Parc National des Virunga (RDC) = Danger ! // Virunga National Park (DRC) = Danger !

Situé à la frontière avec le Rwanda et l’Ouganda, le Parc National des Virunga en République Démocratique du Congo s’étend sur 7800 km² dans la province du Nord-Kivu. Des bords du lac Kivu au volcan Nyiragongo, à la sortie de Goma, jusqu’aux monts Rwenzori à la frontière avec l’Ouganda vers le nord, le plus ancien parc naturel d’Afrique sert de refuge à des espèces menacées comme le gorille des montagnes,  passion de la célèbre primatologue Dian Fossey, assassinée en 1985.

Dans un article publié le 18 février 2019 France Info nous apprenait que le parc national des Virunga était de nouveau accessible aux touristes après plus de neuf mois de fermeture imposée par plusieurs incidents meurtriers. Le 11 mai 2018, une ranger avait été tuée et trois personnes, dont deux touristes britanniques, avaient été enlevées puis libérées. Entre le 9 avril et le 21 mai de la même année, deux militaires, un civil, cinq gardes et un chauffeur avaient également été abattus dans le parc par des hommes armés non identifiés.

En 2019, la sécurité du parc a été soumise à un audit et les rapports ont révélé que tous les indicateurs sécuritaires étaient bons. C’est qui a justifié la réouverture aux touristes le 15 février 2019 des deux premiers sites du parc, le volcan Nyiragongo, et le site de Kibumba où vivent les gorilles de montagne.

L’embellie aura été de courte durée. Le 10 janvier 2021, au moins six éco-gardes ont été tués dans le parc national des Virunga au cours d’une attaque perpétrée par des hommes armés, probablement des Maï-Maï, un groupe de miliciens aux activités criminelles. L’attaque a eu lieu dans l’espace situé entre Nyamitwitwi et Nyamilima, dans le centre du parc. Le parc a bien sûr été de nouveau fermé aux visiteurs.

Créé en 1925, le parc national des Virunga est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Joyau naturel, les Virunga sont aussi le théâtre des confits de la région troublée du Nord-Kivu, où des groupes armés se disputent le contrôle des richesses du sol et du sous-sol. Le parc est surveillé par 689 rangers armés, dont au moins 200 ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions, dans l’histoire récente du parc.

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Located on the border with Rwanda and Uganda, the Virunga National Park in the Democratic Republic of the Congo covers an area of  7,800 km² in the province of North Kivu. From the shores of Lake Kivu to the Nyiragongo volcano, on the outskirts of Goma, to the Rwenzori mountains on the border with Uganda to the north, Africa’s oldest natural park serves as a refuge for endangered species such as the mountain gorillas, the passion of the famous primatologist Dian Fossey, murdered in 1985.

In an article published on February 18th, 2019, France Info informed us that the Virunga National Park was again accessible to tourists after more than nine months of closure imposed by several deadly incidents. On May 11th, 2018, a ranger was killed and three people, including two British tourists, were kidnapped and then released. Between April 9th and May 21st of the same year, two soldiers, a civilian, five guards and a driver were also shot dead in the park by unidentified gunmen.

In 2019, the park’s safety was audited and reports found that all safety indicators were good. This is what justified the reopening to tourists on February 15th, 2019 of the first two sites of the park, the Nyiragongo volcano, and the Kibumba site where mountain gorillas live.

The upturn was short-lived. On January 10th, 2021, at least six eco-guards were killed in Virunga National Park in an attack by armed men, possibly Mai-Mai, a militia group with criminal activities. The attack took place in the space between Nyamitwitwi and Nyamilima, in the center of the park. The park was of course closed to visitors again.

Created in 1925, Virunga National Park is a UNESCO World Heritage Site. A natural jewel, the Virunga are also the scene of conflicts in the troubled region of North Kivu, where armed groups are vying for control of the riches of the soil and the subsoil. The park is guarded by 689 armed rangers, of whom at least 200 have been killed in the line of duty, in the park’s recent history.

Lac de lave du Nyiragongo (Crédit photo : Wikipedia)

Le virus Ebola en République Démocratique du Congo // Ebola virus disease in the Democratic Republic of Congo

Voici une information très importante à l’attention des personnes qui ont l’intention de se rendre en République Démocratique du Congo où se trouve le Nyiragongo qui possède l’un des rares lacs de lave de la planète en ce moment.

Le Nyiragongo se trouve dans la province du Nord-Kivu qui est affectée, ainsi que l’Ituri, par une sévère épidémie de fièvre Ebola qui a tué plus de  1000 personnes depuis le mois d’août 2018. A noter que Kinshasa, la capitale du pays, n’est pas concernée. Par contre, de nombreuses victimes ont été recensées dans les régions de Goma et Nyiragongo.

Le virus se propage par transmission interhumaine, à la suite de contacts directs (peau lésée ou muqueuses) avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques de personnes infectées, ou avec des surfaces et des matériaux (par exemple, linge de lit, vêtements) qui ont été contaminés par ce type de liquides.

Le Ministère des Affaires Etrangères diffuse sur son site Internet des consignes de prévention :

https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays-destination/republique-democratique-du-congo/

Au Congo, L’Union des femmes opprimées (UFO) a lancé le mois dernier une campagne de sensibilisation en faveur de trois cents « enfants de la rue » contre le virus Ebola. Plusieurs sites des communes de Goma et de Nyiragongo, ont été ciblés. Cette campagne est justifiée par la vulnérabilité de cette couche sociale dans la ville de Goma et le territoire de Nyiragongo.

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Here is a very important piece of information for those who intend to visit the Democratic Republic of Congo where Nyiragongo is located, with one of the few lava lakes on the planet at the moment.
Nyiragongo is located in the North Kivu province which is affected, as well as Ituri, by a severe epidemic of Ebola virus disease that has killed more than 1000 people since August 2018. Note that Kinshasa, the capital of the country, is not concerned. Many casualties have been reported in the Goma and Nyiragongo areas.
The virus spreads by human-to-human transmission, as a result of direct contact (broken skin or mucous membranes) with blood, secretions, organs or body fluids of infected persons, or with surfaces and materials (eg bed, clothing) that have been contaminated with this type of fluid.
The Ministry of Foreign Affairs publishes prevention guidelines on its website:
https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays-destination/republique-democratique-du-congo/

In Congo, the Union of Oppressed Women (UFO) launched last month an awareness campaign for 300 « street children » against the Ebola virus. Several sites in the communes of Goma and Nyiragongo have been targeted. This campaign is justified by the vulnerability of this social stratum in the city of Goma and the territory of Nyiragongo.

Lac de lave du Nyiragongo (Crédit photo: Wikipedia)