La cendre de l’Etna, le cauchemar des Siciliens // Mt Etna’s ash, a Sicilian nightmare

Après la énième crise éruptive de l’Etna le 21 février 2022, les localités autour du volcan ont à nouveau été confrontées au cauchemar de la cendre. Au cours de ce que certains appellent un « paroxysme », le panache de cendre est monté à une altitude estimée à une douzaine de kilomètres et a ensuite « arrosé » les zones sous le vent. C’est ainsi que les habitants de Viagrande, Trecastagni et Zafferana Etnea, ou encore San Giovanni la Punta, Acireale, Santa Venerina, Milo ont vu une nouvelle couche de couleur grise recouvrir les routes, les balcons, les toits et les voitures. Il s’ensuit inévitablement la corvée de balayage et de nettoyage des rues, des places et les gouttières. Comme je l’ai indiqué dans des notes précédentes, la cendre volcanique a un impact désastreux sur les cultures telles que les agrumes, les fruits et légumes et la viticulture, qui occupent une place importante dans l’économie sicilienne. L’aéroport de Catane est régulièrement affecté par la cendre et il été contraint de fermer pendant plusieurs heures au cours de la crise éruptive du 21 février.
Les autorités locales reprochent à la région Sicile de ne rien faire pour leur venir en aide. Des utilisations possibles ont été proposées pour une utilisation de la cendre dans l’agriculture, la construction, comme matière première pour des créations artistiques ou comme substrat pour les plantes dans les stations d’épuration des eaux usées.

En 2020, le projet REUCET – Récupération et utilisation des cendres volcaniques de l’Etna – a été mené par une équipe de chercheurs de l’Université de Catane et financé par le ministère de l’Environnement. Les chercheurs ont abordé pour la première fois le problème de la récupération systématique des cendres volcaniques de l’Etna. Diverses solutions ont été imaginées : de l’utilisation dans le béton, dans les mortiers, dans les enduits, à la réalisation de produits traditionnels en briques, de substrats routiers, d’ouvrages géotechniques.

Les auteurs du projet REUCET ont également évalué la création de matériaux innovants pour le confinement de la pollution. Une autre alternative est la valorisation environnementale des zones affectées qui permettrait de mettre en oeuvre les milliers de tonnes de cendres rejetées par le volcan. Par exemple, l’utilisation de cette cendre dans la construction et la rénovation du réseau routier sicilien permettrait d’évacuer de grands volumes avec des coûts de transport limités.
Des chercheurs de l’Université de Catane ont également souligné la nécessité d’intervenir sur la législation actuelle. En fait, à ce jour, les différentes ordonnances émises par les autorités classent la cendre comme déchet à éliminer dans des décharges (coût d’environ 120 € par tonne) ou dans des usines de récupération d’inertes (coût d’environ 12 € par tonne). Ces coûts s’ajoutent à ceux du ramassage des cendres dans la rue (plusieurs centaines de milliers d’euros). Par conséquent, d’énormes ressources publiques sont nécessaires pour soutenir les administrations locales. Il faudrait aussi sensibiliser la population à collaborer à la collecte des cendres volcaniques afin de faciliter leur récupération et de réduire les coûts de gestion.

On se retrouve un peu dans la même situation que la gestion des déchets domestiques dans la région de l’Etna, avec les décharges sauvages que j’évoquais dans une précédente note. Avec une campagne de sensibilisation agressive et une volonté politique mettant en oeuvre des moyens dignes de ce nom, la situation ne manquerait pas de s’améliorer.

Source: médias d’information siciliens.

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After another eruptive crisis of M Etna on February 21st, 2022, the municipalities around the volcano were again faced with the nightmare of the ash. During what some call a « paroxysm », the ash plume rose to an altitude of about twelve kilometers and then fell on the downwind areas. As a consequence, the residents of Viagrande, Trecastagni and Zafferana Etnea, or San Giovanni la Punta, Acireale, Santa Venerina, Milo saw a new grey layer cover the roads, balconies, roofs and cars, with the inevitable drudgery of sweeping and cleaning the streets, squares and gutters. As I have indicated in previous notes, volcanic ash has a disastrous impact on crops such as citrus fruits, vegetables and viticulture, which occupy an important place in the Sicilian economy Catania airport is regularly affected by the ash and was forced to close for several hours during the February 21st eruption crisis.
Local authorities criticize the Sicily region for doing nothing to help them. Possible uses have been suggested for use of the ash in agriculture, construction, as a raw material for artistic creations or as a substrate for plants in sewage treatment infrastructure.
In 2020, the REUCET project – Recovery and use of volcanic ash from Mt Etna was carried out by a team of researchers from the University of Catania and funded by the Ministry of the Environment, Researchers addressed for the first time the problem of the systematic recovery of volcanic ash from Mt Etna. Various solutions have been devised: from use in concrete, in mortars, in coatings, to the production of traditional brick products, road substrates, geotechnical structures.
The authors of the REUCET project also evaluated the creation of innovative materials for the containment of pollution. Another alternative is the environmental recovery of the affected areas which would make it possible to use the thousands of tons of ash released by the volcano. For example, the use of this ash in the construction and renovation of the Sicilian road network would make it possible to use large volumes with limited transport costs.
Researchers from the University of Catania have also highlighted the need to intervene on current legislation. In fact, to date, the various ordinances issued by the authorities classify the ash as waste to be disposed of in landfills (cost of around €120 per ton) or in inert recovery plants (cost of around €12 per ton). These costs are added to those of collecting the ash in the streets (several hundred thousand euros). Therefore, huge public resources are needed to support local governments. The public should also be made aware of the need to collaborate in the collection of volcanic ash in order to facilitate its recovery and reduce management costs.
The management of volcanic ash has common points with the management of domestic waste in the Mt Etna region, with the fly dumps that I mentioned in a previous post. With an aggressive awareness campaign and a political will implementing means worthy of the name, the situation would inevitably improve.
Source: Sicilian news media.

Photo : C. Grandpey

Le Parc de l’Etna (Sicile), un véritable dépotoir ! // Mt Etna Park, a true garbage dump ! // Il Parco dell’Etna : una vera discarica !

Cela fait longtemps que mes amis siciliens lancent des messages d’alerte sur les amoncellements de détritus sur les pentes de l’Etna. Le volcan est devenu une véritable poubelle. Le problème n’est pas nouveau. Déjà dans les années 1990, époque où je visitais souvent le Mongibello, on trouvait des ordures un peu partout. Aujourd’hui, la situation est devenue insupportable. Plusieurs articles de presse tirent à leur tour la sonnette d’alarme. Ainsi, le site web FocuSicilia titre » Etna, routes et vignobles envahis par les déchets : « Situation invivable, nous sommes désespérés »
Les décharges sauvages sont un véritable fléau dans le Parc de l’Etna qui, rappelons le, est classé au patrimoine de l’Unesco, sans oublier les vignobles qui fournissent d’excellents vins. Le Parc est meurtri par des décharges incontrôlées et des déchets abandonnés partout, dans les rues, dans la campagne, dans les cours d’eau. On ne peut que regretter que les autorités locales et les politiques n’accordent pas davantage d’attention à ce problème qui est également une affaire de santé publique.
Les opérations de nettoyage qui ont lieu ponctuellement ne semblent servir à rien car les immondices reviennent immédiatement. On a pu le constater en mars 2021 quand les municipalités de Biancavilla et Santa Maria di Licodia ont fourni équipement et personnel pour évacuer24 tonnes de déchets. Aujourd’hui, cette campagne de nettoyage ne se voit plus et la situation est même pire qu’avant car les déchets ont commencé à envahir d’autres secteurs de ces communes. Les municipalités font ce qu’elles peuvent, mais ne disposent pas de moyens de contrôle suffisants. Des caméras de surveillance ont été installées et quelques verbalisations ont eu lieu. Certains suggèrent de rendre publics les noms des contrevenants qui jettent les déchets. Voici une petite vidéo illustrant parfaitement le problème des immondices sur les flancs de l’Etna. Comme le dit l’auteur de la vidéo, c’est une honte.
https://youtu.be/1XFVdTxUJm8

Un autre problème concerne les matières toxiques figurant parmi les déchets et qui sont, bien sûr refusées par les déchetteries. Pour éviter que l’accumulation de détritus éveille trop l’attention, ceux qui les déposent y mettent parfois le feu, ce qui pose des problèmes, car les fumées toxiques sont un danger pour la population. Il existe en particulier un type d’amiante qui a causé un nombre élevé de tumeurs et de décès au cours des dernières décennies. Sans oublier les tas de pneus qui, eux aussi, sont coûteux à éliminer. La plupart des communes sur les flancs de l’Etna n’ont pas les moyens de se lancer dans une telle dépense.

La situation est aussi un obstacle au tourisme et à l’économie viticole. L’article de FocuSicilia donne l’exemple d’un viticulteur qui a reçu des visiteurs japonais qui se sont rendu compte des problèmes causés par les amoncellement de détritus qui ne laissent pas une bonne image de la région.
Selon le maire de Milo, il faudrait « un système de surveillance avec du personnel et des caméras, puis infliger de lourdes amendes à ceux qui polluent, mais même cela est pratiquement impossible sans personnel et sans financement ».

Source: FocuSicilia, La Sicilia.

 

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My Sicilian friends have been issuing warning messages for a long time about the piles of waste on the slopes of Etna. The volcano has become a real garbage dump. It’s not a new problem. Already in the 1990s, when I often visited Mongibello, there was rubbish everywhere. Today, the situation has become unbearable. Several press articles are sounding the alarm. Thus, the FocuSicilia website titles « Etna, roads and vineyards invaded by waste: « Unbearable situation, we are desperate »
Wild dumps are a real scourge in Mt Etna Park which, let’s remember, is classified as a UNESCO heritage site, not to mention the vineyards which provide excellent wines. The Park is bruised by uncontrolled landfills and waste left everywhere, in the streets, in the countryside, in the rivers. One can only regret that local authorities and politicians do not pay more attention to this problem, which is also a matter of public health.
The cleaning sessions that take place punctually do not seem to be of any use because the litter comes back immediately. This could be seen in March 2021 when the municipalities of Biancavilla and Santa Maria di Licodia provided equipment and personnel to evacuate 24 tons of waste. Today, this cleaning campaign is no longer seen and the situation is even worse than before. as waste has started to invade other areas of these municipalities. The municipalities do what they can but do not have sufficient means of control. Surveillance cameras were installed and some people were fined. Some suggest making public the names of offenders who throw away the waste. Here is a short video perfectly illustrating the problem of garbage on the flanks of Mt Etna. As the author of the video says, it’s a shame.
https://youtu.be/1XFVdTxUJm8

Another problem concerns the toxic materials among the waste and which are, of course, refused by the recycling centers. To prevent the accumulation of waste from attracting too much attention, those who leave it sometimes set fire to it, which poses problems, because the toxic fumes are a danger to the population. There is one type of asbestos in particular that has caused a high number of tumors and deaths in recent decades. Not to mention the piles of tires which are also expensive to dispose of. The municipalities on the flanks of Mt Etna do not have the means to embark on such an expense.
The situation is also an obstacle to tourism and the wine economy. The FocuSicilia article gives the example of a winegrower who received Japanese visitors who realized the problems caused by the accumulation of rubbish which does not leave a good image of the region.
According to the mayor of Milo, it would take « a surveillance system with staff and cameras, then impose heavy fines on those who pollute, but even that is practically impossible without staff and funding ».
Source: FocuSicilia, La Sicilia.

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I miei amici siciliani lanciano da tempo messaggi di allerta sui cumuli di rifiuti alle pendici dell’Etna. Il vulcano è diventato un vero mucchio di spazzatura. Non è un problema nuovo. Già negli anni ’90, quando visitavo spesso Mongibello, c’era spazzatura ovunque. Oggi la situazione è diventata insopportabile. Diversi articoli di stampa lanciano l’allarme. Così il sito FocuSicilia intitola “Etna, strade e vigneti invasi dai rifiuti: “Situazione insopportabile, siamo disperati”
Le discariche selvagge sono una vera piaga nel Parco dell’Etna che, va ricordato, è classificato patrimonio dell’UNESCO, per non parlare dei vigneti che danno ottimi vini. Il Parco è ammaccato da discariche incontrollate e rifiuti lasciati ovunque, nelle strade, nelle campagne, nei fiumi. Si puo solo rendersi conto che le autorità locali ei politici non prestino maggiore attenzione a questo problema, che è anche una questione di salute pubblica.
Le operazioni di pulizia che si svolgono puntualmente non sembrano essere di alcuna utilità perché la spazzatura ritorna immediatamente. Lo abbiamo visto a Marzo 2021 quando i comuni di Biancavilla e Santa Maria di Licodia hanno fornito attrezzature e personale per evacuare 24 tonnellate di rifiuti. Oggi questa campagna di pulizie non si vede più e la situazione è anche peggiore di prima perché i rifiuti hanno iniziato a invadere altri settori di questi comuni. I comuni fanno quello che possono, ma non dispongono di mezzi di controllo sufficienti. Sono state installate telecamere di sorveglianza e sono avvenute alcune multe. Alcuni suggeriscono di rendere pubblici i nomi dei delinquenti che buttano i rifiuti. Ecco un breve video che illustra perfettamente il problema dei rifiuti sui fianchi dell’Etna. Come dice l’autore del video, è una vergogna..
https://youtu.be/1XFVdTxUJm8
Un altro problema riguarda i materiali tossici che compaiono tra i rifiuti e che, ovviamente, vengono rifiutati dai centri di riciclaggio. Per evitare che l’accumulo di rifiuti attiri troppa attenzione, chi li deposita a volte gli dà fuoco, il che pone problemi, perché i fumi tossici sono un pericolo per la popolazione. C’è un tipo di amianto che ha causato un numero elevato di tumori e morti negli ultimi decenni. Per non parlare delle pile di gomme che sono anche costosi da smaltire. La maggior parte dei comuni sui fianchi dell’Etna non ha i mezzi per affrontare una simile spesa.
La situazione è anche un ostacolo per il turismo e l’economia del vino. L’articolo di FocuSicilia fa l’esempio di un viticoltore che ha ricevuto visitatori giapponesi che si sono resi conto dei problemi causati dall’accumulo di rifiuti; questo non lascia una buona immagine della regione.
Per il sindaco di Milo servirebbe « un sistema di sorveglianza con personale e telecamere, poi multe salate a chi inquina, ma anche questo è praticamente impossibile senza personale e finanziamenti ».
Fonte: FocuSicilia, La Sicilia.

Le Parc de l’Etna est une zone où la nature est censée être protégée…

….mais la réalité est parfois différente!

Crédit photo : FocuSicilia

Conséquences de l’éruption aux Tonga : du laid et du beau // Ugly and beautiful

Comme je l’ai écrit dans une note précédente, l’éruption du volcan Hunga Tonga Hunga Ha’apai (Tonga) a provoqué une marée noire au Pérou lorsqu’un pétrolier battant pavillon italien a déversé 6 000 barils de pétrole dans l’océan Pacifique, près de la raffinerie de La Pampilla dans la banlieue de Lima. La compagnie maritime italienne a expliqué que le pétrolier déchargeait sa cargaison à La Pampilla lorsque la connexion entre le navire et le terminal s’est rompue. Repsol avait qualifié le déversement de pétrole de « limité » et avait déclaré qu’il avait été « contenu ». Mais il est rapidement devenu évident qu’il était plus important que ce qu’avait déclaré la compagnie maritime.
Aujourd’hui, le Pérou lance un appel à l’aide internationale pour faire face à la marée noire. 21 plages ont été contaminées. La marée noire est décrite comme la plus grande « catastrophe écologique » à avoir frappé le Pérou ces dernières années. Des phoques morts, des poissons et des oiseaux englués dans les hydrocarbures se sont échoués et la pêche dans la zone touchée est actuellement interdite. Les eaux du Pacifique autour du Pérou sont connues pour leur biodiversité, et le pétrole déversé dans la mer a déjà eu des effets dévastateurs sur l’environnement.
La marée noire menace deux zones protégées – la réserve d’Ancón et les îlots Pescadores – qui abritent des animaux comme les manchots de Humboldt et des loutres de mer. Le rétablissement de l’écosystème prendra probablement des années.
Le Pérou a sollicité l’aide internationale et l’ONU fournira une équipe scientifique pour donner un coup de main.
Le Pérou est l’un des plus grands pays fournissseurs de poisson au monde. Les Péruviens dépendent du poisson pour se nourrir et gagner leur vie. Des dizaines de pêcheurs ont manifesté devant la raffinerie de La Pampilla, avec des pancartes où l’on pouvait lire «Non au crime écologique» et «Repsol tueur de la faune marine». Une manifestation contre Repsol a également eu lieu à Lima.
Source : AFP.

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Les conséquences de l’éruption aux Tonga sont beaucoup moins désastreuses sur l’île de la Réunion. L’activité volcanique du 15 janvier a provoqué la libération dans l’atmosphère de gaz et de particules fines. Emportés par les vents, ces aérosols sont parvenus jusqu’au ciel réunionnais le 22 janvier au soir.

Ces couleurs, plus chatoyantes que d’ordinaire, résultent de la diffraction de la lumière au moment de pénétrer dans l’atmosphère. Les nuances de rose et de violet sont particulièrement accentuées

Vous pourrez voir de belles images sur le site Réunion la 1ère.

https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/les-particules-fines-de-l-eruption-du-hunga-tonga-embrasent-le-ciel-de-la-reunion-1210738.html

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As I put it in a previous post, the Tonga eruption caused an oil spill in Peru when an Italian-flagged tanker spilled 6,000 barrels of oil in the Pacific Ocean, close to La Pampilla refinery outside Lima. The Italian shipping company said the tanker was unloading its cargo at La Pampilla when the terminal’s underwater pipeline ruptured. The next day, Repsol characterized the spill as “limited” and said it had been “contained.” But it quickly became clear that it was more significant than the company had initially claimed.

Today, Peru is appealing for international assistance to respond to the oil spill.Twenty-one beaches were contaminated. The spill has been described as the biggest “ecological disaster” to befall the South American country in recent years. Dead seals, fish and birds smothered in oil have washed ashore and fishing in the affected area is temporarily prohibited. The Pacific waters around Peru are known for their biodiversity, and the spill has already caused devastating environmental impacts.

The spill threatens two protected areas — the Ancón Reserved Zone and the Pescadores islets — that house wildlife including Humboldt penguins and sea otters. The recovery of the ecosystem could take years.

The Peruvian government has requested international assistance with the response efforts. The United Nations will provide a team of experts to help.

Peru is also one of the world’s largest fish-producing countries. Peruvians rely on fish for food and livelihoods. Dozens of fishermen protested outside La Pampilla on Tuesday, holding signs reading, “No to ecological crime” and “Repsol killer of marine fauna.” A demonstration against Repsol also took place in Lima.

Source: AFP.

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The consequences of the Tonga eruption are much less disastrous on Reunion Island. The volcanic activity of January 15th has resulted in the release into the atmosphere of gases and fine particles. Carried by the winds, these aerosols reached the Reunion sky on the evening of January 22nd.
These colours, more shimmering than usual, result from the diffraction of light as it enters the atmosphere. Shades of pink and purple are particularly accentuated
You can see beautiful images on the Réunion la 1ère website.

https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/les-particules-fines-de-l-eruption-du-hunga-tonga-embrasent-le-ciel-de-la-reunion-1210738.html

Nettoyage des plages péruviennes

Antarctique : Iceberg A68 et environnement // Antarctica : Iceberg A68 and environment

Souvenez-vous (voir mes notes entre août 2017 et avril 2021) : en juillet 2017, un immense iceberg baptisé A68 s’est détaché de la plate-forme glaciaire Larsen C en Antarctique. Le bloc de glace couvrait alors une superficie de près de 6 000 km2. Après avoir fondu en dérivant sur l’océan, l’iceberg a finalement cessé d’exister en février 2021.
Au cours de tous ces mois, l’A68 a déversé plus de 1,5 milliard de tonnes d’eau douce dans l’océan chaque jour au plus fort de sa fonte. Cela représente environ 150 fois la quantité d’eau utilisée quotidiennement par tous les citoyens britanniques.
Des chercheurs de l’Université de Leeds étudient actuellement l’impact de l’A68 sur l’environnement. En grande partie grâce aux données satellitaires, ils ont pu évaluer les vitesses de fonte de l’iceberg au cours de ses trois ans et demi d’existence.
L’une des périodes clés a été repérée vers la fin de sa vie, alors que l’A68 s’approchait de la Géorgie du Sud. Pendant un certain temps, on a craint que le l’iceberg géant s’échoue en s’accrochant aux bas-fonds de la région, ce qui aurait fait obstacle aux voies d’alimentation de millions de manchots, de phoques et de baleines. Mais une telle situation ne s’est jamais vraiment produite car, comme le montrent les scientifiques dans leur étude, l’A68 avait perdu suffisamment de tirant d’eau pour continuer à flotter.
En avril 2021, l’A68 s’est brisé en d’innombrables petits fragments qui n’étaient plus détectables depuis l’espace. Malgré tout, l’impact de l’iceberg sur l’écosystème est loin d’être négligeable.
On sait maintenant que les grands icebergs tabulaires comme l’A68 ont une influence considérable partout où ils se déplacent. Leur apport d’eau douce modifie les courants de la région qu’ils fréquentent. De plus, tout le fer et les autres minéraux, ainsi que la matière organique que ces icebergs collectent au cours de leur vie avant d’être rejetés dans l’océan affectent la biologie marine et les écosystèmes.
Le British Antarctic Survey a réussi à placer des planeurs sous-marins (voir ma note du 18 février 2021) à proximité de l’A68 pour étudier son impact sur l’environnement avant que la masse de glace ne disparaisse totalement. Les données extraites de ces instruments ont révélé des informations intéressantes. Ainsi, lLes chercheurs pensent qu’il existe un signal très fort dans l’évolution de la flore du phytoplancton autour de A68 ainsi que dans les dépôts de matériaux laissés par l’iceberg dans les parties les plus profondes de l’océan. Le capteur de particules sur le planeur a détecté des signaux évidents de dépôt provenant de l’iceberg.
Source : La BBC.

D’autres informations sur la morphologie de l’A68 et sur les déversements d’eau douce sont à lire dans un article publié dans la revue Remote Sensing of Environment.
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0034425721005757?via%3Dihub

Voici la conclusion proposée par les chercheurs dans l’article :
« Nous avons étudié l’évolution de l’iceberg A68A depuis son vêlage au large de la plate-forme glaciaire Larsen-C en juillet 2017 jusqu’à sa désintégration près de la Géorgie du Sud au début de l’année 2021. Bien que l’iceberg soit tabulaire, sa surface présentait d’importantes ondulations. […] Nous estimons que l’épaisseur moyenne de l’iceberg est passée de 235 ± 9 m au moment du vêlage à 168 ± 10 m quand il se trouvait près de la Géorgie du Sud. L’observation de l’évolution de sa surface à partir d’images satellitaires permet d’estimer un volume initial de 1346 ± 53 km3 et 802 ± 34 Gt de perte de glace de l’iceberg en trois ans et demi. […] Près de la Géorgie du Sud, nous estimons un apport d’eau douce de 152 ± 61 Gt sur environ 3 mois, avec un impact potentiellement important sur le riche écosystème de l’île. Nous confirmons que les conditions environnementales dans les mers de Weddell et de Scotia entraînent une augmentation rapide de la fonte et de la fragmentation des icebergs au moment où ils se déplacent au nord de la Péninsule antarctique. […] Comme il s’agit d’une trajectoire fréquente des icebergs, nos résultats pourraient également aider à modéliser la désintégration d’autres grands icebergs tabulaires qui empruntent une trajectoire similaire et à inclure leur impact dans les modèles océaniques.

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Remember (see my posts between August 2017 and April 2021) : in July 2017, a huge iceberg dubbed A68 broke free from the Larsen C ice shelf in Antarctica. It then covered an area of nearly 6,000 km2. After melting while drifting on the ocean, the iceberg’slife finally came to an end in February 2021.

The monster iceberg A68 dumped more than 1.5 billion tonnes of fresh water into the ocean every single day at the height of its melting. This is about 150 times the amount of water used daily by all UK citizens.

Researchers from Leeds University are currently busy studying the impact A68 had on the environment. Mostly thanks to satellite data, they were able to assess varying melt rates during the course of the megaberg’s three-and-a-half-year existence.

One of the key periods was towards the end of its life, as A68 approached South Georgia. For a while, there were fears the giant block could ground in the surrounding shallows, blocking the foraging routes of millions of penguins, seals and whales. But it never quite happened because, as the team can now show, A68 lost sufficient depth of keel to stay afloat.

By April 2021, A68 had broken into countless small fragments that were beyond tracking. But its ecosystem impacts will have been much longer-lived.

Giant tabular, or flat-topped, bergs are now recognised to have considerable influence wherever they move. Their freshwater inputs will alter local currents. And all the iron, other minerals, and even organic matter picked up through their lives and subsequently dropped into the ocean will seed biological production.

The British Antarctic Survey managed to place some robotic gliders in the vicinity of A68 to monitor conditions before the ice mass totally wasted away. The data retrieved from these and other instruments revealed some interesting features. The researchers think there is a really strong signal in the changing flora of the phytoplankton species around A68, and also in the actual deposition of material to the deeper parts of the ocean. The particle sensor on the glider was piked up some very strong signals of deposition coming from the berg.

Source: The BBC.

Details of A68’s changing shape and freshwater fluxes are contained in a paper published in the journal Remote Sensing of Environment.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0034425721005757?via%3Dihub

Here is the researchers’ conclusion in the paper :

« We have characterized the evolution of the A68A iceberg from its calving off the Larsen-C Ice Shelf in July 2017 to its disintegration close to South Georgia in early-2021. Although the iceberg was tabular, it had significant undulations in topography across its surface. […] We estimate that the average iceberg thickness reduced from 235 ± 9 m at calving to 168 ± 10 m near South Georgia. Combined with observations of its area change determined from satellite imagery, we estimate an initial volume of 1346 ± 53 km3 and 802 ± 34 Gt of ice loss from the main iceberg in 3.5 years. […] Near South Georgia we estimate a fresh water input of 152 ± 61 Gt over about 3 months, potentially impacting the island’s rich ecosystem. We confirm that the distinct environmental conditions in the Weddell and Scotia Sea lead to rapidly increasing rates of melting and fragmentation once icebergs travel north of the Antarctic Peninsula. […] As this is a common iceberg trajectory, our results could also help to model the disintegration of other large tabular icebergs that take a similar path and to include their impact in ocean models.

Trajectoire empruntée par l’A68a (Source: ESA)

L’A68 à proximité de la Géorgie du Sud (Source: Copernicus)