Merapi (Ile de Java / Indonésie)

drapeau francaisLe Merapi a connu une hausse soudaine d’activité sismique le 20 Avril avec au final une explosion qui a entraîné des retombées de cendre dans un rayon de 15 kilomètres sur les versants sud-est, sud et sud-ouest du volcan.
Des secousses ont été enregistrées pendant environ 20 minutes à 4h21 (heure locale) dimanche dernier. Il a été fait état d’incandescence au sommet du Merapi au moment de l’explosion, mais il n’y a pas eu d’écoulement de lave. Cela signifie qu’il ne s’agissait probablement pas d’une nouvelle phase éruptive. Le volcan a essentiellement expulsé des gaz, principalement du CO2.
En juillet 2013, le Merapi avait déjà vomi de la vapeur et projeté des matériaux au cours d’une autre explosion. Les volcanologues locaux avaient dit à l’époque que l’explosion n’était pas une éruption, mais plutôt un événement phréatique dû à l’eau de pluie qui avait provoqué une accumulation de pression en venant en contact avec la roche chaude à l’intérieur de l’édifice volcanique.
Le niveau d’alerte du Mont Merapi reste « actif – normal ». Les personnes vivant à proximité du volcan et les randonneurs sont invités à rester vigilants et ne pas aller jusqu’au sommet.

Source : The Jakarta Post.

Ces explosions phréatiques ne se produisent pas seulement sur ​​le Merapi. On peut les observer sur beaucoup d’autres volcans à travers le monde. Elles sont particulièrement dangereuses car elles ont lieu sans prévenir. J’ai personnellement été confronté à un événement similaire sur l’Etna dans les années 1990 lorsque le plancher du cratère central s’est soudain soulevé et a explosé à deux reprises en envoyant des bombes à plusieurs centaines de mètres du cratère.

Le Merapi fait partie des volcans les plus dangereux. Ses dernières éruptions sont décrites dans mon dernier livre « Killer Volcanoes, éruptions meurtrières des temps modernes » (voir colonne de gauche de ce blog).

 ——————————————–

drapeau anglaisMount Merapi showed an episode of increased seismic activity on April 20th which culminated with an explosion that showered ash over areas within a 15-kilometer radius on the southeast, south, and southwest sides of the volcano.

Tremors were recorded for around 20 minutes at 4:21 a.m. (local time) on Sunday. Some glow was observed around the time of the blast at the top of Mt Merapi, but there was no lava flow. This means the mountain was probably not entering a new eruptive phase.

Most of the material from the blast included gases, mainly CO2. .

Last July, Merapi had already spewed steam and debris in another explosion. Local volcanologists said at the time that the blast was not an eruption, but rather a phreatic event due to rainwater building up pressure when it came in contact with hot material within the volcanic edifice.

Mount Merapi’s alert level remains “active-normal”. People living near the volcano and hikers are advised to stay vigilant and not go as far as the summit.

Source: The Jakarta Post.

Such phreatic explosions not only occur on Mount Merapi. They can be observed on many other volcanoes around the world. They are particularly dangerous as they take place without warning. I was personally confronted with a similar event on Mount Etna in the 1990s when the floor of the central crater suddenly rose before exploding twice and sending bombs several hundred meters out of the crater.

Ubinas (Pérou): Evacuation des animaux // Evacuation of llamas and alpacas

drapeau francaisEn raison de l’intensification d’activité de l’Ubinas, les autorités péruviennes ont organisé le déplacement de 28 000 alpagas et lamas qui vivent autour du volcan. Les explosions ont été fréquentes au cours des dernières semaines. L’une d’elles dimanche dernier a envoyé un panache de cendres à 5500 mètres de hauteur. Les pâturages sont maintenant couverts de cendre de sorte que les animaux ne sont plus en mesure de paître en toute sécurité. Le Ministère de l’Agriculture envoie les camélidés vers des zones plus sûres situées plus bas dans la montagne.

100 familles ont été évacuées de Moquegua et Arequipa vers des abris temporaires et 40 personnes ont été traitées pour des conjonctivites, des problèmes respiratoires et les problèmes digestifs.

Le Ministère de l’Agriculture prévoit de distribuer 60 tonnes de fourrage pour les animaux, auxquelles viendront s’ajouter 20 tonnes fournies par le gouvernement régional de Moquegua.
Source: Hispanically Speaking News// Fox News Latino.

 ———————————————

drapeau anglaisDue to the increasing activity of Ubinas, Peruvian authorities have organized the moving of 28,000 alpacas and llamas that live around the volcano. Explosions have been frequent during the past weeks. One of them last Sunday sent an ash plume up to 5,500 metres. Pastures are now covered with ash so that the animals are no longer able to graze safely. The Agriculture Ministry is prepared to move the camelids to safer areas lower down the mountains.

100 families have been evacuated from Moquegua and Arequipa to temporary shelters and 40 people have been treated for conjunctivitis, respiratory problems and stomach illness.

The Agriculture Ministry plans to distribute 60 tons of feed for the animals, while the Moquegua regional government will come up with an additional 20 tons.

Source: Hispanically Speaking News// Fox News Latino.

Lama-blog

Lama de l’altiplano  (Photo:  C.  Grandpey)

Quand l’Eyjafjallajökull refait parler de lui ! // The Eyjafjallajökull story is not over yet !

drapeau francaisL’éruption de l’Eyjafjallajökull en 2010 a causé beaucoup de problèmes pratiques. En effet, en raison des nuages ​​de cendre vomis par le volcan, les avions sont restés cloués au sol dans de nombreux aéroports et leurs passagers furent dans l’impossibilité de rentrer à la maison ou, pire encore, de se rendre à leur travail ! Plusieurs passagers bloqués ont poursuivi les compagnies aériennes qui refusaient de rembourser leurs billets d’avion. D’autres sont allés en justice contre leurs entreprises parce qu’elles refusaient de payer les jours de travail perdus.
L’exemple le plus récent se situe au Canada avec une fonctionnaire employée par le Ministère des Anciens Combattants à Halifax. Cette femme était en vacances en Angleterre en avril 2010 lorsque l’Eyjafjallajökull est entré en éruption. Elle devait retourner à Halifax le 20 avril, cinq jours après que l’éruption ait causé l’annulation de tous les vols au départ de l’Angleterre. Inquiète de ne pouvoir rentrer chez elle, cette brave dame a contacté Air Canada le 16 avril et a demandé ce qu’elle devait faire.
La compagnie aérienne lui a conseillé de réserver à nouveau son vol de retour pour le 27 avril, le premier vol avec des sièges encore disponibles. Air Canada a déclaré qu’elle resterait sur ​​une liste d’attente de passagers dont les vols avaient été annulés et qu’elle serait avertie si un vol devenait disponible avant cette date.
La fonctionnaire a contacté trois autres compagnies aériennes pour voir s’il lui était possible de rentrer au Canada plus tôt, mais aucun vol n’était disponible avant le 27 avril, ce que lui avait proposé Air Canada.
Elle a envoyé un courrier électronique à son chef de service, lui demandant de prolonger son congé payé d’une semaine, en invoquant une clause de la convention collective qui stipule que le Ministère ne peut refuser d’accorder un congé payé dans des circonstances indépendantes de la volonté de l’employé.
Malgré cette clause, le chef de service fut seulement disposé à accorder à la fonctionnaire deux jours de congé payé, une proposition allongée par la suite à 2,5 jours. Les jours restants seraient déduits de ses allocations vacances.
La fonctionnaire a alors déposé un recours et, dans une décision prise le 20 mars, le médiateur a ordonné au Ministère de payer à l’employée les cinq jours qui lui étaient dus et de verser sur son compte en banque le montant des jours injustement prélevés. Le médiateur a clairement reconnu que des circonstances particulières indépendantes de la volonté de l’employée l’avaient empêchée de se présenter à son travail.
Il y a de fortes chances pour que ces décisions de justice fassent jurisprudence et que la prochaine éruption avec nuages de cendre provoque un imbroglio juridique en plus des problèmes pratiques. Ne rêvons pas : les avions capables de détecter et d’analyser la cendre volcanique ne sont pas pour demain et nous revivrons la même situation qu’en 2010 !

Source : Ottawa Citizen.

 ——————————————-

drapeau anglaisThe eruption of Eyjafjallajökull in 2010 caused quite a lot of practical problems. Indeed, because of the ash clouds vomited by the volcano, planes were grounded in many airports and their passengers unable to go back home or, even worse, to work! Several stranded passengers sued the air companies that refused to refund their plane tickets. Others went to law against their companies because they refused to pay them for the lost days at work.

The most recent example lies in Canada with a civil servant working for the Department of Veterans Affairs in Halifax. This woman was on holiday in England in April 2010 when the Eyjafjallajökull volcano in Iceland erupted. She was scheduled to return to Halifax on April 20th, five days after the eruption grounded all flights out of England. Concerned about her ability to get home, she contacted Air Canada on April 16th and asked what she should do.

The airline advised her to rebook her return flight for April 27th, the first flight with seats still available. Air Canada said she would remain on a standby list of passengers on cancelled flights and would be notified if an earlier flight became available.

Martin contacted three other airlines to see if any could get her back to Canada earlier, but none had availability before the April 27 Air Canada flight.

She emailed her supervisor and asked to extend her paid leave by a week, invoking a collective agreement clause that says the department should not unreasonably withhold discretionary leave with pay in circumstances beyond an employee’s control.

But the supervisor was only willing to give her employee two days leave with pay, an offer later bumped up to 2.5 days. The remaining days would be deducted from her vacation entitlement.

The civil servant filed a grievance and the arbitrator upheld it in a decision taken on March 20th and ordering the department to pay the woman her requested five days and credit her bank account for the days unjustly deducted. The arbitrator clearly recognized that special circumstances beyond an employee’s control might prevent him from reporting to work.

The odds are that such legal decisions will set a prededent and that the next dirty eruption will cause a legal mess the more practical problems. Let’s not dream: the planes able to detect and analyse ash are not for tomorrow and we will live the same situation as in 2010!

Source: Ottawa Citizen.

Eyjafjallajokull-blog

Crédit photo: Wikipedia.

Violente explosion du Tungurahua (Equateur)

drapeau francaisSelon l’Institut Géophysique et plusieurs agences de presse, le Tungurahua a connu lundi 14 avril 2014 l’une de ses phases explosives les plus violentes de ces dernières semaines. L’explosion s’est produite à 20h30 (heure locale) et a généré un panache de cendre de 5 km de hauteur avec des retombées  jusqu’à Pillate à 7 km à l’ouest du volcan où la couche atteignait 2 millimètres. L’explosion a été perçue jusqu’à Ambato et a brisé des fenêtres dans les localités autour du volcan. Il n’est toutefois pas fait état de dégâts importants ou de victimes.

 —————————————————

drapeau anglaisAccording to the Geophysical Institute and several press agencies, Tungurahua went through a major explosive event on Monday Apeil 14th 2014. The explosion took place at 20:30 (local time) and generated a 5-km-high ash column with ash fall as far as Pillate, 7 km from the volcano where there was a two-millimetre layer of fine gravel. The explosion was heard as far as Ambato and broke windows in the communities around the volcano. However, no major damage or casualties have been reported.

Tungu-blog

Source: Webcam de l’Institut Géophysique