devait commencer à monter vers la surface dans la Lower East Rift Zone, cela se traduirait par une déformation et une activité sismique beaucoup plus importantes. Ces signaux étant absents, le HVO peut affirmer que la hausse de température dans les plans d’eau et l’augmentation des émissions de vapeur ne sont pas dues à une augmentation du volume de  magma en direction de la Lower East Rift Zone.
Cependant, cela ne veut pas dire que le magma n’est pas présent sous cette partie du Kilauea. Des opérations de forage dans la Lower Rift Zone en 2005 ont rencontré une petite poche de magma à une profondeur d’environ 2,5 km. Ce magma était stable et faisait probablement partie des nombreuses petites poches, reliques d’intrusions et d’éruptions passées, qui se trouvent prises au piège dans la zone de rift.

Source : HVO.

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drapeau anglaisAs usual, when a dramatic event occurs in some region or other, rumours never fail to appear. This is the case with the current Kilauea eruption and the June 27th lava flow that is slowly moving toward the Paoha area.

There have been reports of rising temperatures in spring-fed ponds and increased steaming in some areas of Puna. HVO has not confirmed these reports, but based on seismic, geodetic and gas monitoring networks, there has been no change in magma supply to the lower part of the rift zone, downrift of Pu’u O’o.

HVO reminds people that Kilauea’s East Rift Zone is more than 120 km long, stretching from the volcano’s summit caldera through Cape Kumukahi to the offshore sea floor. The area designated as the “lower East Rift Zone” lies between the Heiheiahulu shield and Cape Kumukahi. Notable recent eruptions along this part of the rift zone include the 1960 Kapoho eruption, as well as eruptions in 1790, 1840, 1955 and 1961. The Puu Oo vent is located in the middle part of the rift zone.

In terms of seismicity, deformation and gas emissions, the rift zone between Pu’u O’o and Cape Kumukahi is currently at background levels. The number of earthquakes with magnitudes over 1.7 is the lowest in 15 years, and subsidence has dominated the deformation recorded by the permanent GPS network over that same time period. Gas measurements also have not shown appreciable changes in the lower East Rift Zone.

Interestingly, strong earthquake swarms in the lower East Rift Zone have been absent since the start of the ongoing Pu’u O’o eruption, suggesting that little, if any, new magma has been transported downrift of Pu’u O’o and associated eruptive vents. In the mid-2000s, minor surface uplift and a slight increase in earthquakes suggested a small increase in magma being transported to the area, but that activity was associated with a surge in magma supply to the entire volcano that has since diminished.

If any magma in the lower East Rift Zone were to begin rising to shallow levels, there would be much stronger deformation and energetic earthquake activity. Based on the absence of these signals, HVO is confident that reports of rising pond temperatures and increased steaming are not the result of an increase in magma being transported to the lower East Rift Zone.

However, this is not to say that magma is not present beneath that part of Kilauea. Drilling operations in the lower East Rift Zone in 2005 actually intersected a small body of magma at a depth of about 2.5 km. This magma was stagnant and probably just one of many small magma bodies trapped within the rift zone, relics of past intrusions and eruptions.

Source : HVO.

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Vue de l’East Rift Zone du Kilauea  (Photo:  C.  Grandpey)