Mauna Kea (Hawaii / Etats Unis)

drapeau-francaisLe Mauna Kea est très populaire sur la Grande Ile d’Hawaii. Il reçoit des milliers de visiteurs chaque année. C’est l’un des rares endroits dans le monde où l’on peut grimper en voiture depuis le niveau de la mer jusqu’à près de 4200 mètres d’altitude en deux heures seulement. A noter toutefois que la plupart des agences de location de véhicules interdisent de grimper jusqu’au sommet. On doit s’arrêter au Visitor Center Onizuka.
Pour les Hawaiiens de souche, le Mauna Kea est une montagne sacrée, tout comme le lac Wai’au qui a une grande importance dans la culture hawaiienne (voir mes notes du 22 septembre 2012 et du 23 novembre 2013). Le projet de construction du Thirty Meter Telescope (TMT) a été – et est encore – l’occasion de conflits intenses entre le monde scientifique et les autochtones.
Les premières roches du Mauna Kea ont émergé de l’Océan Pacifique il y a près d’un million d’années. Vu depuis le bas, le Mauna Kea est différent des autres volcans de Big Island. Ses pentes sont deux fois plus raides que celles de son voisin Mauna Loa. Des cônes de scories ornent son sommet qui ne montre pas de caldeira ; cette dernière s’est probablement comblée il y a 250 000 ans, juste après le début de formation du Kilauea.
Bien que la dernière période éruptive du Mauna Kea remonte à 4000 – 6000 ans, les volcanologues affirment qu’il est potentiellement actif. Aucun volcan de l’archipel ne s’est réveillé après un sommeil aussi long, mais on a des exemples de volcans hawaïens qui se sont manifestés après de longues pauses, et il y a des volcans dans le monde qui sont entrés en éruption après plusieurs milliers d’années de sommeil.
Les scientifiques du HVO pensent que si le Mauna Kea se réveille un jour, on observera une longue période de sismicité préalable, certainement pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. L’éruption sera probablement violente mais brève. L’histoire du volcan laisse supposer que l’on observera aussi une coulée de lave. Bien que l’on n’ait jamais détecté de mouvements de magma à l’intérieur du volcan, les séismes sont fréquents sur le Mauna Kea. La plupart restent inférieurs à M 3.0 et ne sont pas ressentis à la surface. Par exemple, il y a eu environ 10 séismes d’une magnitude de 2 ou moins, à des profondeurs entre 20 à 40 kilomètres au cours du mois d’octobre. La sismicité est principalement causée par des réajustements de roches sous le poids du volcan. La Grande Ile toute entière s’enfonce de deux à trois millimètres chaque année sous le poids des imposants édifices volcaniques que sont, entre autres, le Mauna Loa et le Mauna Kea.
En plus de son aspect physique différent, le Mauna Kea présente aussi une lave chimiquement différente. Tous les volcans hawaiiens ont des laves de composition légèrement différentes en raison de leurs positions relatives par rapport au point chaud qui les a fait naître. Ainsi, il y a une différence chimique distincte entre le Kilauea et le Mauna Kea d’une part, et le Mauna Loa, le Hualalai et le Loihi d’autre part
Le Mauna Kea possède une autre caractéristique qui lui est propre. On a la preuve que ses flancs ont hébergé des glaciers pendant au moins trois périodes de son histoire. La plus récente se situe il y a entre 13 000 et 40 000 ans. On peut voir les restes d’une moraine terminale depuis la Saddle Road. Il y a même eu une époque où la chaleur de la lave a cohabité avec la présence de glaciers, ce qui a donné naissance à des formations vitreuses sur les flancs supérieurs de la montagne. Les Hawaïens utilisaient cette roche dure et compacte pour façonner différents types d’outils.
Source: West Hawaï Today (http://westhawaiitoday.com/)

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drapeau-anglaisMauna Kea is very popular on Hawaii Big Island. It receives thousands of visitors each year. It is one of the few places in the world where you can drive from sea level to nearly 4,200 metres in two hours, even though most car agencies forbid from droving up to the summit. You must stop at the Onizuka Visitor Center.
For local hawaiians, Mauna Kea is a sacred mountain, with Wai’au Lake which has great significance in Hawaiian culture (see my notes of 22 September 2012 and 23 November 2013). The building project of the Thirty Meter Telescope (TMT) was – and still is – the cause of intense conflict between science and Hawaiians.
Mauna Kea’s first rocks protruded above the sea almost a million years ago. Seen from the bottom, it looks different from Big Island’s other volcanoes. Its slopes are twice as steep as Mauna Loa’s, cinder cones pock the summit which no longer features a caldera that was likely filled in 250,000 years ago, just after Kilauea had begun to form.
Though Mauna Kea’s last eruptive period was between 4,000 and 6,000 years ago, volcanologists still say it’s active. They notice there are no Hawaiian volcanoes that have come to life after such a long period of time, but there are other Hawaiian volcanoes that have come to life after long pauses and there are volcanoes around the world that have come back to life after this length of time.
HVO scientists think that if Mauna Kea were to wake up again, there would be a long buildup of seismicity, certainly over weeks, maybe months. The eruption would probably be violent but small. If history is any indication, there would be an accompanying lava flow. Though magma-related movement within the volcano has never been detected, earthquakes are common on Mauna Kea. Most are below M 3.0 and are not felt on the surface. For instance, there were about 10 earthquakes with a magnitude 2 or less with depths between 20 to 40 kilometres during the past month. Seismicity is mostly caused by shifting and settling rocks under the weight of the volcano. The entire island sinks two to three millimetres annually because of its massive features.
In addition to its different physical appearance, Mauna Kea’s lava is also chemically different. All of Hawaii Island’s volcanoes produce lava with slightly different chemical compositions because of their locations relative to the Hawaiian hotspot. Thus, there is a distinct chemical difference between Kilauea and Mauna Kea on the one hand, and Mauna Loa, Hualalai and Loihi on the other hand
Mauna Kea also has unique features that none of the others do. There is evidence that its flanks hosted glaciers during at least three periods in its history. The most recent was between 13,000 and 40,000 years ago. The remnants of a terminal moraine can be spotted from the Saddle Road. There was even a time when hot lava from an eruption coincided with the presence of glaciers; their collision produced glassy formations high on the mountain’s flanks. Hawaiians used to quarry this to make different kinds of tools.
Source: West Hawaii Today (http://westhawaiitoday.com/)

Mauna Kea 4

Mauna Kea 3

Photos: C. Grandpey

Hawaii, paradis des touristes, des volcanologues…et des sans-abri ! // Hawaii, a paradise for tourism, volcanism…and homelessness !

drapeau-francaisHawaï n’est pas seulement le paradis décrit par les affiches des agences de voyage. Certes, il y a le soleil, les plages de sable blanc, les vagues pour le surf, des volcans extraordinaires, mais il y a autre chose que les touristes refusent souvent de voir de peur que cela vienne un peu gâcher leurs vacances.
Les dernières statistiques fédérales révèlent que le nombre de sans-abri à Hawaï a augmenté ces dernières années, avec 487 sans-abri pour 100 000 habitants, ce qui représente le taux le plus élevé par habitant dans tout le pays, devant les Etats de New York et du Nevada.
La hausse est constante depuis 2010, alors même que le taux national a chuté du fait de la reprise économique. L’augmentation, conditionnée par des années de hausse des prix à Hawaï, les bas salaires et le peu de terres disponibles, a répandu l’image de gens qui dorment sur les plages et les trottoirs à côté de celle d’un paradis sous les tropiques.
Les autorités ont essayé de résoudre le problème qui concerne essentiellement Oahu, l’île la plus peuplée. Ils ont offert des services aux sans-abri, leur ont interdit de s’asseoir ou de se coucher sur les trottoirs de Waikiki et leur ont proposé d’utiliser des conteneurs en guise de logements temporaires. La déclaration d’état d’urgence par le Gouverneur de l’Etat montre bien la gravité de la crise. Par exemple, alors qu’il y a des abris et des programmes pour aider les sans-abri, on recense trop peu de lits disponibles (environ 550 pour une nuit à Oahu où vivent environ 4900 des 7620 personnes sans-abri de l’Etat d’Hawaii). La population de familles sans-abri a augmenté de 46% entre 2014 et 2015. Les données sur les hébergements pour sans-abri montrent que 30% sont d’origine purement ou partiellement hawaïenne; 27% viennent de Micronésie, des îles du Pacifique, des îles Marshall ou d’autres; et 26% sont des blancs.
En 2006 à Waikiki, les autorités locales ont tenté de créer une zone de sécurité temporaire où les sans-abri pourraient camper légalement, mais il y a eu de nombreuses plaintes et la zone a été finalement fermée tous les soirs, ce qui n’a fait que déplacer le problème. Beaucoup de sans-abri ont élu domicile dans les garages d’hôtels et des passages près de la plage de Waikiki. La ville a alors décidé d’interdire aux sans-abri de s’asseoir ou de se coucher sur les trottoirs, décision soutenue par les hôtels de luxe et autres grandes infrastructures touristiques qui génèrent une grande partie des 6,8 milliard de dollars de recettes touristiques annuelles.
Les services sociaux indiquent que 40% des sans-abri à Hawaï travaillent au moins à temps partiel, 30% ont besoin d’aide au logement et 30% ont des problèmes de santé mentale ou de toxicomanie qui les empêchent d’avoir un logement décent.
Source: Presse hawaienne.

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drapeau-anglaisHawaii is not only the paradise depicted by the posters in travel agencies. OK, there are sunny days, white sand beaches, great waves for going surfing, incredible volcanoes, but there is something else the tourists often refuse to see as it might a little spoil their holidays.
The latest federal statistics reveal that homelessness in Hawaii has grown in recent years, leaving the state with 487 homeless per 100,000 people, the nation’s highest rate per capita, ahead of New York and Nevada.
The rise has been constant since 2010, even as the national rate has fallen during the economic recovery. The increase, driven by years of rising costs in Hawaii, low wages and limited land, promoted the image of people sleeping on beaches and sidewalks alongside the state’s one of a relaxing tropical paradise.
Officials have tried to solve the problem, which is centered on Oahu, the most populated island. They’ve offered homeless services, banned sitting and lying on Waikiki’s sidewalks and proposed using shipping containers as temporary housing. The Governor’s declaration of a state of emergency on homelessness has underscored the depth of the crisis. For instance, while there are shelters and programs to help the homeless, there are far fewer empty beds than are needed (about 550 on any given night in Oahu, where an estimated 4,900 of the 7,620 homeless people live). The state’s population of unsheltered families ballooned 46% from 2014 to 2015. Data on homeless shelter use show that 30% were Hawaiian or part-Hawaiian; 27% Micronesian, Marshallese or other Pacific Islanders; and 26% white.
In Waikiki, local authorities tried to create a temporary safe zone in 2006 where the homeless could camp legally, but more complaints ensued, so it ended up closing the park every night. Many of the homeless moved into hotel garages and walkways near Waikiki Beach. Then the city banned sitting and lying down on sidewalks, a move backed by the luxury hotels and other major resorts which generate much of Waikiki’s $6.8 billion in annual tourism revenue.
Service providers say 40% of Hawaii’s homeless people are working at least part-time, 30% need some housing assistance and 30% have mental health or substance abuse problems that prevent them from maintaining a home.
Source: Presse hawaiienne.

Hanauma-Bay

Hanauma Bay, paradis des plongeurs. Hawaii, ce n’est pas seulement cela!

(Photo: C. Grandpey)

Volcans et éducation des populations // Volcanoes and population education

drapeau francaisAu cours de mes interventions en public, j’insiste beaucoup sur l’importance de la prévention et de l’éducation des populations dans les pays où se manifestent les volcans actifs. Je donne en priorité l’exemple de Kagoshima au Japon où les habitants sont sous la menace permanente du Sakurajima. Ils ont appris à vivre avec les éruptions et sont parfaitement préparés à subir une alerte à n’importe quel moment.
Au Vanuatu, les scientifiques essayent d’établir un lien avec la population locale. Douglas Charley, technicien géologue à l’Orstom, surveille les volcans en activité. D’île en île, il gagne la confiance des habitants, explique les mesures qu’il prend, donne des informations sur l’état du cratère. En retour, les croyances et les légendes que racontent les chefs de village nourrissent la science, car ce sont quasiment les seules archives disponibles sur la vie présumée des volcans.
A Hawaii, Madame Pélé a permis l’an dernier une étroite relation entre les scientifiques et la population du District de Puna. La lave menaçait la petite bourgade de Pahoa avec ses commerces et ses écoles. Elle menaçait aussi de couper la Route 130, principale artère de communication dans cette partie de la Grande Ile. L’histoire s’est bien terminée car Madame Pélé a arrêté la lave à 155 mètres de la route et épargné les maisons de Paoha.
Avant l’apparition de la coulée de lave – baptisée coulée du 27 juin car elle était née ce jour-là – la population de Paoha était étrangère au vocabulaire technique de la volcanologie. Les habitants n’avaient jamais entendu parler d’inflation et de déflation du sommet du Kilauea, de tremor, pas plus que de bouches éphémères. Leur éducation s’est faite rapidement, ce qui leur a permis de mieux comprendre le comportement du volcan, mais aussi les difficultés rencontrées par les scientifiques du HVO pour faire des prévisions.
Une très bonne réciprocité s’est établie entre la population et les scientifiques qui ont toujours accepté de répondre aux questions de la population sur la trajectoire des coulées de lave. Les moments les plus forts ont été les réunions publiques organisées entre le 24 août 2014 et le 22 janvier 2015 pendant lesquelles, devant une salle comble, les membres du HVO présentèrent des cartes et des diapositives illustrant clairement la situation.

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drapeau-anglaisDuring my conferences, I insist much on the importance of prevention and education of the population in countries where active volcanoes happen to erupt. I give the example of Kagoshima in Japan, where the residents are under the constant threat of Sakurajima. They have learned to live with the eruptions and are fully prepared to react at any time.
In Vanuatu, scientists are trying to set up a link with the local people. Douglas Charley, a technician and geologist at ORSTOM, monitors volcanoes. Travelling from one island to another, he won the confidence of the inhabitants by explaining his actions, providing information on activity in the craters. In return, beliefs and legends told by village leaders feed science, because they are virtually the only records available on the presumed life of volcanoes.
In Hawaii, Madame Pele last year allowed a close relationship between scientists and the population of the District of Puna. Lava threatened the small town of Pahoa with its shops and schools. It also threatened to cut off Highway 130, the main artery of communication in this part of the Big Island. The story ended well as Madame Pele stopped the lava 155 meters from the road and spared the houses of Paoha.
Before the appearance of the lava flow – called June 27 because it was born on that day – the Paoha population had never heard of the technical vocabulary of volcanology. The people had never heard of inflation and deflation of the summit of Kilauea, tremor, nor breakouts. Their education was done quickly, which allowed them to better understand the behavior of the volcano, but also the difficulties encountered by HVO scientists to make predictions.
A very good reciprocity was established between the population and scientists who have always agreed to answer questions from the public about the path of lava flows. The best moments were undoubtedly yhe public meetings held between 24 August 2014 and the 22 January 2015 during which, before a packed house, HVO members presented maps and slides clearly illustrating the situation.

Coulées

La lave était une menace pour Pahoa à la fin de l’année 2014 (Source: USGS / HVO)

Le lent glissement du flanc sud du Kilauea (Hawaii) // The slow slip of Kilauea’s south flank (Hawaii)

drapeau francaisAu cours de l’éruption actuelle du Kilauea, le flanc sud du volcan avance lentement dans la mer et la sismicité enregistrée par les instruments le prouve régulièrement. Ainsi, à la mi-octobre 2015, une partie du flanc sud du Kilauea a glissé lentement dans l’océan. Ce mouvement fait partie d’un phénomène récurrent appelé «séisme lent » (« slow earthquake » en anglais) dont la dernière manifestation avait eu lieu à la fin du mois de mai 2012.
Au premières heures de la matinée du 14 octobre 2015, un tiltmètre installé près de Ka’ena Point, sur la côte au sud du sommet du Kilauea, a commencé s’incliner en s’éloignant de la côte. Les inclinomètres et les GPS ont continué à détecter ce glissement pendant 2 ou 3 jours. Au final, le flanc sud a glissé d’environ 3 cm vers le sud-est.
Les séismes lents à Hawaii se produisent le long d’une faille qui se situe à la limite entre le Kilauea et le fond de l’océan. Le glissement associé au séisme lent de la mi-octobre s’est produit si progressivement qu’il n’a pas généré d’ondes sismiques. Toutefois, si le glissement avait eu lieu rapidement, il aurait probablement provoqué un séisme de M 6 ou plus.
Les séismes lents sur le flanc sud de la Grande Ile d’Hawaii sont périodiques et surviennent généralement environ tous les 26 mois. Le précédent ayant eu lieu le 28 mai 2012, les scientifiques étaient sur le qui vive depuis juillet 2015. Il est intéressant de noter que ces événements ont tendance à se produire dans la même partie du flanc sud. C’est pourquoi des instruments ont été installés stratégiquement dans cette zone pour bien les enregistrer.
Une conséquence intéressante du séisme lent de la mi-octobre a été une intensification de l’activité sismique dans les zones de rift du Kilauea. Depuis cet événement, la Rift Zone Est et celle du Sud-Ouest connaissent une augmentation du nombre de petits séismes, avec un événement de près de M 3 dans le secteur de Pu’ukou, sur le Rift Sud-Ouest où la sismicité est en hausse depuis mars 2015. Le lien entre les séismes lents et l’augmentation de l’activité sismique dans les zones de rift est mal connu ; il fait actuellement l’objet de recherches. Les scientifiques aimeraient savoir quel effet les séismes lents peuvent avoir sur le risque volcanique et si des séismes plus puissants et donc destructeurs sont susceptibles de survenir pendant un épisode de séisme lent.
Les gens se demandent parfois si le flanc sud du Kilauea pourrait s’effondrer dans l’océan et déclencher un tsunami dévastateur dans l’Océan Pacifique. J’ai abordé le sujet avec Jim Kauahikaua, alors directeur de l’Observatoire, lors d’une visite à Hawaii il y a quelques années. Il m’a dit que, selon lui, un tel risque est très faible. Ce qui est beaucoup plus probable qu’un effondrement majeur du flanc sud de Kilauea, c’est un séisme provoqué par un déplacement de 5 à 10 mètres du flanc sud vers l’océan. Le séisme de 1975 à Kalapana était un événement de ce type et le tsunami qu’il a provoqué a tué deux personnes. Un séisme plus puissant avait déjà eu lieu dans le secteur de Ka’u en 1868 et il avait entraîné la mort de 47 personnes.
Source: Observatoire des Volcans d’Hawaii.

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drapeau francaisWith the current eruption of Kilauea, the south flank of the volcano is slowly moving into the sea and the seismicity recorded by the instruments regularly proves it. By mid-october, a portion of Kilauea’s south flank slowly slipped seaward. This movement is part of a recurring phenomenon called a “slow earthquake,” which last occurred at the end of May 2012.
Beginning in the early morning hours of October 14th, a tiltmeter near Ka‘ena Point on the coastline south of Kilauea’s summit began to tilt away from the coast. A combination of tiltmeter and GPS networks continued to detect slip for the next 2–3 days. In total, the south flank slipped about 3 cm southeastward.
Slow earthquakes in Hawaii happen along a fault at the boundary between Kilauea volcano and the old ocean floor. The slip associated with the mid-October’s slow earthquake was so gradual that it did not generate seismic waves. But if the slip had occurred rapidly, it might have resulted in an M 6 or so earthquake.
Slow earthquakes on the south flank of Hawaii Big Island are periodic, typically occurring about every 26 months. The previous one was on May 28th 2012 so that scientists had been expecting another one since July 2015. Interestingly, these events tend to occur in the same part of south flank, so instruments have been strategically placed to capture them when they happen.
An interesting effect of last week’s slow earthquake was the additional seismic activity within Kilauea’s rift zones. Since the slow earthquake, both the East Rift Zone and the Southwest Rift Zone have experienced an increase in the number of small earthquakes, including an M 3 earthquake near Pu‘ukou, an area of the Southwest Rift Zone that has had enhanced seismic activity since March 2015. The exact process that might tie the slow earthquake to increased seismic activity in the rift zones is the topic of ongoing research. Scientists would like to know what effect slow earthquakes have on the volcanic hazard and if larger, more destructive, earthquakes are more likely during a slow earthquake.
People sometimes wonder whether Kilauea’s south flank might collapse into the ocean and trigger a devastating tsunami around the Pacific Ocean. I happened to talk about this with Jim Kauahikaua during a visit at the observatory some years ago. He told me that, in his opinion, such a risk is very low. What is much more likely than a major collapse of Kilauea’s south flank is an earthquake in which a large part of the south flank lurches seaward by 5 – 10 metres. The Kalapana earthquake of 1975 was such an event and the local tsunami it generated killed two people. A previous earthquake in Ka’u in 1868 was similar but larger. The tsunami it triggered killed 47 people.
Source: Hawaii Volcano Observatory.

Hawaii littoral

Arrivée de la lave dans l’océan sur le flanc sud du Kilauea (Photo: C. Grandpey)