Images de volcans (suite): Fresques siciliennes

S’agissant des peintures murales représentant des volcans, la Sicile en possède plusieurs exemplaires intéressants. Il y a, bien sûr, la fresque de l’éruption de l’Etna en 1669 visible dans la sacristie de la cathédrale de Catane. Elle fut peinte par Giacinto Platania qui fut témoin de cette colère du volcan.

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Au Nord-est de l’Etna, la bourgade de Linguaglossa possède de beaux exemplaires de peintures murales, œuvres d’un peintre catanais,  Salvo Scaramagno.

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Fresque-03

Fresque-04

Les fresques échappent à l’âge. Voici celle qui orne la façade d’une école de Santa Venerina, sur les pentes de l’Etna…

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(Photos:  C.  Grandpey)

La belle légende de Devils Tower (Wyoming / Etats Unis) // The nice legend around Devils Tower

J’ai vu, parmi les voyages organisés prévus en 2014, que l’un d’eux avait à son programme une étape à Devils Tower dans le Wyoming. C’est vrai que le lieu est assez surprenant et on ne s’attend guère à voir surgir ce monolithe dans le paysage.

Personnellement, plus que l’intérêt géologique, je préfère la belle légende indienne qui entoure Devils Tower. Elle raconte qu’un groupe de sept jeunes filles jouaient dans la forêt quand arriva brusquement un ours géant. Elles s’enfuirent mais l’ours les poursuivit. La situation semblait perdue car l’ours gagnait du terrain. Les filles se précipitèrent vers un rocher quelles essayèrent d’escalader en priant le Grand Esprit de leur venir en aide. A ce moment-là, le rocher se mit à grandir, soulevant les enfants dans les airs. L’ours sauta sur le rocher mais ne réussit pas à atteindre les jeunes filles car ses griffes glissaient sur la pierre. On peut voir aujourd’hui la marque de ses griffes sur le rocher qui continua à croître, poussant les filles vers le ciel, où elles devinrent les sept étoiles de la Pléiade.

D’un point de vue géologique, Devils Tower a vu s’opposer différentes théories pour expliquer sa présence au sein d’une région pas spécialement volcanique, composée essentiellement de roches sédimentaires. Le monolithe est très probablement le résultat d’une intrusion magmatique – culot volcanique, diront certains – qui a été déchaussée par l’érosion. La roche qui le constitue est une phonolithe découpée en colonnes de longs prismes hexagonaux pendant le refroidissement. Mais tout cela fait beaucoup moins rêver qu’une légende…

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I have seen that Devils Tower, Wyoming, was one of the journeys planned in 2014. It is true that the place is quite surprising and we do not expect to see this monolith emerge from the landscape.
Personally, more than the geological interest, I prefer the beautiful Indian legend that surrounds Devils Tower. It tells that a group of seven girls were playing in the forest when a giant bear abruptly arrived. They fled but the bear chased them. The situation seemed lost because the bear was gaining ground. The girls rushed to a rock that they tried to climb, begging the Great Spirit to help them. At that moment, the rock began to grow, raising the children in the air. The bear jumped on the rock but failed to reach the girls because his claws slipped on the stone. We can see today the mark of his claws on the rock that continued to grow, pushing the girls to the sky, where they became the seven stars of the Pleiades.
From a geological point of view, Devils Tower has been opposed to different theories to explain its presence in a region not specifically volcanic, composed mainly of sedimentary rocks. The monolith is very likely the result of a magmatic intrusion that has been the victim of erosion. The rock is phonolite cut into columns of long hexagonal prisms during the cooling process. But all this is much less dream than a legend …

 

Un monolithe étrange au sein d’un paysage sédimentaire…

Devil-01

…. des colonnes de phonolithe aux longs prismes hexagonaux …

Devil-02

… et, au final, une belle légende !

Devil-03

(Photos:  C.  Grandpey)

Fonte des glaciers = Danger! // Glacier melting = A real danger!

drapeau francaisA mon retour d’Alaska, j’avais écrit une note sur les effets du réchauffement climatique dans cet Etat où les signes du phénomène sont particulièrement inquiétants. Voici quelques informations supplémentaires concernant le Columbia Glacier, l’un des plus étendus, mais aussi l’un des plus sensibles à la hausse globale des températures.

Le Columbia Glacier est l’un des plus grands glaciers de l’Alaska. Couvrant une superficie de 1.100 kilomètres carrés, il se divise en plusieurs branches et s’étire principalement au sud  des Chugach Mountains, avant de terminer sa couse dans le Prince William Sound.
Avant 1980, le Columbia Glacier montrait une grande stabilité, avec une longueur de 66 km .
De 1957 à 1974, la zone d’ablation (partie du glacier où la fonte importante provoque la diminution de son épaisseur) a maintenu son altitude à quelques mètres près, ce qui laisse supposer que le glacier est resté en équilibre climatique pendant au moins deux décennies.
C’est au début des années 1980 qu’il a commencé à reculer rapidement.
En 1995, il mesurait environ 57 kilomètres de longueur. A la fin de l’an 2000, il avait perdu encore trois kilomètres, et rien n’indique aujourd’hui que la reculade est en passe de s’arrêter.
En 2020, il est prévu que le glacier ait perdu 15 kilomètres supplémentaires et sa masse reposera alors uniquement sur ​​la terre ferme, au-dessus du niveau de la mer.
Le Columbia Glacier n’est pas le seul glacier concerné par le phénomène. Selon le Service Mondial de Surveillance Glaciers, de nombreux glaciers vont disparaître d’ici la fin du 21ème siècle dans le monde. Sur les 2.000 glaciers observés en Alaska, 99% sont en recul. Les glaciers meurent quand la neige qu’ils accumulent est inférieure à l’eau qu’ils perdent à cause de la fonte pendant les mois chauds.
Un glacier qui, comme le Columbia, arrive dans la mer, n’est pas uniquement soumis aux aléas du climat. La hausse des températures n’est pas seule responsable de son recul. Des règles mécaniques complexes (comme le mouvement des courants et des marées dans l’eau sous le glacier qui accélèrent ou ralentissent le vêlage) régissent également son avancée et son recul. Cependant, le climat semble encourager le recul rapide car il favorise la perte d’épaisseur de la glace. A l’endroit où le Columbia Glacier termine sa course, la glace a perdu 480 mètres d’épaisseur par rapport à 20 ans auparavant.
Il ne faudrait pas oublier que la disparition des glaciers entraînera de gros problèmes d’approvisionnement régulier en eau pour les personnes qui utilisent des rivières alimentées par les glaciers pour l’irrigation et l’eau potable, comme en Amérique du Sud, par exemple.
Une étude financée par la National Science Foundation a prévu que le niveau de la mer connaîtra une hausse de 80 centimètres à 2 mètres en 2100.

Pour revenir à l’Alaska, le froid se fait attendre en ce moment et les températures sont trop douces pour la mi-octobre, avec des précipitations sous forme de pluie. Les autorités s’inquiètent car les poteaux qui tiennent les lignes électriques menacent de tomber ; en effet, la fonte du permafrost n’assure plus leur stabilité au sol. A court terme, les fondations de certains bâtiments risquent de céder et de donner naissance à des problèmes d’une autre ampleur. Pendant ce temps, les responsables politiques se réunissent, font semblant de s’intéresser au réchauffement climatique, mais aucune décision digne de ce nom n’est prise pour l’enrayer !

Hier soir, l’émission Thalassa (France  3) a parfaitement mis en relief les problèmes qui affectent l’Alaska à cause du dégel du permafrost. Le village sinistré de Newtok n’est qu’un exemple appelé à se multiplier. Mes voyages à travers l’Alaska et le Yukon m’ont fait prendre conscience du danger qui nous menace à court terme, beaucoup plus tôt qu’on le pense généralement.  Les volcans ont maintenant tendance à passer au second plan; leur menace n’est pas la même, même si les éruptions peuvent avoir des conséquences à grande échelle. L’Alaska, on aime ou on déteste. Moi, je l’adore!

Source : USGS.

 

drapeau anglaisOn coming back from Alaska, I had written a note on the effects of global warming in that State. Here is some additional information on the Columbia Glacier, one of the most extensive, but also one of the most sensitive to rising global temperatures.

Columbia Glacier is one of the largest glaciers of Alaska. Covering a surface of 1,100 square kilometres, it is multi-branched and flows mostly south out of the Chugach Mountains before ending in Prince William Sound.

Prior to 1980, Columbia had a long history of stability, with a length of 66 kilometres.

From 1957 to 1974, the lower ablation area maintained its altitude within a few metres, which suggests that the glacier was in climatic equilibrium for at least 2 decades.

During the early part of the 1980 decade, it began a rapid retreat.

By 1995, it was only about 57 kilometres long and by late 2000, about 54 kilometres long, with no indication that the retreat would stop soon.

By roughly 2020, the glacier is expected to retreat 15 more kilometres until its mass rests solely on solid ground above sea level.

Columbia Glacier is not the only glacier on the move. According to the World Glacier Monitoring Service, many of the world’s glaciers will disappear by the end of the century. Of the 2,000 glaciers observed in Alaska, 99% are retreating. Glaciers die when the snow they accumulate is less than the water they lose due to melting which occurs during warmer months.

A tidewater glacier like Columbia is not directly forced by climate; we cannot blame rising temperatures alone for its retreat. Complex mechanical rules (like the movement of currents and tides in the water below the glacier encouraging or discouraging calving) govern glacial advance and retreat. However, climate does appear to force rapid retreat because it triggers glacial thinning. At the present location of Columbia Glacier’s terminus, the ice is 1,600 feet thinner than it was 20 years ago.

We should remember that disappearing glaciers mean the loss of steady water supplies for people who use glacier-fed rivers for reliable irrigation and drinking water, like in South America, for instance.

A study funded by the National Science Foundation has projected 0.8 to 2 metres of sea level rise by 2100.

Coming back to Alaska, no cold wave is expected yet and mid-October temperatures are too high for the season, with precipitation as rain. The authorities are concerned because the posts that hold the power lines might fall as the melting of the permafrost no longer ensures their stability on the ground. In the short term, the foundations of some buildings may give way and trigger major problems. Meanwhile, politicians organise meetings, pretend to be interested in global warming, but no significant decision has ever been taken to stop it!

Source: USGS.

 

Le vêlage des glaciers est un phénomène habituel mais, s’agissant du Columbia, il s’est accéléré au cours de la dernière décennie. Voici un exemple d’effondrement du front du glacier:

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(Photos:  C.  Grandpey)

Réouverture des parcs nationaux aux Etats Unis

drapeau francaisAvec la fin du blocage budgétaire aux Etats Unis, le Parc National des Volcans d’Hawaii, qui est resté fermé pendant plus de deux semaines, a rouvert jeudi. Un  porte-parole a déclaré que le Park avait mis au chômage technique 127 de ses 140 salariés lors de l’arrêt qui a débuté le 1er Octobre. D’autres parcs nationaux et les lieux historiques d’Hawaï ont rouvert eux aussi, y compris Pearl Harbor – attraction touristique la plus populaire de l’Etat avec l’USS Arizona Memorial – et le Parc National de l’Haleakala sur l’île de Maui.
D’autres parcs dans le reste du pays sont à nouveau opérationnels, comme Yellowstone, mettant un terme à la frustration de milliers de touristes.
Cependant, il faut être prudent car l’accord qui a été conclu à la dernière minute est une solution à court terme qui pourrait annoncer une série de crises similaires dans les prochains mois. Démocrates et les Républicains font maintenant face à une échéance (le 13 Décembre) pour trouver un compromis plus fiable sur les finances de la nation, tandis que le financement du gouvernement arrive à son terme le 15 Janvier et la prochaine confrontation entre les deux partis à propos du plafond de la dette est programmée pour le 7 Février.
En conséquence, il faudra être prudent avant de programmer, et surtout d’acheter, ses vacances aux Etats- Unis cet hiver car un autre « shutdown » pourrait bien se produire si aucun accord n’est trouvé.

 

drapeau anglaisWith the end of the government shutdown, Hawaii Volcanoes National Park, which remained closed for more than two weeks, reopened on Thursday. The park spokesman said the Park had furloughed 127 of its 140 employees during the shutdown, which began on October 1st. Other Hawaii national parks and historic sites reopened, including Pearl Harbor, the state’s most popular visitor attraction and home to the USS Arizona Memorial, and Haleakala National Park on Maui.

Other parks elsewhere in the country reopened too, like Yellowstone, bringing to an end the frustration of thousands of tourists.

However, one needs to be cautious about the future as the deal that was reached at the last moment is a short-term solution that might set up a series of similar crises in the next few months. Democrats and Republicans now face a deadline (December 13th) for forging a broader compromise on the nation’s finances, while government funding runs out January 15th and the next debt ceiling fight is programmed for February 7th.

As a consequence, one should be careful before programming, and above all buying, one’s holidays in the United States in winter as another shutdown might occur if no agreement is found.