Les chutes du Niagara prises par la glace ! // Frozen Niagara Falls !

En raison du réchauffement stratosphérique soudain (SSW) que j’ai mentionné précédemment, un segment du vortex polaire a glissé vers le Canada et les États-Unis, apportant des températures glaciales. L’Europe occidentale a été épargnée par le phénomène et bénéficie de températures printanières très précoces.

Une conséquence spectaculaire de la descente du vortex polaire a été le gel partiel des chutes du Niagara le 22 février 2021. Après que les températures aient chuté à -18°C à Niagara la semaine dernière, les touristes se sont précipités pour assister au spectacle de la glace qui s’était formée dans la partie supérieure des célèbres chutes.

Bien que certaines images donnent l’impression que l’ensemble des chutes est gelé, l’eau n’a jamais cessé de couler malgré les conditions de gel.

La glace se forme sur les chutes du Niagara chaque année, mais un gel à grande échelle ne se produit qu’après une longue période de grand froid.

Des photos montrant de grandes zones de glace ont déjà été prises en 2014 et 2015 pendant de semblables événements de vortex polaire dans la région.

Source: médias d’information américains

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Because of the Sudden Stratospheric Warming (SSW) I mentioned previously, a segment of the polar vortex slid towards Canada and the US, bringing freezing temperatures. Western Europe was spared by the phenomenon and is enjoying early spring temperatures.

One dramatic consequence of the polar vortex was the partial freezing of Niagara Falls on February 22nd, 2021. After temperatures fell to -18°C in Niagara last week, tourists gathered to witness the ice which had formed at the top of the famous waterfall.

Although some images made it appear that the falls themselves were frozen solid, the water never stopped flowing despite the freezing conditions.

Ice forms on Niagara Falls every year, but widespread freezing only occurs after a sustained period of cold temperatures. Similar photos of large areas of ice on the waterfall were captured in 2014 and 2015 as polar vortex events hit the area.

Source : US news media

Source : agences de presse américaines

Les chutes du Niagara pendant l’été (Photo : C. Grandpey)

Une nouvelle histoire d’ours…

J’adore les histoires de l’Arctique profond, celles qui ne peuvent se dérouler que dans cette partie du monde où l’on se trouve très souvent loin de tout. Il y a bien sûr les anecdotes liées à la Ruée vers l’Or au 19ème siècle, mais aujourd’hui encore, certains habitants sont confrontés à des situations qui sortent de l’ordinaire. La presse alaskienne a raconté la mésaventure que vient de connaître une habitante du sud de l’Alaska.

Dans ma campagne creusoise à l’époque où j’étais môme, les toilettes ne se trouvaient généralement pas à l’intérieur de la ferme. Un petit cabanon avait souvent été édifié à l’extérieur de la maison, au fond du jardin, et il fallait parfois affronter le froid et le mauvais temps pour atteindre ce lieu intime. C’est encore parfois le cas dans la toundra arctique et il faut donc en ce moment se déplacer dans la nuit polaire pour aller satisfaire un besoin naturel.

La protagoniste de l’histoire en question voyageait dans le sud-est de l’Alaska en compagnie de son frère et de la petite amie de ce dernier. Ils avaient trouvé un logement simple dans une yourte  en pleine nature, avec les toilettes à une cinquantaine de mètres. Au cours de la nuit, la femme se rendit dans l’édicule, mais à peine eut-elle posé son postérieur sur le siège qu’elle bondit en poussant  un cri car elle venait de ressentir une douleur violente à une fesse.

Dès qu’il entendit le cri, le frère de cette femme se précipita en s’éclairant à l’aide d’une lampe frontale. L’homme pensa d’abord que sa sœur avait été mordue par quelque rongeur comme un écureuil ou un vison qui abondent dans la région. Quand il souleva le couvercle du siège, quelle ne fut pas sa surprise de se trouver nez à nez avec un ours noir, aussi appelé baribal ! L’ours ne s’est pas enfui et ne s’est pas montré agressif. Selon l’homme, il avait plutôt l’air d’être en léthargie, ce qui est normal au mois de février car les ours sont censés être en hibernation.

La blessure subie par la femme ne présentait pas de gravité. Elle a pu être traitée d’abord sur place, puis à l’hôpital pour éviter toute complication. Il se pourrait que l’ours lui ait juste donné un coup de patte. L’animal avait déjà été vu en train de rôder dans le secteur. Il n’est pas le seul ours encore sur pied actuellement ? Cela s’explique par une saison automnale relativement pauvre en saumons, de sorte que les plantigrades n’ont pas forcément fait le plein de graisse et de protéines. De ce fit, leur hibernation est moins profonde. Il est probable que l’ours de l’histoire a découvert une ouverture sous le cabanon et s’y est introduit il y a plusieurs semaines pour en faire sa tanière.

La femme a déclaré qu’elle devait être la seule personne au monde à qui une telle mésaventure était arrivée !

Source : Anchorage Daily News.

Vous trouverez d’autres histoires d’ours dans un ouvrage intitulé  Dans les Pas de l’Ours que j’ai écrit avec Jacques Drouin. Il a été publié aux Editions Sequoia et est disponible en librairie ou sur Internet.

Photos : C. Grandpey

Le Stromboli jusqu’à 400 mètres ! // Stromboli up to 400 metres !

 A supposer que la pandémie de COVID permette de se rendre sans risque en Sicile (la situation était stable le 18 février 2021 avec 480 nouveaux cas et 26 décès), il sera désormais possible de gravir le Stromboli jusqu’à 400 mètres d’altitude. Après le feu vert donné en visioconférence par l’INGV et la Protection Civile, le maire vient de publier une ordonnance allant dans ce sens.

La montée peut s’effectuer à la fois depuis Stromboli et depuis Ginostra, mais les randonneurs doivent toujours être accompagnés de guides volcanologiques. Il est demandé aux participants avant chaque excursion de consulter les bulletins de l’INGV et de la Protection civile afin de connaître en temps réel la situation sur le volcan.

L’activité strombolienne actuelle a été jugée trop intense pour autoriser l’accès à la Cima, à 900 mètres d’altitude. 400 mètres, c’est mieux que rien, mais ceux qui – comme moi – ont eu la chance de bivouaquer des dizaines de fois au sommet préféreront se nourrir des souvenirs de ces nuits intenses.

Source: ANSA

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Assuming that the COVID pandemic makes it possible to travel without risk to Sicily (the situation was stable on February 18th, 2021 with 480 new cases and 26 deaths), it will now be possible to climb Stromboli up to 400 metres above sea level. After the green light given through videoconference by INGV and Civil Defence, the mayor has just issued an ordinance allowing the excursion.

The climb can be done both from Stromboli and from Ginostra, but hikers should always be accompanied by volcanological guides. Participants are asked before each climb to consult the INGV and Civil Protection bulletins in order to know in real time the situation on the volcano.

Current Strombolian activity was deemed too intense to allow access to La Cima, 900 metres above sea level. 400 meters is better than nothing, but those who – like me – have had the opportunity to bivouac dozens of times at the top will prefer to feed on the memories of those intense nights.

Source: ANSA.

Photo : C. Grandpey

Un bateau en fibre de lave ! // A boat made of lava fiber!

Je savais que certains bijoux étaient faits de roche volcanique comme l’obsidienne, et que certains boîtiers de montres étaient ornés de poudre de lave. Même les radiateurs de ma maison possèdent des barres de stéatite pour garder la chaleur plus longtemps. En lisant la presse américaine, je viens d’apprendre que les volcans participent aujourd’hui à la construction des bateaux !

Cet été, Norbert Sedlacek, un navigateur autrichien – un pays sans volcans – fera le tour du monde seul et sans assistance extérieure. L’aventure, prévue pour durer sept mois, lui fera parcourir les cinq océans du monde et le tristement célèbre passage du Nord-Ouest. Il effectuera le périple à bord d’un bateau qu’il a lui-même construit en fibre volcanique, avec une ossature en balsa.

Avec le départ en juillet, Sedlacek s’attend à rencontrer des tempêtes, voire des ouragans, des vagues monstrueuses, des icebergs et des températures extrêmes, sans parler de la solitude et de l’épuisement qui accompagnent un tel voyage. Cependant, il a confiance dans les performances et la durabilité de son bateau en fibre volcanique, l’Open60AAL Innovation.

Conçu par le chantier naval du marin, Innovation Yachts, le matériau volcanique utilisé a pour nom Filava. Sedlacek explique que Filava est un matériau intéressant car il améliore les performances de la fibre de carbone. Certaines de ses propriétés sont semblables à celles du carbone, mais il a une densité plus élevée. De plus, il est beaucoup moins cher et très résistant aux éléments naturels comme les attaques du soleil et l’humidité. Filava se présente sous forme de mèches fabriquées à partir de filaments de roche volcanique améliorés formés via un bain de fusion, auxquels de la lave chaude est ensuite ajoutée et vitrifiée par refroidissement. Il se présente sous forme de feuilles, comme la fibre de verre.

Avec ce matériau, l’Open60AAL Innovation sera plus léger qu’un voilier en fibre de carbone de taille similaire. Le bateau de 60 pieds, fabriqué depuis 2016, est suffisamment stable, léger et rapide pour aborder le passage du Nord-Ouest, même avec peu de vent.

Sedlacek n’est pas un débutant. Il a effectué son premier tour du monde en 1998, suivi d’un tour de l’Antarctique en 2000. Il a ensuite participé au célèbre Vendée Globe.

Le marin naviguera sans assistance, mais sa confiance en l’Open60 est une affaire de précision mathématique. Lui et son équipe ont calculé que le bateau devait résister à quelque 40 millions de vibrations au cours des sept mois en mer. Cela signifie qu’ils ont dû identifier les faiblesses avant qu’elles deviennent des défauts.

La qualité de construction du bateau est tout aussi impressionnante car l’Open60 est 100% recyclable, ce qui le distingue des bateaux traditionnels en composite de fibre de verre qui ne sont pas recyclables et se retrouvent dans des décharges. La roche volcanique est transformée en fibres. Ces fibres sont transformées en tapis de  Filava qui sont ensuite utilisés pour donner sa forme au  bateau. À la fin du cycle de vie du bateau, les panneaux de fibre sont broyés et peuvent servir à fabriquer des produits comme des receveurs de douches.

L’Open60AAL Innovation est également entièrement électrique. L’énergie est générée par des panneaux solaires de sorte que le bateau sera parfaitement autonome. L’Open60AAL Innovation est peut-être le seul bateau construit à partir de fibre volcanique, mais il y en a d’autres en fabrication. Ainsi, la compagnie Amer Yachts espère construire la première coque d’un yacht de luxe en Filava. Selon le directeur général de la société, «Filava est plus facile à utiliser et a un impact environnemental moindre que la fibre de verre.»

Source: Yahoo News.

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 I knew that some jewels were made out of volcanic rock such as obsidian, and that some watch cases were adorned with lava powder. Even the radiators in my home have bars of steatite to keep the heat longer. Reading the U.S. press, I have just learned that volcanoes are now helping to build ships!

This summer, Norbert Sedlacek, a sailor from Austria – a country with no volcanoes – will circumnavigate the world alone without outside support. The seven-month challenge will include the five world’s oceans and the notorious Northwest Passage. He will perform the trip on a boat he built himself out of volcanic fiber, with a balsa-wood core.

Setting out in July, Sedlacek expects to encounter storms of hurricane strength, monstrous waves, icebergs and extreme temperatures, not to mention persistent loneliness and exhaustion. However, he is confident in the performance and durability of his volcanic-fiber boat, the Open60AAL Innovation.

Designed by the sailor’s own ship building company, Innovation Yachts, the volcanic material being used is called Filava. Sedlacek explains that Filava is an interesting material because it is an upgrade from carbon fiber. Some of its properties are similar to carbon but it has a higher density, is much cheaper and highly resistant to natural elements like sun damage and humidity. Filava is a roving made from enhanced volcanic rock filaments formed via a batch melt, which hot lava is then added to and vitrified by cooling. It is manufactured in sheets like fiberglass.

With this material, the Open60AAL Innovation will also be lighter than a similar-sized carbon-fiber sailing vessel. The 60-footer, which has been in production since 2016, is stable, light and fast enough to sail through the Northwest Passage, even with little wind.

Sedlacek is no novice to open-ocean sailing. He completed his first sail around the world in 1998, followed by a circumnavigation of Antarctica in 2000. He then sailed the famous Vendée Globe.

The man will be sailing unsupported, but his confidence in the Open60 is comes down to mathematical precision. He and his staff calculated the ship has to withstand around 40 million vibrations in the seven months at sea. That means they had to identify weaknesses before they lead to defects.

The build quality of the ship is equally impressive because the Open60 is 100-percent recyclable, which makes it different from traditional fiberglass-composite boats which are not recyclable and end up in landfills. The volcanic rock is processed into fibers. These fibers are converted into Filava mats which are then used to form the shape of the boat. At the end of the boat’s lifecycle, it’s shredded and converted into industrial panels to manufacture products like shower trays.

The Open60AAL Innovation is also fully electric. Energy is also generated by solar panels, so the boat will be self-sufficient.

The Open60AAL Innovation may be the only boat on the water built from volcanic fiber, but there are others on the way. Amer Yachts hopes to build the first superyacht hull made from Filava. According to the company’s managing director, “Filava is so much easier to use and has a lower environmental impact than fibreglass.”

Source: Yahoo News.

L’Open60AAL Innovation de Norbert Sedlacek