Un lac s’est perdu… // A lake got lost…

drapeau francaisIl était une fois dans l’Oregon un lac où se déroule chaque année un phénomène unique qui lui vaut le surnom de Lac Perdu (Lost Lake).

Tous les ans, lorsque la température se réchauffe à la fin du printemps, les eaux du lac – situé dans la Forêt Nationale de Willamette – disparaissent par une profonde cavité (voir la vidéo ci-dessous).

Selon l’Office des Eaux et Forêts de la région, le lac se remplit pendant l’hiver parce que l’apport d’eau excède la quantité évacuée. Quand arrive l’été, le lac s’assèche et devient une prairie. Si quelqu’un décidait d’obstruer la cavité, il se produirait une inondation.

On vient enfin de comprendre pourquoi l’eau disparaît chaque année à la fin du printemps. Les scientifiques ont réalisé que la cavité par où se perd le lac appartient à un vieux tunnel de lave effondré. L’eau qui s’écoule du Lost Lake s’infiltre dans le sous-sol perméable par le tunnel de lave, remplit un réseau souterrain qui alimente les sources dans d’autres secteurs de la forêt et apporte de l’eau potable aux habitants des environs. Il faut plusieurs années à l’eau du lac pour atteindre le fond de la vallée.

https://www.youtube.com/watch?v=kpRRkXnRc0E

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drapeau anglaisOnce upon a time there was in Oregon a lake where a strange phenomenon is happening evey year. This is why it is called Lost Lake

Every year, when the weather gets warmer at the end of spring, the water of the lake located in Oregon’s Willamette National Forest.drains down a huge hole (see video below).

According to the local Forest Management Office explains the lake fills up in the winter, when input exceeds the rate of draining, and then it goes dry as the spring turns to summer and it becomes a meadow. If anyone were to plug the hole, it would cause flooding.

An explanation was recently revealed for the water’s disappearance. Scientists have understood that the hole is an old, collapsed lava tube. Lost Lake’s water seeps into Earth’s porous subsurface through the lava tube and refills the underground water supply that feeds springs in other areas of the forest and even provides drinking water for the community.

It takes several years for water to travel out into the valley floor.

https://www.youtube.com/watch?v=kpRRkXnRc0E

Le Mauna Loa (Hawaii) et les mesures du CO2 // Mauna Loa (Hawaii) and CO2 monitoring

drapeau-francaisL’Observatoire du Mauna Loa (MLO), un centre de recherche atmosphérique géré par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), est situé à 3350 m d’altitude sur le flanc nord du Mauna Loa. C’est une structure essentielle pour la mesure des émissions de CO2 dans l’atmosphère. Les mesures en continu ont commencé en 1958, lorsque Charles David Keeling a installé des instruments – de haute technologie pour l’époque – et a commencé à mesurer scrupuleusement la quantité de CO2 dans l’air.
Une fois commencées, ces mesures ont montré, sans le moindre doute possible, que l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère était bel et bien une réalité. Les instruments étaient tellement performants que pendant les mois d’été il était facile de détecter l’absorption saisonnière du CO2 par la végétation. En revanche, pendant les mois d’hiver, lorsque le feuillage dans l’hémisphère nord est plus rare, le niveau de CO2 augmentait.
Le Mauna Loa est aussi un volcan actif, et les scientifiques du Hawaiian Volcano Observatory (HVO) se sont parfois demandés si le gaz émis par le Mauna Loa affectait les valeurs de CO2 ambiantes enregistrées par le MLO. La réponse est non. Bien que les instruments du MLO puissent facilement détecter les émissions de CO2 provenant des zones de rift et de la caldeira sommitale lorsque les vents soufflent de cette direction, les scientifiques du MLO prennent soin d’exclure ces données des autres émissions de CO2. Les scientifiques du MLO sont tout à fait capables d’utiliser ces données pour estimer la quantité de CO2 rejetée par le volcan. Leurs résultats montrent que le Mauna Loa, lorsqu’il n’est pas en éruption, libère une fraction du CO2 émis par le Kilauea tout proche. Les mesures effectuées pendant dernière éruption du Mauna Loa en 1984 ont révélé des émissions comparables aux émissions quotidiennes du Kilauea à l’heure actuelle (environ 15 000 tonnes par jour).
15 000 tonnes est un montant équivalent aux émissions annuelles de 2400 véhicules utilitaires. Cependant, un examen attentif des émissions de CO2 par les volcans de la planète montre que c’est seulement pendant les plus importantes éruptions explosives (heureusement rares) que l’on observe des émissions de CO2 proches de celles produites dans le monde industrialisé moderne. Par exemple, la quantité de CO2 émise en 9 heures lors de l’éruption du Mont St. Helens en 1980 est équivalente à  2,5 heures d’émissions de CO2 par l’activité humaine. En moyenne, la quantité de CO2 libérée par les volcans est bien inférieure à ces chiffres. Tous les volcans de la Terre dans leur ensemble émettent moins de 1% du CO2 produit chaque année par les humains.

Voici la «courbe de Keeling» montrant l’évolution des concentrations de CO2 sur le Mauna Loa au cours des dernières décennies:
Keeling-curve

La «courbe de Keeling, » mérite vraiment les honneurs qu’elle a reçu le 30 Avril, 2015 de la part de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et de l’American Chemical Society. Non seulement elle indique la tendance à la hausse constante de la concentration de CO2 dans l’atmosphère terrestre, mais elle a également été utilisée pour révéler des enregistrements de température et de concentration de CO2 jusqu’à il y a 500 000 ans. Pour ce faire, les scientifiques ont mis en relation les données enregistrées actuellement, celles concernant la température mondiale, les études relatives aux concentrations de CO2 et d’isotopes de deutérium (isotope naturel de l’hydrogène) présents dans l’air emprisonné dans les carottes de glace.
Les derniers relevés selon la méthode Keeling ainsi que les études de carottes de glace montrent de manière catégorique que les concentrations de CO2 dans l’atmosphère sont plus élevées que pendant les 500 0000 années écoulées. Ils montrent également que la plus importante hausse de CO2 coïncide avec l’industrialisation de la Terre, et que cette augmentation va de pair avec l’augmentation des températures moyennes à l’échelle mondiale.
Source: Volcano Watch / HVO.

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drapeau-anglaisThe Mauna Loa Observatory (MLO), a NOAA atmospheric research facility located at 3,350 m above sea level on Mauna Loa’s north flank is an essential structure for the measurement of CO2 emissions in the atmosphere. Continuous CO2 monitoring began on Mauna Loa in 1958, when Charles David Keeling installed state-of-the-art instrumentation and began carefully measuring the amount of CO2 in the air.

Once established, the record showed convincingly that CO2 buildup was indeed taking place. In fact, the technique worked so well that during summer months it easily detected the seasonal uptake of CO2 by increased vegetation. During winter months, when foliage in the northern hemisphere is scarcer, CO2 levels measured at the Mauna Loa location climbed.

But Mauna Loa is also an active volcano, and USGS Hawaiian Volcano Observatory (HVO) scientists are sometimes asked if gas released from the mountain affects the ambient CO2 values reported by MLO. The short answer is no. Although instrumentation at MLO can easily detect CO2 emissions from the rift and summit caldera emission sources when winds blow from that direction, MLO scientists are careful to exclude these data from the background CO2 record.

Remarkably, MLO staff have shown how to use these volcanically “contaminated” CO2 records to actually estimate the amount of CO2 discharged by the volcano. Their published findings show that Mauna Loa, when it’s not erupting, releases a fraction of the CO2 emitted by Kilauea. USGS measurements during Mauna Loa’s most recent eruption in 1984 found emissions comparable with Kilauea’s current daily rate (about 15,000 tons per day).

15,000 tons is an amount equivalent to the annual emissions from 2,400 sport utility vehicles. However, careful examination of global volcanic CO2 emissions show that only during rare and very large explosive eruptions do total volcanic emission rates come close to the rate of CO2 produced in the modern industrialized world. For example, the same amount of CO2 emitted during the 9-hour catastrophic eruption of Mount St. Helens in 1980 is released every 2.5 hours by human activity. On average, though, the proportion released by volcanoes is much less. All of Earth’s volcanoes taken together emit less than one percent of the CO2 produced each year by humans.

 

Here is the “Keeling Curve” showing the evolution of CO2 concentrations on Mauna Loa:

 Keeling-curve

 

The “Keeling Curve,” is truly worthy of the recognition it received on April 30th, 2015 from the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) and the American Chemical Society. Besides documenting the steady upward trend of CO2 concentration in Earth’s atmosphere, this precise and modern CO2 record has been used to reconstruct temperature and CO2 concentration records as far back as 500,000 years ago. To accomplish this, scientists combined the current record, global temperature data, studies of CO2 and deuterium isotope concentrations found in the air trapped in ice cores.

Keeling’s modern record, along with the ice core studies, show conclusively that CO2 concentrations in the atmosphere are higher than they’ve been in at least half a million years. They also show that the sharpest and most significant CO2 increase coincided with Earth’s industrialization, and that this increase is mimicked by average global temperatures.

Source : Volcano Watch / HVO.

Mauna-Loa-Observatory

Mauna-Loa-Observatory. On aperçoit derrière la première coupole la terrasse sur laquelle sont installés tous les instruments de mesure de l’atmosphère terrestre. (Photo :  C.  Grandpey)

Io et les aurores de Jupiter // Io and Jupiter’s auroras

drapeau francaisIo, la lune volcanique de Jupiter, est apparemment responsable des spectaculaires éclats de lumière qui illuminent les aurores bleues de la planète.

Aurore-Jupiter

(Source:  NASA)

Les aurores apparaissent lorsque des particules chargées électriquement entrent en collision avec l’atmosphère d’une planète où elles excitent les gaz et font naître les superbes lueurs que l’on sait. Le soleil est la source des particules qui produisent les aurores sur Terre.
Les aurores de Jupiter, qui sont déclenchés par des particules provenant des lunes de la planète ainsi que du soleil, développent des milliers de fois plus d’énergie que celles sur Terre. Elles sont constantes, mais elles montrent parfois une intensité incroyable. La cause de ce phénomène ne serait pas une éruption solaire, mais l’activité volcanique sur Io.
Depuis le mois de janvier 2014, un télescope à bord du satellite Hisaki de la Japan Aerospace Exploration Agency a observé Jupiter pendant deux mois. Dans le même temps, le télescope spatial Hubble de la NASA a également observé Jupiter pendant une heure chaque jour pendant deux semaines. Les deux engins ont enregistré des éclats de lumière aléatoires au sein des aurores polaires de la planète.
Ces éclats de lumière ont eu lieu les jours où le flux de particules chargées en provenance du soleil était relativement faible. Les chercheurs en ont conclu qu’ils étaient probablement le résultat d’interactions complexes entre Jupiter et Io, et peut-être les trois autres lunes de Jupiter – Callisto, Ganymède et Europa.
Io, la lune la plus proche de Jupiter, est entraînée dans l’attraction gravitationnelle entre Jupiter et les deux autres grandes lunes, Europe et Ganymède. Le phénomène génère une chaleur interne, processus qui, à son tour, conditionne l’activité d’une série de volcans sur Io. Quand ces volcans entrent en éruption, ils envoient dans l’espace de grandes quantités d’électrons et d’atomes chargés électriquement.
Le champ magnétique de Jupiter attire ces particules chargées au cours de son passage à côté de Io et il forme une région annulaire de plasma à la densité relativement élevée autour de Jupiter. Cette magnétosphère est si vaste qu’elle englobe toutes les lunes de Jupiter et se prolonge jusque vers Saturne. Au fil du temps, les particules présentes dans la magnétosphère interagissent avec l’atmosphère de Jupiter, donnant naissance à la belle lueur qui encercle le pôle nord de cette dernière.
C’est ainsi que Io contribue à sa façon aux aurores de Jupiter. Mais la lune provoque aussi, semble-t-il, des éclats de lumière dans les aurores boréales. Ils se produisent lorsque des particules chargées pénètrent directement vers l’atmosphère de Jupiter; ces particules chargées continuent à se déplacer à travers la magnétosphère, mais elles ne sont pas déviées en cours de route.
Source: Space.com

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drapeau anglaisJupiter’s volcanic moon Io is apparently responsible for the dramatic brightenings of the planet’s blue auroras (see picture above).

Auroras are generated when electrically charged particles collide with a planet’s atmosphere, where they excite gases and cause them to glow. The sun is the source of the particles that produce Earth’s auroras.

Jupiter’s auroras, which are sparked by particles from the planet’s moons as well as the sun, are thousands of times more energetic than Earth’s. They’re also constant, but every once in a while they grow to an incredible intensity. It might be the result not of a solar flare but of volcanic activity on Io.

Starting in January 2014, a telescope aboard the Japan Aerospace Exploration Agency’s Hisaki satellite focused on Jupiter for two months. At the same time, NASA’s Hubble Space Telescope also focused on Jupiter for an hour each day for two weeks. Both observatories recorded random brightenings of the planet’s polar auroras.

These flare-ups occurred on days when the sun’s flow of charged particles was relatively weak. So the researchers conclude that they must be the result of the complex interactions between Jupiter and Io, and perhaps the other three moons of Jupiter – Callisto, Ganymede and Europa.

Io, Jupiter’s closest moon, gets caught in this gravitational tug of war between Jupiter and the two other large moons, Europa and Ganymede. The phenomenon drives internal heat, a process which, in turn, drives a series of active volcanoes on Io. And when those volcanoes erupt, they blast large amounts of electrons and electrically charged atoms into space.

Jupiter’s magnetic field catches these charged particles as it sweeps past Io and forms a donut-shaped region of relatively high-density plasma around Jupiter. This magnetosphere is so large that it encapsulates all of Jupiter’s moons and extends nearly as far as Saturn. Over time, the particles in the magnetosphere interact with Jupiter’s atmosphere, creating the beautiful glow circling Jupiter’s north pole.

This is one way Io contributes to Jupiter’s auroras. But the moon also apparently causes flare-ups in the auroras. They occur when charged particles flow directly toward Jupiter’s atmosphere; these charged particles still travel through the magnetosphere, but they don’t get sidetracked along the way.

Source : Space.com

En souvenir d’Antonio et des guides de l’Etna… // In ricordo di Antonio e delle guide dell’Etna…

drapeau francaisAujourd’hui 8 mai, ce serait l’anniversaire d’Antonio Nicoloso, chef des guides de l’Etna. Trop vite emporté par la maladie, Antonio était un homme extraordinaire qui a guidé mes premiers pas sur le volcan sicilien. Une très solide amitié s’est créée entre nous et Antonio m’a fait découvrir les secrets du Mongibello et pénétrer le monde des guides avec lesquels je garde de formidables souvenirs.

J’aimerais profiter de ce jour pour leur rendre hommage à travers des photos montrant une activité qui leur était chère à l’époque où je fréquentais assidûment les pentes de l’Etna : la confection des cendriers de lave, souvenirs authentiques que les touristes pouvaient acquérir encore tout chauds pour quelques milliers de lires.

Aujourd’hui Antonio n’est plus. L’accès à la zone sommitale de l’Etna est entravé par une série de décrets préfectoraux souvent fort discutables. Les volcans (et pas seulement l’Etna) sont devenus des montagnes interdites alors que dans le même temps on peut skier impunément dans les Alpes alors que le risque d’avalanche est à son maximum. Cherchez l’erreur !

Je n’ai plus envie de me rendre sur l’Etna. Mes souvenirs de l’Etna et de la Sicile profonde, la vraie, celle qu’Antonio m’a fait également découvrir, restent ancrés quelque part au fond de mon cerveau et je les berce de temps en temps pour qu’ils ne se perdent pas. Alfio, Beppe, Nino et les autres, je pense souvent à vous et je n’oublierai jamais les moments passés avec vous dans la Torre del Filosofo autour d’Antonio…

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drapeau-italienOggi 8 Maggio, sarebbe il compleanno di Antonio Nicoloso, capo guida dell’Etna. Troppo presto spazzato via dalla malatia, Antonio era un uomo straordinario che ha guidato i miei primi passi sul vulcano siciliano. Una forte amicizia si è sviluppata tra noi due. Antonio mi ha fatto scoprire i segreti del Mongibello e mi ha fatto entrare nel mondo delle guide con cui tengo grandi ricordi.
Vorrei approfittare di questa giornata per onorare le guide attraverso delle foto che mostrano un’attività che a loro era molto cara, quando frequentavo assiduamente le pendici dell’Etna: facevano portacenere di lava, autentici ricordi che i turisti potevano ottenere ancora caldi per poche migliaia di lire.
Oggi Antonio se ne andato. L’accesso alla zona sommitale dell’Etna è ostacolata da una serie di ordinanze della Prefettura di Catania che sono spesso altamente discutibili. I vulcani (non solo l’Etna ) sono diventati montagne proibite, mentre allo stesso tempo si può sciare nelle Alpi impunemente, anche quando il rischio di valanghe è al massimo! Non va bene questo!
Non ho più nessun voglia di andare sull’Etna. I miei ricordi dell’Etna e della vera Sicilia – che Antonio mi ha fatto scoprire anche – restano ancorati da qualche parte nel profondo del mio cervello e ogni tanto le faccio salire, in modo che non si perdono. Alfio, Beppe, Nino e gli altri, io penso spesso di voi e non potrò mai dimenticare i momenti passati con voi e con Antonio nella Torre del Filosofo …

L’Etna, anche terra d’amore…..

Pour confectionner les cendriers, il faut de bons outils….

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…prélever un échantillon de lave bien choisi…

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 …travailler la lave méticuleusement…

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….le cendrier est encore très chaud…

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…mais le résultat est satisfaisant!

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 Il y a les maîtres….

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Cendriers 03

 …l’apprenti…

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…et toujours le souvenir d’Antonio!

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Photos: C. Grandpey