Séismes hawaiiens // Hawaiian earthquakes

drapeau francaisUn séisme de magnitude M 4 a secoué la Grande Ile d’Hawaii lundi matin vers 08h30. Il a été localisé à 13 km à l’ouest-sud-ouest du village de Volcano, à une profondeur de 13 km. Le Centre d’Alerte aux Tsunamis dans le Pacifique a indiqué que la secousse ne causerait pas de raz-de-marée. L’événement avait son épicentre à environ 8 km à l’ouest-sud-ouest du sommet du Kilauea mais il n’a pas entraîné de changements significatifs dans le comportement du volcan ou des autres volcans actifs sur la Grande Ile. Cinq répliques ont été enregistrées. La plus forte d’entre elles atteignait seulement M 1.
De tels séismes sont monnaie courante sur l’archipel hawaïen. Alors que la plupart passent inaperçus, d’autres peuvent être destructeurs. L’année dernière, Hawaï a enregistré 10 000 tremblements de terre. La plupart d’entre eux étaient si faibles que la population ne les a pas ressentis mais, dans le passé, certains d’entre eux ont détruit et même tué.
Selon le HVO, il y a trois principaux types de séismes à Hawaï :
La première catégorie comprend les séismes d’origine volcanique (« volcanic earthquakes ») qui se produisent lorsque le magma se déplace dans la chambre magmatique et dans les conduits lors de sa remontée vers la surface. Il exerce alors des contraintes sur la croûte qui se trouve autour. Ce mouvement de magma provoque la plupart des séismes à Hawaii, mais ils sont si faibles que la population ne les ressent pas et ils ne causent pas beaucoup de dégâts.
Pour vraiment comprendre ce qui provoque les séismes les plus destructeurs et donc les plus dangereux  à Hawaï, il faut plonger sous la surface et aller jusqu’à la base du volcan proprement dit. Les deux autres types de séismes sont causés par la taille volumineuse des volcans sur la Grande Ile.
Certains séismes se produisent à la frontière entre l’ancien plancher océanique et les édifices volcaniques qui se trouvent au-dessus. Ces séismes se produisent parce que la gravité exerce une pression sur le volcan, ce qui le force à s’étaler. Ils sont connus sous le nom de « boundary earthquakes ». Les tremblements de terre de 1975 et 1989 à Kalapana en sont de parfaites illustrations. Ils peuvent causer des dégâts importants, voire un tsunami.
Le dernier type inclut les séismes qui se produisent au niveau du manteau (« mantle earthquakes »). Le manteau se trouve sous le volcan, sous le plancher océanique, jusqu’à une trentaine de km de profondeur et il est en relation avec la présence du volcan dans ce secteur. Le manteau doit bouger un peu pour créer effectivement des séismes, afin d’évacuer la pression du volcan qui se trouve au-dessus. En raison du poids des îles, ces « mantle earthquakes » peuvent se produire n’importe où le long du chapelet hawaiien. Un bon exemple de « mantle earthquakes » est celui qui a secoué Kiholo en 2006 sur la Grande Ile. Le séisme, d’une magnitude de M 6,7, juste au nord de Kailua-Kona, a été ressenti dans tout l’État et a même entraîné une panne d’électricité sur l’île d’Oahu.
Une carte des risques sismiques à Hawaii (voir ci-dessous) montre que le sud de Big Island est le plus exposé et les scientifiques expliquent que le risque est le même que sur la célèbre Faille de San Andreas.

Source: KITV.COM.

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drapeau anglaisAn M 4 earthquake shook Hawaii Island on Monday morning at about 8:30. The quake was located 13 km W-SW of Volcano at a depth of 13 km. The Pacific Tsunami Warning Center said no tsunami is expected from the earthquake. The event was centered about 8 km west-southwest of the summit of Kilauea, but it caused no detectable changes on Kilauea or other active volcanoes on the Big Island. Five aftershocks have been recorded. The strongest of them was M 1.

Similar earthquakes are a common occurrence on the Hawaiian archipelago. While most are not noticeable, others can be destructive. Just last year, Hawaii recorded 10,000 earthquakes. Most of them were so small people could not feel them, but in the past some of them were deadly and destructive

According to HVO, there are three basic types of Hawaii earthquakes.

The first category includes volcanic earthquakes which occur when magma is moving through conduits and through magma chambers towards the surface. As a consequence, magma puts the stress on the crust around it. This magma movement causes most of the earthquakes in Hawaii, but they are so small people don’t feel them and they don’t cause much damage.

But to truly understand what causes Hawaii’s most destructive and dangerous earthquakes, you have to go below the surface to the base of the volcano itself. The other two types of earthquakes are caused by the large size of the volcanoes on the Big Island.

The first one occurs right along the boundary between the old ocean floor, and the pile above it. They happen because gravity pushes down on the volcano causing it to spread out. Such earthquakes are known as “boundary earthquakes”. The 1975 and 1989 quakes in Kalapana are examples. They can cause substantial damage and possibly a tsunami.

The last type includes the mantle earthquakes. The mantle is below the volcano and deep below the ocean floor down around 30 km deep and it’s essentially due to the volcano in that area. The mantle has to move a bit to actually create earthquakes to release the stress of the volcano on top of it. Because of the weight of the islands, these mantle quakes can occur anywhere along the island chain. An example of a mantle earthquake is the 2006 Kiholo earthquake on the Big Island. The M 6.7 quake just north of Kailua-Kona could be felt statewide and caused a blackout on Oahu.

A map with the earthquake hazards in the state (see below) shows Southeast Big Island has the greatest hazard and scientists say it’s similar to living on the San Andreas Fault.

Earthquake-Hawaii

Sources:  HVO & KITV.

La coulée du 27 juin (Hawaii) // The June 27th lava flow (Hawaii)

drapeau francaisUn survol en hélicoptère le 5 février a permis aux scientifiques du HVO de cartographier la coulée du 27 juin. Au moment du survol, les fronts de coulées au nord et à l’est étaient inactifs. La branche la plus à l’est, qui se dirigeait il y a quelques jours vers la caserne de pompiers, n’avançait plus elle non plus. La branche de coulée nord était inactive au-delà de l’endroit où elle se sépare du bras de lave est. Malgré tout, des coulées secondaires ont été observées à l’intérieur et en bordure des différentes avancées de lave.

Tant que la situation n’évoluera pas à la source sur le Pu’uO’o, la lave ne menacera probablement pas Pahoa et la Route 130.

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drapeau anglaisA helicopter overflight on February 5th allowed HVO scientists to map the perimeter of the June 27th lava flow. At the time of the flight, the leading tips of the two active lobes to the north and the east were inactive. The eastern lobe, formerly headed toward the Pahoa Fire station, remained stalled at its leading tip. The northern lobe was inactive beyond where it branched off from the more easterly lobe. Breakouts were observed across the interior and edges of the different lobes.

As long as the situation does not change at the source on Pu’uo’o, lave will probably not be a threat to Pahoa and Highway 130.

Pahoa-blog

Source:  USGS / HVO.

Les zones interdites du Kilauea (suite) // The prohibited areas of Kilauea (continued)

A l’attention de ceux qui voudraient aller prochainement à Hawaii et se rendre dans le secteur du Pu’uO’o [suite de mon article du 3 février 2015 intitulé « Les zones interdites du Kilauea »].

Les deux randonneurs qui se sont perdus dans la Réserve Naturelle de Kahauale’a la semaine dernière ont été cités à comparaître devant un tribunal pour être entrés dans une zone interdite d’accès (La réserve naturelle de Kahauale’a a été fermée en juillet 2007 en raison de conditions dangereuses causées par l’activité volcanique). Les infractions sont passibles d’une amende et d’une peine allant jusqu’à un an de prison. Selon les responsables du Département des Terres et Ressources Naturelles (DLNR), « pénétrer dans des zones interdites est une infraction grave qui présente des risques inutiles et met en danger les sauveteurs. Le DLNR fera respecter ces interdictions et prendra des mesures coercitives à l’encontre des contrevenants « .

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For the attention of those who intend to go to Hawaii and who would like to visit the Pu’uO’o area. [See my previous note of February 3rd: « The prohibited areas of Kilauea volcano »]

The two hikers who got lost in the state Kahauale’a Natural Area Reserve last week have been cited for entering a restricted area. The Kahauale’a Natural Area was closed in July 2007 because of hazardous and unsafe conditions caused by volcanic activity. The violations are misdemeanour offences punishable by a fine and up to a year in jail. According to Department of Land and Natural Resources (DLNR) officials, “entering into closed areas is a serious offence that unnecessarily risks lives and places rescuers in jeopardy. DLNR will enforce these closures and take enforcement action on violators. »

Une histoire de fourmis de feu à Hawaii // Fire ants in Hawaii

drapeau francaisL’achèvement de la construction de route alternative qui doit relier la Route de la Chaîne des Cratères à la Highway 130 risque de prendre du retard car des fourmis de feu (une espèce de fourmis rouges) ont été découvertes dans l’assise de la nouvelle chaussée, sur une portion de route à l’extérieur du Parc des Volcans. On ne sait pas si elles ont été introduites accidentellement ou si elles étaient déjà là. Le problème, c’est qu’elles sont considérées comme une espèce invasive qui pourrait causer d’importants dégâts sur les espèces indigènes dans le Parc
L’autre problème est que le projet d’un coût de 10 à12 millions de dollars est en voie d’achèvement et d’autres matériaux vont être acheminés pour réaliser une surface carrossable. Tous les équipements et les matériaux sont inspectés avant leur entrée dans le Parc pour s’assurer qu’ils ne contiennent pas de fourmis ou d’autres espèces envahissantes. Malgré ces contretemps, la route – qui devait initialement être terminée en décembre – pourrait être opérationnelle fin février ou début mars, selon le temps que prendront les inspections.

Source: Hawaii Tribune Herald.

Pendant ce temps, la situation n’évolue pas en amont de Pahoa. Malgré la présence de coulée secondaires sur la coulée du 27 juin, la lave ne progresse pas. La situation étant stable sur le Pu’uO’o, la lave ne devrait pas menacer les zones habitées et la Route 130 dans les prochains jours.

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drapeau anglaisCompletion of the Chain of Craters alternate route is being pushed further back because fire ants have been found in baseyards supporting the construction project that will reconnect Highway 130 with Chain of Craters Road in Hawaii Volcanoes National Park. The ants have been found on the portion of the road outside the park. It’s not clear if they were brought in accidentally or already were there. The problem is that they are considered as an invasive species that could wreak havoc on native species in the park

The other problem is that the $10 to12 million project is nearing completion and more material will be hauled in to provide a driveable surface. All equipment and material is tested for the ants and other invasive species before they are sent to work sites in the park. The project – which was expected to be over in December –  could be finished late this month or in early March, depending on how well the testing goes.

Source: Hawaii Tribune Herald.

Meantime, the situation has not much changed upslope of Pahoa. Despite breakouts at the surface of the June 27th flow, lava is no longer moving forward. As the situation is quite stable on Pu’uO’o, it should not be a threat to populated areas and to Highway 130 in the coming days.

Fire-ants

Source:  Wikipedia