Le glacier du Mont St Helens (Etats Unis) …. avec les images!

Après une interruption de plusieurs jours suite à un piratage de la plateforme qui héberge ce blog, tout semble fonctionner de nouveau. Voici ma dernière note avec les images manquantes.

drapeau francaisAlors que la plupart des glaciers dans le monde reculent en raison du réchauffement de la planète, quelques autres parviennent à se développer grâce à des conditions locales très particulières. Le glacier qui est apparu dans le cratère du Mont St Helens est l’un d’entre eux. Ce glacier – tout simplement baptisé Crater Glacier – est probablement l’un des plus jeunes au monde. Il a tellement grandi en taille au cours des deux dernières années qu’il forme maintenant une cascade de glace au-dessus de la vallée.
Les glaciers du Mont St Helens n’ont rien d’extraordinaire. Avant 1980, le volcan était un cône orné d’une douzaine de petits glaciers. La plupart d’entre eux ont été détruits ou ont fondu au cours de l’éruption de mai 1980.
L’ouverture en forme de fer à cheval laissée par l’éruption a fourni un refuge parfait pour héberger un petit glacier. Son orientation vers le nord a permis de protéger la neige du soleil. Une épaisse couche de débris volcaniques s’est accumulée sur le fond du cratère, fournissant un bon isolant contre la chaleur volcanique en dessous. Quand un dôme de magma a commencé à se former – en atteignant près de 270 mètres de hauteur – il a laissé un petit espace le long de la paroi du cratère où la neige a pu s’accumuler. Les chutes de neige habituelles n’auraient pas pu, à elles seules, contribuer à la formation d’un glacier, mais une aide supplémentaire est venue des accumulations de neige et de glace en provenance de la lèvre et les parois, ce qui a parfois multiplié par quatre la quantité de neige initiale dans cette partie du cratère.
C’est en 1988 qu’une couche de neige de plus de 60 mètres d’épaisseur a été observée. En 1996, les premières crevasses se sont formées, preuve que la masse de glace était en mouvement et répondait à la définition d’un glacier.
Les choses ont changé en 2004 quand le volcan s’est réveillé, avec l’édification d’un nouveau dôme. Les scientifiques de l’USGS craignaient que la chaleur de ce dôme fasse fondre le glacier et provoque des lahars dans la vallée. Il n’en fut rien car la glace était tellement bien isolée par sa couche de roches sous-jacente que le glacier a très peu fondu. Au lieu de cela, le nouveau dôme a coincé le glacier contre la paroi du cratère, ce qui a eu pour effet d’épaissir et accélérer son mouvement de descente. En 2005, les bras du glacier autour du dôme avançaient jusqu’à 2,50 mètres par jour. Trois ans plus tard, ils se sont réunis devant l’ancien dôme, l’entourant comme une écharpe. J’ai pu observer cette situation lors d’un survol en hélicoptère (voir photo ci-dessous).
Aujourd’hui, la masse de glace domine la vallée, même si elle est peu visible, même à la jumelle, depuis le Johnston Observatory (voir photo ci-dessous). En effet, près d’un tiers du glacier est constitué de roche. Un petit cours d’eau de fonte baptisé Loowit Creek s’échappe de la base du glacier, faisant le bonheur de bosquets de saules et d’un tapis de lupin sur la plaine de pierre ponce. La glace a, par endroits, une épaisseur d’environ 190 mètres. Mesuré en ligne droite de la source jusqu’à son front, le glacier a environ 2 kilomètres de longueur.
Il convient de noter que la progression du glacier a ralenti considérablement en 2014; elle était alors d’environ 6 centimètres par jour. Il est probable que, une fois que le front du glacier débordera du cratère où il s’abrite, l’accumulation de neige et de glace ne sera pas suffisante pour le faire progresser davantage. Avec les températures chaudes de 2015, il est même possible le glacier commence à régresser.
Des gaz s’échappent parfois parfois du dôme et l’intérieur du glacier est truffé de cavités creusées par la chaleur des fumerolles.
Le cratère et le glacier restent interdits d’accès.
Source: The Seattle Times.

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drapeau anglaisAfter a pause of several days due to the hacking of the website that harbours my blog, everything seems to be ok again. Here is my latest note with the images.

While most of the world’s glaciers are retreating because of global warming, a few others manage do grow thanks to very particular local conditions. The glacier that appeared within the crater of Mount St Helens is one of them. This glacier  – prosaically named Crater Glacier – is probably one of the world’s youngest. It has so much grown in size during the past two years that it is now cascading into the valley.Glaciers on Mount St Helens are by no means exceptional. Before 1980, Mount St. Helens was a cone draped with about a dozen small glaciers. Most of them were obliterated or melted during the May 1980 eruption. The horse-shoe shaped opening left by the eruption provided a perfect nest to nurture a baby glacier. Its northward orientation helped shield snow from the sun. A thick layer of loose, volcanic rock accumulated on the crater floor, providing an insulating barrier against volcanic heat rising from below. When a magma dome began bulging upward — eventually growing nearly 270 metres high — it formed a sheltered niche along the crater’s back wall where snow could pile up. Normal snowfall alone can’t account for the glacier’s formation, but an extra boost comes from the loads of snow and ice that slide into the crater off the rim and walls, sometimes quadrupling the original amount of snow in the area.
It was by 1988 that a permanent snowfield more than 60 metres thick appeared in the crater. In 1996, the first crevasses appeared, the evidence that the frozen mass was in motion and met the definition of a glacier.
Things changed in 2004.when the volcano went back to life, building a new dome. USGS scientists feared the heat would liquefy the glacier and send water and mud rampaging through the valleys below. But the ice was so well insulated by its underlying rock layer that very little melted away. Instead, the new dome pinched the glacier against the crater wall. That had the effect of thickening it and accelerating its downhill motion. By 2005, the arms of the horseshoe-shaped glacier were moving as much as 2.50 metres a day. Three years later, the arms met and merged in front of the old dome, forming a doughnut of ice.
Today, the combined mass is creeping farther down the valley. A steady stream of meltwater called Loowit Creek also springs from the base of the glacier, nourishing willow thickets and a carpet of lupine on the once-barren pumice plain below. The ice is about 190 metres thick in places.Measured in a straight line from head to snout, the glacier is about 2 Kilometres long.
It should be noted that the glacier’s advance slowed considerably in 2014 — to about 6 centimetres a day. It is likely that once the toe extends out of the sheltered crater, the accumulation of snow and ice won’t be sufficient to drive it much farther down the mountain. With 2015’s hot temperatures, it’s even possible the glacier could start shrinking.
Toxic gas occasionally escapes from the magma dome, and the interior of the glacier is riddled with cavities carved by the heat from fumaroles.
The crater and glacier remain off-limits to the public.
Source: The Seattle Times.

Le glacier en 2008

LAVE glaciers 01 blog

Le glacier en 2015

LAVE glaciers 02 blog

LAVE glaciers 03 blog

Photos:  C.  Grandpey

Mont St Helens & Glacier Peak (Chaîne des Cascades / Etats Unis)

drapeau francaisAujourd’hui lundi 18 mai 2015 marque le 35ème anniversaire de l’éruption du Mont St. Helens et ses 57 victimes.
Pas très loin du St Helens, le Mont Rainier est considéré comme l’un des volcans les plus dangereux au monde en raison de sa taille et de sa proximité de villes comme Tacoma et Seattle. On a tendance a oublier un autre volcan susceptible de représenter une sérieuse menace pour le nord des Etats-Unis. Il s’agit de Glacier Peak qui dresse ses 3213 mètres dans la partie septentrionale de la Chaîne des Cascades.

Contrairement à la plupart des autres volcans des Cascades qui sont visibles depuis l’autoroute I-5, ou même depuis Seattle, Glacier Peak est une montagne qui n’attire pas l’attention. Pourtant son histoire révèle de violentes voire très violentes, éruptions. Certaines d’entre elles furent tellement puissantes que des traces de cendre ont été découvertes dans les tourbières irlandaises.
Glacier Peak est beaucoup plus haut que le Mont St Helens et ses 2549 mètres. Le volcan demande à être étudié et surveillé. En effet, si les glaciers sur ses flancs venaient à fondre lors d’une éruption, l’histoire montre que les lahars pourraient atteindre Mt. Vernon, Burlington, Stanwood et le Puget Sound en suivant les vallées des rivières Skagit et Stillaguamish.
Alors que les volcans comme le St. Helens et le Rainier sont dotés d’un grand nombre de capteurs, il n’y a qu’un seul sismomètre sur le flanc ouest de Glacier Peak, mais cela va bientôt changer. L’année prochaine, quatre kits de mesures avec sismomètres, antennes GPS et d’autres capteurs seront installés sur Glacier Peak.
En outre, dans la région de Mount Vernon, les scientifiques étudieront la sédimentation, autrement dit les zones qui ont été inondées par les éruptions du passé. Darrington est la localité la plus proche de Glacier Peak et serait donc fortement exposée en cas d’éruption du volcan.
Source: Les journaux locaux.

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drapeau anglaisToday Monday marks the 35th anniversary of the eruption of Mount St. Helens that killed 57 people.

Not very far from Mt St Helens, Mount Rainier is considered as one of the world’s most dangerous volcanoes because of its size and how close it is to the population centres of Tacoma and Seattle.

But there’s another volcano that may pose serious risks to the northern part of the U.S. Glacier Peak stands within the northern Cascade Mountains. Unlike most of the other Cascade volcanoes that can be seen from I-5 or even Seattle, this is the mountain no one notices. Yet Glacier Peak has a record of violent, even extreme eruptions. Some of them were so large that ash has been found in Irish peat bogs.

With 3,213 metres, Glacier Peak is much higher than Mount St Helens. The volcano needs to be studied and monitored. If its glaciers happened to melt during an eruption, history shows lahars might reach  as far away as Mt. Vernon, Burlington, Stanwood and Puget Sound by following the Skagit and Stillaguamish rivers.

While volcanoes like Mt St. Helens and Rainier are heavily wired with sensors, there is but one lone seismometer on the west flank of Glacier Peak. That’s about to change. Next year, four boxes packed with a sensitive seismometer, GPS antennas and other sensors will be installed on Glacier Peak.

Besides, in Mt Vernon area, scientists will study the sedimentation, in other words the flooding the eruptions caused in the past. The greatest worry is for the town of Darrington, which is much closer to the mountain.

Source: Local newspapers.

Glacier-Peak-blog

Glacier Peak: Une bombe à retardement? (Photo:  C.  Grandpey)

L’Ile de la Déception (Iles Shetland du Sud) : Baleines, manchots, science…et pétrole // Deception Island (South Shetlands): Whales, penguins, science…and oil

drapeau francaisL’île de la Déception appartient à l’archipel des Shetland du Sud dans l’Océan austral. Elle est située à environ 120 km au nord de la Péninsule Antarctique. Les seuls lieux habités sont des bases de recherche scientifique dépendantes des forces armées argentines et espagnoles.

L’île est connue pour sa baie, Port Foster, l’une des mieux protégées des vents et de la houle, et pour son volcan dont les dernières éruptions, en 1967 et 1969, infligèrent de gros dégâts aux bases scientifiques. L’île de la Déception abrite plusieurs importantes colonies de manchots à jugulaire. Elle est une destination prisée des croisières en Antarctique.

La Déception présente une caldeira en forme de fer à cheval qui s’est formée il y a plus de 10 000 ans pendant une éruption explosive qui a émis plus de 30 km³ de matériaux. Elle a été découverte par le Capitaine britannique William Smith en 1820 et a ensuite été utilisée dans le cadre de la chasse au phoque et à la baleine avant de trouver sa vocation moderne comme site scientifique et touristique.
Convoitée autrefois par le Royaume-Uni, le Chili et l’Argentine, la Déception offre un environnement clos exceptionnel pour étudier et surveiller un « volcan sous la glace ». Cependant, deux éruptions successives en 1967 et 1969 ont surpris tout le monde et causé de sérieux dégâts aux infrastructures scientifiques existantes. Les observatoires argentin et espagnol sont les seuls à exister encore de nos jours.
Les éruptions qui ont secoué l’Ile de la Déception sont de type sous-glaciaire. L’île possède un glacier d’une centaine de mètres d’épaisseur qui repose sur le plancher océanique. Normalement, on pourrait s’attendre à ce que le contact de la lave avec la glace entraîne une vaporisation de cette dernière et génère de simples panaches de vapeur. Mais il en va autrement sur l’Ile de la Déception. Au cours de son ascension, la lave se déplace lentement et elle a une forte teneur en eau. En conséquence, elle provoque la fonte du glacier qui, en plus de la vapeur, déverse des flots de boue qui ont causé la destruction des stations scientifiques britannique et chilienne.

D’un point de vue volcanique, l’Ile de la Déception est un mystère. De nombreux volcans comme ceux de la Chaîne des Cascades aux Etats-Unis naissent  par phénomène de subduction et les éruptions se produisent en général sur terre. La plupart des volcans en mer, comme Hawaï et les Açores, sont généralement décrits comme des points chauds. .
Pendant un temps, les scientifiques ont pensé que la Déception pourrait être un exemple exceptionnel de subduction océanique. Toutefois, une étude récente a révélé que les Shetland du Sud sont probablement une zone de rift. Au lieu d’entrer en collision, les plaques s’éloigneraient l’une de l’autre, entraînant la création d’une nouvelle croûte océanique.
Des relevés géophysiques détaillés sont effectués dans la zone de l’Ile de la Déception depuis 2000 ; ils sont principalement financés par les Espagnols. Les recherches géologiques entreprises par le Royaume Uni ont, elles aussi, pris de l’ampleur. On peut se demander pourquoi les gouvernements investissent autant d’argent dans la recherche autour de l’île de la Déception. Ce n’est malheureusement pas dans un but purement scientifique. On sait que les zones de rift se remplissent de matériaux laissés par les éruptions volcaniques et d’autres sédiments provenant de l’érosion des bordures du rift. Ce processus est essentiel dans l’apparition du pétrole. Par sa situation, la Déception est l’endroit idéal pour observer les processus de rift car Port Foster, le port naturel, met les scientifiques à l’abri des fureurs du climat antarctique.
Ce processus de rift est la raison pour laquelle on trouve du pétrole en Mer du Nord. Le pétrole ne se trouve pas exactement sur le rift, mais à une certaine distance de celui-ci. De la même manière, on ne découvrira probablement pas de pétrole sur l’Ile de la Déception, mais la compréhension du processus de rift donnera une forte indication de la présence ou non du pétrole au nord des îles Shetland du Sud. La Déception sans pétrole est donc aussi précieuse que la Déception avec pétrole !
Source: Université d’Aberdeen (Royaume-Uni).

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drapeau anglaisDeception Island belongs to the South Shetland Archipelago, about 120 km north of the Antarctic Peninsula.  It is a scientific outpost, with Argentine and Spanish research bases. It is known for its bay, Port Foster, one of the best shelters against the winds and the swell, and for its volcano whose last eruptions in 1967 and 1969 caused severe damage to the scientific bases. Deception has become a popular tourist stop in Antarctica because of its several colonies of chinstrap penguins.

Deception Island evinces a horseshoe-shaped caldeira that was produced more than 10,000 years ago by an explosive eruption that scattered more than 30km³ of material. It was discovered by the British Captain William Smith in 1820 and was subsequently used for purposes such as seal hunting and whaling before finding its modern calling as a site for science and tourism.

Claimed in the past by the UK, Chile and Argentina, it provides a unique enclosed environment in which to monitor a “volcano under the ice”.  However, the two consecutive eruptions of 1967 and 1969 went unpredicted and caused heavy damage. Only the Argentinian and the Spanish observatories still exist.

The volcanic events at Deception were subglacial eruptions. The island is situated in a place where there is a glacier on the ocean floor about 100 metres thick. Scientists would normally expect that if this were hit by lava from below, it would evaporate benignly into steam.

But the lava moving upwards at Deception has several qualities that made things happen differently: it moves slowly and it has high water content. This meant that it turned the glacier into meltwater as well as steam, creating a large overflow of mud to the surface. This was the main cause of the destruction of the UK and Chilean scientific stations.

From a volcanic point of view, Deception is a great puzzle. Many volcanoes are caused by subduction, like the Cascade Range in the U.S. The eruptions that scientists have observed happened on land. Most volcanoes at sea are like Hawaii and the Azores, and usually described as hot spots.  .

For a time, scientists thought that Deception might be an unusual example of subduction happening in the ocean. But a more recent hypothesis is that the South Shetlands may be a rift zone. Instead of colliding, the plates might be moving away from each other, creating new oceanic crust in the process.

Detailed geophysical surveys have been carried out across Deception since 2000, mainly financed by Spanish projects. UK geological research on the island has also been extensive. One may be wondering why governments have spent so much money on research in the Deception Island area. Unfortunately, it was not only with a purely scientific purpose. Rifts fill up with the remains of volcanic explosions and other sediment eroded from the margins of the valley. This process is critical for the production of oil. Located at the western edge of the arc, Deception is the ideal place to observe rift processes because Port Foster, the natural harbour, shelters scientists from the harsh Antarctic weather.

Rifting is the reason for all the oil in the North Sea. The oil is not deposited where the rift is located, but some distance away. In the same way, there is almost no likelihood of an oil discovery on Deception Island. But understanding the process of rifting there will be a strong indication that there is oil to the north of the South Shetland Islands. So Deception without oil is as valuable as Deception with oil.

Source : University of Aberdeen (UK).

Deception-blog

Source:  Wikipedia

Islande: Que de questions! // So many questions!

drapeau francaisEn raison du risque d’éruption sous-glaciaire et des inondations qu’elle pourrait causer, la Protection Civile a décidé de fermer le site de l’éruption. L’équipe scientifique s’est repliée vers le QG de Drekagil. Les instruments révèlent que la pression augmente dans le dyke au nord de Dyngjujökull et qu’un graben (=dépression) d’un kilomètre de large s’est formée sous le glacier. Il est à craindre qu’une éruption sous-glaciaire provoque une inondation qui balayerait les ponts sur la Jökulsá á Fjöllum. La dépression est si profonde qu’elle apparaît à travers la calotte glaciaire. Elle entaille la bordure du glacier. Les scientifiques disent que c’est le sol qui est en train de s’affaisser, pas le glacier.
Ce matin, la sismicité long du dyke n’est pas très élevée et les événements sismiques sont encore assez profonds. Le plus important a été de nouveau enregistré dans la caldeira du Bárðarbunga. Au fil des heures, je me pose une question: La nouvelle dépression n’est-elle pas le signe d’une évacuation du magma qui se trouvait dans le dyke? Il ne faudrait pas oublier que la sismicité enregistrée au niveau du Bárðarbunga jusqu’à présent est probablement due à l’affaissement du plancher de la caldeira depuis la migration du magma vers le nord-est. S’il y avait une nouvelle intrusion magmatique, je pense que le sol aurait tendance à gonfler, pas à s’affaisser. Quelqu’un va me dire que la pression augmente. Ok, mais quelle pression? Si le sol s’affaisse, des pressions vont également apparaître lors de sa rétraction!
Les heures à venir  apporteront peut-être une réponse à ces questions. Pour l’instant, personne ne sait ce qui se passe dans le secteur du Vatanjökull!

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drapeau anglaisDue to the risk of a subglacial eruption and the flooding it might cause, the Civil Protection has decided that the eruption site shall remain closed. The scientific team has retreated to the headquarters at Drekagil. Instruments reveal that the pressure in the intrusive dike north of Dyngjujökull is increasing and a 1-km wide depression has formed under the glacier. It is feared that a subglacial eruption might cause a flood that would sweep the bridges off Jökulsá á Fjöllum glacial river. The depression is so deep that it appears through the icecap. It’s breaking the glacier’s edge. Scientists say the earth itself is sinking, not the glacier.
This morning, seismicity along the dike is not very high and the seismic events are still quite deep. The most significant one was again recorded in the Bárðarbunga caldera. As time passes, I’m asking another question: Isn’t the new graben a sign that magma has moved out of the dike? We need to remember that the seismicity recorded at Bárðarbunga until now is probably due to the sinking of the caldera floor since the migration of magma to towards the north-east. If there was a new influx of magma within the dike, I think the ground would have a tendency to inflate, not deflate. Someone will tell me that pressure is increasing. Ok, but what pressure? If the ground is subsiding, strong pressure movements are sure to appear!
The coming hours will probably give an answer to these questions. For the moment, nobody knows what is happening in the Vatanjökull area!

Vatna

La séismicité montre parfaitement la trajectoire de l’intrusion magmatique. (Source: Met Office islandais)