Puissant séisme dans le Golfe d’Alaska // Powerful earthquake in the Gulf of Alaska

12 heures: Un puissant séisme a été enregistré à 9h32 (TU) le 22 janvier 2018 dans le golfe d’Alaska, à 280 km au sud-est de Kodiak, avec une magnitude préliminaire de M 8,2, plus tard abaissée à M 7,9 par l’USGS. Sa profondeur était de 25 km.
Une alerte au tsunami a été émise pour les zones côtières de la Colombie-Britannique aux Aléoutiennes, ainsi que pour l’État d’Hawaï où l’alerte était en vigueur à 23h43. Le tsunami ne devrait pas frapper Homer (Alaska) avant 2h50 du matin. Il pourrait être destructeur sur les zones côtières, même loin de l’épicentre. Si les vagues atteignent Hawaii, les premières sont prévues le 23 janvier à 04h26. Des sirènes ont retenti à Kodiak et Homer (5 500 habitants), et des gens ont été évacués entre Sitka et Seward. Le séisme a réveillé les gens dans la région d’Anchorage et a été ressenti dans toute la partie centre-sud de l’Alaska.

12h15: Aux dernières nouvelles, selon le Tsunami Warning Center à Hawaii, la hauteur des vagues de tsunami ne devrait pas dépasser une trentaine de centimètres quand elles atteindront l’archipel hawaiien, ce qui est plutôt rassurant.

12h30: L’alerte tsunami vient d’être annulée pour Hawaii. Pas d’alerte non plus pour les autres régions autour de l’Océan Pacifique.

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12:00: A powerful earthquake occurred at 09:32 a.m. (UTC) on January 22nd 2018 in the Gulf of Alaska, 280 km SE of Kodiak, with a preliminary magnitude of M 8.2, later downgraded to M 7.9 by USGS. Its depth was 25 km.

A tsunami watch has been issued for coastal areas from British Columbia to the Aleutians, as well as for the State of Hawaii where the alert was effective at 11:43 p.m. The tsunami is not expected to hit Homer (Alaska) until 2:50 a.m. It could be destructive on coastal areas, even far from the epicentre. Should tsunami waves impact Hawaii, the estimated earliest arrival would be 04:26 a.m. on January 23rd.  Sirens were blasting in Kodiak and Homer (pop. 5,500), and people were evacuated from Sitka to Seward. The quake woke people up in Anchorage area and was felt around southcentral Alaska.

12:15: According to the Tsunami Warning Center in Hawaii, the height of the tsumami waves should not exceed 30 centimetres or so when they hit the archipelago. This is quite reassuring.

12:30: The tsunami alert has just been cancelled for Hawaii. No alert either for the other egions around the Pacific Ocean.

Estimation du temps de parcours des vagues de tsunami (Source: USGS)

Tenorio (Costa Rica) [suite / continued]

J’aimerais revenir sur l’activité sismique observée ces derniers jours en Amérique Centrale. Tout a commencé avec un puissant séisme de M 7,6 enregistré à 02h51 (GMT) le mercredi 10 janvier 2018 au large du Honduras (voir carte ci-dessous), à 44 kilomètres à l’est des Iles Swan et à une profondeur de 10 kilomètres (Source : USGS). .

Le Réseau sismologique national (RSN) du Costa Rica indique que depuis le 9 janvier 2018, il a localisé 42 secousses sur le versant oriental du volcan Tenorio, considéré comme étant au repos. Ces séismes ont eu des magnitudes comprises entre M 2,2 et M 5,3. La sismicité a commencé le 9 janvier avec un séisme de magnitude M 4,7 à 20h56. 11 répliques ont par la suite été enregistrées avec des magnitudes comprises entre M 2,7 et M 4,3. Le 10 janvier, la sismicité a diminué et sept secousses ont été détectées, entre M 2,2 et M 3,5. Le 11 janvier, on a observé une reprise de la sismicité, avec 23 séismes dont trois avaient une magnitude supérieure à M 5,0.

Comme je l’ai indiqué précédemment, ces différents séismes avaient des hypocentres situés entre 2 et 15 km de profondeur, et des épicentres à proximité des failles Caño Negro et Chiquero, pas très loin du volcan Tenorio dont le Parc National a été fermé par crainte des glissements de terrain..

Il sera intéressant de voir l’évolution de la situation dans les prochains jours et les prochaines semaines. Selon le RSN, la sismicité observée ces derniers temps est probablement due aux mouvements des failles qui viennent d’être mentionnées, ainsi que d’autres dans la région.

Cette sismicité réveillera-t-elle le Tenorio ? Personne ne le sait. Le lien entre activité sismique d’origine tectonique et activité volcanique n’a jamais été formellement démontré. Par exemple, en mars 2011, les volcanologues japonais ont craint que le séisme de M 9,0 observé le 11 de ce même mois réveille le Mont Fuji. Il n’en fut rien et, à ce jour, le volcan – dont la dernière éruption remonte à 1707 – ne s’est toujours pas manifesté.

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I would like to write again about the seismic activity observed in recent days in Central America. It all started with a powerful M 7.6 earthquake registered at 02:51 (GMT) on Wednesday, January 10th, 2018 off Honduras (see map below), 44 kilometers east of the Swan Islands and at a depth of 10 kilometres (Source: USGS). .
Costa Rica’s National Seismological Network (RSN) reports that since January 9th, 2018, it has located 42 tremors on the eastern slope of the Tenorio volcano, considered to be at rest. These earthquakes had magnitudes between M 2.2 and M 5.3. Seismicity began on January 9th with an earthquake of magnitude M 4.7 at 20:56. 11 aftershocks were subsequently recorded with magnitudes between M 2.7 and M 4.3. On January 10th, seismicity decreased and seven events were detected, between M 2.2 and M 3.5. On January 11th, there was a resumption of seismicity, with 23 earthquakes, three of which had a magnitude greater than M 5.0.
As I put it before, these different earthquakes had hypocentres located between 2 and 15 km deep, and epicentres near the Caño Negro and Chiquero faults, not far from the Tenorio volcano whose National Park was closed for fear of landslides ..
It will be interesting to see the evolution of the situation in the coming days and weeks. According to RSN, the seismicity observed recently was probably due to the movements of the faults I have just mentioned, as well as others in the region.
Will this seismicity wake up Tenorio? Nobody knows. The link between seismic activity of tectonic origin and volcanic activity has never been formally demonstrated. For example, in March 2011, Japanese volcanologists feared that the M 9.0 earthquake observed on the 11th of that month, might wake Mount Fuji. It was not so, and to date, the volcano – whose last eruption dates back to 1707 – has not shown any significant sign of activity.

Source: RSN / The Watchers

Les ondes sonores des volcans sous-marins // Sound waves from submarine volcanoes

C’est bien connu: il y a beaucoup plus de volcans actifs au fond des océans que sur la terre ferme. Dissimulés dans les profondeurs des océans, leurs éruptions peuvent être extrêmement violentes et très difficiles à détecter. Cependant, de nouveaux enregistreurs permettront peut-être aux scientifiques de cartographier ces événements  beaucoup plus rapidement.
À l’aide d’hydrophones nouvelle génération, des scientifiques de l’Observatoire des Volcans d’Alaska (AVO) et de l’US Geological Survey (USGS) ont enregistré les éruptions de deux volcans. Lors de la présentation des résultats de leurs recherches à la 174ème réunion de l’Acoustical Society of America à la Nouvelle-Orléans, l’équipe de chercheurs a montré à quel point les éruptions de ces deux volcans sont radicalement différentes. En effet, certaines explosions durent des heures tandis que d’autres transpercent la mer comme des coups de canon. Au-dessus de la surface, les éruptions sous-marines peuvent passer inaperçues. Sous l’eau, cependant, elles peuvent envoyer des ondes de choc incroyablement puissantes sur des kilomètres.
Sur Terre, l’activité volcanique est habituellement contrôlée en utilisant des sismographes. Les scientifiques peuvent ainsi connaître et enregistrer l’intensité et la profondeur de l’activité volcanique en utilisant ces données. En revanche, les ondes sonores se déplacent différemment dans de vastes étendues d’eau comme les océans, si bien que la sismologie classique peut ne pas être en mesure d’enregistrer les éruptions sous-marines.
En utilisant des hydrophones de haute technologie, l’équipe scientifique a enregistré des sons très différents émis par l’éruption de l’Ayhi en 2014 dans les îles Mariannes du Nord et par les éruptions du Bogoslof en 2015 et 2016 dans les Aléoutiennes (Alaska).
Les éruptions de l’Ahyi et du Bogoslof étaient différentes. C’est peut-être dû à la composition de leur magma, à la quantité de gaz émis et la pressurisation du système. L’Ahyi est également complètement sous l’eau, avec son sommet à environ 75 mètres de profondeur, tandis que le sommet du Bogoslof émerge à la surface de l’océan.
L’Ahyi a connu des milliers de brèves explosions sur une période de deux semaines. Cela a donné lieu à des sons semblables à des coups de canon. En revanche, les éruptions du Bogoslof ont été plus soutenues et ont parfois duré des minutes ou des heures. Des séismes et des épisodes de tremor ont accompagné ces éruptions, avec des panaches de cendre qui perçaient la surface de l’océan.
Les puissantes ondes sonores peuvent se déplacer sur des milliers de kilomètres à travers les océans. Les scientifiques ont capté certains signaux de l’Ahyi sur des hydrophones au large des côtes du Chili, à plus de 15 000 kilomètres à travers le Pacifique. Cependant, de nombreux sons volcaniques n’atteignent pas ce niveau car ils sont trop faibles ou peuvent être bloqués par la topographie, des îles par exemple. Tout comme les bruits au-dessus de la mer, des objets comme les murs peuvent rendre plus difficile la perception d’un son.
Les scientifiques peuvent utiliser des instruments sismiques et audio pour dessiner une meilleure image des éruptions volcaniques sous-marines. Selon un communiqué de presse, les signaux émis par une éruption volcanique sous-marine peuvent même être détectés par des dispositifs de surveillance des chants des baleines.
Source: Adapté d’un article publié dans Newsweek.

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It is a well-known fact: There are far more active volcanoes at the bottom of the oceans than on land. Buried in the depths of the oceans, their violent eruptions can be extremely powerful and very difficult to detect. However, new recordings may help scientists map these incredible events much more quickly.

Using hydrophones, scientists from the Alaska Volcano Observatory (AVO) and the U.S. Geological Survey (USGS) recorded the sounds of two volcanoes erupting. Presenting their findings at the 174th Meeting of the Acoustical Society of America in New Orleans, the team showed how different eruptions sound drastically different. Indeed, some explosions last hours while others rip through the sea like gunshots. Above the surface, submarine eruptions may go unnoticed. Underwater, however, they can send incredibly powerful shockwaves many kilometres.

Volcanic activity is usually monitored using seismology. Scientists can recognize and record the size and depth of volcanic activity using this data. Sound waves travel differently in vast bodies of water like oceans, so normal seismology can fall short in recording underwater eruptions.

Using sophisticated hydrophones, the team recorded vastly different sounds from the 2014 eruption of Ayhi in the Northern Mariana Islands, and from the 2015 and 2016 eruptions of Bogoslof in the Aleutians (Alaska).

The eruption styles of Ahyi and Bogoslof were different. This could be due to differences in the two systems, such as magma composition, amount of gas, and pressurization of the system. Ahyi is also completely submerged at around 75 metres deep, while Bogoslof is very shallow with part of its top peeking out of the water.

Ahyi produced thousands of short explosions over a two-week period. This resulted in sounds akin to gunshots. The Bogoslof recordings, however, showed sustained eruptions lasting anything from minutes to hours. Earthquakes and tremors accompanied these eruptions, with plumes of ash breaking through the surface of the ocean.

The powerful soundwaves can be carried thousands of kilometres through the sea. The scientists have found some of the Ahyi signals on hydrophones off the coast of Chile, more than 15,000 kilometres across the Pacific. Many volcanic sounds won’t reach this far, however, because either they are too weak or they may be blocked by topography, such as islands. Just like noises above the sea, objects like walls can make it harder to listen to a sound.

Scientists can use both seismic and audio instruments to build a better picture of underwater volcano eruptions. According to a press release, the signs of an underwater volcanic eruption can even be picked up by whale song-monitoring devices.

Source : Adapted from an article published in Newsweek.

Nouveau profil de l’Ahyi après l’éruption de 2014 (Source: USGS)

Vue du Bogoslof le 15 août 2017 (Crédit photo: AVO)

 

Une année de sismicité à Yellowstone // A year of seismicity at Yellowstone

À partir du 1er janvier 2018, on pourra lire les Yellowstone Caldera Chronicles, un nouvel article hebdomadaire rédigé par des scientifiques du Yellowstone Volcano Observatory. Chaque lundi sur la page d’accueil du YVO (https://volcanoes.usgs.gov/observatories/yvo/), ils publieront une nouvelle prose qui abordera un sujet différent, comme la géologie, l’histoire, l’activité en cours, etc. Le premier numéro de ces Chroniques dresse un bilan de l’activité observée à Yellowstone en 2017.
L’année 2017 a commencé assez calmement, avec seulement quelques centaines de séismes enregistrés pendant les premiers mois. Cette tendance était visiblement la suite de la faible sismicité observée en  2015 et 2016, avec seulement un millier de secousses enregistrées chaque année.
La situation a changé à partir du 12 juin 2017, lorsque a débuté l’essaim sismique de Maple Creek dans la partie occidentale du Parc, à quelques kilomètres au nord de West Yellowstone, dans le Montana. Au cours des trois mois suivants, environ 2400 séismes ont été localisés par les sismographes. L’essaim a duré jusqu’au début du mois de septembre et de petits accès de sismicité ont encore eu lieu dans la même région fin septembre et fin octobre. L’événement le plus significatif de la séquence avait une magnitude de M 4,4 le 16 juin 2017. D’autres essaims sismiques ont eu lieu à l’extérieur de la région de Yellowstone, près de Lincoln dans le Montana, et de Soda Springs dans l’Idaho. Cependant, cette sismicité n’était pas causée par le système magmatique de Yellowstone. Les séismes étaient provoqués par des failles liées à l’extension tectonique de l’ouest des États-Unis.
Au total,  pour l’année 2017, plus de 3 300 séismes se sont produits dans la région de Yellowstone, ce qui fait de cette année l’une des plus sismiques jamais enregistrées. Près de 80% de tous ces événements appartiennent à environ 13 essaims, dont celui de Maple Creek qui fut de loin le plus important.
L’essaim séismique de Maple Creek en 2017 arrive en seconde position après celui de 1985. Cette année-là, un essaim enregistré près de West Yellowstone avait duré trois mois, avec plus de 3 000 événements ; le plus significatif atteignait une magnitude de M 4,9. Si le système de surveillance actuel avait existé en 1985, il est probable que beaucoup plus de séismes auraient été répertoriés. L’essaim de Madison en 2010, au sud-ouest de West Yellowstone, est le troisième plus important jamais enregistré, avec environ 2 300 événements.
Les essaims de 1985 et 2010 ont été attribués à une évolution de la déformation de la caldeira. Au cours de ces deux années, la caldeira est passée du soulèvement à l’affaissement, ce qui laisse supposer que les essaims étaient provoqués par une libération de fluides en provenance de la région de la caldeira.
En 2017, toutefois, on n’a pas observé de changement significatif de déformation de la caldeira au moment de l’essaim. Pendant la majeure partie de l’année, la caldeira s’est affaissée et le secteur autour du Norris Geyser Basin a continué à se soulever, comme l’ont indiqué de nombreuses stations GPS dans la région. L’affaissement de la caldeira et le soulèvement de Norris se poursuivent depuis 2015. Au début du mois de décembre, cependant, cette tendance a commencé à changer, avec un début d’affaissement à Norris. Il sera intéressant de voir si cette situation va continuer.
Au lieu d’être lié à une migration des fluides, il se peut également que l’essaim sismique de Maple Creek soit une poursuite de l’effet du séisme de M 7,3 enregistré en 1959 à Hebgen Lake. Ce fut l’événement le plus important jamais enregistré dans la région de Yellowstone. Les recherches à venir permettront probablement de mieux comprendre ce qui se passe dans le sous-sol de Yellowstone.
Source: Observatoire Volcanologique de Yellowstone.

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Starting on January 1st 2018, the Yellowstone Caldera Chronicles is a new weekly article written by scientists of the Yellowstone Volcano Observatory. Each Monday on the YVO homepage (https://volcanoes.usgs.gov/observatories/yvo/), they will post a new article that covers a different topic, including geology, history, current activity, and other subjects.The first issue of the Chronicles reviews the activity that occurred in Yellowstone during 2017.

2017 began calmly enough, with only a few hundred earthquakes during the first months of the year. This trend continued the low earthquake rates of 2015 and 2016, during which only about 1,000 earthquakes were located per year.

The situation changed on June 12th, 2017, when the Maple Creek earthquake swarm began on the west side of the Park, a few kilometres north of West Yellowstone, Montana. Over the ensuing three months, about 2,400 earthquakes were located by the seismographs. The swarm lasted until early September, and small bursts of seismicity occurred in the same area in late September and late October. The largest event in the sequence was an M 4.4 event on June 16th, 2017. Additional seismic swarms occurred outside the Yellowstone area, near Lincoln, Montana, and Soda Springs, Idaho. However, this seismicity was not related to the Yellowstone magmatic system. Instead, the earthquakes were caused by faulting associated with tectonic extension of the western United States.

Overall for 2017, over 3,300 earthquakes were located in the Yellowstone region, making this year one of the most seismically active ever recorded. Almost 80% of all the earthquakes that were located occurred as part of approximately 13 swarms, of which the Maple Creek swarm was by far the largest.

The 2017 Maple Creek seismic swarm comes in a distant second to that of 1985. In that year, an earthquake swarm also near West Yellowstone lasted for 3 months and included over 3,000 events, with the largest reaching M 4.9. If today’s monitoring system had been in place in 1985, it is likely that many more earthquakes would have been located. The 2010 Madison swarm, just southwest of West Yellowstone, is now the third largest swarm ever recorded, with about 2,300 events.

The 1985 and 2010 swarms were associated with a change in deformation style of the caldera. During both years, the caldera switched from uplift to subsidence, suggesting that the swarms were associated with a release of fluids from the caldera region.

In 2017, however, there was no significant change in deformation at the time of the swarm. Throughout most of the year, the caldera subsided and the area around Norris Geyser Basin continued to uplift, as indicated by numerous continuous GPS stations in the region. Both caldera subsidence and Norris uplift have been ongoing since 2015. In early December, however, that pattern began to change, with subsidence beginning at Norris. Whether this pattern will continue remains to be seen.

Instead of being related to fluid migration, it is also possible that the Maple Creek earthquake swarm is a lingering effect of the 1959 M7.3 Hebgen Lake earthquake, the largest earthquake ever recorded in the Yellowstone region. Future research will help understand better what is happening at Yellowstone.

Source: Yellowstone Volcano Observatory.

Voici quelques vues du Norris Geyser basin, l’une des zones des plus chaudes et les plus dangereuses du Parc de Yellowstone. Les visiteurs sont priés de ne pas quitter les sentiers.

Photos: C. Grandpey