Sismicité et plaques tectoniques // Seismicity and tectonic plates

Voici une vidéo confirmant que notre planète est bien vivante. À l’aide de données fournies par l’USGS, le Centre d’alerte aux tsunamis du Pacifique a mis en ligne une animation montrant tous les séismes enregistrés du 1er janvier 1901 au 31 décembre 2000, dans l’ordre où ils se sont produits, à raison de un an par seconde. Les hypocentres apparaissent d’abord sous forme de flashs, puis sont maintenus sous forme de cercles de couleur, avant de rétrécir pour ne pas masquer les séismes ultérieurs.
La taille du cercle représente la magnitude du séisme tandis que la couleur représente la profondeur des événements. À la fin, l’animation affiche d’abord tous les séismes enregistrés pendant cette période de 100 ans. Ensuite, on ne distingue plus que les séismes supérieurs à M 6,5, la plus faible magnitude censée générer un tsunami. On voit ensuite les séismes d’une magnitude supérieure ou égale à M 8,0 qui représentent une réelle menace de tsunami quand ils se produisent dans l’océan ou à proximité d’un littoral à faible profondeur (moins de 100 km de profondeur).
L’animation se termine en montrant les failles en limite de plaques, responsables de la plupart des séismes.

https://youtu.be/jhmF-IwP6uM

Voici quelques événements remarquables du 20ème siècle, notamment ceux qui ont généré des tsunamis dévastateurs:
M8.8 – Équateur – 31 janvier 1906
M8.4 – Kamchatka, Russie – 3 février 1923
M8.4 – Sanriku, Japon – 2 mars 1933
M8.6 – Île Unimak, îles Aléoutiennes – 1er avril 1946
M9.0 – Kamchatka, Russie – 4 novembre 1952
M8.6 – Îles Andreanof, îles Aléoutiennes – 9 mars 1957
M9.5 – Valdivia, Chili – 22 mai 1960
M9.2 – Prince William Sound, Alaska – 28 mars 1964
M8.7 – Îles Rat, îles Aléoutiennes – 4 février 1965
Source: The Watchers.

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Here is a video confirming our planet is quite alive. Using USGS data, the Pacific Tsunami Warning Center has released an animation showing every recorded earthquake in sequence as they occurred from January 1st, 1901, through December 31st, 2000, at a rate of 1 year per second. The earthquake hypocenters first appear as flashes then remain as colored circles before shrinking with time so as not to obscure subsequent earthquakes.

The size of the circle represents the earthquake magnitude while the colour represents its depth within the earth. At the end, the animation will first show all quakes in this 100-year period. Next, it will show only those earthquakes greater than M 6.5, the smallest earthquake size known to make a tsunami. It will then show only those earthquakes with magnitudes of M 8.0 or larger which are most likely to pose a tsunami threat when they occur under the ocean or near a coastline and when they are shallow within the earth (less than 100 km deep).

The animation concludes by showing the plate boundary faults responsible for the majority of all of these earthquakes.

https://youtu.be/jhmF-IwP6uM

Here are some remarkable events of the 20th century, including those that generated devastating tsunamis:

M8.8 — Ecuador — January 31, 1906

M8.4 — Kamchatka, Russia — February 3, 1923

M8.4 — Sanriku, Japan — March 2, 1933

M8.6 — Unimak Island, Aleutian Islands — April 1, 1946

M9.0 — Kamchatka, Russia — November 4, 1952

M8.6 — Andreanof Islands, Aleutian Islands — March 9, 1957

M9.5 — Valdivia, Chile — May 22, 1960

M9.2 — Prince William Sound, Alaska — March 28, 1964

M8.7 — Rat Islands, Aleutian Islands — February 4, 1965

Source : The Watchers.

Capture d’écran de la vidéo montrant parfaitement l’activité sismique, en particulier le long de la Ceinture de Feu du Pacifique

 

Sous la menace du Nevado del Ruiz… // Under the threat of Nevado del Ruiz…

On peut lire ces jours-ci dans The Guardian un article très intéressant sur Manizales, une ville du centre de la Colombie, qui, selon le journal anglais, est «la plus dangereuse au monde». L’expression est tout à fait justifiée, car Manizales a été confrontée à des situations graves, voire désespérées. Ainsi, dans la soirée du 13 novembre 1985, les habitants ont entendu un grondement qu’ils ont d’abord attribué à un camion qui venait de se renverser. Puis, des cris se sont fait entendre. Les habitants du fond de la vallée venaient de se faire emporter par une coulée de boue en provenance du Nevado del Ruiz, un volcan à 15 kilomètres à l’est. Il a fallu des mois pour nettoyer et évacuer les matériaux laissés par le lahar et récupérer les corps.
A l’est du volcan, les dégâts ont été catastrophiques. Lorsqu’un pilote a téléphoné au président d’alors, Belisario Betancur, pour lui dire que la ville d’Armero avait été «rayée de la carte», le président lui a dit qu’il exagérait. Le pilote disait la vérité: les deux tiers des 29 000 habitants avaient péri dans la coulée de boue, la pire catastrophe naturelle de l’histoire de la Colombie.
Répartie sur une série de crêtes montagneuses dominée par le Nevado del Ruiz, cette zone urbaine est confrontée à une série de catastrophes naturelles, comme nulle part ailleurs dans le monde.

La ville de Manizales, la capitale du département de Caldas, a été secouée par six séismes majeurs au 20ème siècle, dont un avec une magnitude de M 6,2 qui a causé la mort de 2 000 personnes dans la ville voisine d’Armenia. Les violentes éruptions du Nevado del Ruiz, comme celle de 1985, sont rares mais le volcan crache souvent des nuages de cendre qui recouvre la ville et ferme l’aéroport. En outre, le relief montagneux de la région crée un microclimat propice aux pluies diluviennes et donc à des conditions idéales pour les glissements de terrain.
Les 400 000 habitants de Manizales ont appris à cohabiter avec cette situation précaire. Ils ont tiré les leçons de la tragédie d’Armero et sont connus pour leur bonne politique de gestion des risques. Manizales est devenu une référence mondiale dans ce domaine.

Sur les murs du Colombian Geological Survey, une douzaine d’écrans montrent en direct l’activité sismique, les images satellite et celles diffusées par la webcam orientée vers le volcan tout proche. Avec près de 150 capteurs et autres points de données, le Nevado del Ruiz est l’un des volcans les plus surveillés au monde.
Dans les banlieues les plus pauvres de la ville, des travaux sont en cours pour stabiliser les pentes herbeuses des collines avec du béton et pour creuser des canaux d’évacuation des eaux pluviales afin de limiter le risque d’inondations. La ville dispose d’une carte qui évalue les risques aux infrastructures, y compris les bâtiments individuels. Des capteurs fournissent également une analyse automatisée en temps réel des inondations et des séismes.

La ville de Manizales est connue dans le monde entier pour son approche innovante en matière de prévention et de réaction aux catastrophes. Cette approche repose sur la politique plutôt que sur la technologie. Le gouvernement colombien exige que toutes les municipalités entreprennent des activités d’évaluation et de prévention des risques naturels, mais ces initiatives souffrent souvent d’un manque de volonté politique. Les maires préfèrent donner la priorité à des projets visibles de tous, tels que les écoles ou les stades, qui sont de meilleurs investissements pour leur propre avenir politique, plutôt que de dépenser de l’argent pour des mesures de protection de la population qui sont moins spectaculaires.
Manizales finance ses projets de différentes façons. Il y a une taxe environnementale. Une prime d’assurance solidaire est perçue sur les biens immobiliers, ce qui signifie que les quartiers où les habitants ont les revenus les plus élevés viennent en aide à ceux habités par les personnes les plus démunies. Des allégements fiscaux sont également accordés aux propriétaires qui réduisent la vulnérabilité de leurs biens.
Chaque mois d’octobre, la ville organise une «semaine de prévention» au cours de laquelle des exercices d’urgence sont prévus, non seulement pour les catastrophes naturelles, mais également pour les accidents de la route et les incendies. En avril 2017, des précipitations intenses ont provoqué plus de 300 glissements de terrain et tué 17 personnes. Pourtant, en l’espace d’une semaine, grâce à une organisation bien huilée, les routes ont été nettoyées et la ville a retrouvé une vie normale.
Néanmoins, les dangers liés au manque de préparation de la population sont omniprésents. Ainsi, dans la ville de Mocoa, dans le sud du pays, une tempête a provoqué l’un des désastres les plus meurtriers de la dernière décennie en Colombie, avec des glissements de terrain qui ont tué plus de 250 personnes. 30 000 autres ont été évacuées et la remise en ordre de la ville a pris près de six mois.
Source: The Guardian.

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One can read these days in The Guardian a very interesting article about Manizales in central Colombia which, the English newspaper says, is “the world’s riskiest.” The expression is quite justified as Manizales has been confronted with serious and even desperate situations. On the evening of November 13th1985, the inhabitants heard a roar which they believed first was a truck overturning. Then screams could be heard. The people living in the lower part of the valley were swept to their deaths by the water and rocks propelled by the eruption of Nevado del Ruiz, 15 kilometres to the east. It took months to clear the debris and recover the bodies.

On the volcano’s eastern side, the damage was catastrophic. When a pilot telephoned then-president Belisario Betancur to tell him the town of Armero had been “wiped from the map”, the president told him not to exaggerate. But he wasn’t: two-thirds of the 29,000 inhabitants had died in the mudslide, the worst natural disaster in Colombia’s history.

Sprawled over a series of mountain ridges in the shadow of Nevado del Ruiz, this urban area faces a panoply of natural disaster risks that are unmatched anywhere else in the world.

The city of Manizales, the capital of Caldas, experienced six major earthquakes in the 20th century, including one with an M 6.2 event which killed 2,000 people in the neighbouring town of Armenia. Powerful eruptions of Ruiz like the one in 1985 are rare, but the volcano frequently belches ash that coats the city and closes the airport. Besides, the region’s mountainous terrain creates a microclimate prone to torrential rains and ideal conditions for mudslides.

The city’s 400,000 citizens have learned to live with their precarious situation. Spurred on by the bitter lessons of the Armero tragedy, they have now earned a new reputation for good public policy. Manizales has become a global reference for disaster-risk reduction.

On the walls of the Colombian Geological Survey office, a dozen plasma screens relay seismic activity, satellite imagery and webcam footage of the nearby volcano. With nearly 150 sensors and data points, Ruiz is one of the most closely monitored volcanoes in the world.

In the city’s outlying poorer neighbourhoods, work is in progress to stabilise the grassy hillside slopes with concrete, and to dig runoff channels to mitigate floods. The city has a map that evaluates risk down to individual buildings. Sensors also provide automated, real-time analysis of floods and earthquakes.

Manizales is recognised around the world for its innovative approach to preventing and responding to disasters. The city’s particular success is based on policy, rather than technology. Colombia requires all municipalities to undertake risk assessments and mitigation activities, but these initiatives often suffer from a lack of political will. Governors and mayors tend to view visible projects, such as schools or sports stadiums, as better investments for their own political prospects rather than spending on less visible disaster resilience.

Manizales funds its projects through a variety of methods. There is an environmental tax. A cross-subsidised collective insurance premium is charged on properties, meaning higher-income sectors cover poorer groups. Tax breaks are also offered to homeowners who reduce the vulnerability of their properties.

Each October the city holds “prevention week”, in which emergency drills are practised, not just for natural disasters, but for traffic accidents and fires, too. In April 2017, intense rainfall caused more than 300 landslides and killed 17 people. Yet within a week, thanks to accurate warning and response systems, blocked roads were cleared and the city was functioning again.

Nevertheless, reminders of the perils of unpreparedness are everywhere. In the city of Mocoa in the country’s south, a storm resulted in one of the most deadly disasters in Colombia of the last decade, when landslides killed more than 250 people. Another 30,000 were evacuated and recovery efforts took close to six months.

Source: The Guardian.

Carte à risques du Nevado del Ruiz avec, en rouge, les coulées de boues de l’éruption de 1985. La ville de Manizales se trouve au NO du volcan (Source: Colombian Geological Survey)

 

Quel comportement adopter pendant un séisme? // How to behave during an earthquake?

Le Great Hawaii ShakeOut est un événement annuel de sensibilisation et de préparation aux séismes qui se tient chaque année le troisième jeudi d’octobre à Hawaii. C’est l’occasion de s’exercer à se protéger lors d’un séisme. Un tel événement est justifié ; en effet, depuis 1868, plus de 30 séismes de M 6,0 ou plus ont secoué l’archipel hawaiien ; le plus récent a été enregistré le 4 mai 2018 (M 6.9), il est donc important pour les habitants d’Hawaï de savoir quel comportement adopter quand le sol se met à remuer.
Dès la première secousse, on ne peut pas savoir si le séisme va devenir plus intense. Le meilleur comportement est donc, dans tous les cas, de s’accroupir, se protéger et ne pas bouger (Drop! Cover! and Hold On!). Il faut :
S’accroupir, avant que le séisme fasse trébucher et tomber.
Se protéger en se mettant sous un bureau ou une table solide.
Rester sous cette protection et accepter de subir les secousses jusqu’à la fin du séisme.
Si une table ou un bureau ne se trouve pas à proximité, il est conseillé de s’accroupir et de se couvrir la tête et le cou avec les mains et les bras. Si possible, il est aussi recommandé de ramper jusqu’à un coin de la pièce. Rester dans une position accroupie pour protéger les organes vitaux et se tenir prêt à bouger si nécessaire. En cas de difficulté à s’accroupir, adopter la position la plus basse possible, protéger la tête et le cou et s’éloigner des fenêtres ou de tout autre objet susceptible de vous atteindre.

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Voici comment se protéger dans des situations spécifiques (Les conseils qui suivent peuvent être suivis dans toute partie du monde en cas de séisme) :

Si on se trouve  à l’intérieur d’un bâtiment: rester à l’intérieur et s’accroupir, se protéger et attendre (Drop! Cover! and Hold On!) que les secousses cessent. Ne pas se déplacer vers un autre endroit ou essayer de sortir du bâtiment. Sortir du bâtiment peut être plus dangereux que rester à l’intérieur car les murs extérieurs et les fenêtres s’effondrent souvent pendant un séisme. Essayer de marcher ou de courir pendant un puissant séisme peut également entraîner des blessures graves en cas de chute.

Si on est au lit: Si on est au lit, y rester et ne pas bouger. Se protéger la tête avec un oreiller. On est moins susceptible d’être blessé en restant au lit. Des bris de verre sur le sol ont causé des blessures à des personnes qui ont roulé par terre ou ont essayé d’atteindre une porte.

Si on est à l’extérieur: essayer d’atteindre une zone dégagée, à condition de pouvoir le faire en toute sécurité. Éviter les falaises abruptes, les lignes électriques, les arbres, les enseignes, les bâtiments, les véhicules et autres dangers.

Si on est près d’un rivage: s’accroupir, se protéger et attendre que les fortes secousses cessent. Se diriger ensuite rapidement vers un point haut car le séisme peut avoir provoqué un tsunami. Atteindre immédiatement un lieu situé à au moins 30 mètres au-dessus du niveau de la mer ou à un kilomètre à l’intérieur des terres. Ne pas attendre que les autorités émettent un signal d’alerte, car une vague peut survenir avant que les sirènes d’alerte ne retentissent. Il est conseillé de marcher plutôt que de conduire pour éviter la circulation, les débris provoqués par le séisme et d’autres dangers. S’éloigner des falaises abruptes en raison d’éventuelles chutes de pierres après le séisme.

Au volant: Arrêter le véhicule sur le bord de la route et serrer le frein à main. Éviter les ponts, les lignes électriques, les falaises abruptes, les viaducs, les panneaux de signalisation et autres dangers. Rester à l’intérieur du véhicule jusqu’à la fin des secousses. Si une ligne électrique tombe sur la voiture, rester à l’intérieur jusqu’à ce qu’une personne compétente retire le câble potentiellement sous tension

En fauteuil roulant: Bloquer les roues du fauteuil et rester assis jusqu’à ce que le séisme cesse. Se protéger la tête et le cou avec les bras, un oreiller, un livre ou tout autre objet à portée de main.

Dans une école : Restez dans la salle de classe et s’accroupir, se protéger et attendre, de préférence sous un bureau ou une table solide. Y demeurer jusqu’à la fin des secousses. Ne jamais sortir en courant pendant un séisme.

Dans un gratte-ciel : S’accroupir, se protéger et attendre. Éviter les fenêtres et autres dangers. Ne pas utiliser les ascenseurs. Ne pas être surpris si des systèmes d’arrosage anti-incendie ou des alarmes incendie se déclenchent.

Dans un magasin: Chaque fois que l’on entre dans un magasin, il est conseillé de prendre un moment pour regarder autour de soi et noter ce qui se trouve au-dessus et autour et qui pourrait bouger ou tomber en cas de séisme. Dès que les secousses commencent, s’accroupir, se protéger et attendre la fin du séisme. Un chariot ou un porte-vêtements peut offrir une certaine protection. Si on doit s’éloigner d’objets lourds situés sur les étagères hautes il est préférable d’avancer en rampant sur la distance nécessaire pour se mettre en sécurité. Ensuite, utiliser son discernement pour rester en sécurité.

Dans un stade ou un cinéma: Rester assis ou s’accroupir entre les rangées de fauteuils. Se protéger la tête et le cou avec les bras. Ne pas essayer de partir avant la fin des secousses. Sortir ensuite lentement en surveillant tout ce qui pourrait tomber au cours d’une réplique.

En dessous d’un barrage: Les barrages peuvent être ébranlés lors d’un séisme majeur. Une rupture catastrophique est peu probable, mais si on habite en aval d’un barrage, il est bon de connaître les informations sur les zones inondables et préparer un plan d’évacuation.

Idée reçue: On pense souvent qu’il faut se placer dans l’embrasure d’une porte en cas de séisme. Cette idée a sa source dans un séisme en Californie. Une photo montrait une maison totalement effondrée avec un chambranle de porte épargné par l’événement. De là est née la conviction qu’une porte est l’endroit le plus sûr en cas de tremblement de terre. Cela est vrai si on habite dans une vieille maison en pierre ou en maçonnerie renforcée. En revanche, dans les habitations modernes, les portes ne sont pas plus résistantes aux séismes que toute autre partie de la maison. On est plus en sécurité sous une table.

Pour plus d’informations sur ce qu’il faut faire lors d’un séisme, il est conseillé de consulter les pages suivantes:
Great ShakeOut https://www.shakeout.org/hawaii/

S’accroupir! Se protéger! Attendre! www.dropcoverholdon.org

Earthquake Country Alliance   www.earthquakecountry.org/dropcoverholdon

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The Great Hawaii ShakeOut is an annual earthquake awareness and preparedness event held on the third Thursday in October in Hawaii. It is an opportunity to practice protecting yourself during an earthquake. Such an event is justified; indeed, since 1868, more than 30 M 6.0 or greater earthquakes have rattled the Hawaiian Islands, most recently on May 4th, 2018 (M6.9), so it’s important for Hawaii residents to know (and practice) what to do when the ground shakes.

You cannot tell from the initial shaking of an earthquake if it will suddenly become intense, so the best behaviour is…always, and immediately, Drop! Cover! and Hold On!

DROP to the ground (before the earthquake drops you!)

Take COVER by getting under a sturdy desk or table

HOLD ON to your shelter and be prepared to move with it until the shaking stops

If a table or desk is not near you, drop to the ground and cover your head and neck with your hands and arms.  If possible, crawl to an inside corner of the room.  Stay in a crawling position to protect your vital organs and to be ready to move if necessary. If you have difficulty dropping safely to the floor on your own, get as low as possible, protect your head and neck, and move away from windows or other items that can fall on you.

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Here is how to protect yourself in specific situations: (The advice that follows goes for earthquakes in all parts of the world)

If you are inside a building:  Stay inside, and Drop! Cover! Hold on!  until the shaking stops.  Do not move to another location or outside. Moving outside can put you in greater danger than staying inside because exterior walls and windows often collapse.  Trying to walk or run during strong shaking can also result in serious injury if you fall.

If you are in bed: If you are in bed, stay there.  Hold on and protect your head with a pillow. You are less likely to be injured by staying in bed. Broken glass on the floor has caused injuries to those who have rolled to the floor or tried to get to a doorway.

If you are outdoors: Move to a clear area if you can safely do so. Avoid steep cliffs, power lines, trees, signs, buildings, vehicles, and other hazards.

If you are near the shore: Drop! Cover! Hold On! until the strong shaking stops. Then, walk quickly to higher ground as a tsunami might have been generated by the earthquake. Immediately move to land that is at least 30 metres above sea level, or one kilometre inland. Do not wait for officials to issue a warning as a wave could reach you before warning sirens can sound. Walk, rather than drive, to avoid traffic, earthquake debris, and other hazards.  Stay away from steep cliffs due to potential post-quake rockfalls.

If you are driving: Pull over to the side of the road, stop, and set the parking brake. Avoid bridges, power lines, steep cliffs, overpasses, signs, and other hazards. Stay inside your vehicle until the strong shaking is over. If a power line falls on the car, stay inside until a trained person removes the wire.

If you are in a wheelchair:  Lock your wheels and remain seated until the shaking stops.  Protect your head and neck with your arms, a pillow, a book, or whatever is available.

If you are in school:  Stay inside your classroom, and Drop! Cover! Hold on! beneath a desk or sturdy table.  Remain there until the shaking stops.  Do not run outside during an earthquake.

In a high-rise: Drop! Cover!  Hold On! Avoid windows  and other hazards. Do not use elevators. Don’t be surprised if sprinkler systems or fire alarms activate.

In a store: Whenever you enter a retail store, take a moment to look around and note what is above and around you that could move or fall during an earthquake. As soon as shaking starts, Drop! Cover! and Hold On! A shopping cart or clothing rack can provide some protection.  If you must move to get away from heavy items on high shelves, drop to the ground first and crawl only the shortest distance necessary.  Then use your best judgment to stay safe.

In a stadium or theater: Stay at your seat or drop to the floor between rows and protect your head and neck with your arms. Don’t try to leave until the shaking is over.  Then walk out slowly watching for anything that could fall in an aftershock.

Below a dam: Dams can fail during a major earthquake.  Catastrophic failure is unlikely, but if you live downstream from a dam, you should be aware of flood-zone information and prepare an evacuation plan.

Myth:  Stand in a Doorway. An enduring image from a California earthquake is a collapsed adobe home with the door frame as the only standing part. From this came the belief that a doorway is  the safest place to be during an earthquake.  This is true if you live in an old, unreinforced adobe or stone house.  But, in modern houses, doorways are no stronger than any other part of the house. You are safer under a table.

For more information on what to do during an earthquake, please see these webpages:

Great ShakeOut  https://www.shakeout.org/hawaii/

Drop! Cover! Hold On!   www.dropcoverholdon.org

Earthquake Country Alliance   www.earthquakecountry.org/dropcoverholdon

Image proposée par l’USGS et montrant quel comportement adopter en cas de séisme

 

Tsunamis…

Suite au puissant séisme destructeur sur l’île des Célèbes, plusieurs blogonautes m’ont demandé pourquoi l’alerte tsunami avait été levée, alors que la vague a tout de même frappé la côte. Je suis incapable de donner une réponse. Une polémique est en train d’enfler à ce sujet en Indonésie. Je pense qu’il y a eu quelque part un dysfonctionnement, mais je ne sais pas à quel niveau. Des progrès ont été faits, avec l’installation de balises en mer pour suivre la progression des vagues générées par les tsunamis, mais nous sommes toujours au niveau zéro quant à la prévision des séismes. Nous connaissons certaines régions du monde où ils sont susceptibles de se produire (le long de la Ceinture de Feu du pacifique en particulier), mais la prévision s’arrête là.

(Source: Tsunami Warning Center)

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès au site « notre-planète.info » qui donnent des explications sur les tsunamis, leurs caractéristiques hydrodynamiques, les échelles d’intensité, les causes et les conséquences, ainsi que la prévention.

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Following the powerful destructive earthquake in Sulawesi, several visitors of my blog asked me why the tsunami warning had been raised, although the wave  hit the coast. I am unable to give an answer. A controversy is swelling on this subject in Indonesia. I think there was a malfunction somewhere, but I do not know at what level. Progress has been made with the installation of beacons at sea to track tsunami waves, but we are still at zero level for earthquake prediction. We know the regions of the world where they are likely to occur (along the Pacific Ring of Fire in particular), but prediction does not go any further.
By clicking on the link below, you will have access to the site « notre-planète.info » which gives explanations on tsunamis, their hydrodynamic characteristics, intensity scales, the causes and the consequences, as well as the prevention.

https://www.notre-planete.info/terre/risques_naturels/tsunamis.php

Dans les régions exposées aux tsunamis, comme ici à Valdez, en Alaska, des panneaux indiquent à la population les parcours à suivre pour se mettre à l’abri des vagues. Ce sont en général des zones en hauteur à proximité du littoral.

In tsunami-prone areas, such as here in Valdez, Alaska, signs tell the people what routes to follow to shelter from the waves. These are usually high areas near the coast.