Taranaki (Nouvelle Zélande)

drapeau-francaisL’astronaute français Thomas Pesquet a photographié le volcan Taranaki (Nouvelle-Zélande) depuis la Station Spatiale Internationale. Vu depuis l’espace, le volcan, qui se dresse au-dessus du parc national d’Egmont, semble appartenir à un autre monde.
Quelques heures après avoir partagé la photo sur les réseaux sociaux, Tgomas Pesquet a écrit sur Twitter que le Taranaki lui rappelait la chanson Imagine du groupe de rock américain A Perfect Circle (https://youtu.be/dunKAwRN3P8).
Culminant à 2518 mètres, le Taranaki un stratovolcan andésitique situé dans la partie sud-ouest de l’Ile du Nord. Il est entré en éruption en 1854 avec une activité explosive accompagnée d’émissions de cendre. Cette éruption faisait suite à plusieurs autres événements au cours des siècles précédents. La plus importante éruption des temps historiques a eu lieu vers 1655, avec des retombées de téphras sur la partie centrale de l’Ile du Nord. Plusieurs épisodes d’effondrement du volcan ont eu lieu au cours des 50 000 dernières années. Une activité explosive, parfois accompagnée de coulées pyroclastiques et de croissance d’un dôme de lave, s’est produite fréquemment au cours de l’Holocène.
Le Taranaki est lié par la légende aux montagnes qui occupent le centre de l’Ile du Nord. Le Taranaki cohabitait autrefois avec les autres volcans du plateau central: le Tongariro, le Ruapehu et le Ngauruhoe. Quand il fit des avances à une jolie colline répondant au doux nom de Pihanga, le Tongariro piqua une crise de jalousie et entra en éruption. Le Taranaki s’enfuit alors vers l’ouest, creusant au passage le lit de la rivière Whanganui. Aujourd’hui, le Taranaki est toujours vénéré et son sommet est sacré pour les Maoris de la région.

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drapeau-anglaisFrench astronaut Thomas Pesquet has captured New Zealand’s Taranaki volcano from aboard the International Space Station. The volcano, which looms large over Egmont National Park, appears small and otherworldly from the lofty heights.

A few hours after sharing the photo, Pesquet posted on Twitter that Mt Taranaki reminded him of the song Imagine by the American rock band A Perfect Circle (https://youtu.be/dunKAwRN3P8).

2518-metre-tall Taranaki volcano is an andesitic stratovolcano located in the SW part of the North Island of New Zealand. It last erupted in 1854 with a minor explosive ash activity. It was the culmination of several eruptions in the preceding few hundred years. The largest recent eruption occurred in about 1655 with widespread tephra falling across the central North Island. Multiple episodes of edifice collapse occurred in the past 50,000 years. Explosive activity, sometimes accompanied by pyroclastic flows and lava dome growth, occurred frequently throughout the Holocene.

Taranaki is linked by legend to the mountains of the central North Island. Taranaki once lived with the other volcanoes of the central plateau: Tongariro, Ruapehu and Ngauruhoe. When he made flirtatious advances towards a pretty hill named Pihanga, Tongariro erupted in a jealous fury. Taranaki fled to the west, gouging out the Whanganui River on his way. Today Taranaki is still venerated and its summit is sacred to the Maori people of the area.

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Crédit photo: Thomas Pesquet (ESA)

Belle image de la Grande Ile d’Hawaii // Nice image of Hawaii Big Island

drapeau-francaisL’Agence Spatiale Européenne (ESA) a mis en ligne une photo la Grande Ile d’Hawaii prise par le satellite Copernicus Sentinel-2A le 27 octobre 2016.

http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2017/01/Big_Island_Hawaii

L’image montre la partie sud-est de l’île. On voit parfaitement le Mauna Loa en haut à gauche avec les traces foncées des coulées de lave sur ses flancs. L’autre volcan actif, le Kilauea, se trouve près du centre de l’image.
Les coulées de lave de couleur marron et noire – les plus sombres étant les plus jeunes – sont entrecoupées de forêts et de champs aux belles couleurs vertes. Les nuages au-dessus de cette zone sont formés par les alizés qui soufflent du nord-est et sont ensuite bloqués par les montagnes, ce qui provoque souvent des pluies abondantes.
Sur le côté centre-droit de l’image, le long de la côte, on peut voir un panache de vapeur là où la lave entre dans l’océan. A proximité, on distingue également la route qui a été interrompue par une coulée de lave.

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drapeau-anglaisThe European Space Agency (ESA) has released a photo of Hawaii Big Island captured by the Copernicus Sentinel-2A satellite on 27 October 2016.

http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2017/01/Big_Island_Hawaii

The image shows the southeastern part of the island. One can clearly see the Mauna Loa volcano in the upper left with the darker remnants of lava flows down its slopes. The other active volcano, Kilauea, can be seen smoking near the centre of the image.

The brown and black lava flows – the darker being younger – are interspersed with green forests and fields. The clouds in this area are formed by trade winds from the northeast being blocked by the mountains, which also leads to frequent heavy rainfall.

On the centre-right side of the image along the coast, we can see a plume of steam where lava flows into the ocean. Nearby, we can also see the discontinuation of a road, cut off by a lava flow.

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Source: ESA.

La neige sur le Mauna Loa et le Mauna Kea (Hawaii) // Snow on Mauna Loa and Mauna Kea (Hawaii)

drapeau-francaisLa neige a blanchi les sommets du Mauna Loa et du Mauna Kea à Hawaï au mois de décembre 2016. Les trois premières photos ont été prises le jour de Noël par le système d’imagerie – Operational Land Imager – à bord du satellite Landsat 8. La neige est tombée en abondance le 18 décembre avec une couche de plus de 60 centimètres, avec en prime des coups de tonnerre et des éclairs. Alors que la neige n’est pas exceptionnelle à Hawaii, il est plus rare qu’elle s’accompagne d’orages.
Les vues rapprochées permettent de mieux observer les sommets. Le Mauna Kea s’élève à 4205 mètres (35 mètres de plus que le Mauna Loa). C’est l’un des plus anciens volcans d’Hawaï ; il a, semble-t-il, cessé d’être actif et on peut voir de nombreux cônes adventifs sur ses flancs. Le Mauna Loa, en revanche, est actif (dernière éruption en 1984) et son sommet présente trois dépressions circulaires qui composent la caldeira Moku’aweoweo.
La quatrième photo a été prise quelques jours plus tard par l’astronaute français Thomas Pesquet à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS). On peut voir que la neige a déjà en partie fondu sur le sommet.
J’ai eu l’occasion de grimper sur les sommets de ces deux volcans en février, avec le froid et la neige. Le temps là-haut est bien différent de celui du bord de mer où la température moyenne atteint 26°C!

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drapeau-anglaisSnow whitened the summits of Mauna Loa and Mauna Kea in December 2016 in Hawaii. The first three images were captured on Christmas Day 2016 by.the Operational Land Imager on the Landsat 8 satellite. A storm on December 18th brought not only more than 60 centimetres of snow, but bouts of thunder and lightning. While snow in Hawaii is not unusual, thundersnow is less common.

The detailed views give a closer look at the summits. Mauna Kea rises to 4,205 metres (35 metres higher than Mauna Loa). It is one of Hawaii’s older, dormant volcanoes, with numerous cones on its flanks. Mauna Loa, in contrast, is relatively active (last eruption in 1984) and topped with three circular depressions that compose the Moku‘aweoweo caldera.

The fourth photo was taken a few days later by French astronaut Thomas Pesquet on board the International Space Station (ISS). One can see that the snow has already partly melted on the summit.

I happened to visit the summits of both volcanoes in February, with cold weather and snow. The weather up there is quite different from the seaside where the temperature averages 26°C!

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Crédit photo: NASA

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Crédit photo: ESA.

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Photos: C. Grandpey

Festival de Montier-en-Der 2016

Je viens de passer le week-end au « Festival Photo Animalière et de Nature » de Montier-en-Der (Haute-Marne) qui fêtait son 20ème anniversaire. C’était ma 18ème visite à cet événement auquel j’ai participé à deux reprises à travers des expositions intitulées « L’Etna de glace et de feu » et « Alaska, des glaciers et des ours ». Cette année, il semble que le record d’entrées soit battu avec plus de 40 000 visiteurs.

Voici quelques remarques personnelles à l’issue de ce festival.

Sécurité? Tu parles! Suite aux événements que l’on sait, la sécurité du festival avait été renforcée, avec obstacles à d’éventuels véhicules sur la voie d’accès au site principal. Les visiteurs étaient scannés pour vérifier qu’ils n’introduisaient pas d’objets dangereux. J’ai toutefois fait remarquer aux gendarmes en poste que la sécurité présentait une faille géante. Tandis que les visiteurs étaient scannés, une queue de quelque 200 personnes attendait devant la billetterie. L’accès au guichet étant sans surveillance en amont, n’importe quel terroriste équipé d’une arme automatique aurait pu faire un carton sur ces personnes, avant même qu’elles soient passées sous le portique de sécurité!!

Le COSEC. Le COSEC est censé être la vitrine du Festival dont les deux thèmes principaux sont la Nature et les Animaux. Or, j’ai été surpris de constater que, cette année, les images montraient les veuves indiennes et le triste sort qui leur est réservé. Désolé, mais j’étais venu à Montier pour voir de belles images Nature, par pour m’apitoyer sur la misère du monde. Il y a d’autres salons et festivals pour cela. Heureusement que Chasseur d’Images avait mis en place un spectacle « 4K Project » avec des écrans 4K sur lesquels défilaient de manière harmonieuse les superbes images de Ghislain Simard, Stéphane Hette, Vincent Munier, entre autres. Là, j’ai vraiment pris mon pied!

Les expositions photo dans les différents sites du festival ont montré la qualité habituelle. Il est bien évident que leur appréciation dépend des goûts de chacun. J’aime beaucoup les images nordiques, un peu moins celles de nos oiseaux et de nos fleurs, même si je les trouve fort belles. A chacun son domaine de prédilection ! Je regrette que le site de Giffaumont soit uniquement dédié à la vente de matériel photo et que l’on ne puisse plus y admirer des expositions de photos comme c’était encore le cas il y a quelques années. Business is business !

Les grues ont tenu compagnie au festival, avec des vols souvent fournis et bruyants dans le ciel au-dessus de Montier-en-Der. Réchauffement climatique oblige, les volatiles ont, semble-t-il, retardé leur départ pour les contrées plus chaudes. On pouvait voir des rassemblements de plusieurs centaines de grues dans la campagne environnante….

Pour conclure, j’aimerais tirer mon chapeau aux bénévoles sans lesquels le festival ne pourrait être une réussite. J’avais apprécié leur dévouement en 2015 quand je faisais parte des exposants…

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Photos: C. Grandpey