Dernières nouvelles d’Islande // Latest news from Iceland

Islande : éruption imminente ?

Selon le Met Office et des scientifiques de l’Université d’Islande, la hausse de l’activité sismique sur la péninsule de Reykjanes annonce une éruption imminente entre Hagafell et Stóra-Skógarfell. L’événement pourrait débuter entre le 28 février et le 4 mars au plus tard. Le volume de magma dans la chambre superficielle a atteint son niveau maximum. Comme je l’ai déjà écrit, le Met Office s’inquiète du fait que les gens soient revenus à Grindavík mais espère qu’ils seront prêts à quitter la ville rapidement car l’éruption pourrait commencer très soudainement.
Il semble que tous les signes indiquent une éruption entre Hagafell et Stóra-Skógarfell. Cependant, les volcanologues locaux affirment qu’il ne peut être exclu qu’une fissure s’ouvre plus au nord ou au sud, la plus grande probabilité se trouvant sur la crête de Sundhnjúkar. Ils affirment également que le schéma actuel d’éruptions sur la péninsule de Reykjanes – où les éruptions se produisent toutes les trois semaines et durent entre un et trois jours – pourrait se poursuivre au cours des prochains mois, voire des prochaines années.
Si une éruption devait se produire dans le secteur de Svartsengi, ce serait la quatrième depuis décembre 2023.
Source : Met Office, Université d’Islande.

Une éruption comme celle du 8 janvier (Image webcam)

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Voyeurisme et tourisme morbide à Grindavik.

Après une catastrophe ou un drame, vous êtes sûr de voir des badauds visiter le site ou venir à des funérailles, même s’ils n’ont jamais connu la famille du défunt. C’est du voyeurisme, de la curiosité morbide contre laquelle on ne peut pas faire grand-chose. La nature humaine est ainsi faite.
C’est ce qui se passe actuellement à Grindavik qui a été gravement endommagée par des séismes, où des fractures se sont ouvertes dans le sol, et où trois maisons ont été détruites par une coulée de lave.
Les habitants de Grindavik ont été évacués après les séismes de novembre 2023 et ont récemment été autorisés à revenir, même si tout est loin d’être parfait. Beaucoup d’entre eux ont préféré ne pas revenir… mais les touristes sont présents !
Alors que les habitants de Grindavík étaient contraints de quitter la ville après avoir pris leurs biens essentiels, les touristes venus au Blue Lagoon ont pu tranquillement entrer dans la ville sans surveillance. Une habitante du port de pêche a aperçu des touristes déambulant sur la lave chaude, en train de prendre des photos des maisons détruites par la coulée du 8 janvier 2024. Elle a déclaré : « Les habitants de Grindavik ne le feraient pas, par respect pour ceux qui ont perdu leur maison. » (NDLR : mais la goujaterie n’a pas de limites chez les touristes). Elle a vu des touristes grimper sur la lave encore brûlante. « Ensuite, si quelqu’un se blesse, ce sont nous, les habitants de Grindavík, qui serons critiqués, alors que c’est quelque chose que nous ne ferions jamais. »

Au moment où cette habitante quittait Grindavik après avoir récupéré ses affaires, elle a rencontré un bus touristique se dirigeant vers le Blue Lagoon sans personne pour surveiller ses déplacements, ni contrôler s’il allait entrer dans le port de pêche, alors que les habitants sont soumis à des rstrictions d’ accès. . .
Source : Iceland Monitor.

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Iceland : an eruption in the very short term ?

According to the Met Office and scientists at the University of Iceland, increased seismic activity on the Reykjanes Peninsula suggests an imminent eruption between Hagafell and Stóra-Skógarfell. The event could start between February 28th and March 4th at the latest. The volume of magma in the shallow storage chamber is reaching its threshold. As I put it before, the Met Office worries about people staying in Grindavík but hopes they are ready to leave town quickly as the eruption might start very suddenly.

It looks as if all signs are pointing to an eruption between Hagafell and Stóra-Skógarfell. However, local volcanologists say it cannot be ruled out that a fissure might open further north or south, with the highest likelihood being on the Sundhnjúkar ridge. They also say that the recent pattern of eruptions on Reykjanes – where eruptions occur every three weeks and last between one to three days – might continue over the next months or even years,

If an eruption were to occur near the Svartsengi area, it would be the fourth eruption since December 2023.
Source : Met Office, University of Iceland.

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Voyeurism and morbid tourism in Grindavik.

This is sure to happen after a disaster or a drama. You are sure to see people roming around the site or coming to a funeral, even if they never lived there and never knew the family of the deceased .

This is what is currently happening in Grindavik which was severely damaged by earthquakes and the opening of fissures, and where three houses were destroyed by a lava flow.

Residents of Grindavik were evacuated after the November 2023 earthquakes and were recently allowed to come back , even though everything was far from perfect. Many people decided not to come back…but the tourists were there !

At the same time that the residents of Grindavík were forced to leave their homes and leave the town after visiting their property, tourists who had come to the Blue Lagoon could enter the town unsupervised. A resident of the fishing port could seet tourists standing on hot lava and taking pictures of properties that went under the lava. She said : « As a resident, we would not do it out of respect for those who are losing their houses. » She adds that tourists have been climbing on scalding hot lava. « Then someone gets injured and then it’s us the residents of Grindavík who are criticized. But this is something we would never do. » While the resident was leaving Grindavik after taking her belongings, she met a group of tourist buses going to the Blue Lagoon, and there was noone monitoring their travels, and whether they went into town or not, whereas local residents have a much more restricted access. .

Source : Iceland Monitor.

Inquiétude en Islande devant le risque d’une nouvelle éruption // Anxiety in Iceland with the risk of a new eruption

Comme je l’ai écrit dans une note précédente, on sentait que le Met Office islandais et la Protection Civile n’étaient pas vraiment d’accord avec la décision d’autoriser les habitants de Grindavik à rentrer chez eux. Aujourd’hui, l’inquiétude s’ajoute à ce désaccord. Si l’accumulation de magma se poursuit au même rythme qu’actuellement dans la région de Svartsengi, sa quantité atteindra cette semaine le seuil jugé nécessaire pour déclencher la prochaine intrusion, voire une nouvelle éruption. Le Met Office prévient également qu’une éruption pourrait se déclencher avec très peu de préavis, moins de 30 minutes.
De son côté, la Protection Civile fait remarquer qu’il sera difficile d’évacuer des endroits comme Grindavik ou le Blue Lagoon car une éruption peut démarrer très vite et personne ne peut dire exactement où elle aura lieu. Des sirènes ont été installées et alerteront la population si nécessaire.
Une réunion d’information pour les habitants de Grindavík est prévue aujourd’hui 26 février ; ils recevront des informations sur l’état des infrastructures de la ville.
Source  : Iceland Monitor.

Le Met Office décrit trois scénarios possibles :
1) Une éruption semblable à celles du 8 février et du 18 décembre, avec des séismes soudains et intenses suivis d’une éruption entre Sýlingarfell et Stóra-Skógfell. Le préavis serait de trente minutes, voire moins.

2) Le deuxième scénario serait semblable à l’éruption du 14 janvier à Hagafell, avec une coulée de lave atteignant en une heure les digues de terre autour de Grindavík. Le préavis serait d’environ une à trois heures.

3) Le troisième scénario serait le pire des cas pour Grindavík. Une éruption se produirait au sein même de la ville. Il y aurait un préavis d’une à cinq heures entre les premiers séismes et le début de l’éruption.

Ces scénarios sont basés sur les interprétations des dernières données et sur l’évolution observée lors des événements précédents dans la zone de la chaîne de cratères de Sundhnúkur. Le Met Office répète que le processus de chaque éruption est très difficile à prévoir avec une parfaite précision.

Personne ne sait si, quand et où se produira une nouvelle éruption. Grindavik n’est pas à l’abri d’un tel événement (Crédit photo: Iceland Review)

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As I put it in a previous post, one could feel that the Icelandic Met Office and the Civil Protection did not fully agree with the decision to allow Grindavik residents to go back home. Today, anxietu adds to this disagreement. If the accumulation of magma continues at the same rate as now in the Svartsengi area, the amount of magma will reach this week the threshold that is believed to be needed to start the next intrusion, or even a volcanic eruption. The Met Office also warns that an eruption could start with very little notice, less than 30 minutes.

The Cicil Protection says it will be difficult to evacuate places like Grindavik or the Blue Lagoon as the warning can be very short and no one can say exactly where the eruption will occur. There are warning sirens in place that will be blown if necessary.

An information meeting for the residents of Grindavík is planned for today February 26th ; residents will receive information about the state of the town’s infrastructure.

Source : Iceland Monitor.

The Met Office outlines three possible scenarios:

1) An eruption similar to those of February 8th and December 18th, with sudden and intense earthquakes followed by an eruption between the mountains of Sýlingarfell and Stóra-Skógfell. The warning time would be thirty minutes or even less.

2) The second scenario would be similar to the January 14th eruption which took place by Hagafell with a lava flow reaching the barriers around Grindavík within an hour. This would give a warning time of approximately one to three hours.

3) The third scenario would be the worst case scenario for Grindavík. An eruption would occur within the town itself. There would be a warning time of one to five hours from the first earthquakes to the start of the eruption.

These scenarios are based on interpretations of the latest data and the observed development of the previous events at the Sundhnúkur crater row area. The Met Office repeats that every aspect of an eruption is very difficult to predict with perfect accuracy.

Fallait-il autoriser l’accès à Grindavik ? // Was allowing access to Grindavik a good decision ?

On sentait une certaine réserve dans le ton utilisé par le Met Office pour indiquer que les habitants et les entreprises étaient à nouveau autorisés à reprendre leurs activités à Grindavik. Cette fois, c’est au tour du président du syndicat des ouvriers de Grindavík d’exprimer son étonnement et sa désapprobation face à la décision des autorités islandaises de rouvrir le port de pêche.
Il a déclaré : « Ouvrir grandes les portes de la ville, avec pratiquement pas d’eau froide, presque pas d’eau chaude et un système d’égouts dont on ne sait pas comment il réagira, sans compter que les fractures qui se sont ouvertes dans la ville sont encore en cours de cartographie, me conduisent à avoir de sérieuses réserves à ce sujet. »
Le président du syndicat ouvrier a fait remarquer que certains salariés angoissent à l’idée de revenir travailler dans la ville. Il espère que les entreprises mettront en œuvre des plans de sécurité avant de reprendre leurs activités, mais seulement lorsque les conditions le permettront ; il estime que la situation nécessite une étude plus approfondie pour assurer la sécurité des personnes.
Il regrette qu’il n’y ait pas eu de consultation avec les syndicats qui étaient pourtant invités à une réunion avec le ministre. En conclusion, il a déclaré : « Je trouve totalement irresponsable de permettre aux gens de s’installer là-bas. C’est comme si nous proposions d’abolir le code de la route et disions aux gens : « c’est dangereux, mais soyez prudents ; soyez vigilants. »
Source  : Iceland Review.

Grindavik a subi de gros dégâts (Crédit photo: Iceland Review)

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It could be felt in the tone used by the Met Office to indicate that residents and businesses were again allowed to move into Grindavik. This time, it is up to the Chairman of the Grindavík Workers’ Union to expressed his astonishment and disapproval about the Icelandic authorities’ decision to reopen the fishing port.

He declared : “Essentially flinging the town doors wide open, with virtually no cold water, almost no hot water, and a sewer system whose functionality under stress is completely unknown, not to mention that fissures in town are still being mapped out. I have serious reservations about this.”

The Chairman of the Workers’ Union remarked that some employees are apprehensive about returning to work in the town. He trusts some companies would implement safety plans to resume operations but only when conditions permit; he believes that the situation requires further investigation to ensure people’s safety.

He regrets there was no consultation with labour unions, although they were invited to a meeting with the minister. As a conclusion, he said : “I find it utterly irresponsible to allow people to stay there. It’s as if we’re proposing to abolish traffic laws and telling people: ‘it’s dangerous, but let’s just be careful; let’s be on our toes.’”

Source : Iceland Review.

Nouvelle carte de risques pour Grindavik (Islande) // New hazard map for Grindavik (Iceland)

Dans sa dernière mise à jour (20 février 2024), le Met Office islandais indique que les modélisations montrent que l’accumulation de magma atteindra un niveau similaire à celui observé avant la dernière éruption d’ici fin février ou début mars.

Suite à la décision des autorités policières d’abroger l’ordre d’évacuation temporaire de Grindavík, (avec effet le 19 février 2024), et en raison de la décision de la police de Suðurnes concernant les modifications des restrictions d’accès à la ville (voir ma note du 20 février), le Met Office a publié une mise à jour de la carte des risques, valable à partir du 20 février 2024.

Source: IMO

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In its latest update (February 20th, 2024) the Icelandic Met Office indicates that model calculations suggest magma accumulation will reach similar level as was noted prior to last eruption by the end of February or beginning of March.

The Met Office has issued an updated hazard assessment map (valid from February 20th, 2024) following the decision of the National Police to repeal the order of a temporary evacuation from Grindavík, taking effect on February 19th, 2024, and due to the decision of the Police in Suðurnes regarding changes in access restrictions to the town (see my post of February 20th).