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Du 10 au 13 novembre 2016 se tiendra au Parc Phoenix de Nice le 21ème Festival EXPLORIMAGES, Festival International de l’Image de Nature et D’Aventure

Outre les films en compétition, le Festival présente des expositions ainsi que des projections/débats.

Cette année, un coup de projecteur est mis sur les volcans du monde, avec une exposition en salle Émeraude, des projections, des conférences et des rencontres en salles Linné et Topaze. Vous y serez reçus par des passionnés, notamment par les membres de l’association L.A.V.E ainsi que par l’agence « Aventure et Volcans » dirigée par Guy de Saint Cyr qui, malheureusement, ne pourra être présent.

A l’occasion de ce Festival, je présenterai une vidéo sur le Parc de Yellowstone ainsi que deux diaporamas en fondu-enchaîné sonorisé : L’Etna de glace et de feu et Hawaii le Feu de la Terre.

Je mettrai dans mes bagages quelques exemplaires de mon livre Terres de Feu, ansi que Mémoires Volcaniques, écrit avec Jacques Drouin qui sera également présent. Ce sera l’occasion – très rare – pour les visiteurs du Festival, d’avoir une double dédicace de cet ouvrage.

Plus d’informations sur EXPLORIMAGES à cette adresse :

http://www.explorimages.fr/

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L’art de traverser les rivières en Islande // The art of river crossing in Iceland

drapeau-francaisL’un des principaux problèmes à affronter lorsque l’on conduit en Islande est la traversée des rivières. Cela se produira si vous décidez d’emprunter les pistes de l’intérieur. En effet, la route n°1 qui fait le tour de l’île ne présente pas de réelles difficultés. Chaque année, les équipes de secours sont appelées pour venir en aide à des touristes qui se retrouvent coincés dans leur véhicule au beau milieu d’une rivière. La semaine dernière, ces équipes ont dû intervenir quand une jeep a été bloquée dans la rivière Steinholtsá alors que ses passagers se rendaient dans la réserve naturelle de Þórsmörk. La jeep avait des pneus de 35 pouces et, malgré cela, la rivière a emporté le véhicule sur une trentaine de mètres, avec l’eau jusqu’au pare-brise. Il convient de noter que les passagers n’étaient pas des touristes mais des Islandais expérimentés qui avaient mal calculé le niveau d’eau dans la rivière.
Si vous décidez de voyager à travers l’Islande, il est fortement conseillé de louer un véhicule à 4 roues motrices et vérifier la couverture d’assurance avec l’agence de location. En général, aucune assurance ne couvre les dommages au châssis du véhicule, ni les dommages causés lors de la traversée des rivières ou tout type de cours d’eau.

Voici quelques conseils pour traverser les rivières en Islande:

La première chose à faire avant de traverser le cours d’eau avec son véhicule est de le traverser à pied. Si le courant est infranchissable à pied, il est imprudent de le traverser avec une petite jeep classique.
Les rivières islandaises peuvent être répertoriées en 2 catégories : les rivières classiques et les rivières glaciaires. Ces dernières sont particulièrement délicates et recèlent des pièges, d’autant plus que le débit peut changer de façon spectaculaire en peu de temps. En raison de la fonte plus rapide des glaciers pendant la journée, le débit est plus faible le matin et il augmente progressivement au cours de la journée.
Un autre facteur à garder à l’esprit est l’effet des précipitations sur le débit des rivières. Il peut varier brusquement en l’espace d’une demi-heure.
Lorsque l’on arrive à un gué, il est important de bien l’examiner avant d’entamer la traversée du cours d’eau. Le meilleur endroit pour traverser est celui où le courant est le plus turbulent. En effet, cela prouve que la rivière n’est pas très profonde. En revanche, les eaux calmes trahissent le lit profond de la rivière, avec le risque de s’enliser dans le sable.
Une fois que l’on a trouvé le meilleur endroit pour traverser et parcouru à pied le chemin prévu, on peut effectuer la traversée. Mettre le véhicule en 4 roues motrices et enclencher la première avant d’entrer dans l’eau. Ne pas changer de vitesse dans l’eau ; garder la même vitesse jusqu’au moment où l’on atteint la terre ferme. Dans la plupart des cas, la meilleure façon de conduire un véhicule est en diagonale, vers l’aval. De cette façon, le courant va aider à faire avancer le véhicule sur le lit de la rivière et ensuite sur la terre ferme. Par contre, si l’on conduit vers l’amont, on peut noyer le moteur et caler. Dans tous les cas, la prise d’air du moteur doit être toujours au-dessus de l’eau, sous peine d’endommager le moteur.

Une bonne solution est de se déplacer avec deux véhicules équipés d’un treuil en cas de problème.

Si vous suivez ces instructions, vous devriez être en mesure de traverser les rivières islandaises sans encombre.
Voici une vidéo qui vous montre ce qui peut arriver si on essaye de traverser une rivière avec un véhicule inadapté :

https://www.youtube.com/watch?v=tT35fOV-n7A

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drapeau-anglaisOne of the problems you may have to face when driving in Iceland is the crossing of the rivers. This will happen if you decide to take the tracks that cross the country. Driving along Road N°1 around Iceland poses no problem. Every year, rescue teams are called to help tourists who got stuck in their vehicle in the middle of a river. Last week, rescue teams were called out when a jeep got stuck in the Steinholtsá river where it was crossing the road to Þórsmörk, a nature reserve. The jeep that tried to cross the river had 35 inch tyres but the river carried it some 25 metres downwards with water coming up to the front windscreen. It should be noted that in this case the people in question were not tourists; the two men were experienced Icelanders who had miscalculated the water level in the river.

If you decide to travel across Iceland, it is highly advisable to rent a 4 wheel drive and check your insurance coverage with the rental company. Usually, no insurance covers damage to the chassis of the vehicle, nor damage caused by driving in or across rivers or any kind of waterways. Here is some advice about crossing rivers in Iceland:

The best way to cross a stream is to go on foot across the intended path. If the stream is not crossable on foot it is unwise to cross it on a small non modified jeep.

The rivers in Iceland can be divided into 2 categories, clear water streams and glacier rivers. Glacier rivers are particularly tricky and can be quite elusive ; the amount of water and force can change quite dramatically over a short period of time. Due to the ice melting faster on the glacier during daytime you will find those rivers have the least amount of water in the morning, gradually increasing in size and strength as the day follows.

Another factor to bear in mind is that precipitation has effects on the size and strength of rivers in Iceland and you can sometimes see a visible difference within 30 minutes.

When you come to a marked river crossing, look closely at the proposed crossing. The best place to cross is where the water uppermost place in the crossing where the water looks the most unruly. Where the river looks calm you will find the deepest part of the riverbed, not to mention there can be quicksand in those spots.

Once you have found the best spot to cross and have walked the intended path, you can get in your vehicle and perform the actual river crossing. Put the vehicle in 4 wheel drive and first gear before you enter the water, do not change gears in the water. Once you are in the river you are committed to use the gear you are in until you are back on dry land. The best way to drive a vehicle under most circumstances over rivers is to drive diagonally downstream. This way the current will help with pushing of the vehicle over the riverbed and onto dry land as well as if you drive the vehicle upstream you are giving the motor an unwanted bath which can result in it stalling. The air intake of the engine has to always be above water or you risk damage to the motor.

If you follow these directions, you should be able to cross small streams.

Here is a video that shows you what can happen if you try to cross a river that is not suitable for the car you are driving.

https://www.youtube.com/watch?v=tT35fOV-n7A

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Photo: C. Grandpey

Le Vendée Globe, les satellites et le réchauffement climatique

Il y a quelques jours, je me suis rendu aux Sables-d’Olonne afin de voir les bateaux qui vont participer au prochain Vendée Globe, course autour du monde en solitaire et sans assistance, dont le départ sera donné le 6 novembre prochain.

Je ne suis pas vraiment un amoureux de la mer et des foules qui s’y pressent, mais le côté sportif de cette compétition et l’affrontement des éléments m’ont toujours fasciné. Pas évident de se retrouver seul sur un bateau dans les 40èmes Rugissants ou les 50èmes Hurlants !

Dans le Village du Vendée Globe, j’ai remarqué et apprécié les explications données au grand public sur le rôle joué par les satellites en dehors de la course proprement dite :

« …. Tout au long de la course, les skippers du Vendée Globe parcourent les zones impactées par le réchauffement climatique. Des changements mesurés et mis en avant par les satellites.

Le niveau moyen des mers est un très bon indicateur du réchauffement climatique,  sans doute meilleur que la température moyenne de la Terre. Les émissions de gaz à effet de serre générées par les activités humaines provoquent un déséquilibre énergétique de notre planète. Elle accumule de la chaleur dont 93% est stockée dans les océans. Le reste fait fondre les glaces et réchauffe l’atmosphère.

L’accent est également mis sur la menace qui pèse sur les espèces marines dont l’évolution est, elle aussi, contrôlée grâce aux données satellitaires… »

vendee-blog

Photo: C. Grandpey

La fonte du glacier Aletsch (Suisse) déstabilise la montagne // The melting of the Aletsch glacier (Switzerland) destabilizes the mountain

drapeau-francaisIl y a quelques jours, j’évoquais sur ce blog la fonte des glaciers suisses et autrichiens qui reculent aussi vite que leurs homologues français. La fonte du glacier d’Aletsch, l’un des plus beaux de Suisse, a donné naissance à un autre problème. La glace d’amenuisant, les pans de montagne qui entourent le glacier sont fragilisés et des effondrements se produisent. Le phénomène est observé ailleurs dans le monde, en particulier en Nouvelle Zélande où les glaciers Fox et Franz Josef ont fondu si rapidement qu’il est devenu trop dangereux de les atteindre à partir du fond de la vallée. En raison de la fonte ultra rapide de ces glaciers, les parois de la vallée qui étaient autrefois maintenues en place par la glace sont désormais à l’air libre avec des risques évidents d’effondrements et autres chutes de pierres qui rendraient les randonnées trop dangereuses. Les tour-opérateurs ont donc cessé d’organiser de telles randonnées guidées sur le Franz Josef en 2012 et sur le Fox en 2014. Ces deux glaciers ont perdu chacun 3 kilomètres depuis les années 1800, ce qui correspond à environ 20 pour cent de leur longueur.

En Suisse, au cœur du Valais, un pan de montagne menace toujours de s’effondrer en aval du glacier d’Aletsch et son mouvement s’accélère, passant d’un déplacement de 20 cm par jour il y a 2 semaines à 70 cm actuellement. Cette augmentation de la vitesse peut provoquer des éboulements locaux. En conséquence, il est demandé à tous les randonneurs de respecter l’interdiction d’accès aux sentiers pédestres dans une zone de 2 km2.

Une remontée mécanique permettant d’accéder aux abords du glacier d’Aletsch subit elle aussi les effets du mouvement du pan de montagne. Les pylônes d’arrivée de la télécabine d’Aletsch Arena, qui relie Riederalp à Moosfluh, bougent de 1 centimètre par jour. Toutefois, l’exploitant des remontées avait prévu le problème puisque  il a investi l’été dernier 23 millions de francs suisses dans un système qui permet de glisser les pylônes sur un rail pour les maintenir parfaitement droits et ainsi laisser l’installation ouverte. La surveillance est permanente, avec un système d’alarme en cas de gros déplacement.

Source : Presse helvétique.

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drapeau-anglaisA few days ago, I mentioned in this blog the melting of the Swiss and Austrian glaciers which are retreatingl as fast as their French counterparts. The melting of the Aletsch Glacier, one of the most beautiful in Switzerland, has created another problem. As the ice is thinning, the mountain sides along the glacier are weakened and collapses occur. The phenomenon is observed around the world, particularly in New Zealand where the Fox and Franz Josef glaciers have melted so quickly that it has become too dangerous to reach them from the bottom of the valley, which ends a tradition dating back to more than a century. Due to the ultra rapid melting of these glaciers, the valley walls that were once held in place by the ice are now in the open air with obvious risks of collapses and other rock falls that would make them too dangerous to hikers. Tour operators have therefore cancelled guided hikes to the Franz Josef in 2012 and to the Fox in 2014. Both glaciers have lost three kilometers from the 1800s, which corresponds to about 20 percent of their length.
In Switzerland, in the heart of Valais, a mountain side still threatens to collapse downstream of the Aletsch glacier and its movement is accelerating, from 20 cm per day two weeks ago to 70 cm currently. This increase in speed may cause local landslides. Accordingly, all hikers have been asked to respect the access ban to hiking trails in an area of 2 square kilometers.
A gondola leading to the edge of the Aletsch glacier is also affected by the movements of the mountain. The arrival pylons of the Aletsch Arena gondola that connects Riederalp to Moosfluh are moving 1 centimeter per day. However, the operator had foreseen the problem and invested 23 million Swiss francs in a system that allows to drag the pylons on a rail in order to keep them perfectly straight and thus keep the facility open. Monitoring is permanent, with an alarm system in case of major displacement.
Source: Swiss Press.

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Vue du glacier d’Aletsch (Crédit photo: Dirk Beyer / Wikipedia)