La COP 24 : Un espoir pour la planète ? Pas sûr ! // COP 24 : A hope for the planet ? Not so sure!

La COP (Conference Of the Parties) 24 s’ouvre aujourd’hui, 2 décembre 2018, à Katowice, au sud de la Pologne, au cœur du bassin charbonnier de la Silésie. Elle a pour objectif d’adopter les directives d’application de l’Accord de Paris signé le 12 décembre 2015 à l’issue de la COP21. Elle sera présidée par le vice-ministre polonais de l’Energie et 190 États seront représentés.

Ce choix de la Pologne pour accueillir la COP 24 fait quelque peu sourire quand on sait que le pays tire actuellement 80% de son électricité du charbon dans des centrales thermiques obsolètes qui, pour bon nombre d’entre elles, devront fermer dans les dix ans à venir. La première centrale nucléaire de Pologne devrait entrer en service après 2030 et le pays espère réduire la part du charbon dans sa production d’électricité. La Pologne, qui émettait déjà 7,63 tonnes annuelles de CO2 par habitant en 2016 – d’après l’Agence internationale de l’énergie – contre 4,38 tonnes pour la France, passe pour le plus mauvais élève de l’Europe en la matière.

En théorie, la COP24 doit aboutir à la rédaction d’une feuille de route pour que chaque État puisse appliquer l’Accord de Paris concrètement. Ce dernier vise à limiter d’ici à 2100 le réchauffement climatique à 2°C maximum, et de « poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5°C ». L’Accord prévoit aussi une aide annuelle de 100 milliards de dollars d’ici à 2020 pour aider les pays pauvres à atteindre ces objectifs. La France a autorisé la ratification de l’Accord le 15 juin 2016. Les États-Unis se sont, depuis, retirés. Les pays doivent s’engager à intensifier leurs efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Selon le GIEC dont les prédictions sont probablement en dessous de la vérité, la situation actuelle conduirait à une hausse de la température moyenne mondiale de plus de 3°C par rapport à l’ère préindustrielle.

Au début du paragraphe précédent, j’ai écrit « en théorie » car l’Accord e Paris a pris du plomb dans l’aile depuis sa signature. Le 1er juin 2017, le président américain Donald Trump annonçait le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris. C’est un coup très dur car les Etats-Unis sont le deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre au monde, après la Chine. Outre les États-Unis, l’Australie et le Brésil ont fait savoir qu’ils limiteraient au maximum leurs engagements. L’élection de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil ne va pas arranger les choses.   .

Premier émetteur de gaz à effet de serre au monde, la Chine a fait de gros efforts pour limiter ses émissions de gaz à effet de serre. C’est d’ailleurs le premier investisseur mondial en énergie propre. Il est cependant difficile de prédire le rôle que le pays jouera lors de la COP 24. En effet, malgré leurs belles promesses, les Chinois ont repris la construction de nouvelles centrales thermiques, et ils financent, via des programmes d’investissement, la construction de centrales à charbon au Pakistan, en Egypte et dans les Balkans.

Vous l’aurez compris, je ne me fais guère d’illusions sur l’issue de la COP 24. On va nous faire de belles déclarations mais les intérêts économiques continueront à prévaloir. Le dérèglement climatique se poursuivra, avec son lot de phénomènes extrêmes de plus en plus nombreux, la fonte des glaciers et de la banquise. L’image qi illustre la couverture de mon dernier livre « Glaciers en péril » représente le Columbia Glacier en Alaska. Au cours des 30 dernières années, le glacier a reculé de plus de 20 km. Dans le même temps, il a perdu la moitié de son épaisseur et de son volume. Mais l’Alaska, c’est loin de la France et tout le monde s’en moque !

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COP (Conference of the Parties) 24 opens today, December 2nd, 2018, in Katowice, in southern Poland, in the heart of the coal basin of Silesia. It aims to adopt the implementing directives of the Paris Agreement signed on December 12th, 2015 at the end of COP21. It will be chaired by Poland’s Deputy Minister of Energy and 190 states will be represented.
This choice of Poland to host COP 24 makes me smile when we know that the country currently derives 80% of its electricity from coal in outdated thermal power plants, which, for many of them, will have to close in the ten years to come. Poland’s first nuclear power plant is expected to be operational after 2030 and the country hopes to reduce the share of coal in its power generation. Poland, which already emitted 7.63 tonnes of CO2 per capita in 2016 according to the International Energy Agency (compared to 4.38 tonnes for France), is considered the worst pupil in Europe.
In theory, COP24 should lead to the drafting of a road map for each State to implement the Paris Agreement in a concrete manner. This agreement aims to limit global warming to 2°C maximum by 2100, and « continue efforts to limit the rise in temperatures to 1.5°C. » The agreement also provides annual assistance of $ 100 billion by 2020 to help poor countries achieve these goals. France authorized its ratification on June 15th, 2016 but the United States has since withdrawn from the Paris Agreement. Countries must commit to stepping up efforts to reduce greenhouse gas emissions. According to the IPCC, whose predictions are probably optimistic, the current situation would lead to an increase in global average temperature of more than 3°C compared to the pre-industrial era.
At the beginning of the preceding paragraph, I wrote « in theory » because the Paris Agreement has been losing its lustre since its signature. On June 1st, 2017, US President Donald Trump announced the withdrawal of the United States from the Paris Agreement. This is a very severe blow because the United States is the second largest emitter of greenhouse gases in the world, after China. In addition to the United States, Australia and Brazil indicated that they would limit their commitments as much as possible. The election of Jair Bolsonaro at the head of Brazil is not going to improve the situation. .
As the world’s largest greenhouse gas emitter, China has made significant efforts to limit its greenhouse gas emissions. It is also the world’s leading investor in clean energy. However, it is difficult to predict the role that the country will play during COP 24. Despite their good promises, the Chinese have resumed the construction of new thermal power plants, and they finance, through investment programs, the construction of coal plants in Pakistan, Egypt and the Balkans.

As you will have understood, I have no illusions about the outcome of COP 24. There will be nice discourses but economic interests will continue to prevail. Climate change will continue, with its increasing extreme phenomena, melting glaciers and sea ice. The photo that illustrates the cover of my latest book « Glaciers at Risk » represents the Columbia Glacier in Alaska. Over the past 30 years, the glacier has retreated more than 20 km. At the same time, it lost half of its thickness and volume. But Alaska is far from France and everyone does not care!

Toutes les informations pour se procurer le livre sont ici:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/11/30/nouveau-livre/

GIEC : Dernier rapport alarmant sur le climat // IPCC : An alarming report on climate

Selon la version provisoire d’un rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dont la version définitive est prévue le 8 octobre 2018, si les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par les activités humaines gardent leur rythme actuel, le réchauffement terrestre moyen dépassera +1,5°C (par rapport au niveau pré-industriel) d’ici environ 2040.

Si toutes ces émissions cessaient immédiatement, il est probable que le monde resterait sous ce seuil critique de 1,5°C. Pour autant, par un effet de latence, les gaz déjà émis continueraient à eux seuls à avoir des conséquences, notamment en terme d’élévation du niveau des mers.

Le rapport explique que les risques du réchauffement climatique se trouvent réduits à +1,5°C, par rapport à +2°C, qu’il s’agisse du nombre d’événements extrêmes, de vagues de chaleur dans le monde entier, de précipitations diluviennes prévues dans la plupart des régions, de feux de forêts, d’invasions ou d’extinctions d’espèces, de productivité des océans, de rendement agricole global, ou encore de perte plus limitée du permafrost. Pour autant, stopper le mercure à 1,5°C d’ici 2100 pourrait ne pas suffire à stopper la déstabilisation des calottes glaciaires de l’Antarctique et du Groenland, avec la forte hausse du niveau des mers prévue dans les siècles à venir.

Stabiliser le réchauffement à 1,5°C exige d’arriver à une neutralité en émissions de CO2 (issues à 80% de la combustion des énergies fossiles) au milieu du siècle. Autrement dit, cela suppose de ne plus émettre dans l’atmosphère plus que ce que nous sommes capables d’en retirer, mais aussi de réduire les autres GES, notamment le méthane.

Le résumé du rapport provisoire du GIEC recommande aussi que le maximum des émissions mondiales de CO2 soit atteint… en 2020. Cela demandera une transition « rapide et vaste », dans les 10 ou 20 ans à venir, en matière de systèmes énergétiques, urbains, industriels…

La plupart des scénarios étudiés par les experts du GIEC pour rester à +1,5°C, incluent des procédures d’absorption du CO2, par les sols et forêts notamment. En l’état actuel des connaissances, le captage et le stockage de CO2 à très grande échelle n’est pas maîtrisé par les industriels. Le plus sûr reste une réduction très rapide des émissions.

En revanche – et c’est heureux ! – le GIEC ne retient pas l’option, très « incertaine », des techniques de manipulation du rayonnement solaire, par exemple via l’envoi d’aérosols dans la stratosphère pour refroidir le climat.

Source : Presse internationale.

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According to the draft report of the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), the final version of which is scheduled for October 8th, 2018, if the greenhouse gas (GHG) emissions generated by human activities keep their current pace, the average global warming will exceed + 1.5°C (compared to the pre-industrial level) by 2040 or so.
If all these emissions stopped immediately, it is likely that the world would remain below this critical threshold of 1.5°C. However, by a latency effect, the gases already emitted would continue to have consequences, especially in terms of rising sea levels.
The report explains that the risks of global warming would be reduced at + 1.5°C, compared to + 2°C, considering the number of extreme events, heat waves around the world, predicted rainfall in most areas, forest fires, invasions or extinctions of species, ocean productivity, overall agricultural yield, or more limited loss of permafrost. However, stopping temperatures at 1.5°C by 2100 may not be enough to stop the destabilization of the Antarctic and Greenland icecaps, with the surge in sea levels predicted in the coming centuries.
Stabilizing global warming at 1.5°C requires achieving CO2 emissions neutrality (80% of fossil fuel combustion) by mid-century. In other words, it means no longer emitting into the atmosphere more than we are able to extract, but also reducing other GHGs, including methane.
The summary of the IPCC draft report also recommends that the maximum of global CO2 emissions be reached … by 2020. This will require a « rapid and broad » transition, in the next 10 or 20 years, in energy systems, urban, industrial …
Most of the scenarios studied by the IPCC experts to stay at + 1.5°C, include CO2 absorption procedures, especially for soils and forests. In the current state of knowledge, capture and storage of CO2 on a large scale is not controlled by industry. The safest solution is a very fast reduction of emissions.
On the other hand – and it’s a good thing! – the IPCC report does not retain the very « uncertain » option of solar radiation manipulation techniques, for example via the sending of aerosols into the stratosphere to cool the climate.
Source: International Press.

L’Arctique continue de fondre… (Photo: C. Grandpey)

La Grande Barrière de Corail en péril (Australie) // The Great Barrier Reef at risk (Australia)

Les scientifiques du Climate Council, un institut de recherche australien financé par des fonds publics, tirent de nouveau tiré la sonnette d’alarme au sujet de la Grande Barrière de Corail et affirment que dans les années 2030, des épisodes de blanchissement catastrophiques pourraient se produire tous les deux ans si rien n’est fait pour réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre.
La Grande Barrière de Corail, le plus grand système de récifs coralliens sur Terre, a été déjà mise à mal en 2016 et 2017 avec des mortalités très élevées des coraux à cause des températures océaniques extrêmes qui ont fait disparaître une grande partie des couleurs. Près du tiers des coraux de la Grande Barrière ont été détruits et les dégâts ont radicalement modifié la richesse de leurs espèces. Jusqu’à la fin du 20ème siècle, les événements de blanchissement corallien à grande échelle avaient lieu dans le monde en moyenne tous les 27 ans. Maintenant, la fréquence est passée à six ans. Si le changement climatique reste en l’état, cette fréquence continuera à s’accélérer et la Grande Barrière de Corail pourrait subir un blanchissement massif tous les deux ans d’ici 2034.
Les autorités australiennes sont inquiètes car les récifs coralliens attire de nombreux plongeurs et autres visiteurs en Australie. Cela représente environ 70 000 emplois et des milliards de dollars en revenus touristiques chaque année.

Afin de faire face à cette situation très inquiétante, le gouvernement australien a promis de lutter contre le changement climatique en général mais aussi d’étudier des mesures à plus court terme pour donner un peu de répit au plus vaste ensemble corallien du monde. En janvier 2018, Canberra a lancé un appel aux chercheurs et débloqué 2 millions de dollars australiens (1,26 million d’euros) pour financer des idées innovantes pour sauver le site.

Six projets ont été sélectionnés sur 69 propositions. Ils seront testés pour vérifier leur faisabilité.

L’un d’eux envisage d’éclaircir les nuages en y injectant des cristaux de sel marin, ce qui augmente leurs capacités réflectives. Il s’agirait d’utiliser un embout très fin pour injecter des petites gouttelettes d’eau de mer à un rythme de plusieurs milliards par seconde. L’eau se vaporisera et il restera des particules de sel qui flotteront dans l’air. On pourra ainsi augmenter le taux de lumière solaire réfléchie.

Une autre idée serait de répandre un film biodégradable ultra-fin contenant des particules réfléchissantes et qui viendrait recouvrir certains des récifs pour les protéger de la chaleur. Selon les auteurs du projet, l’avantage du film, de l’épaisseur d’une molécule, c’est que l’on peut nager à travers et il se reforme tout seul.

Parmi les autres pistes sélectionnées, on note la production massive de larves de corail grâce à l’impression 3D de surfaces pour soutenir leur croissance, ou le prélèvement et la relocalisation de larves.

Source : France Info, The New York Times.

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Scientists of the Climate Council, a publicly funded Australian research institute, have again sounded the alarm about Australia’s imperiled Great Barrier Reef, saying that by the 2030s it could see devastating mass bleachings as often as every two years unless greenhouse gas emissions are drastically reduced.

The Great Barrier Reef, the largest coral reef system on Earth, was struck in 2016 and 2017 by massive die-offs of coral — caused by extreme ocean temperatures — that erased much of its dazzling colour.  Nearly a third of the reef’s coral were killed, and the damage radically altered its mix of coral species. Until late in the 20th century, large-scale coral bleaching events around the world occurred about every 27 years, on average. Now,   the rate is once every six years. If climate change is not curtailed, that timetable will continue to speed up and the Great Barrier Reef could experience mass coral bleaching every two years by 2034.

The Australian authorities are worried because the reef brings many divers and other visitors to Australia, which relies on it for about 70,000 jobs and billions of dollars annually in tourism revenue.

To address this very worrying situation, the Australian government has pledged to tackle climate change in general, but also to look at shorter-term measures to give some relief to the world’s largest coral reef. In January 2018, Canberra appealed to researchers and released 2 million Australian dollars (1.26 million euros) to fund innovative ideas to save the site.
Six projects were selected out of 69 proposals. They will be tested to verify their feasibility.
One of them plans to thin the clouds by injecting sea salt crystals, which would increases their reflective abilities. It would involve using a very fine tube to inject small droplets of seawater at a rate of several billion per second. The water would vaporize and there would remain particles of salt that would float in the air. It would thus be possible to increase the rate of reflected sunlight.
Another idea would be to spread an ultra-thin biodegradable film containing reflective particles which would cover some of the reefs to protect them from the heat. According to the authors of the project, the advantage of the film, which has the thickness of a molecule, is that you can swim through it and it reforms itself.
Other selected projects include the massive production of coral larvae through 3D printing of surfaces to support their growth, or the harvesting and relocation of larvae.
Source: France Info, The New York Times.

Ces deux images montrant la relation entre la température de l’eau et le blanchissement des coraux le long de la Grande Barrière.

Dans l’image du haut, les tons chauds roses et jaunes indiquent les secteurs où les températures à la surface de la mer sont chaudes. Les eaux les plus chaudes sont peu profondes sur le récif près de la côte. C’est là que le blanchissement des coraux est le plus sévère en été.

L’image du bas montre les concentrations de chlorophylle, là où les concentrations élevées (en jaune) indiquent généralement une forte concentration de phytoplancton dans les eaux de surface de l’océan. Dans cette image, les points de couleur jaune vif représentent en réalité les récifs coralliens, et non le phytoplancton de surface. (Source : USGS)

Rapport de la NOAA sur le climat pour l’année 2017 // NOAA’s global climate report for 2017

La NOAA vient de publier son rapport annuel sur l’état du climat dans le monde en 2017. Ce rapport de 300 pages a été compilé par plus de 450 scientifiques originaires d’une soixantaine de pays. Vous trouverez la version originale en cliquant sur le lien ci-dessous. Le bilan général n’est pas bon et est particulièrement inquiétant.

https://www.ncdc.noaa.gov/sotc/global/201713

Le rapport confirme la hausse des températures et le classement de 2017 à la 3ème place des années les plus chaudes, derrière 2016 et 2015. A noter qu’El Niño n’était pas présent en 2017 – remplacé par son équivalent froid La Niña – mais son retour est prévu en 2019, ce qui ne va pas arranger les choses.

Le rapport indique que les gaz à effet de serre ont atteint des niveaux record partout dans le monde en 2017, année marquée par des températures anormalement élevées et une fonte des glaces sans précédent dans l’Arctique.

Comme je l’ai indiqué précédemment sur ce blog, le taux de concentration annuel de CO2 à la surface de la Terre a atteint ou dépassé 405 parties par million (ppm), et a presque été multiplié par quatre depuis le début des années 1960.

Le record de l’année la plus chaude de l’époque moderne a été battu en 2016 mais 2017 n’en est pas loin avec « des températures bien plus élevées que la moyenne » sur une bonne partie de la planète. L’année dernière, des températures record ont été enregistrées en Argentine, en Uruguay, en Espagne et en Bulgarie. Quant au Mexique, il a « battu son record de chaleur pour la quatrième année consécutive ».

En 2017, le niveau de la mer a également affiché un record pour la 6ème année consécutive. Le niveau moyen de la mer est désormais plus élevé de 7,7 centimètres qu’en 1993.

Source : NOAA.

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NOAA has just published its annual report on the state of the world’s climate in 2017. This 300-page report has been compiled by more than 450 scientists from over 60 countries. You will find the original version by clicking on the link below. The overall outcome is not good and is particularly worrying.
https://www.ncdc.noaa.gov/sotc/global/201713

The report confirms the rise in temperatures and the ranking of 2017 to the 3rd place of the hottest years, behind 2016 and 2015. Note that El Niño was not present in 2017 – replaced by its cold equivalent La Niña – but his return is expected in 2019, which is not good news

The report explains that greenhouse gases reached record levels around the world in 2017, a year of unusually high temperatures and unprecedented ice melting in the Arctic.
As I put it earlier on this blog, the annual concentration of CO2 on the Earth’s surface has reached or exceeded 405 parts per million (ppm), and has almost quadrupled since the early 1960s.
The record for the hottest year of modern times was beaten in 2016 but 2017 is not far off with « much higher temperatures than average » on a large part of the planet. Last year, record temperatures were recorded in Argentina, Uruguay, Spain and Bulgaria. As for Mexico, it « broke its heat record for the fourth year in a row ».
In 2017, sea level also reached a record for the sixth year in a row. The average sea level is now 7.7 centimeters higher than in 1993.

Source: NOAA.

Source: NOAA