La Chine s’attaque aux émissions de carbone // China tackles carbon emissions

Alors que l’administration Trump fait marche arrière dans la lutte contre le changement climatique, la Chine, elle, renforce son engagement.
Le Président chinois Xi Jinping a récemment tenu sa promesse de lancer un marché national du carbone. Même s’il n’est pas aussi ambitieux que le projet d’origine, le programme chinois, qui couvrira le secteur de l’électricité dans sa première phase, a déjà dépassé le marché du carbone de l’Union Européenne. En tant que tel, la Chine envoie un signal fort aux autres pays et leur montre qu’elle respecte l’Accord de Paris.
La Chine commencera par son secteur énergétique qui représente 46% des émissions de dioxyde de carbone dans le pays. Elle a ensuite l’intention d’étendre le programme, entre autres, à la pétrochimie, à la sidérurgie et à l’aviation. Si tout va bien, les experts disent que le programme pourrait permettre à la Chine d’atteindre ses objectifs de l’Accord de Paris sur le climat. Le marché pourrait réduire les émissions de dioxyde de carbone de la Chine de près de 30% d’ici 2030.
Une réussite du programme pourrait assurer à la Chine le statut de leader en matière de climat, d’autant plus que les États-Unis ne joueront plus un rôle prépondérant. En effet, l’administration Trump a clairement indiqué qu’elle ne considérait plus le changement climatique comme une menace pour la sécurité nationale.
S’agissant de ce nouveau marché du carbone, les objectifs de la Chine pourraient s’avérer difficiles à atteindre. Comme le fait remarquer la revue Scientific American, aucun système d’échange de carbone dans le monde, y compris ceux de l’UE et de la Californie, n’a permis de réduire significativement les émissions de CO2.
Source: Huffington Post.

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As President Trump’s administration takes steps backward in the world’s fight against climate change, China is ramping up its commitment.

Chinese Premier Xi Jinping recently made good on his promise to launch a national carbon market. Though not as ambitious a scheme originally touted, the program, which will cover China’s power sector in its first phase, has already overtaken the European Union carbon market as the world’s largest. As such, China sends a strong political signal internationally that the country is committed to the Paris Agreement.

China will start with its power sector, which accounts for 46 percent of the nation’s carbon dioxide emissions. It intends eventually to expand the program to petrochemicals, iron and steel, and aviation, among other industries. If all goes well, experts say the program could help China hit its Paris climate agreement targets. The market could reduce China’s carbon dioxide emissions by almost 30 percent by 2030.

A successful program may secure China’s status as a climate leader, particularly as the U.S. retreats from what had been a prominent role. Indeed, Trump’s administration has made it clear that it no longer considered climate change a national security threat.

China’s goals for its new carbon market could prove challenging to achieve. As Scientific American notes, no carbon trading system in the world, including those in the EU and in California, has resulted in significant reductions in CO2 emissions.

Source: Huffington Post.

Nuage de pollution industrielle au-dessus de la Mer de Bohai et de la Mer Jaune, en provenance de la côte orientale de la Chine (Crédit photo: NASA).

Pompéi, entre grandeur et décadence // Pompeii, between greatness and decadence

drapeau francaisA plusieurs reprises sur ce blog, j’ai attiré l’attention du public sur l’état de délabrement de Pompéi, merveilleux témoignage de la vie romaine au début de notre ère, avant que la ville soit détruite par l’éruption du Vésuve en 79 après JC.
Afin de faire face au problème de la délinquance, une armée d’ « espions » a été recrutée pour patrouiller au milieu des ruines dans le cadre de l’opération « Gola Profonda » (Gorge Profonde). Le travail des dénonciateurs est de recenser les délits, y compris les faits et gestes de la mafia, la Camorra napolitaine, qui est fort intéressée par les 100 millions d’euros investis dans l’ancien site afin de le rénover et de lui épargner un délabrement total. En 2012, l’Union européenne a promis d’accorder près de 75 millions d’euros à Pompéi, avec une somme supplémentaire de 30 millions accordée par le gouvernement italien. Malheureusement, la pénurie de personnel et des problèmes administratifs n’ont pas permis d’utiliser les 75 millions d’euros européens avant la date limite qui avait été fixée à décembre 2015. Le délai a finalement été prolongé d’un an.

L’utilisation de ces sommes fait débat et de nombreuses anomalies sont apparues. En 2013, la police de Campanie a arrêté le chef d’une entreprise de restauration de Pompéi et a enquêté sur les activités de quatre hauts fonctionnaires qui sont soupçonnés d’avoir gonflé les prix lors des travaux de restauration du Teatro Grande. Les ingénieurs travaillant sur le site avaient déjà été mis à l’index de leur profession et des matériaux de qualité suspecte ont été utilisés dans la reconstruction du théâtre.
A Naples et dans sa banlieue, la mafia contrôle plusieurs secteurs de l’économie. A 25 km de Pompéi se trouve le port de Naples qui sert de QG à la Camorra. La mafia a la main sur tout, depuis la drogue jusqu’aux projets de construction, en passant par le ramassage des ordures. En Avril 2013, la  Guarda di Finanza, épaulée par des carabiniers, s’est rendue dans le site de Pompéi pour se rendre compte de l’impact des activités de la Camorra.

En dépit de ces problèmes, certains signes montrent que Pompéi est en train de se redresser. Au cours des derniers mois, six maisons ont rouvert aux visiteurs après leur restauration, ce qui a contribué à convaincre les autorités de l’UE de prolonger le délai d’utilisation des crédits.
A côté de la restauration des maisons, il est absolument indispensable d’installer un nouveau système d’évacuation des eaux. Lors des fortes précipitations, l’eau ne s’évacue pas et est absorbée par certaines parties du site. En 2010, cela a entraîné l’effondrement d’un grand bâtiment Via dell’Abbondanza, la rue principale de Pompéi.
Source: The Independent.

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drapeau anglaisSeveral times on this weblog, I have drawn public attention to the dilapidated state of Pompeii, a marvellous testimony of Roman life at the beginning of our era, before the city was destroyed by the eruption of Vesuvius in 79 AD.

In order to face the delinquency problem, an army of spies has been recruited to patrol among the ruins in what is being called “Operation Deep Throat”. The whistleblowers’ job is to look out for the crimes that are committed, as well as the local Camorra Mafia which is keen to get its hands on some of the 100 million euros being poured into the ancient site in a bid to save it from permanent collapse.

In 2012, the European Union promised to stump up nearly 75 million euros, with the Italian government contributing another 30 million. However, staff shortages and administrative problems meant Pompeii was unable to spend the EU’s €75m by the December 2015 deadline for the project, which has been extended for another year. But there were already concerns about how the millions were being spent.

In 2013, police in Campania arrested the head of one restoration contractor previously involved at the site and probed the activities of four senior officials, whom they suspect of paying inflated prices for restoration work on Pompeii’s Teatro Grande. Engineers employed at the site had previously been blacklisted from their profession and materials of suspect quality were used in the ancient building’s reconstruction.

In Naples and its suburbs, the mafia is controlling several sectors of the economy. Just 25 km from Pompeii, lies the southern port of Naples, the Mafia Camorra’s home base, where it has a hand in everything from drugs and construction projects to rubbish collection. In April 2013, a small army of carabinieri, finance police marched into the Pompeii site in the hunt for evidence of Camorra activity.

Despite these problems, there are some signs that Pompeii is on the up. In the past few months six ancient residences at the site have reopened to visitors following restoration – it was this sort of progress which helped persuade EU authorities to extend the deadline.

In addition to repairing individual houses, the top priority is the installation of a new drainage system. Heavy rainfall, if not removed, is absorbed by other sections of the site. In 2010 this caused a large building to collapse on Via dell’Abbondanza, Pompeii’s main street.

Source : The Independent.

Pompei A

Photo: C. Grandpey