De plus en plus de vagues de chaleur simultanées // More and more simultaneous heat waves

Si vous aviez des doutes sur l’existence du réchauffement climatiques, voici quelques statistiques qui devraient vous faire réfléchir.

Une nouvelle étude effectuée par l’Université d’Etat de Washington et publiée dans le Journal of Climate montre que le nombre de vagues de chaleur simultanées a été multiplié par six entre les années 1980 et 2010 dans l’Hémisphère Nord.

Plusieurs vagues de chaleur survenant au même moment peuvent avoir des conséquences sociétales plus graves qu’un seul événement. Par exemple, les régions productrices de denrées alimentaires peuvent subir simultanément des pertes de récoltes liées à la chaleur. Des vagues de chaleur concomitantes peuvent aussi épuiser la capacité des pays à s’entraider en cas de crise, comme on l’a vu lors des multiples incendies de forêt aux États-Unis, au Canada et en Australie, associés aux vagues de chaleur de 2019 et 2020.

L’étude définit les grandes vagues de chaleur comme des événements de température élevée qui durent trois jours ou plus et couvrent au moins 1,6 million de kilomètres carrés, ce qui équivaut à peu près à trois fois la taille de la France. Les chercheurs ont analysé les données ERA5 produites par le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme.

Outre une fréquence plus élevée, l’étude montre que sur les 153 jours de la période chaude (mai à septembre), il y a eu des vagues de chaleur simultanées pendant 143 jours dans les années 2010, soit presque tous les jours.

Les épisodes de chaleur simultanés ont également gagné en chaleur et en ampleur : leur intensité a augmenté de 17 % et leur étendue géographique de 46 %.

D’après les auteurs de l’étude, le principal moteur des vagues de chaleur est l’augmentation globale de la température moyenne mondiale due au changement climatique. La planète s’est réchauffée d’environ 1,2°C depuis la période préindustrielle avec une accélération depuis 1975.

Les chercheurs ont également constaté que l’apparition croissante de deux schémas de circulation à l’échelle de l’hémisphère rendait certaines régions plus vulnérables aux vagues de chaleur simultanées, notamment l’est de l’Amérique du Nord, l’est et le nord de l’Europe, l’Asie de l’Est et la Sibérie orientale. Il y aurait donc aussi une influence du réchauffement sur la circulation atmosphérique, par le biais de modifications du jet stream. La variabilité météorologique quotidienne des latitudes moyennes est notamment le fruit de la dynamique du jet stream, ce qui entraîne une covariabilité des conditions météorologiques dans les régions éloignées.

Source : global-climat.

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If you had any doubts about the existence of global warming, here are some statistics that should make you think twice.
A new study by Washington State University published in the Journal of Climate shows that the number of simultaneous heat waves increased six-fold between the 1980s and 2010 in the Northern Hemisphere.
Several heat waves occurring at the same time can have more serious societal consequences than a single event. For example, food producing regions can simultaneously experience heat-related crop losses. Concomitant heat waves can also deplete the ability of countries to help each other in times of crisis, as seen in multiple forest fires in the United States, Canada and Australia, associated with heat waves in Canada. 2019 and 2020.
The study defines large heat waves as high temperature events that last three or more days and cover at least 1.6 million square kilometers, which is roughly three times the size of France. The researchers analyzed ERA5 data produced by the European Center for Medium-Range Weather Forecasts.
Besides a higher frequency, the study shows that of the 153 days of the warm period (May to September), there were simultaneous heat waves for 143 days in the 2010s, almost every day.
Simultaneous heat episodes also gained heat and magnitude: their intensity increased by 17% and their geographic extent by 46%.
The main driver of heat waves, according to the study’s authors, is the increase in global average temperature due to climate change. The planet has warmed by about 1.2 ° C since the pre-industrial era with an acceleration since 1975.
The researchers also found that the growing emergence of two hemisphere-wide circulation patterns made some regions more vulnerable to simultaneous heat waves, including eastern North America, eastern and eastern North America. northern Europe, East Asia and Eastern Siberia. Thus, there seems to be an influence of warming on atmospheric circulation, through modifications of the jet stream. The daily weather variability of mid-latitudes is notably the result of the dynamics of the jet stream, which leads to a covariability of weather conditions in remote regions.
Source: global-climat.

Source: Journal of Climate

Records de chaleur en pagaille ! // Too many heat records !

Le dimanche 26 décembre 2021, la température à Kodiak (Alaska) a atteint 19,5°C, établissant un record en décembre pour un État qui est habitué à subir en permanence les effets du réchauffement climatique. Les 19,5°C signalés à l’aéroport se situent 11 degrés Celsius au-dessus du précédent record établi le 26 décembre 1984.
Selon la NOAA, l’Alaska se réchauffe plus rapidement que tout autre État américain et deux fois plus rapidement que la moyenne mondiale depuis le milieu du 20ème siècle. Depuis 2014, il y a eu 5 à 30 fois plus de records de températures élevées que de records de températures basses. Une étude effectuée en 2019 a révélé que les derniers records de températures élevées dépassaient les records de températures basses dans un rapport de 2 contre 1. Cette constatation a été corroborée par l’Environmental Protection Agency (EPA). Selon l’Agence, « si le climat était complètement stable, on s’attendrait à voir un équilibre entre les records de hautes et de basses températures. Depuis les années 1970, les records de températures maximales sont devenus plus fréquents que les records de basses températures à travers les États-Unis. La décennie de 2000 à 2009 a connu deux fois plus de records de températures maximales que de températures minimales. »
D’autres études ont confirmé que ce rapport ne cessera d’augmenter dans les années à venir tant que notre société continuera d’envoyer des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
En plus du dôme de chaleur de décembre, l’Alaska a connu un autre grand changement au cours de cette période de l’année avec l’arrivée de de fortes pluies. Des précipitations record de près de 75 cm se sont déversées sur le secteur du glacier Portage à la fin octobre 2021. Fairbanks a connu son jour de décembre le plus arrosé de l’histoire le 26 décembre avec 4,8 cm de pluie.
On n’a pratiquement jamais vu de pluie en Alaska à cette période de l’année. L’État n’est pourtant pas le seul endroit où le réchauffement climatique provoque des changements. En août 2021, des pluies ont été observée sur le point culminant du Groenland pour la première fois depuis le début des archives météorologiques en 1950. Au total, 7 milliards de tonnes d’eau de pluie sont tombées sur le Groenland au cours de trois jours d’août exceptionnellement chauds, ce qui a contribué à accélérer la fonte de la calotte glaciaire. Les scientifiques estiment qu’à cause de la pluie, le Groenland a perdu 7 fois plus de glace que le reste du temps à cette époque de l’année.
Alors que de nombreux records de températures élevées ont été battus en 2021 aux États-Unis et dans le monde, y compris le Noël le plus chaud jamais enregistré aux États-Unis, l’Alaska a établi des records de température sur une journée à Fairbanks et à Anchorage. Ces records font suite à un été exceptionnellement chaud en 2019.
Sources : NOAA, Yahoo News

Dans le même temps, Météo France indique que les températures sont anormalement élevées en France pour une fin de mois de décembre et le thermomètre va atteindre les records pour la saison.

D’ici la fin de l’année, les températures vers 1500m d’altitude vont atteindre les 10°C dans le nord de la France et dépasser les 15°C au sud ! De telles températures de la masse d’air sont remarquables pour une fin décembre, correspondant à des niveaux de 8 à 12°C au dessus de ce que l’on devrait observer à cette époque de l’année ! De plus, cette impressionnante anomalie s’étale sur presque une semaine entière. Le pic sera souvent de 15 à 16°C sur la moitié nord, 17 à 20°C dans le sud mais souvent 22 ou 23°C au pied des Pyrénées. Dans certaines localités du Béarn et du Pays Basque, le seuil de chaleur (25°C) pourrait être localement atteint !

Sale coup pour la neige en montagne, avec un risque d’avalanche accru. En entendant la réaction des gens, je ne suis pas certains qu’ils aient compris à quel point la situation climatique est catastrophique.

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On Sunday December 26th, 2021, the temperature in Kodiak, Alaska, hit 19.5°C, setting a December record-high for a state that has become used to them with the never-stopping global warming. The 19.5°C reported at the airport was 11 degrees Celsius higher than the previous high temperature record set on December 26th, 1984.

According to NOAA, Alaska is warming faster than any other U.S. state and twice as quickly as the global average since the middle of the 20th century. Since 2014, there have been 5 to 30 times more record-high temperatures set than record lows. A 2019 analysis found that new global high temperature records were outpacing new low records by a ratio of 2 to 1. That finding was corroborated by the Environmental Protection Agency (EPA). According to the Agency, “if the climate were completely stable, one might expect to see highs and lows each accounting for about 50 percent of the records set. Since the 1970s, however, record-setting daily high temperatures have become more common than record lows across the United States. The decade from 2000 to 2009 had twice as many record highs as record lows.”

Other studies have confirmed that, as global temperatures continue to rise, the ratio will continue to grow in the coming years as humans continue to pump greenhouse gases into the atmosphere.

Along with December’s heat dome, Alaska has seen another big change during an atypical time of year: heavy rains. Record-breaking downpours of nearly 75 cm were unleashed on the Portage Glacier in late October. Fairbanks saw its wettest December day in recorded history on December 26th, with 4.8 cm of rain.

Rain in Alaska at this time of year is almost unheard of, but the state isn’t the only place where global warming is causing changes. In August, rain fell on Greenland’s tallest mountain for the first time since records began being kept there in 1950. In total, 7 billion tonnes of rain fell on Greenland over the course of three unusually warm August days, which helped speed the melting of its ice sheet. Scientists estimate that because of the rain, Greenland lost 7 times the ice it normally would at that time of year.

While numerous high temperature records fell in 2021 across the United States and the globe, including the record for the hottest Christmas in the U.S. on record, Alaska set one-day temperature records in Fairbanks and Anchorage. Those records follow an exceptionally warm summer in 2019.

Sources: NOAA, Yahoo News.

At the same time, Météo France indicates that temperatures are abnormally high in France for the end of December and they will reach records for the season.
By the end of the year, temperatures around 1500m above sea level will reach 10 ° C in the north of France and exceed 15 ° C in the south! Such temperatures are remarkable for the end of December, corresponding to levels of 8 to 12 ° C above what we should observe at this time of the year! In addition, this impressive anomaly spans almost an entire week. The peak will often be 15 to 16 ° C in the northern half, 17 to 20 ° C in the south but often 22 or 23 ° C at the foot of the Pyrenees. In certain municipalities of Béarn and the Basque Country, the heat threshold (25 ° C) could be locally reached!
This is bad news for the snow in the mountains, with an increased risk of avalanche. Hearing the reaction of people, I am not sure they understandd how disastrous the climate situation is.

Arctique : incendies et dégel du permafrost // Arctic : wildfires and permafrost thawing

J’ai écrit plusieurs articles sur le dégel du pergélisol dans l’Arctique et ses impacts sur l’environnement, en particulier en Sibérie où des pingos et des cratères sont apparus sur la Péninsule de Yamal

Le réchauffement climatique reste la principale cause du dégel du pergélisol dans la partie arctique de l’Alaska, mais une nouvelle étude prenant en compte 70 ans de données révèle que les incendies dans la toundra accélèrent ce dégel et participent à l’apparition de « thermokarst », autrement dit des affaissements brutaux de terrain provoqués par le dégel du permafrost. L’étude, intitulée « Accélération des thermokarsts dans la toundra arctique à cause du changement climatique et des incendies de végétation », est la première à prendre en compte sur plusieurs décennies le rôle du feu dans le dégel global du pergélisol.
On sait que le pergélisol arctique représente une énorme accumulation de matières végétales et animales congelées; c’est une immense réserve de carbone qui, si elle dégelait et se dégradait, pourrait plus que doubler la quantité de carbone dans l’atmosphère. Ce processus est imprévisible, est mal connu. L’objectif de cette nouvelle étude est de faire progresser notre compréhension de l’écosystème du pergélisol.
L’équipe de chercheurs a analysé 70 années d’imagerie aérienne et satellitaire pour calculer la vitesse de formation des thermokarsts dans différentes régions du nord de l’Alaska. Les scientifiques ont également utilisé des modèles d’apprentissage automatique pour déterminer les contributions relatives du changement climatique, des incendies et de la morphologie du paysage au déclin du pergélisol.

Ils ont découvert que la formation des thermokarsts s’est accélérée de 60 % depuis les années 1950. Bien que le changement climatique soit le principal moteur de cette accélération, le feu a joué un rôle non négligeable dans ce processus. Le feu n’a brûlé que 3 % du paysage arctique au cours de cette période, mais il est responsable de plus de 10 % de la formation des thermokarsts.
Les chercheurs ont découvert que des incendies à répétition dans les mêmes zones continuent d’endommager la toundra mais n’accélèrent pas davantage la formation des thermokarsts. L’étude révèle qu’un seul incendie peut accélérer la formation de thermokarsts pendant plusieurs décennies.
Les modèles prévoient que la multiplication des thermokarsts ne fera qu’augmenter avec le réchauffement climatique. En plus du dégel du pergélisol, le réchauffement de l’atmosphère assèche la toundra et augmente son inflammabilité. Il est donc probable que la foudre déclenchera davantage d’incendies, ce qui provoquera encore plus de dégradation du pergélisol.
Le dégel et l’affaissement du pergélisol ont d’autres effets sur le paysage. Par exemple, les lacs situés dans des dépressions où le pergélisol est encore gelé peuvent se vider lorsqu’il se dégrade. La disparition du pergélisol engendrera forcément un chamboulement de l’environnement arctique.
Source : médias d’information américains.

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I have written several posts on the thawing of permafrost in the Arctic and its impacts on the environment, especially in Siberia where pingos and craters appeared on the Yamal Peninsula.

While climate change is the primary driver of permafrost degradation in Arctic Alaska, a new analysis of 70 years of data reveals that tundra fires are accelerating that decline, contributing to a phenomenon known as « thermokarst, » the abrupt collapse of ice-rich permafrost as a result of thawing. The study, entitled « Thermokarst acceleration in Arctic tundra driven by climate change and fire disturbance », is the first to calculate the role of fire on permafrost integrity over many decades.

It is known that the Arctic permafrost is a vast storehouse of frozen plant and animal matter, a carbon stockpile that, if thawed and degraded, could more than double the amount of carbon in the atmosphere. This process, which is unpredictable, is poorly understood. The aim of the new study is to advance our understanding of the permafrost ecosystem.

The research team analyzed seven decades of air and satellite imagery to calculate the rate of thermokarst formation in different regions of Arctic Alaska. The scientists also used machine-learning-based modeling to determine the relative contributions of climate change, fire disturbance and landscape features to observed permafrost declines.

They found that thermokarst formation has accelerated by 60% since the 1950s. Although climate change is the main driver of thermokarst acceleration, fire played a disproportionately large role in that process. Fire burned only 3% of the Arctic landscape in that time period but was responsible for more than 10% of thermokarst formation.

The researchers found that repeated fires in the same areas continued to damage the tundra but did not further accelerate thermokarst formation. The study reveals that a single fire can accelerate thermokarst formation for several decades.

Models predict that thermokarst will only increase with climate change. In addition to thawing permafrost, climate warming dries out the tundra, increasing its flammability. This makes it more likely that lightning strikes will spark fires, causing even more permafrost degradation.

Thawing and collapsing permafrost also leads to other landscape changes. For example, lakes sitting in frozen permafrost depressions may drain when that permafrost degrades. The loss of permafrost will inevitably upset the Arctic environment.

Source: US news media.

La toundra recouvre la majeure partie du nord de l’Alaska

Thermokarst dans le nord de l’Alaska

(Photos : C. Grandpey)

Les richesses de la Russie dans l’Arctique // Russia’s wealth in the Arctic

Avec la fonte de la banquise et de la glace de mer, de nouvelles voies de navigation comme la Route Maritime du Nord s’ouvrent dans l’Arctique et l’extraction de minéraux précieux devient beaucoup plus facile. La Russie – qui détient la plus grande partie de l’Arctique – a parfaitement compris tous les avantages qu’elle peut tirer de la nouvelle donne. L’Arctique semble être la version moderne de la caverne d’Ali Baba. Il y a de tout dans l’Arctique en matière de ressources naturelles, mais la rigueur du climat et le manque d’infrastructures ont, jusqu’à présent, entravé l’exploitation de ces richesses. Elles n’étaient pas, non plus, indispensables dans une économie basée sur les combustibles fossiles.
Aujourd’hui, avec l’envolée de la demande croissante en métaux conventionnels et pour certains minéraux considérés comme essentiels dans la transition énergétique comme le cobalt ou les terres rares, il semble y avoir une volonté, au moins en Russie, de favoriser le développement des ressources qui se cachent dans le nord inhospitalier.
Il suffit de prendre l’exemple du cuivre. Le métal est largement utilisé dans les véhicules électriques. Alors que le moteur à combustion interne classique contient environ 20 kilos de cuivre, la voiture électrique en contient jusqu’à quatre fois plus. Il n’est donc pas étonnant que la demande de cuivre pour la fabrication des véhicules électriques augmente énormément entre 2020 et 2030.
L’Arctique russe possède également d’importantes réserves de lithium. Les gisements de lithium en Sibérie orientale et en Yakoutie pourraient fournir 3,5 % du lithium de la planète d’ici 2025.
L’importance grandissante de ces minerais est la raison pour laquelle la Russie envisage de construire cinq nouvelles centrales nucléaires flottantes, toutes destinées à alimenter des projets miniers. L’option nucléaire a été préférée par le Kremlin à l’idée de centrales à gaz flottantes. Les cinq centrales nucléaires flottantes coûteront 2,2 milliards de dollars.
Les centrales électriques flottantes sont la première étape à franchir sur la voie du développement des ressources en métaux et en minerais dans l’Arctique russe. Sans électricité, la construction des routes et d’autres infrastructures vitales dans le cadre d’un projet minier serait beaucoup plus difficile. Avec l’électricité, le principal problème est résolu.
L’économie mondiale vise une transition progressive vers une énergie décarbonée, et c’est en train de devenir une réalité en Russie où le Premier ministre a déclaré : « Il faut se préparer à une réduction progressive de l’utilisation des combustibles traditionnels : pétrole, gaz, charbon. Il faut améliorer l’efficacité énergétique, développer les énergies alternatives, construire des infrastructures appropriées. »
La Russie, en d’autres termes, commence à se préparer à un monde post-fossiles, ou du moins à un monde qui a moins besoin des hydrocarbures utilisés depuis près de 200 ans. Ce monde remplacera les hydrocarbures par des métaux et des minéraux. Heureusement pour la Russie, elle a tout ce qu’il faut : beaucoup d’hydrocarbures, de métaux et de minéraux.
Source : Yahoo News.

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With the melting of sea ice, new shipping lanes like the Northern Sea Route are opening in the Arctic and the mining of precious minerals is getting much easier. Russia – which owns most of Arctic – has perfectly understood all the benefits it can draw from the new situation. The Arctic seems to be the modern version of Ali Baba’s treasure cave.There is everything in the Arctic in terms of natural resources, but the harsh climate and lack of basic infrastructure have up to now interfered with the development of these resources. There has also not been much need for them in a fossil fuel-based economy.

Now, with the surge in demand expected for most basic metals and certain minerals considered critical for the energy transition such as cobalt or rare earths, there seems to be strong motivation, at least in Russia, to push ahead with resource development in the inhospitable northern region.

Take copper, for example. The metal is used abundantly in electric vehicles. If the average internal combustion engine contains about 20 kilos of copper, the average electric car contains as much as four times that. No wonder, then, that copper demand from the EV industry alone is set to grow enormously between 2020 and 2030.

The Russian Arctic has also significant lithium reserves.The lithium deposits in eastern Siberia and Yakutia might become the source of 3.5 percent of the world’s lithium by 2025.

This is rthe reason why the country plans to build five more floating nuclear power plants, all to supply mining projects. The nuclear option was preferred by the Kremlin to the idea for floating gas-fired power plants. The five floating power plants will cost $2.2 billion.

Floating power plants are the first step that needs to be made on the road to the development of Russia’s metal and mineral wealth in the Arctic. Without electricity, the task of building roads and other vital infrastructure for a mining project is a lot more challenging. With electricity, the first big problem is solved.

The world economy is aimed at a gradual transition to low-carbon energy, and this is already a new reality. Russia’s Prime Minister, said : « It is necessary to prepare for a step-by-step reduction in the use of traditional fuels: oil, gas, coal. It is necessary to improve energy efficiency, develop alternative energy, build appropriate infrastructure.

Russia, in other words, is beginning to prepare for a post-fossil fuel world, or at least a world that needs less of the hydrocarbons that have fuelled it for close to 200 years now. This world will replace hydrocarbons with metals and minerals. Fortunately for Russia, it has a lot of both hydrocarbons and metals and minerals.

Source: Yahoo News.

Extrême nord russe (Source: Wikipedia)