Eruption volcanique sur Io

drapeau francaisLe télescope Keck II sur le Mauna Kea à Hawaii a permis d’observer sur Io, l’une des lunes de Jupiter, l’une des plus importantes éruptions volcaniques du système solaire.

Le 15 août 2013, le télescope a repéré des fontaines de lave qui jaillissaient jusqu’à plusieurs centaines de mètres de hauteur à partir de fractures dans la région de Rarog Patera. La lave a recouvert une surface estimée à 31 km2. Comme Io a une gravité très faible (1,79 m/s2) et pratiquement pas d’atmosphère, les éruptions sont beaucoup plus spectaculaires que celles observées sur Terre. D’après la NASA, cette dernière éruption figure parmi les 10 plus importantes observées par l’Homme sur Io.

S’agissant des missions spatiales, la sonde Galilée qui a tourné autour de Jupiter et de ses lunes entre 1995 et 2003, a été la dernière à fournir des images rapprochées de Io dont la dernière éruption majeure remontait à 2001. Cette année-là, le Keck avait observé une coulée de lave qui s’était épanchée sur plusieurs centaines de kilomètres carrés. En 2007, la sonde New Horizons a également détecté de volumineux panaches émis par le volcan Tvashtar.

Source : The New Scientist.

Pour plus de détails sur Io, vous pouvez consulter cette page de la NASA :

http://www.nasa.gov/topics/solarsystem/features/io-volcanoes-displaced.html

 

drapeau anglaisOne of the most massive volcanic eruptions in the solar system has been spotted on Jupiter’s moon Io – by the Keck II telescope on Mauna Kea in Hawaii.

On August 15th 2013, the telescope recorded fountains of lava gushing from fissures in the Rarog Patera region of Io. The lava fountains spouted molten rock hundreds of metres above Io’s surface, erupting over an area totalling 31 km2. As Io has relatively low gravity (1,79 m/s2) and almost no atmosphere, its volcanic eruptions can spray much higher than those we see today on Earth. NASA says that this event is easily in the top 10 yet seen on Io by humans.

As far as space missions are concerned, the Galileo spacecraft, which toured Jupiter and its moons from 1995 to 2003, was the last one to get a close view of Io.

Io’s biggest eruption so far happened in 2001, when the Keck observatory saw a lava flow that is thought to have spread many hundreds of square kilometres across Io’s surface. And in 2007 the New Horizons probe spotted huge plumes from the Tvashtar volcano.

Source: The New Scientist.

For more details about Io, you can have a look at NASA’s website:

http://www.nasa.gov/topics/solarsystem/features/io-volcanoes-displaced.html

Keck-blog

Au sommet du Mauna Kea, le Keck scrute les tréfonds de notre univers  (Photo: C.  Grandpey)

Le Mauna Loa: Un tremplin vers Mars? // Mauna Loa volcano: A springboard to Mars?

drapeau francaisLes volcans sont utilisés depuis longtemps comme terrains d’essai pour les missions spatiales. Par exemple, le désert d’Odadahraun en Islande ou volcan Kilauea à Hawaii ont été utilisés par la NASA avant plusieurs missions vers la Lune.
De la même manière, six chercheurs ont passé les quatre derniers mois dans un petit dôme sur un champ de lave du Mauna Loa, à Hawaii, à 2.400 mètres d’altitude, afin d’essayer de comprendre quels aliments les astronautes peuvent manger sur Mars et pendant les longues missions spatiales.
Les chercheurs ont terminé leur mission le 13 Août 2013, avec leurs recettes et sans les combinaisons spatiales qu’ils étaient tenus de porter à chaque fois qu’ils s’aventuraient sur le versant nord du volcan
Les scientifiques avaient été sélectionnés par l’université d’Hawaï et l’Université Cornell pour participer à une étude financée par la NASAL Le but était de préparer des repas à partir d’une liste d’aliments déshydratés et de conserves non périssables. Les chercheursont testé des plats tout prêts similaires à ceux que les astronautes mangent actuellement, et ils ont eux-mêmes concocté des repas dans le but de lutter contre la malnutrition et l’ennui alimentaire.
Ils ont effectué ce travail dans un dôme de deux niveaux avec de petits dortoirs, une salle d’exercice et, bien sûr, une cuisine.
La mission nous apprend par ailleurs que, pour les futures missions spatiales, la nourriture de confort est très importante. L’un des mets préférés de l’équipe scientifique était le Nutella qui est devenu si populaire qu’ils ont dû le rationner!
Le climat tempéré d’Hawaii et les caractéristiques géologiques du Mauna Loa constituent un cadre idéal pour une telle étude. La région est isolée, mais accessible, et n’a aucune plante ou vie animale visible. « C’est comme sur Mars », a déclaré un chercheur.
Il faudra plusieurs mois pour traiter toutes les données recueillies. Les résultats devraient être présentés au Congrès International d’Astronautique cette année à Pékin.

Source : Presse américaine.

 

drapeau anglaisVolcanoes have long been used as test fields for space missions. For instance, the Odadahraun desert in Iceland or Kilauea volcano in Hawaii, were used by NASA before missions to the Moon.

In the same way, six researchers have spent the past four months living in a small dome on a lava field of Mauna Loa volcano on Hawaii Big island, at 2,400 metres a.s.l., trying to figure out what foods astronauts might eat on Mars and during deep-space missions.

They emerged on August 13th, 2013, with their recipes and without the space suits they were required to wear each time they ventured onto the northern slope of the volcano

The six researchers were selected by the University of Hawaii and Cornell University for the NASA-funded study to prepare meals from a list of dehydrated, preserved foods that are not perishable. They examined pre-prepared meals similar to what astronauts currently eat, and concocted meals themselves in an attempt to combat malnourishment and food boredom.

Members did their cooking in a two-story dome with small sleeping quarters, an exercise room and of course, a kitchen.

We learn that what is also important for future space missions is comfort food. A favourite among the crew was Nutella which became so popular that they had to ration it!

Hawaii’s temperate weather and Mauna Loa’s geological features were a perfect setting for the study. The area is isolated, yet accessible, and has no visible plant or animal life.

« It looks like Mars, » said one researcher.

It will take several months to process all the data gathered. The findings are expected to be presented at the International Astronautical Congress later this year in Beijing.

Source: U.S. press.

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Le lac de lave du Mauna Loa  (Photo:  C. Grandpey)

Nouvelle étude des volcans monogéniques // New study of monogenic volcanoes

drapeau francaisUn article intéressant sur le site Live Science est consacré aux volcans monogéniques qui sont beaucoup moins populaires que leurs homologues polygéniques.
Il suffit de garder à l’esprit que les volcans monogéniques entrent brièvement en éruption puis cessent toute activité, en principe définitivement.  Par exemple, la plus grande ville de Nouvelle-Zélande, Auckland, est construite au-dessus de 53 volcans monogéniques. Les volcanologues locaux pensent toutefois que de nouvelles éruptions sont susceptibles de se produire dans des centaines de milliers d’années.
A l’opposé, les volcans polygéniques tels que le Mont St. Helens et l’Etna déversent périodiquement leur lave.
Une nouvelle étude de ces volcans monogéniques – à éruption unique – effectuée en Espagne a permis de découvrir qu’ils sont étonnamment complexes. L’étude a été publiée le 3 Juin 2013 dans la revue Geophysical Research Letters. Avec une technique appelée tomographie de résistivité électrique (ERT), les chercheurs ont scruté en profondeur plusieurs volcans et se sont attardés sur deux d’entre eux, le Puig d’Adri et le Montsacopa, dans le nord du pays, dans la région de la Garrotxa où on a dénombré plus de 50 cônes et maars volcaniques. Certains volcans sont de simples cônes de cendres, mais le Puig d’Adri et le Montsacopa révèlent une association plus complexe de styles éruptifs. On trouve des indications de projections ou de fontaines de lave ainsi que des montées de magma en zone humide, avec des phénomènes explosifs.
L’ERT envoie un courant électrique à travers la terre. L’intensité du courant est affectée de différentes manières par les différents types de roches. En mesurant et en interprétant les différences d’intensité du courant, les chercheurs peuvent obtenir une image du relief sous-jacent.
Avec cette technique, les volcans monogéniques complexes peuvent être aisément distinguées des édifices plus simples. L’ERT permet également de voir si ces volcans se sont construits  au moment d’éruptions explosives ou effusives et elle aide à estimer ce que pourrait être la future activité dans la même région volcanique.
Selon les scientifiques qui ont réalisé l’étude, les petits volcans construits dans les champs volcaniques monogéniques doivent être étudiés, même s’ils sont moins impressionnants que leurs homologues polygéniques en termes de dimensions et de volume de magma émis. Leur dangerosité est trop souvent sous-estimée, bien que les éruptions ne durent généralement que quelques jours ou quelques semaines.
La recherche devrait permettre aux scientifiques de mieux comprendre le fonctionnement de ces volcans et d’améliorer leur capacité à prévoir l’activité volcanique

 

drapeau anglaisAn interesting article on the Live Science website is devoted to monogenic volcanoes which are far less popular than polygenic ones.

We just need to keep in mind that monogenic volcanoes briefly erupt then die. For instance, New Zealand’s largest city, Auckland, is built on top of 53 monogenetic volcanoes. Local volcanologists think new volcanic eruptions might occur hundreds to thousands of years in the future.

On the other hand, polygenic volcanoes such as Mount St. Helens and Mt. Etna periodically outpour their lava.

A new study of these monogenic, or single-shot, volcanoes in Spain finds they are surprisingly complex. It was published on June 3rd 2013 in the journal Geophysical Research Letters. With a technique called electrical resistivity tomography (ERT), researchers peered deep inside several volcanoes, including two called Puig d’Adri and Montsacopa in northern Spain, in a region called the Garrotxa volcanic field where there are more than 50 volcanic cones and maars. Some of the volcanoes in the field are simple cinder cones, but Puig d’Adri and Montsacopa reveal a more complex mix of eruption styles. There are hints of lava spattering, fountaining and mixing with water — with explosive results.

ERT sends an electric current through the Earth. The current’s intensity is affected in different ways by various types of rock. By measuring and interpreting the differences in intensity in the current, the researchers can develop a picture of the underlying terrain.

With this technique, complex monogenetic volcanoes can be easily distinguished from more simple ones. It also allows to see if these volcanoes were built through explosive or effusive eruptions, and it helps to estimate what could be the future activity in the same volcanic field.

According to the scientists who performed the study, the small volcanoes built up in monogenetic volcanic fields need to be studied, even if they are less impressive than their polygenetic counterparts, in terms of dimensions and volumes of magma erupted. Sometimes, their dangerousness is underestimated although the eruptions typically last only days or weeks.

The research should improve scientists’ understanding of how these volcanoes work, as well as improve their ability to forecast volcanic activity.

Garrotxa-blog

Le volcan de Croscat, édifice strombolien âgé d’environ 14 000 ans, est un bel exemple du volcanisme de la Garrotxa.

(Photo:  C.  Grandpey)

Des images en direct de l’Axial Seamount (Oregon/ Etats Unis) // Live images of Axial Seamount (Oregon / USA)

drapeau francaisDans mes notes des 11 et 23 août 2011, j’indiquais que des scientifiques des universités d’Oregon et de Colombie Britannique avait découvert les signes d’une éruption récente de l’Axial Seamount, volcan sous-marin situé à environ 400 km des la côté de l’Oregon, sur la dorsale Juan de Fuca. Le site éruptif recèle plusieurs bouches hydrothermales parmi lesquelles « the Mushroom » (autrement dit « le Champignon »), une cheminée de 4 mètres de haut à 1520 mètres de profondeur. Comme par magie, si vous cliquez sur le lien ci-dessous, vous verrez cette cheminée en direct grâce à une caméra haute définition. Cette dernière fait partie d’un projet de 239 millions de dollars lancé par la National Science Foundation. Le but est d’installer, via le câble, un site d’observation permanent de l’Axial Seamount. D’autres sites similaires le long de la côte ouest des Etats-Unis permettront aux scientifiques d’étudier les séismes, le changement climatique et les gisements de méthane.

La caméra HD a été installée par un véhicule télécommandé. Les images transmises par la caméra parviennent au véhicule par un câble de 9 mètres avant de remonter, via un autre câble, vers un navire scientifique. De là, un satellite envoie le signal vers l’Université de Washington où la vidéo est mise en ligne sur le Net.

Vous pourrez donc bientôt voir les images en cliquant sur ce lien :

http://www.interactiveoceans.washington.edu/story/Live

J’ai écrit bientôt car il semble que les images ne soient pas accessibles actuellement et que le lancement du véhicule télécommandé ait été retardé à cause de conditions météo défavorables. Un peu de patience !

Source : Live Science.

 

drapeau anglaisIn my notes of August 11th and 23rd 2011, I indicated that scientists from Oregon and Columbia Universities had discovered a new eruption of Axial Seamount, an undersea volcano located about 400 km off the Oregon coast, at the Juan de Fuca Ridge. The eruptive site includes several life-rich hydrothermal vents among which “the Mushroom”, a 4-metre-tall chimney sitting 1,520 metres deep. If you connect through the link below, you will watch it live through a high-definition camera. The HD camera is part of a $239 million National Science Foundation project to install a permanent, cabled observatory at Axial Seamount. Other cabled sites along the West Coast seafloor will help scientists explore earthquakes, climate change and methane deposits.

The HD camera was installed by a remotely operated vehicle (ROV). The video first travels from the hydrothermal vent camera to the ROV over a 9-metre-long cable, then up the ROV tether to a research ship. From there, a satellite beams the signal to the University of Washington, which posts the video online.

You will watch the video online by clicking on this link:

http://www.interactiveoceans.washington.edu/story/Live

However, it seems the images are not available yet and that the ROV launch was delayed because of unfavourable weather conditions. Just be patient!

Source: Live Science.