Montserrat : Le volcan vu par les enfants // Montserrat : The volcano seen by the children

drapeau-francaisGrâce à une collaboration avec le Centre de Recherche Sismique de l’Université des Antilles et l’appui du ministère de l’Éducation, l’Observatoire Volcanologique de Montserrat (MVO) a édité un livre pour enfants intitulé Volcano Stories – « Histoires de Volcans. » La cérémonie de présentation de l’ouvrage s’est déroulée à Woodlands, dans la Maison du Gouverneur, en présence de membres du MVO et de représentants du gouvernement, ainsi que les parents et les enfants dont les histoires du volcan de Montserrat ont été sélectionnées pour être publiées dans le livre.
‘Volcano Stories‘ présente 26 histoires rédigées par les lauréats d’un concours d’écriture créative organisé par le MVO en 2013. Les adolescents et les jeunes enfants ont été invités à soumettre des textes correspondant au thème «Au contact d’un volcan». L’ouvrage renferme également des illustrations proposées par plusieurs artistes des Caraïbes.
Le livre, qui peut être lu aussi bien par les enfants que par les adultes, entraîne le lecteur vers des mondes fantastiques au cours d’aventures volcaniques de toutes sortes. Il invite aussi à explorer Montserrat, cette belle île des Caraïbes où tant de vies ont été bouleversées par le volcan.
Le livre commémore en quelque sorte l’éruption de 1995 qui a rendu inhabitable plus de la moitié de l’île, y compris la capitale Plymouth. Montserrat a réussi à se reconstruire et à s’adapter auprès d’un volcan en éruption. « Volcano Stories » est le seul livre de ce genre car il met en lumière la vie avec le volcan et le processus d’adaptation au travers des yeux et de l’imagination des enfants de Montserrat.
Source : The Montserrat Reporter.

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drapeau-anglaisWorking in partnership with the University of the West Indies Seismic Research Centre, as well as support from the Ministry of Education, the Montserrat Volcano Observatory (MVO) launched a children’s book entitled “Volcano Stories.” The ceremony took place at her residence at Government House in Woodlands, with attendance and the participation of MVO and government officials, along with parents and winning children writers of the Montserrat volcano stories which are featured in the book.

‘Volcano Stories’ features the 26 winning entries out of a Creative Writing Competition hosted by the MVO in 2013. Teenagers and younger children were invited to submit stories under the theme “A Volcano’s Touch”. It was illustrated with artwork by various Caribbean artists.

The book, suitable for both children and adults, takes the reader to fantastical worlds on volcanic adventures of all kinds, and also to explore Montserrat, the beautiful Caribbean island where so many lives have been touched and forever changed by a volcano.

The book commemorates in some sense, the 1995 eruption which made more than half of the island uninhabitable, including the capital city Plymouth. Montserrat has managed to rebuild itself and adapt to living with an erupting volcano. “Volcano Stories” is the only book of its kind as it highlights living with the volcano and the process of adaptation from the unique and imaginative perspective of Montserratian children.

Source : The Montserrat Reporter.

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Crédit photo: MVO.

Les drones ont un avenir scientifique // Drones have a scientific future

drapeau-francaisLes volcanologues néo-zélandais ont utilisé un drone de loisir pour observer le volcan de White Island. En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une très bonne vidéo de l’île tournée en décembre 2016. N’hésitez pas à passer en mode plein écran, car la qualité de la vidéo est excellente.
Http://www.nzherald.co.nz/national/news/video.cfm?c_id=1503075&gal_cid=1503075&gallery_id=171257

On remarque que le lac acide a disparu et l’activité principale se situe au niveau d’une bouche qui vomit de volumineux panaches de vapeur au fond du cratère.
Le drone, équipé d’une caméra [NDLR : Je pense qu’il s’agit d’une GoPro, au vu de la qualité], a également été utilisé ces derniers temps pour examiner les berges des rivières et les sources géothermales de l’Ile du Nord.
GNS Science a maintenant l’intention de se procurer un drone plus performant pour de futures observations, comme l’approche des cratères à l’aide de caméras infrarouges. Les drones pourraient également être utilisés dans des situations à haut risque. Par exemple, peu de temps après une éruption, quand il est encore trop dangereux de pénétrer dans une zone, on pourrait faire voler les drones pour obtenir des photos ou relever des températures. Avec un système d’échantillonnage, les drones pourraient être en mesure de prélever des cendres volcaniques et des roches sans impliquer des risques humains.
Le drone utilisé par GNS Science n’a pas subi de dégâts lors du survol des points chauds, alors qu’une équipe de tournage cinématographique a récemment perdu un appareil pendant qu’il se déplaçait à travers un panache de vapeur sur White Island.
Les chercheurs de l’Université de Canterbury travaillent avec des collègues japonais pour permettre à des patrouilles de plusieurs drones de localiser des personnes prisonnières des décombres suite à des catastrophes naturelles. Les chercheurs ont également étudié comment ces patrouilles pourraient être contrôlées par un ou deux opérateurs, tandis que les drones communiqueraient entre eux.
Les drones sont de plus en plus utilisés au cours des missions scientifiques. Une équipe de l’Institut Universitaire de Technologie d’Auckland a réussi à utiliser des drones en Antarctique – où des enveloppes thermiques étaient nécessaires pour garder les appareils au chaud – et dans le désert du Namib où les températures de 68°C posaient le problème inverse. À la fin de l’année dernière, les techniciens de GNS Science ont utilisé des drones pour effectuer des observations et obtenir des images incroyables de la faille de Kekerengu, qui a subi un décrochement spectaculaire lors de sa rupture pendant le séisme de Kaikoura.
Source: New Zealand Herald.

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drapeau-anglaisNew Zealand volcanologists have used a hobby drone to observe White Island Volcano. By clicking on this link, you will see a great video of the island shot in December 2016. Don’t hesitate to switch to full screen because the quality of the video is excellent.

http://www.nzherald.co.nz/national/news/video.cfm?c_id=1503075&gal_cid=1503075&gallery_id=171257

You can notice that the acid lake has disappeared and the main activity is located in a vent that spews voluminous steam plumes at the far end of the crater.

The drone, fitted with camera technology, has also been used over recent months to survey river terraces and geothermal systems around the North Island.

GNS Science is now moving to get a larger, professional drone for future work that could involve taking infra-red surveys of volcanic craters. The drones could also be used in high-risk situations. For instance, shortly after an eruption, when it is still too dangerous to go into an area, drones could be flown in to get imagery or take temperatures. With sampling gear, they might be able to collect volcanic ash and rock samples without involving human risks.

The GNS drone has not yet sustained any damage from some of the hot spots it has been sent into, although a film company crew recently lost one while flying it through a steam plume on White Island.

Meanwhile, University of Canterbury researchers are working with Japanese colleagues to enable swarms of drones that could locate and potentially triage people buried in wreckage and debris following natural disasters. The researchers were further investigating how entire swarms could be controlled by one or two operators, with the drones also communicating between themselves.

Drones are likely to be used more and more often during scientific missions. An Auckland University of Technology team has succeeded in using drones in Antarctica – where thermal underwear was needed to keep it warm – and in the Namib Desert, where 68°C temperatures posed the opposite problem. Late last year, GNS Science technicians used drones to make field observations and capture incredible footage of the Kekerengu Fault, which created a dramatic wall when it ruptured during the Kaikoura Earthquake.

Source : New Zealand Herald.

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Exemple de drone de loisir (X series -MJX RC)

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White Island en janvier 2009. Un lac d’acide occupait le cratère.

(Photos: C. Grandpey)

Kamokuna (Hawaii): Renforcement de la surveillance des bateaux // Kamokuna (Hawaii) : Tour boats under close surveillance

drapeau-francaisComme je l’ai écrit précédemment, les gardes côtes ont commencé à intervenir pour assurer la sécurité à Kamokuna, là où la lave entre dans l’océan. Le 8 février, ils ont identifié et verbalisé deux bateaux transportant des touristes au départ du petit port de Pohoiki. Les opérations de contrôle vont être renforcées car de plus en plus de bateaux transportent des touristes illégalement et la distance de sécurité de 300 mètres par rapport à l’entrée de lave n’est que rarement respectée.
Le transport de touristes par les agences de voyage et les tours opérateurs privés requiert des qualifications définies par la loi. La Garde côtière a rappelé les différents types de licences nécessaires. Il est demandé aux visiteurs de vérifier que «les propriétaires des bateaux sont titulaires d’une licence assurant qu’ils possèdent l’expérience et la formation nécessaires pour les conduire vers la zone en toute sécurité ». Une telle licence doit être clairement affichée dans le bateau.
Selon le National Park Service, la zone où la lave entre dans l’océan est l’une des plus dangereuses du parc car elle est susceptible de s’effondrer. La vapeur émise lorsque la lave entre en contact avec l’eau contient de l’acide chlorhydrique et des particules de verre volcanique. Les exploitants des bateaux de tourisme doivent maintenir une distance de 300 mètres pour assurer leur sécurité ainsi que celle de leurs passagers.

Source : Garde Côtière.

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drapeau-anglaisAs I put it before, the Coast Guard is now intervening to ensure safety on the Kamokuna lava entry. On February 8th, they identified and fined two tour boats operating illegally out of Pohoiki Boat Ramp and are ramping up enforcement in response to a perceived increase in illegal charters operating in the area and others that are not respecting the 300-metre restriction distance from the lava entry. .

Commercial tour boat and charter operators must possess the appropriate merchant mariner credential to operate. The Coast Guard has defined the different types of licenses that are required. The Coast Guard indicates that visitors should check that “their hired boat operators are licensed ensuring they possess the experience and training required to get them to the viewing area.” Such a license should be clearly displayed in the boat.

According to the National Park Service, the spot where lava meets the ocean is one of the most dangerous areas of the park because it could potentially collapse. The steam emitted where lava meets the water contains hydrochloric acid and glass particles. Tour boat operators are urged to maintain a 300-metre safe distance from both to ensure their safety as well as that of their passengers.

Source: Coast Guard.

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Photo: C. Grandpey

La super éruption du Toba : Une affaire de cristaux de quartz ? // The Toba super eruption : A matter of quartz crystals ?

drapeau-francaisIl y a 73 000 ans, le Toba a connu une éruption cataclysmique. Le volcan appartient à la catégorie des « super volcans » dont les impacts sont si importants qu’ils peuvent provoquer un changement climatique à l’échelle de la planète. On estime que l’éruption du Toba a atteint le niveau 8 sur l’indice d’explosivité volcanique (VEI). Elle a expédié un volume de 2800 kilomètres cubes de cendre volcanique sur la région autour du volcan.
Un groupe de chercheurs de l’Université d’Uppsala et leurs collègues de différents pays ont peut-être trouvé ce qui déclenche les éruptions de ces super volcans ; c’es le contenu d’une nouvelle étude publiée dans la revue Scientific Reports.
La création et l’émission de quantités énormes de lave et autres matériaux au cours des super éruptions ont animé les débats entre les scientifiques pendant de longues années. Il est généralement admis que les volcans entrent en éruption quand se produisent des variations de densité et de pression, et qu’ils sont un moyen, pour la Terre, de libérer un excès de chaleur et de pression. Pourtant, le déclencheur précis des super éruptions reste un mystère.
Les chercheurs de l’Université d’Uppsala et leurs collègues ont peut-être apporté une réponse à cette question en étudiant des cristaux de quartz de taille millimétrique incrustés dans les cendres et roches volcaniques. Les cristaux de quartz se développent dans le magma et enregistrent les changements chimiques et thermodynamiques avant une éruption, de la même manière que les cernes des troncs d’arbres enregistrent le changement climatique. Le problème réside dans le fait que chaque cristal de quartz présente une taille millimétrique et il est donc extrêmement difficile de l’analyser en détail.
En étudiant les cristaux de quartz du Toba, les chercheurs ont constaté qu’il y avait une différence de composition et de poids entre la partie externe et la partie interne des cristaux. Sur leur partie externe, les cristaux sont plus lourds et contiennent une forme d’oxygène appelée 18O. À l’intérieur, cependant, il y a une forme plus légère appelée 16O. Selon les auteurs de l’étude, le ratio laisse supposer qu’une profonde modification s’est produite dans le système magmatique juste avant la grande éruption. Les chercheurs pensent que lorsque le magma a fondu, il a emporté avec lui un grand volume de roche à proximité contenant le même ratio. Ce type de roche contient aussi souvent beaucoup d’eau qui peut être libérée dans le magma en produisant de la vapeur et donc une pression accrue de gaz à l’intérieur de la chambre magmatique. Cette augmentation rapide de la pression gazeuse a permis finalement au magma de rompre la croûte qui le surmontait et le volcan a envoyé des milliers de kilomètres cubes de lave dans l’atmosphère.
Les chercheurs rappellent que l’éruption du Toba a été si colossale qu’elle a failli anéantir complètement l’humanité. En 1815, le volcan Tambora, sur l’île Sumbawa en Indonésie, a connu la plus grande éruption jamais observée dans les temps historiques, avec un VEI 7. Quelque 100 000 personnes ont péri des suites de l’éruption qui a provoqué un hiver volcanique sur la planète.
Si une éruption comme celle du Tambora se produisait aujourd’hui, elle provoquerait certainement de gros dégâts dans notre société. Je ne suis pas sûr que nous y soyons préparés quand je vois les perturbations que l’éruption que l’Eyjafjallajökull a causées au trafic aérien en 2010. L’éruption islandaise était une broutille comparée à celle du Tambora!
Source: Business Insider.

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drapeau-anglais73,000 years ago, Toba Volcano produced a cataclysmic eruption. The volcano belongs to the category of super volcanoes whose impacts are so huge that they can cause global climate change. It has been estimated that the Toba eruption reached level 8 on the Volcanic Explosivity Index. It covered 2,800 cubic kilometres of the surrounding area in volcanic ash

A group of researchers at Uppsala University and their international colleagues may have worked out what triggers super volcanoes to erupt in a new study published in the journal Scientific Reports.

How exactly the huge amounts of magma emitted during super eruptions are created has been a cause of debate between scientists for a long time. It is admitted that volcanoes erupt because of density and pressure, and generally it is a way that Earth can release excess heat and pressure. Still, the precise trigger has remained a mystery.

The Uppsala University researchers and their colleagues may have found some answers lying in millimetre-sized quartz crystals embedded in the volcanic ash and rock. Quartz crystals grow in magma, and register chemical and thermodynamical changes before an eruption, which is similar to how tree rings record climate change. The problem is that each ‘tree ring’-analogue is millimetre-sized across, which is why they are extremely challenging to analyse in detail.

While studying the quartz from Toba, the researchers found that there was a difference in the composition and weight of the outer part of the crystals compared to the inside. Around the outside the crystals were heavier and contained a form of oxygen called 18O. On the inside, however, there was a lighter form called 16O. According to the study authors, the ratio suggests that something in the magmatic system had changed drastically just before the big eruption. The researchers think that when the magma melted, it took along with it a large volume of a nearby rock which contained the same ratio. This rock type also often contains a lot of water, which may be released into the magma, producing steam, and thereby an increased gas pressure inside the magma chamber. This rapidly increased gas pressure and eventually allowed the magma to rupture the overlying crust, and send thousands of cubic kilometres of magma into the atmosphere.

Researchers remind us that Toba’s eruption was so colossal that it came close to wiping out humanity entirely. In 1815, the Tambora volcano on Sumbawa Island in Indonesia erupted in what is considered the largest ever eruption in recorded history. It was a VEI 7 on the VEI scale, but an estimated 100,000 people died from the effects, and it caused a global volcanic winter.

Should a Tambora eruption occur today, it would certainly cause heavy damage to our society and I’m not sure we are prepared for it when I see the disruption of Eyjafjallajökull caused to air traffic in 2010. The Icelandic eruption was a trifle compared with a Tambora-like event!

Source: Business Insider.

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Simulation des températures et de l’albédo à surface de la Terre après l’éruption du Toba (Source : Goddard Institute for Space Studies).

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Caldeira sommitale du Tambora (Crédit photo : NASA)