Tempêtes de sable et réchauffement climatique // Sandstorms and global warming

Les tempêtes de sable ne sont pas des phénomènes exceptionnels en Arabie saoudite. Cependant, le réchauffement climatique les aggrave. Des tempêtes de sable de grande ampleur ont touché le centre et le nord de l’Arabie saoudite les 4 et 5 mai 2025, réduisant la visibilité et obligeant de nombreux habitants à rester chez eux. La visibilité est devenue quasi nulle dans certaines parties des provinces d’Al Qassim et de Riyad. Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux ont montré d’importants panaches de poussière engloutissant la ville d’Al Duwadimi. Des conditions similaires ont été signalées à Riyad, où la poussière a recouvert bâtiments et véhicules.

Source: presse arabe

Les tempêtes de sable touchent quelque 330 millions de personnes dans le monde, de l’Afrique subsaharienne à la Chine du Nord en passant par l’Australie. Les scientifiques expliquent que la combinaison du réchauffement climatique et d’une mauvaise gestion des terres dépouille les zones semi-arides de leur végétation, entraînant la désertification et alimentant une série de tempêtes plus fréquentes et plus violentes. Ces tempêtes soulèvent d’importantes quantités de sable et de poussière dans l’atmosphère. Une fois en suspension dans l’air, le sable et la poussière sont transportés sur des centaines, voire des milliers de kilomètres. Les principales sources de ces poussières minérales sont les régions sèches d’Afrique du Nord, de la péninsule arabique, d’Asie centrale et de Chine.

Source: presse arabe

Les activités humaines, comme la déforestation, le surpâturage et la surexploitation de l’eau, provoquent l’extension des déserts et augmentent le risque de tempêtes de sable et de poussière. Le réchauffement climatique, qui entraîne des sécheresses et des températures plus extrêmes, amplifie ces facteurs. Dans certaines régions, la poussière du désert a doublé au cours du 20ème siècle, augmentant le risque de tempêtes de sable et de poussière.
Les tempêtes de sable et de poussière peuvent avoir des conséquences désastreuses pour l’agriculture et l’industrie. Rien que dans le nord de la Chine, elles ont causé des pertes économiques de près d’un milliard de dollars en seulement trois ans. De plus, ces tempêtes peuvent déclencher diverses maladies respiratoires chez l’homme. Une étude de 2014 estime que 400 000 décès prématurés ont été causés par l’exposition à des particules de poussière, qui peuvent également être porteuses de maladies infectieuses. Outre leurs effets sur la santé humaine, les tempêtes de sable et de poussière peuvent détruire les récoltes, tuer le bétail, polluer les machines et clouer le trafic aérien au sol.
Certaines solutions pourraient être mises en œuvre pour réduire l’impact des tempêtes de sable. Par exemple, dans les zones où elles se déclarent, les États pourraient restaurer les terres en optimisant l’utilisation des ressources en eau, en protégeant les sols fragiles et en augmentant la couverture végétale, notamment en plantant des arbustes et des arbres indigènes. À l’échelle mondiale, la communauté internationale pourrait – et devrait – également réaliser de réels progrès dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre qui alimentent la crise climatique. Enfin, tout en luttant contre les causes de ces tempêtes de sable, les États pourraient continuer à investir dans des systèmes d’alerte précoce qui alertent les personnes vulnérables de l’arrivée de tempêtes. Ces systèmes peuvent sauver des vies et limiter les dommages économiques.
Source : Nations Unies.

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Sandstorms are not exceptional events in Arabia. However, global warming is exacerbating them. Widespread sandstorms affected central and northern Saudi Arabia on May 4 and 5 2025, reducing visibility and prompting many residents to remain indoors. Visibility dropped to near-zero in parts of Al Qassim and Riyadh provinces. Videos posted on social media showed large plumes of dust engulfing the town of Al Duwadimi. Similar conditions were reported in Riyadh, where dust covered buildings and vehicles.

Sandstorms affect some 330 million people around the world, from Sub-Saharan Africa to Northern China to Australia. Scientists explain that a combination of global warming and land mismanagement is stripping semi-arid areas of vegetation, leading to desertification and feeding a series of more frequent, more brutal storms.These tempests lift large amounts of sand and dust into the atmosphere. Once airborne, the sand and dust get transported hundreds or even thousands of kilometers away. The main sources of these mineral dusts are dry regions in Northern Africa, the Arabian Peninsula, Central Asia and China.

Human activities, like deforestation, over grazing and the overuse of water,  are causing deserts to spread and increasing the likelihood of sand and dust storms. Global warming, which is bringing droughts and more extreme temperatures, is amplifying these factors. In some areas, desert dust has doubled in the 20th century, increasing the chance of sand and dust storms.

Sand and dust storms can have disastrous consequences for agriculture and industry. In northern China alone they caused economic losses of nearly one billion dollars in just three years. Moreover, these storms can trigger a range of respiratory ailments in humans. A 2014 assessment estimates that 400,000 premature deaths were caused by exposure to dust particles which can also act as a carrier for infectious diseases. Alongside the effects on human health, sand and dust storms can destroy crops, kill livestock, foul machinery and ground flights.

Some solutions could be used to reduce the impact of sand storms. For instance, in the areas where sand and dust storms begin, states can restore land by being more efficient with scarce water supplies, protecting fragile topsoils and increasing vegetation cover, including by planting native shrubs and trees. More globally, the world must also make real progress in lowering the greenhouse gas emissions that are feeding the climate crisis. Finally, as states battle the causes of these sandstorms, they can continue to invest in early warning systems that alert vulnerable people to incoming storms. These can save lives and limit economic damage.

Dsource : United Nations.

2025, Année des Glaciers : ne pas l’oublier ! // 2025, Year of the Glaciers : Don’t forget it!

L’être humain souffre d’un très grave défaut : il oublie. Aujourd’hui, chaque fois que survient une catastrophe, c’est toujours la même rengaine : « Du jamais vu ! » Les gens oublient que c’est la Nature qui commande et qu’elle fait payer très cher les erreurs du passé.

Les gens se souviennent-ils aujourd’hui que le 21 mars 2025 a été déclaré Journée Mondiale des Glaciers, et que 2025 a été nommée l’Année des Glaciers afin de rappeler que leur présence est essentielle à l’équilibre de la vie sur notre planète ? Malheureusement, on a vraiment l’impression que la majorité de la population se désintéresse du sujet et s’attarde sur des choses beaucoup plus frivoles.

 

Glacier d’Aletsch (Photo: C. Grandpey)

Les scientifiques nous avertissent pourtant sans cesse que les glaciers, dans de nombreuses régions du monde, ne survivront pas au 21ème siècle s’ils continuent de fondre au rythme actuel. Si une telle catastrophe se produisait, elle mettrait en péril des centaines de millions de personnes qui dépendent de l’eau de ces glaciers.
Avec les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique, les glaciers représentent environ 70 % des réserves d’eau douce sur la planète. Ils sont des indicateurs du réchauffement climatique. En effet, leur taille ne varie généralement pas dans un climat stable, mais ils fondent sous l’effet de la hausse des températures provoquée par le réchauffement climatique d’origine anthropique.

Source: OMM

En 2024, les glaciers de Scandinavie, de l’archipel norvégien du Svalbard et d’Asie du Nord ont connu la plus forte perte annuelle de masse jamais enregistrée. Le long de la chaîne de montagnes de l’Hindou Kouch, longue de 800 kilomètres dans l’ouest de l’Himalaya, les moyens de subsistance de plus de 120 millions d’agriculteurs sont menacés par la fonte des glaciers.

Source : International Centre for Integrated Mountain Development (ICIMOD)

Bien que les réserves d’eau douce que représentent les glaciers semblent immenses, il est peut-être déjà trop tard pour les préserver pour les générations futures. D’importantes masses de glace pérenne disparaissent rapidement. Cinq des six dernières années ont connu le recul le plus rapide jamais enregistré. La période 2022-2024 a également connu la plus forte perte jamais observée sur trois ans. On estime que les glaciers, sans compter les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique, ont perdu plus de 9 000 milliards de tonnes de masse depuis 1975. La planète a perdu 273 milliards de tonnes de glace en moyenne chaque année depuis 2000. À titre de comparaison, ces 273 milliards de tonnes de glace correspondent à peu près à la consommation d’eau de la population mondiale pendant 30 ans. Si la situation se poursuit au rythme actuel, les glaciers des Alpes ne survivront pas à ce siècle.

Glacier du Rhône (Photo: C. Grandpey)

Si les émissions de gaz à effet de serre ne ralentissent pas et que les températures augmentent au rythme actuel, d’ici fin 2100, nous perdrons 80 % des petits glaciers d’Europe, d’Afrique de l’Est, d’Indonésie et d’ailleurs.
La fonte des glaciers a des répercussions immédiates et à grande échelle sur l’économie, les écosystèmes et les zones habitées. Selon le Service mondial de surveillance des glaciers (WGMS), 25 à 30 % de l’élévation du niveau de la mer est due à la fonte des glaciers. La fonte des calottes de neige entraîne une élévation du niveau de la mer d’environ un millimètre par an, un chiffre qui peut paraître insignifiant, mais chaque millimètre inonde 200 000 à 300 000 personnes supplémentaires chaque année. Les inondations peuvent affecter les moyens de subsistance des populations et les contraindre à partir.

Photo: C. Grandpey

La Journée Mondiale des Glaciers, le 21 mars 2025, visait à sensibiliser le public au rôle crucial que jouent ces immenses fleuves de glace dans le système climatique. Le message a-t-il été reçu? Pas si sûr.
Source : Nations Unies.

NB: Certains visiteurs ont des difficultés à diffuser leurs commentaires sur ce blog. Voici ce que m’écrit en privé ce matin un Pyrénéen, fidèle lecteur de mes notes :

« Coïncidence, je copie actuellement mes souvenirs familiaux de VHS-C vers DVD puis encodage en fichier avi.
Il y a de cela 25 ans, films à l’appui (!) il était courant de trouver des névés résistants au dessus de 2000 mètres (brèche de Roland, massif du Néouvielle, et autres lieux).
Mes dernières balades depuis 2020 sont sans appel : la neige manque, les névés ont disparu, les glaciers ou ce qui en reste sont faméliques. Rappel : la cascade de Gavarnie à SEC il y a quelques mois…..
L’avenir s’annonce dur, le Ricard se boira sans eau. »

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Human beings suffer from a very serious flaw: they forget. Today, each time a disaster occurs, it’s always the same old refrain: « This has never been seen before! » People forget that Nature is leading the world and that it makes us pay dearly for the mistakes of the past.
Do people remember today that March 21, 2025, was declared World Glacier Day, and that 2025 was named the Year of the Glaciers to remind them that their presence is essential to the balance of life on our planet? Unfortunately, we really get the impression that the majority of the population is ot interested in the subject and focuses on much more frivolous matters.

Scientists repeatedly warn us that glaciers in many regions will not survive the 21st century if they keep melting at the current rate, potentially jeopardising hundreds of millions of people living downstream,

Together with ice sheets in Greenland and Antarctica, glaciers lock up about 70 per cent of the world’s freshwater reserves. They are striking indicators of global warming as they typically remain about the same size in a stable climate. But, with rising temperatures and global warming triggered by humanactivities, they are melting at unprecedented speed.

In 2024, glaciers in Scandinavia, the Norwegian archipelago of Svalbard and North Asia experienced the largest annual loss of overall mass on record. In the 800-kilometer Hindu Kush mountain range, located in the western Himalayas, the livelihoods of more than 120 million farmers are under threat from glacial loss.

Despite these vast freshwater reserves, it may already be too late to save them for future generations. Large masses of perennial ice are disappearing quickly, with five out of the past six years seeing the most rapid glacier retreat on record. The period from 2022 to 2024 also experienced the largest-ever three-year loss. It is estimated that glaciers, which do not include the Greenland and Antarctica ice sheets, have lost more than 9,000 billion tonnes of mass since 1975. The world has lost 273 billion tonnes of ice on average every year since 2000. To put that into context, 273 billion tonnes of ice lost every year corresponds about to the water intake of the entire world population for 30 years. In central Europe, almost 40 per cent of the remaining ice has melted. If this continues at the current rate, glaciers will not survive this century in the Alps.

If emissions of greenhouse gases are not slowed and the temperatures are rising at the rate they are at the moment, by the end of 2100, we are going to lose 80 per cent of the small glaciers across Europe, East Africa, Indonesia and elsewhere.

Glacial melt has immediate, large-scale repercussions for the economy, ecosystems and communities. 25 to 30 per cent of sea level rise comes from glacier melt, according to the World Glacier Monitoring Service. Melting snowcaps are causing sea levels to rise about one millimetre higher every year, a figure that might seem insignificant, yet every millimetre will flood another 200,000 to 300,000 persons every year. Floods can affect people’s livelihoods and compel them to emigrate from one place to another.

The World Day for Glaciers on 21 March 2025 aimed to raise awareness about the critical role that these massive frozen rivers of snow and ice play in the climate system. Has the message been received? Not so sure.

Source : United Nations.

La fonte de l’Himalaya : une menace pour toute l’Asie // Melting Himalayas : a threat to all of Asia

Voici une nouvelle bien inquiétante : la neige vient d’atteindre son niveau le plus bas depuis 23 ans dans l’Himalaya. J’ai expliqué dans plusieurs notes sur ce blog que l’Himalaya est le château d’eau de l’Asie. Si les glaciers disparaissent, ce sera une catastrophe pour deux milliards de personnes.
La chaîne himalayenne s’étend sur 2 500 km, de l’Afghanistan à l’ouest à la Birmanie à l’est.

Source: NASA

Ses hauts sommets et ses vallées sont recouverts de glace et de neige, dont le cycle annuel de fonte alimente douze grands bassins fluviaux qui serpentent à travers l’Asie centrale et orientale. Ces bassins constituent les principales sources d’eau d’une douzaine de pays. Le problème est qu’une baisse constante des chutes de neige dans l’Himalaya a été observée ces dernières décennies. Au cours de l’hiver 2024-2025, elles ont atteint leur niveau le plus bas depuis 23 ans.

Source : International Centre for Integrated Mountain Development (ICIMOD)

Ce qui inquiète le plus les climatologues, c’est que de telles situations de déficit se succèdent continuellement. Le dernier rapport sur l’enneigement en 2025 révèle que les bassins versants du Mékong et de la Salwen, qui alimentent le Myanmar, la Thaïlande, le Laos, le Vietnam et le Cambodge, sont inférieurs de plus de 50 % à la moyenne. Le bassin versant du Yangtsé en Chine présente un manque de neige de 26 %. Le Gange, en Inde et au Bangladesh, a diminué de 24 %. La situation est identique pour l’Indus, qui alimente le Cachemire et le Pakistan.

La réduction des chutes de neige ne serait pas un problème s’il s’agissait d’un événement ponctuel, mais le Bureau des Nations Unies pour la réduction des catastrophes (UNDRR) indique que cela s’est produit pendant cinq des six dernières années. L’accélération de cette tendance a été observée au cours du dernier quart de siècle, et les conséquences sont énormes.
Moins de neige dans l’Himalaya signifie moins de fonte au printemps et moins d’isolation pour la glace et les glaciers qui se trouvent en dessous. De même, moins de fonte printanière signifie moins de débit d’eau et, par conséquent, moins d’alimentation souterraine des bassins. La neige n’est pas la seule source d’eau des principaux fleuves himalayens. Elle contribue en moyenne à environ un quart du volume annuel. Cependant, les chercheurs expliquent qu’il ne fait aucun doute que les déficits en neige à répétition contribuent à la modification des régimes d’écoulement et à la baisse des niveaux d’eau.
Le bassin du Fleuve Jaune en Chine en est un bon exemple. La couverture de neige (la durée pendant laquelle la neige reste au sol), qui était 98 % supérieure à la moyenne en 2008, a chuté à moins 54 % en 2023, et le bassin continue de faire face à des déficits qui pèsent sur l’agriculture, l’hydroélectricité et la disponibilité en eau.
Il en va de même pour le bassin du Yangtsé en Chine. Cette année, les chutes de neige ont diminué de 26 % plus vite que la moyenne. La diminution constante du manteau neigeux compromet l’efficacité hydroélectrique du barrage des Trois Gorges (Three Gorges Dam).
La situation est identique pour tous les projets hydroélectriques et les régions agricoles qui dépendent de l’Himalaya. L’UNDRR exhorte les pays asiatiques à prendre des mesures d’urgence telles que l’amélioration des systèmes de gestion de l’eau, une meilleure préparation aux sécheresses, de meilleurs systèmes d’alerte précoce et le renforcement de la coopération régionale.
Ces mesures sont d’autant plus urgentes que tous les scientifiques s’accordent à dire que le pire est à venir si rien n’est fait pour enrayer le réchauffement climatique.
Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’Asie est la région la plus touchée par le réchauffement climatique. Des sécheresses successives ont provoqué un nombre particulièrement élevé de vagues de chaleur dévastatrices. À celles-ci se sont ajoutées des tempêtes et des inondations destructrices, et la tendance ne semble pas près de s’arrêter.
La Banque asiatique de développement (Asian Development Bank) prévoit que les rendements rizicoles, de l’Indonésie au Vietnam, chuteront de 50 % d’ici 2100 sans mesures urgentes d’adaptation au réchauffement climatique. Les impacts physiques du réchauffement climatique sont déjà significatifs, mais les conséquences les plus préoccupantes à l’échelle mondiale proviendront de perturbations sociales, économiques et politiques, bien plus difficiles à prévoir ou à gérer que des catastrophes isolées. Dans un contexte mondial déjà instable et marqué par des tensions géopolitiques croissantes, les impacts climatiques ne feront qu’amplifier l’incertitude de la situation.

Source : Médias d’information internationaux.

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Here is an alarming piece of news : Snow has just hit a 23-year low in the Himalayas. I have repeated in several posts that the Himalayas are the water tower of Asia. If the glaciers disappear, it will sound as a disaster to two billion people. .

The Himalayan mountain range reaches 2500 km from Afghanistan in the west to Myanmar in the east. Its high peaks and valleys are covered in ice and snow whose annual cycle of melting feeds 12 major river basins that wind their way across the Central and East Asian landscape. These are the major water sources for a dozen nations The problem is that a steady decline in snow falling across the Himalayas has been observed in recent decades. During the winter 2024-2025, it tumbled to an overall 23-year low, which is definitely alarming. What worries most the climatologists is that they are observing such deficit situations occurring in continuous succession.

The latest snow report for 2025 reveals that the snow catchments for the Mekong and Salwen Rivers that feed into Myanmar, Thailand, Laos, Vietnam and Cambodia are worse than 50 per cent lower than average. China’s Yangtze catchment has 26 percent less snow. The Ganges River of India and Bangladesh is down 24 percent. The situation is identical for the Indus that feeds Kashmir and Pakistan.

The reduced snowfalls would not be a problem if it were a one-off event, but the United Nations Office for Disaster Risk Reduction (UNDRR) says this has happened in five out of the past six years. It is an acceleration of a trend observed over the past quarter century and the implications of this trend are enormous.

Less snow in the Himalayas means less spring melt and less insulation for any ice or glaciers beneath. In its turn, less spring melt means less water flow and that, in turn, means less soak to refill groundwater basins. Snow is not the only source of water for the major Himalayan rivers. While every river differs, snow, on average, contributes to about a quarter of all annual water runoff. However, researchers say there is no doubt that ongoing snow deficits are contributing to changing flow patterns and falling water levels.

China’s Yellow River Basin is a case in point. Its snow persistence (the time snow remains on the ground) fell from 98 percent above average in 2008 to -54 percent in 2023 and the basin continues facing deficits. Such sustained deficits strain agriculture, hydropower, and water availability.

It is a similar story for China’s Yangtze Basin. This year’s snowfall vanished 26 percent faster than average. The steadily declining snowpack jeopardizes hydropower efficiency of the Three Gorges dam.

It is a similar story for all Himalayan-fed hydropower projects and agricultural regions. The United Nations Office for Disaster Risk Reduction (UNDRR) is urging Asian nations to take immediate action. Improved water management systems, stronger drought preparedness, better early warning systems, and greater regional co-operation are among the most urgent ùeasures to be taken.

They are all the more urgent as all scientists agree that the worst is to come if nothing is done to curb global warming.

According to the World Meteorological Organization (WMO), Asia is suffering the most from global warming. Successive droughts have produced a particularly high number of damaging heatwaves. These have been topped off by destructive storms and flood and it is turning into a relentless trend.

The Asian Development Bank has predicted that rice yields from Indonesia to Vietnam will fall 50 percent by 2100 without urgent climate adaptation measures. While the physical impacts of global warming are already intensifying, the most concerning outcomes globally will arise from social, economic and political disruptions which are far more difficult to predict or manage than isolated disaster events. Given an already unstable global context of rising geopolitical tensions, climate impacts will only magnify this volatility.

Source : International news media.

Le saccage climatique de Trump continue // Trump’s climate rampage continues

Après avoir récemment annulé la rédaction d’un important rapport scientifique, le National Nature Assessment, commencée sous l’administration Biden, l’administration Trump vient de licencier sans préavis plus de 400 scientifiques qui avaient commencé à rédiger le dernier National Climate Assessment Report, autrement dit le rapport d’évaluation du climat. Les scientifiques ont reçu un courriel les informant les informant que l’état d’esprit du rapport était en cours de réévaluation.
Ce rapport, mandaté par le Congrès, est préparé tous les quatre ans en vertu d’une loi de 1990. Il détaille les dernières avancées scientifiques sur le réchauffement climatique et rend également compte des progrès réalisés dans la lutte contre la hausse des températures.
Les scientifiques craignent que l’administration Trump cherche à mettre fin à ce projet ou à recruter d’autres auteurs pour rédiger un rapport radicalement différent, visant à attaquer la climatologie. Dans ce cas, le pays sera mal préparé à faire face à des catastrophes de plus en plus graves, aggravées par le réchauffement climatique d’origine anthropique, avec notamment des vagues de chaleur plus intenses, des incendies de forêt, des sécheresses, des inondations et une élévation du niveau de la mer. La dernière version du National Climate Assessment Report, publiée en 2023, détaillait les dernières données scientifiques sur l’intensification des vagues de chaleur, les incendies de forêt et autres catastrophes, et indiquait que sans une réduction plus importante des émissions de gaz à effet de serre, et sans et des efforts d’adaptation plus rapides, « les risques climatiques graves pour les États-Unis continueront de croître ».

En 2024, les États-Unis ont connu 27 catastrophes météorologiques et climatiques. Chacune a entraîné au moins un milliard de dollars de pertes. La NOAA indique qu’à l’échelle des États Unis, elles ont coûté 185 milliards de dollars.
Source : Médias américains.

Trump n’a jamais admis la responsabilité du réchauffement climatique dans les incendies qui on ravagé Los Angeles en janvier 2025 (Crédit photo: presse américaine)

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After recently cancelling the writing of a major scientific report called the National Nature Assessment, which began under the Biden administration, the Trump administration has just summarily dismissed more than 400 scientists who had begun to write the latest National Climate Assessment report, informing them by email that the scope of the report was being reevaluated.

The report, mandated by Congress, is prepared every four years under a 1990 law. It details the latest science on climate change, and also reports on progress in addressing global warming.

Scientists said they fear the Trump administration could seek to shut down the effort or enlist other authors to write a very different report that seeks to attack climate science. This would leave the country ill-prepared for worsening disasters intensified by humanity’s warming of the planet, including more intense heat waves, wildfires, droughts, floods and sea-level rise.

The most recent National Climate Assessment, released in 2023, detailed the latest science on more extreme heat waves, wildfires and other disasters, and said that without deeper cuts in emissions and faster adaptation efforts, “severe climate risks to the United States will continue to grow.”

Last year, the United States experienced 27 weather and climate-related disasters that each measured at least $1 billion dollars in losses. Globally, they cost the country $185 billion in total, according to NOAA.

Source : U.S. news media.