Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) : fin de l’éruption…peut-être ! // Piton de la Fournaise (Reunion Island) : end of the eruption…maybe !

L’éruption débutée le 18 janvier 2026 aux alentours de 19h45 (heure locale) s’est arrêtée aux alentours de 5h00 (heure locale) le 20 janvier, avec l’arrêt du tremor. Des émanations de gaz sont toutefois toujours observées ainsi que des rougeoiements sur le champ de lave en cours de refroidissement. Les premières estimations montrent que moins d’un million de mètres cubes de lave a été émis depuis le début de l’éruption.

L’OVPF explique qu’aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation (arrêt définitif de l’éruption, reprise de l’activité sur le même site, reprise de l’activité sur un autre site) car l’activité sismique reste soutenue, avec une moyenne de 10 séismes par heure localisées sous la zone sommitale. Cela signifie que le système d’alimentation superficiel du volcan reste sous pression. De nouvelles ouvertures de fissures restent donc possibles.

Source : OVPF.

Photo: T. Sluys

———————————————-

The eruption, which began on January 18, 2026, at approximately 7:45 p.m. (local time), ended around 5:00 a.m. (local time) on January 20, with the cessation of the tremor. However, gas emissions and glows on the lava field, which is currently cooling, are still being observed. Initial estimates indicate that less than one million cubic meters of lava have been emitted since the start of the eruption.
The OVPF explains that no hypothesis is being ruled out regarding the future course of the situation (definitive stop of the eruption, resumption of activity at the same site, or resumption of activity at another site) because seismic activity remains sustained, with an average of 10 earthquakes per hour located beneath the summit area. This indicates that the volcano’s surface magma system remains under pressure. New fissure openings are therefore still possible.
Source: OVPF.

Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) : belles photos de l’éruption

Deux amis réunionnais m’ont envoyé des photos de l’éruption du Piton de la Fournaise. Je les remercie sincèrement pour leur gentillesse.

Christian Holveck s’est rendu sur le site éruptif pendant la nuit, même si, comme moi, il préfère les images réalisées à l’aube ou au crépuscule quand la lumière est la plus belle.

N’hésitez pas à visiter le site web de Christian qui propose de superbes photos : https://www.christianholveck.com/

**********

Thierry Sluys a préféré attendre le lever du jour pour survoler le site éruptif.

 
 

Thierry et son épouse gèrent une superbe maison d’hôtes sur les hauteurs de Saint Leu. Ils seront ravis de vous y accueillir : https://www.leubleuaustral.fr/

Éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion)

18 janvier 2026 – 18 heures (heure métropole) : On l’attendait depuis plusieurs semaines ; elle est enfin arrivée. Dans un communiqué diffusé le 18 janvier 2026 à 19h55 (heure locale), l’OVPF indique qu ‘une éruption a débuté sur le Piton de la Fournaise suite à la crise sismique débutée à 16h34 (heure local. Le tremor volcanique, synonyme d’arrivée du magma à proximité de la surface a été enregistré à partir de 19h42.

L’analyse des données et les observations depuis les caméras de l’OVPF montre que trois fissures éruptives se sont ouvertes sur le flanc nord du volcan, à l’intérieur de l’Enclos. Les premières images visibles de l’éruption sont apparues à 19h48 sur la webcam de l’OVPF située au Piton Partage. Suite à l’ouverture d’une première fissure entre 19h45 et 19h48 (heure locale), 3 autres fissures se sont ouvertes. Deux nouvelles fissures se sont ouvertes plus en aval de la première entre 20h33 et 20h48 ; une 4ème fissure s’est ouverte plus en amont vers 20h54. Ces fissures restent localisées dans l’Enclos sur le flanc nord du cône terminal. La fissure la plus en aval se situe approximativement à 700 m de la bordure nord de l’Enclos. Du fait de la persistance d’une activité sismique, de nouvelles ouvertures de fissures restent possibles dans les prochaines heures.

Les traits rouges montrent les coulées issues des 3 fissures (Source: OVPF)

Dans ce contexte le préfet de La Réunion a déclenché l’Alerte 2-1 du plan ORSEC « Piton de la Fournaise » et l’Enclos est bien sûr fermé au public.

Source : OVPF.

La dernière crise sismique au volcan remonte au 1er janvier 2026. Le magma avait quitté le réservoir magmatique pour se propager vers la surface, mais l’éruption prévue n’avait finalement pas eu lieu. Le 2 janvier, l’intrusion magmatique s’était arrêtée, comme cela avait déjà été le cas le 5 décembre 2025. Les caprices du Piton ne rendent pas la vie facile aux scientifiques de l’Observatoire !

De toute évidence, il ne s’agit pas d’une éruption majeure. Le fait qu’elle ait mis autant de temps à se déclencher montre que la pression des gaz permettant l’ascension du magma n’était pas très forte. Attendons la suite. Bonne nuit.

++++++++++

19 janvier 2026 – 6 heures (heure métropole) / 9 heures (heure locale) : Le jour s’est levé sur l’île de la Réunion et on distingue mieux les trois fissures qui se sont ouvertes le 18 janvier. L’éruption se poursuit, mais l’OVPF indique que l’activité est en baisse. Comme je l’expliquais précédemment, l’éruption a mis beaucoup de temps pour se déclencher (deux éruptions avortées en décembre et le 1er janvier) et il n’est pas certain qu’elle dure très longtemps. D’ici quelques jours, le 41ème épisode éruptif du Kilauea à Hawaï aura probablement une autre envergure…

°°°°°°°°°°

L’accès du public à l’ensemble de l’Enclos, que ce soit depuis le sentier du Pas de Bellecombe ou depuis tout autre sentier, reste interdit jusqu’à nouvel ordre. Hier soir, de longues files de voiture se dirigeaient vers le Pas de Bellecombe. La RN 2 reste ouverte à la circulation mais la préfecture demande « d’éviter les arrêts intempestifs sur cette route et ses abords risquant de produire des accidents ou des problématiques de circulation ». La nuit dernière, les lueurs de l’éruption étaient visibles depuis la route.

Image de l’éruption le 19 janvier matin sur le terrain (Crédit photo: OVPF)

°°°°°°°°°°

Suite à la visite sur le terrain, l’OVPF explique qu’un cône est en formation sur les deux fissures les plus actives.La hauteur des fontaines de lave n’excède pas une vingtaine de mètres. Vers 6h30 (heure locale) le 19 janvier, le front de coulée se trouvait à 600 m environ du cassé des Grandes Pentes. Les coulées de lave, composées essentiellement de lave en gratons, ne progressaient que très lentement.

L’OVPF ajouta que l’activité sismique reste soutenue, avec une moyenne de 10 séismes par heure. Cela signifie que de nouvelles ouvertures de fissures restent possibles, notamment plus en aval.

Les images de la webcam confirment la baisse d’intensité se l’éruption

°°°°°°°°°°

16 heures (heure locale) : L’intensité de l’éruption continue de décliner. L’OVPF indique qu’il ne reste plus qu’une fissure active, celle le plus en aval.

°°°°°°°°°°

20 heures (heure locale) : Les images de la webcam du Piton Partage montrent que l’éruption continue , mais que seule la bouche la plus en aval reste active. Reste à savoir pendant combien de temps. Les éruptions avortées des semaines passées montrent que la pression est relativement faible dans la chambre magmatique superficielle. Cette éruption aura au moins eu le mérite de faire plaisir à ceux qui se désolaient de ne plus voir la lave sur le volcan.

——————————————

18 January 2026 – 6:00 pm (Paris time) : It had been expectedfor several weeks; it has finally occurred In a press release issued on January 18, 2026, at 7:55 p.m. (local time), the OVPF (Volcanological Observatory of Piton de la Fournaise) reported that an eruption had begun on Piton de la Fournaise following a seismic crisis that started at 4:34 p.m. (local time). The volcanic tremor, indicating the arrival of magma near the surface, was recorded starting at 7:42 p.m. Analysis of the data and observations from the OVPF cameras shows that 3 eruptive fissures opened on the northern flank of the volcano, inside the Enclos. Following the opening of the first fissure between 7:45 p.m. and 7:48 p.m. (local time), three more fissures opened. Two new fissures opened further downslope from the first between 8:33 p.m. and 8:48 p.m.; a fourth fissure opened further upslope around 8:54 p.m. These fissures remain located within the Enclos Fouqué on the northern flank of the summit cone. The most downslope fissure is located approximately 700 meters from the northern edge of the caldera. Due to ongoing seismic activity, further fissure openings remain possible in the coming hours.

In this context, the Préfet of Réunion activated Alert Level 2-1 of the ORSEC emergency plan and the Enclos is, of course, closed to the public.
Source: OVPF

The last seismic crisis at the volcano dates back to January 1, 2026. Magma had left the magma chamber and was spreading towards the surface, but the predicted eruption ultimately did not occur. On January 2, the magma intrusion stopped, as had already been the case on December 5, 2025. The Piton’s unpredictable behavior doesn’t make life easy for the scientists at the Observatory!

Clearly, this is not a major eruption. The fact that it took so long to start shows that the gas pressure allowing the magma to rise was not very high. Let’s wait and see what happens next. Good night.

++++++++++

January 19, 2026 – 6:00am (Paris time) / 9:00am (local time): Day has broken over Réunion Island, and the three fissures that opened on January 18 arecan now clearly be seen. The eruption continues, but the OVPF indicates that activity is decreasing. As I explained earlier, the eruption took a long time to begin, and one can wonder whether it will last long. In a few days, the 41st eruptive episode of Kilauea (Hawaii) will likely be on a different scale…

Public access to the entire Enclos, whether from the Pas de Bellecombe trail or any other path, remains prohibited until further notice. Last night, long lines of cars were heading towards the Pas de Bellecombe. RN 2 remains open to traffic, but the prefecture requests that drivers « avoid sudden stops on this road, which could lead to accidents or traffic problems. » Last night, the glow of the eruption was visible from the road.

°°°°°°°°°°

Following the field visit, the OVPF explained that a cone is building up on the two most active fissures. The lava fountains are no more than twenty meters high. Around 6:30 a.m. (local time) on January 19, the lava flow front was located approximately 600 meters from the slope break on the Grandes Pentes. The lava flows, composed mainly of granular lava, were advancing very slowly.
The OVPF added that seismic activity remains sustained, with an average of 10 eventsper hour. This means that new fissure openings remain possible, particularly further downslope.

°°°°°°°°°°

4 p.m. (local time): The intensity of the eruption keeps declining. The OVPF indicates that only one fissure remains active, the one furthest downslope.

°°°°°°°°°°

8 p.m. (local time): Images from the Piton Partage webcam show that the eruption continues, but only the most downslope vent remains active. It remains to be seen for how long. The aborted eruptions of the past few weeks show that pressure is relatively low in the shallow magma chamber. This eruption at least pleased those who were lamenting the lack of lava on the volcano.

Sacrifices incas sur l’altiplano (2ème partie) : Les trois enfants du volcan Llullaillaco (Argentine)

L’histoire commence en mars 1999, avec l’une des découvertes les plus importantes en archéologie de haute montagne : la mise au jour des restes de trois enfants incas et de divers objets à leurs côtés, au sommet du volcan Llullaillaco, à 6 700 mètres d’altitude. Ce stratovolcan endormi se situe à la frontière entre l’Argentine et le Chili. Malgré son altitude, on ignore s’il abrite des glaciers ou des plaques de neige et de glace permanentes. Il y a environ 150 000 ans, le flanc sud-est du volcan s’est effondré, provoquant un éboulement qui a atteint une distance de 25 kilomètres du sommet. Lors de la dernière phase éruptive, trois coulées de lave se sont déposées au sommet. Les roches les plus récentes sont datées de 930 ± 140 ans, mais des traces d’activité remontent au 19ème siècle. En l’absence de glace et de neige sur le Llullaillaco, l’état de conservation exceptionnel des trois enfants est attribué au froid extrême qui règne en haute altitude. L’archéologue qui dirigeait l’expédition les a appelés El Niño, la Niña del Rayo et la Doncella.

Vue du Llullaillaco (Crédit photo: Wikipedia)

Des études scientifiques ultérieures ont révélé que le volcan était le siège d’un important sanctuaire de haute altitude où se déroulait un rituel, la Capacocha, moment d’offrandes aux dieux. À côté des enfants ont été découverts 146 objets : de petites statuettes en or, en argent et en tissu, aujourd’hui exposées au Musée archéologique de haute montagne (MAAM) de Salta (Argentine). Ces objets apportent un éclairage nouveau sur l’histoire, les vêtements, l’alimentation et les rituels des Incas, ainsi que sur leur influence dans le nord-ouest de l’Argentine.

La Capacocha, l’une des cérémonies les plus importantes de l’Empire inca, se déroulait généralement pendant le mois des récoltes et consistait en des offrandes au Soleil. Ce rituel était également pratiqué lors d’occasions spéciales telles que le décès, la maladie ou les catastrophes naturelles. Il existait deux types de cérémonies : celles qui consistaient uniquement en l’offrande d’objets, et celles où le rituel prévoyait une offrande humaine, enterrée avec un précieux trousseau.

Des enfants et des adolescents étaient choisis et envoyés des quatre provinces de l’Empire inca à la capitale, Cusco. Ils étaient sélectionnés pour leur beauté et pouvaient appartenir aussi bien à la noblesse qu’au peuple. Considérés comme sacrés, ils devaient être en bonne santé, beaux et sans défaut physique, car on pensait qu’ils transmettaient leur énergie et leur vitalité aux Incas.

Parmi les enfants sélectionnés, certains étaient envoyés dans les quatre provinces de l’Empire au sein de caravanes composées de nobles, de prêtres, de parents des élus, de guerriers et de serviteurs. Ces caravanes partaient en ligne droite, sans se soucier du terrain, en direction du lieu désigné par l’Inca pour la célébration de la Capacocha. Ce pèlerinage pouvait durer de plusieurs semaines à plusieurs mois, selon la destination choisie. À leur arrivée, les lieux de culte étaient préparés, notamment avec le creusement de la fosse où seraient déposés les enfants et les autres offrandes. Les enfants étaient ensuite endormis à l’aide de chicha (alcool de maïs) puis placés dans la fosse avec les autres objets de la cérémonie. Les tombes étaient ensuite scellées. Selon la croyance, les offrandes ne mouraient pas, mais rejoignaient leurs ancêtres pour veiller sur les villages et les provinces de l’Empire inca depuis les hauts sommets.

Lors de la découverte des enfants, les archéologues ont expliqué que La Niñá del Rayo était une enfant de 6 ans. Elle fut retrouvée assise, vêtue d’habits typiques des femmes incas. Des objets miniatures en or et en argent, ainsi que des céramiques et de la nourriture l’accompagnaient. Après son inhumation, une décharge électrique brûla une partie de son corps.

El Niño était un enfant de 7 ans. Il fut retrouvé assis sur une tunique grise. Il avait les cheveux courts, une couronne de plumes blanches autour de la tête et portait une tunique rouge et des mocassins. Tout comme la Niña del Rayo, il présentait une déformation crânienne intentionnelle.

La Doncella était une jeune fille de 15 ans. Elle était vêtue de vêtements typiquement féminins et portait des colliers d’os et d’argent. Ses cheveux étaient tressés en fines nattes et son visage était recouvert de pigment rouge. Elle avait des feuilles de coca dans la bouche. Une couronne de plumes blanches trouvée à côté d’elle indique qu’elle était probablement une « vierge du soleil ».

Source: Terra Altiplano, Archaeo-Histories.

———————————————-

The story began in March 1999, with one of the most important discoveries in the field of high mountain archaeology: the discovery of three children belonging to the Inca civilisation and various objects beside them, on the summit of the Llullaillaco Volcano, at 6,700 m above sea level. It is a dormant stratovolcano on the border between Argentina and Chile. Despite its height, it is not clear whether the volcano has any glaciers or merely patches of perennial snow and ice. About 150,000 years ago, the volcano’s southeastern flank collapsed, generating a debris avalanche that reached as far as 25 kilometres from the summit. During the last eruptive stage, three lava flows were emplaced on the summit. The youngest-dated rocks are 930 ± 140 years old, but there are reports of activity from the 19th century.

As there is no ice or snow on Llullaillaco, the exceptional state of preservation of the three children was attributed to the extreme cold at high altitude. They were named El Niño, la Niña del Rayo and la Doncella by the archaeologist who led the expedition.

Later studies by scientists show that the volcano was the site of an important High Sanctuary where a ritual known as Capacocha was presented to the gods. Alongside these children were found 146 objects: small statues in gold, silver and fabric, which are now on display in the High Mountain Archaeological Museum (MAAM) museum in Salta (Argentina). They provide a little more information about the history, clothing, food and rituals of the Incas and their influence in the northwestern region of Argentina.

The Capacocha, one of the most important ceremonies of the Inca Empire, was usually held during the month of harvest and consisted of making offerings of gratitude to the sun. This ritual was also practiced on special occasions such as death, illness or natural disasters.There were two types of ceremonies: those that only involved the offering of objects, and others in which the ceremonial contemplated a human offering, which was buried with a valuable trousseau.

Children and adolescents were chosen and sent from the four provinces of the Inca Empire to the capital Cusco. They were chosen for their beauty and could belong to both the nobility and the common people. Considered sacred, they had to be healthy, beautiful and without physical defects, as they were considered to give their energy and vitality to the Incas.

Among the children selected, some were sent to the four provinces of the Empire in caravans made up of nobles, priests, parents of the chosen ones, warriors and servants. These caravans set off in a straight line, regardless of the terrain, in the direction of the place designated by the Inca for the celebration of Capacocha. This pilgrimage could last from several weeks to several months, depending on the destination chosen.

On their arrival, the places of worship were prepared, including the digging of the pit for the children and the other objects offered. The children were then put to sleep with the help of chicha (corn alcohol) and then placed in the pit with the other objects of the ceremony, the graves were then closed. According to the belief, the offerings did not die, but they were reunited with their ancestors to watch over the villages and provinces of the Inca Empire from the high peaks.

La Niñá del Rayo is a 6-year-old child. She was found sitting down, wearing typical Inca women’s clothing. She was accompanied by miniature gold and silver objects as well as ceramics and food. After being buried, an electric shock burnt part of her body.

El Niño is a 7-year-old child. He was found sitting on a grey tunic. He had short hair, a crown of white feathers around his head and was dressed in a red tunic and moccasins at his feet. Like the Niña del Rayo, he has an intentional deformation of the skull.

La Doncella is a 15 year old girl. She is dressed in typical feminine clothes and wears necklaces of bone and silver. She is dressed in fine braids and her face is covered with red pigment. There are coca leaves in her mouth. A white feather crown found beside her indicates that she was probably a “sun virgin”.

Source: Terra Altiplano.