Les risques d’une vie sur les pentes du Mayon (Philippines) // The hazards of life on the slopes of Mt Mayon (Philippines)

Un article publié dans plusieurs journaux anglo-saxons décrit des scènes observées aux philippines sur le volcan Mayon. Elles sont très semblables à celles qui ont déjà été décrites lors de l’éruption du volcan Merapi en Indonésie en 2010.
Au début de l’article, la police locale interpelle une femme dont le village se trouve dans la zone de danger permanent et fait partie de ceux qui ont été évacués en raison du risque d’une violente éruption du Mayon. La femme explique qu’elle connaît les risques mais demande de rester quelques minutes de plus pour récupérer l’uniforme scolaire de sa fille et pour nourrir les cochons. Elle dit prier pour que l’éruption ne s’aggrave pas, car sa famille vit ici. Il leur est difficile de rester dans le camp d’évacuation où il y a trop peu de toilettes pour tant de monde et où il fait chaud. « Les enfants tombent malades. »
Son village, Calbayog, se trouve sur les pentes nord-est du Mayon et se situe bien à l’intérieur de la zone de danger permanent d’un rayon de 6 kilomètres. L’accès y est interdit, mais des milliers de villageois pauvres font fi des restrictions et continuent à y vivre depuis des générations. Des activités permettant de gagner un peu d’argent, comme l’extraction de sable et de gravier ; les visites touristiques se sont développées malgré l’interdiction et les fréquentes éruptions du Mayon, 53 depuis 1616.
Le clocher de pierre de l’église franciscaine de Cagsawa, qui date du 16ème siècle, dépasse du sol. Il représente un symbole de la fureur mortelle du Mayon. Le clocher est la seule chose qui reste de l’église qui a été ensevelie lors d’une éruption en 1814. Elle a tué quelque 1 200 personnes, dont beaucoup s’étaient réfugiées dans l’église située à environ 13 kilomètres du volcan.
Les milliers de villageois qui vivent dans la zone de danger du Mayon reflètent la situation critique de nombreux Philippins pauvres qui sont contraints de vivre dans des endroits dangereux à travers l’archipel, que ce soit près de volcans actifs comme le Mayon, sur des flancs de montagne exposés aux glissements de terrain, le long de côtes vulnérables, sur des failles sismiques, et dans des villages exposés à des crues soudaines. De plus, chaque année, une vingtaine de typhons et de tempêtes s’abattent sur les Philippines.
La plupart des habitants de Calbayog ont été évacués lorsque le Mayon a commencé à expulser doucement de la lave après plusieurs jours d’activité. Des journalistes ont été autorisés par la police à participer brièvement à une patrouille de contrôle maison par maison dans un quartier de Calbayog. Ils ont pu constater que certains habitants faisaient fi de l’interdiction et persistaient à vivre dans leurs maisons. Un villageois a expliqué à la police qu’il devait rester parce que les 40 coqs de combat qu’il élevait risquaient d’être volés s’il partait. Dans deux autres maisons, on pouvait entendre de la musique ou des émissions d’information à la radio, et dans au moins trois autres, du linge était suspendu au soleil.
À Mi-isi, un autre village situé bien à l’intérieur de la zone de danger permanent, un habitant se moque des mises en garde des autorités et des volcanologues. Il a déclaré : « Moi, je n’ai pas peur, mais les étrangers auront probablement une crise cardiaque s’ils vivent ici ». Il a ajouté qu’il ne savait plus combien de fois il avait été témoin de la fureur du Mayon. Il a survécu pendant des décennies grâce à sa ferme maraîchère, sa porcherie, sa cocoteraie et un travail intermittent pour le compte d’une carrière de gravier et de sable située à proximité.
En dépit de ces exceptions, le gouvernement philippin prend des mesures pour protéger la population. Depuis que le volcan a commencé à émettre de la lave, l’armée, la police et les autorités locales ont déplacé plus de 20 000 villageois de la zone de danger. Ces personnes ont été transférées vers 28 abris temporaires, principalement des écoles. Comme je l’ai indiqué dans une note précédente, la plupart des salles de classe étant désormais occupées par des foules de personnes évacuées et leurs effets personnels, les enseignants sont contraints de faire cours dans les couloirs, dans les chapelles et sous les arbres.
La crise éruptive du Mayon est un défi supplémentaire pour le président Ferdinand Marcos Jr, qui a pris ses fonctions en juin 2022. Il a hérité d’une économie mise à mal par la pandémie de coronavirus qui a aggravé la pauvreté, le chômage et la dette dans pays. Il s’est rendu à Albay pour distribuer des paquets de nourriture et rassurer les personnes évacuées sur l’aide du gouvernement. Il a aussi averti que l’éruption du Mayon pourrait se prolonger pendant des mois. Le nombre de villageois déplacés pourrait plus que doubler si l’éruption du Mayon devenait violente et mettait des vies en danger.
Par le passé, on a relogé des milliers de villageois dans des maisons loin du Mayon, mais beaucoup sont retournés sur ses pentes fertiles du volcan en raison de l’insuffisance des moyens de subsistance dans les sites de réinstallation établis par le gouvernement. Le manque d’emplois et d’opportunités ailleurs oblige les gens à continuer à risquer leur vie en cultivant des légumes et en cherchant d’autres sources de revenus sur les pentes du volcan. Ils sont confrontés à une sorte de roulette russe qui oscille entre la vie et la mort.
Sources : ABC News, The Independent, BBC World.

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Dernière minute : Environ 18 999 personnes issues de 5 466 familles sont actuellement hébergées dans 28 centres d’hébergement provisoire établis, généralement dans des salles de classe de la province d’Albay, en raison de l’éruption du Mayon. Cependant, le nombre total de personnes déplacées est plus élevé, car beaucoup ont trouvé refuge auprès d’amis et de parents.
On apprend aujourd’hui qu’au moins 628 personnes déplacées, âgées de 2 à 64 ans, sont tombées malades dans les centres d’hébergement. C’est ce qu’indique un rapport publié par le Conseil national de gestion des catastrophes. Ces personnes ont contracté diverses affections comme la fièvre, la toux, la gastro-entérite, les infections respiratoires aiguës et les maladies de peau.
Le gouvernement provincial, qui a déclaré l’état de catastrophe naturelle, a apporté une aide importante aux localités touchées. Environ 1,47 million de dollars d’aide ont été distribués. Cette aide comprend des produits de première nécessité tels que de l’eau distillée, des kits d’hygiène, des tentes et des matériaux pour les abris, des paquets de nourriture pour les familles, des kits de couchage et du combustible.
Le niveau d’alerte du Mayon est maintenu à 3. Le passage au niveau d’alerte 4, qui suppose une éruption potentiellement explosive dans les heures ou les jours à venir, n’est pas à l’ordre du jour pour le moment
Source : Médias philippins.

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An article publisehed in several Anglo-saxon newspapers describes scenes on Mount Mayon (Philippines) very similar to those that had already been described during the 2010 eruption of Mount Merapi in Indonesia.

At the beginning of the article, the local police spots a woman whose village lies within the danger zone and is among those that have been evacuated beccause of the risk of a violent eruption of Mt Mayon. The woman said she knew the risks but begged to stay a few minutes more to get her daughter’s school uniform from their shack and feed her pigs. She sys she is praying this eruption won’t get worse because the livelihood of her family is here and it’s difficult to stay in the evacuation camp with few toilets for so many, and the heat. ” Children are getting sick there.”

Her village, Calbayog, lies in Mayon’s northeastern foothills and is well within the 6-kilometer radius permanent danger zone. Entry is prohibited, but thousands of poor villagers have flouted the restrictions and made it their home for generations. Lucrative businesses such as sand and gravel quarrying and sightseeing tours have also thrived openly despite the ban and the mountain’s frequent eruptions which amount to 53 since 1616.

A terrifying symbol of Mayon’s deadly fury is the belfry of the 16th-century Franciscan stone church of Cagsawa which protrudes from the ground. It’s all that’s left of the church that was buried in an 1814 eruption which killed about 1,200 people, including many who sought refuge in the church, about 13 kilometers from the volcano.

The thousands of villagers who live within Mayon’s danger zone reflect the plight of many impoverished Filipinos who are forced to live in dangerous places across the archipelago, near active volcanoes like Mayon, on landslide-prone mountainsides, along vulnerable coastlines, atop earthquake fault lines, and in low-lying villages often engulfed by flash floods. Each year, about 20 typhoons and storms lash the Philippines.

Most residents were evacuated from Calbayog when Mayon started to gently expel lava after days of unrest. Journalists were allowed by police to briefly join a house-to-house patrol of a Calbayog neighborhood and saw a few defiant residents still in their houses. One villager insisted to police that he had to remain because the 40 roosters he had bred for cockfights might be stolen if he left. Dance music or radio news broadcasts could be heard at two houses, and at least three others had laundry hanging on clotheslines in the sun.

At Mi-isi, another village well inside the permanent danger zone, one resident laughed off warnings from authorities and volcano scientists. He said : « I’m not scared, but outsiders will probably have a heart attack if they live here.” He added that he had lost count of the times he had witnessed Mayon’s fury. He has survived for decades thanks to his vegetable farm, piggery, coconut grove and on-and-off work as caretaker of a nearby gravel and sand quarry.

Despite these exceptions, the Philippine government is taking mrasures to protect the population. Since the volcano began expelling lava, soldiers, police and local officials have moved more than 20,000 villagers from the danger zone in forced evacuations to 28 temporary shelters, mostly schools. As I put it in a previous post, with most classrooms now crammed with impoverished evacuees and their belongings, teachers have been forced to hold classes in school corridors, in chapels and under trees.

The crisis is an additional challenge for President Ferdinand Marcos Jr., who took office in June 2022 and inherited an economy battered by the coronavirus pandemic, which deepened poverty, unemployment, hunger and the country’s debt. He has flown to Albay to hand out food packs and reassure the evacuees of government help, but warned that Mayon’s gentle eruption may drag on for months, keeping them away from their homes. Indeed, the number of displaced villagers could more than double if Mayon’s eruption turns violent and life-threatening.

Thousands of villagers have been given homes away from Mayon in the past, but many returned to its fertile slopes because of inadequate livelihood options in government-established relocation sites. The lack of jobs and opportunities elsewhere forces people to continue risking their lives farming vegetables and scrounging for other sources of income at the foot of the volcano. It’s a kind of Russian roulette.You either get lucky or you get killed.

Sources : ABC News, The Independent, BBC World.

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Latest : Around 18 999 individuals from 5 466 families are currently being housed in 28 established evacuation centers, typically in school classrooms, throughout Albay province, because of the Mayon eruption. However, the total number of displaced persons is higher, with many seeking refuge with friends and relatives.

We learn today that at least 628 displaced persons, aged between 2 to 64 years old, have fallen ill in evacuation centers, according to a report released by the National Disaster Risk Reduction and Management Council. These persons have contracted various illnesses, including fever, coughs, colds, gastroenteritis, acute respiratory infection, and skin disease.

The provincial government, which has declared a state of calamity, has extended significant assistance to the affected communities. About 1.47 million dollars of aid have been dispensed. This assistance includes necessities such as distilled water, hygiene kits, tents and shelter materials, family food packs, sleeping kits, and fuel.

The alert level for Mayon is kept at 3. A rise to Alert Level 4, suggesting a potentially explosive eruption within hours to days, is not anticipated at present.

Source : Philippine news media.

Crédit photo: Wikipedia

Crédit photo: Phivolcs

Les centres d’évacuation du Mayon (Philippines) // Mt Mayon’s evacuation shelters

J’ai écrit dans une note précédente qu’en date du 13 juin 2023, 16 152 personnes avaient été évacuées des pentes du Mayon ; parmi elles, 15 493 se trouvent dans des centres provisoires d’hébergement et 659 étaient hébergées par des amis et de la famille. La plupart des personnes contraintes de quitter leurs domiciles vivent dans des fermes situées dans la zone de danger permanent d’un rayon de 6 kilomètres. Les écoles sont souvent utilisées comme abris temporaires, ce qui perturbe les condirions d’enseignement pour des milliers d’élèves. Beaucoup suivent les cours dans des chapelles et des tentes ou sous des arbres en plein air.
Pour le moment, l’éruption n’a fait ni blessé ni mort. Le problème, c’est que personne ne sait combien de temps elle va durer. Les évacuations pourraient s’éterniser pendant des mois et provoquer une crise humanitaire prolongée.
Dans les écoles, chaque salle de classe est devenue un lieu d’hébergement surpeuplé pour plusieurs familles, avec des nattes de couchage, des sacs de vêtements, des réchauds et des jouets pour les enfants. Plus de 17 000 étudiants de cinq villes de la province d’Albay sont concernés par les désagréments provoqués par l’éruption. Environ 80% suivent les cours chaque jour à la maison ou ailleurs grâce à un système dans lequel les parents participent à l’enseignement de leurs enfants en utilisant des «modules d’apprentissage» fournis par l’école.
Cette approche d’apprentissage à distance a été largement utilisée pendant les deux années de pandémie de coronavirus, lorsque la majeure partie des Philippines était en quarantaine, obligeant les gens à rester chez eux
L’un des défis pour les enseignants aujourd’hui est de retrouver les écoliers qui ont été évacués afin de pouvoir confier les modules d’apprentissage à leurs parents.
Certains enseignants tentent de poursuivre les cours en présentiel. Ils retrouvent alors leurs élèves à l’intérieur des salles des fêtes, des chapelles, des gymnases et des garderies, ou bien à l’extérieur dans les jardins et sous les arbres, voire dans les couloirs de l’école.
Dans l’école primaire de San Jose, qui compte plus de 2 400 villageois évacués vers la ville de Malilipot, les enseignants donnent des cours le long d’étroites allées en plein air, dans un jardin fleuri, à l’intérieur d’un minuscule abri prévu pour accueillir des réceptions, et à l’ombre d’un arbre.
Le président Ferdinand Marcos s’est rendu à Albay pour rassurer les personnes évacuées, distribuer de la nourriture et discuter avec le gouverneur de la province et les maires de la ville de l’impact de l’éruption sur les villageois, les écoliers et l’économie de la province.
L’éruption est l’une des calamités naturelles auxquelles est confrontée l’administration locale. Une vingtaine de typhons et autres tempêtes frappent les Philippines chaque année, et les 24 volcans actifs de l’archipel sont secoués par de fréquents séismes.
Certains des villageois évacués se sont plaints de la chaleur et de la surpopulation dans les centres d’hébergement. Les autorités locales se sont engagées à fournir davantage de ventilateurs électriques et à améliorer leur confort. Les centres d’hébergement sont aussi des foyers de problèmes sanitaires et de promiscuité. On le sait : plus l’évacuation sera longue, plus il y aura de problèmes.
Les autorités sont très prudentes aujourd’hui lorsque le PHIVOLCS annonce que le Mayon connaît une hausse d’activité. Ils se souviennent de la dernière éruption de 2018, qui a déplacé des dizaines de milliers de personnes. Une éruption de 1814 a enseveli des villages entiers et tué plus de 1 000 personnes.
Source : The Independent.

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I wrote in a previous post that by June 13th, 2023, 16,152 people had been evacuated from the slopes of Mt Mayon; of those, 15,493 were in evacuation shelters and 659 were staying with friends and family. Most of those forced to evacuate live in farming villages within the 6-kilometer radius permanent danger zone. Schools are often used as shelters, disrupting education for thousands of students, many of whom are having classes in chapels and tents or under trees in the open.

For the moment, the eruption has not caused any injuries or death. But nobody knows how long it will last. The evacuations could drag on for months and cause a prolonged humanitarian crisis.

In the schools, every classroom has turned into an overcrowded sanctuary for several families with sleeping mats, bags of clothes, cooking stoves and toys for children. More than 17,000 students in five Albay towns are among those affected by the displacements for the eruption. About 80% are continuing their daily school lessons through an emergency system in which parents teach their children at home or elsewhere using school-provided “learning modules.”

The temporary distant-learning approach for students was extensively used during the two years of the coronavirus pandemic, when most of the Philippines was under police-enforced quarantine that restricted people to their homes.

One of the challenges for the teachers today is how to track the displaced school children so they can give their parents the learning modules.

Some teachers are trying to continue in-person classes, meeting with their students inside village halls, chapels, gymnasiums and daycare centers, outside in gardens and under trees, or even in school corridors.

At the San Jose elementary school campus now crammed with more than 2,400 displaced villagers in Malilipot town, teachers are holding classes along narrow open-air walkways, in a flower garden, inside a tiny guest hut and under the shade of a tree.

President Ferdinand Marcos has flown to Albay to reassure displaced villagers, hand out food and discuss with the provincial governor and town mayors the impact of the eruption on villagers, schoolchildren and the province’s economy.

The eruption is one of the natural calamities the local administration has to face. About 20 typhoons and storms lash the Philippines every year, and the archipelago’s 24 active volcanoes are shaken by frequent earthquakes.

Some of the displaced villagers have complained about heat and overcrowding in emergency shelters. Local officials pledged to provide more electric fans and improve their condition. Shelters are also hotbeds for sanitary problems and promiscuity. The longer the evacuation, the more problems there are.

Authorities are very cautious today when PHIVOLCS warns that Mt Mayon is becoming active. They remember the last eruption of 2018, which displaced tens of thousands. An 1814 eruption buried entire villages and killed more than 1,000 people.

Source : The Independent.

Personne ne sait comment évoluera l’éruption du Mayon, ni combien de temps elle durera (Crédit photo: Phivolcs)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

L’éruption du Kilauea (Hawaii) continue. La webcam en direct du HVO a filmé un vortex provoqué par le vent, et rarement observé dans le cratère de l’Halema’uma’u.

https://youtu.be/55SE_hqe8VE

Le vortex s’est formé directement au-dessus du lac de lave et a pris la forme d’un entonnoir avant de se dissiper au bord du cratère.
Les scientifiques expliquent que ces vortex se forment en raison de la chaleur extrême. La température à la surface du lac de lave atteint environ 1150°C. Le vortex arrache et faut voler des morceaux de lave.
L’USGS ajoute que des vortex provoqués par le vent ont également été observés en 2018 lors de l’éruption explosive au sommet du Kilauea.

Image extraite de la vidéo

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Le PHIVOLCS enregistre toujours des séismes volcaniques et de nombreuses chutes de blocs sur le Mayon (Philippines). La cendre provoquée par les chutes de blocs et le dégazage modéré du cratère génèrent des panaches riches en vapeur qui glissent le long des tentes du volcan avant de se disperser. L’incandescence du cratère est toujours visible la nuit. La lave qui s’écoule lentement depios le cratère sommital donne naissance à une coulée de lave et de débris qui emprunte les ravines Mi-isi et Bonga. On observe également des coulées pyroclastiques de courte durée. .
Selon le PHIVOLCS, le Mayon montre « actuellement un niveau d’activité relativement élevé », en raison de la présence de magma dans le cratère. Le volcan est en niveau d’alerte 3 depuis le 8 juin 2023. L’Institut demande au public de se méfier des coulées pyroclastiques et des lahars susceptibles d’emprunter les ravines le long de l’édifice volcanique. Les pilotes doivent éviter de voler à proximité du volcan.

Au 13 juin 2023, 16 152 personnes avaient été évacuées ; 15 493 se trouvaient dans des centres d’hébergement et 659 séjournaient chez des amis et de la famille.

Vue du Mayon le 14 juin 2023 (Source: PHIVOLCS)

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Il semble que le Popocatepetl (Mexique) ait retrouvé son activité normale, avec des émissions quotidiennes de vapeur et de gaz contenant parfois de petites quantités de cendres. Les panaches s’élèvent jusqu’à 1,6 km au-dessus du sommet. De petites retombées de cendres sont encore signalées dans plusieurs localité. Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune, Phase 2 et le public est prié de rester à 12 km du cratère.
Source : CENAPRED.

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Les explosions phréatiques se poursuivent sur le Rincón de la Vieja (Costa Rica), avec des panaches de gaz et de vapeur qui s’élèvent de 1 à 2,5 km au-dessus du bord du cratère. Le 8 juin 2023, une éruption phréatique a éjecté l’eau du lac et des sédiments à une centaine de mètres au-dessus du bord du cratère, avec un panache de vapeur qui s’est élevé à 3 km de heuteur.
Source : OVSICORI.

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De nombreux panaches de cendres denses s’élèvent jusqu’à 500 m – 3 km au-dessus du sommet de l’Anak Krakatau (Indonésie). Les images de la webcam montrent parfois des matériaux incandescents projetés au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), et il est demandé au public de rester à au moins 5 km du cratère.
Source : CVGHM.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world.

The eruption of Kilauea (Hawaii) continues. The HVO live webcam has filmed a rarely seen wind vortex in Halema’uma’u Crater.

https://youtu.be/55SE_hqe8VE

The phenomenon formed directly over the lava lake and grew into a high funnel before dissipating at the edge of the crater.

Scientists explain that these vortexes form due to extreme heat. Temperatures at the lake’s surface reach about 1150°C. The vortex can be seen sending pieces of fresh lava flinging around.

USGS officials report wind vortexes were also seen in 2018 during Kilauea’s explosive eruption at the summit.

Kilauea vortex

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PHIVOLCS still records recorded volcanic earthquakes and numerous rockfall events on Mayon (Philippines). The ash from the rockfalls and continuous moderate degassing from the crater produce steam-laden plumes that crpept downslope before drifting away. Crater incandescence can be seen at night. A very slow effusion of lava from the summit crater, generating a lava flow and collapse debris on the Mi-isi and Bonga gullies, is also observed, as well as short-lived pyroclastic flows. .

According to PHIVOLCS, Mayon is “currently in a relatively high level of unrest,” due to magma in the crater. The volcano has been on alert level 3 since June 8th, 2023. The Institute warns the public to be cautious of pyroclastic flows and lahars along channels draining the volcano edifice. Pilots are asked to avoid flying close to the volcano.

By June 13th, 2023, 16,152 people had evacuated; of those, 15,493 were in evacuation shelters and 659 were staying with friends and family.

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It looks as if Popocatepetl (Mexico) has returned to its normal activity, with daily steam-and-gas emissions, sometimes containing minor amounts of ash. The plumes rise as high as 1.6 km above the summit. Minor ashfall is still reported in several municipalities. The Alert Level remains at Yellow, Phase Two and the public is asked to stay 12 km away from the crater.

Source : CENAPRED.

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Phreatic explosions continue at Rincón de la Vieja (Costa Rica), with gas-and-steam plumes that rise 1- 2.5 km above the crater rim. On June 8th, 2023, a phreatic eruption ejected lake water with sediment about 100 m above the crater rim and produced a steam plume that rose 3 km.

Source : OVSICORI.

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Numerous dense ash plumes are visible rising 500 m – 3 km above Anak Krakatau’s summit (Indonesia). Webcam images sometimes show incandescent material being ejected above the crater. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay at least 5 km away from the crater.

Source : CVGHM.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Nouvelles du Mayon (Philippines) et du Kilauea (Hawaii)

Lors d’une réunion publique le 12 juin 2023, le directeur du PHIVOLCS a indiqué que, tant que le Mayon (Philippines) connaîtra une éruption effusive, il ne sera pas nécessaire de relever le niveau d’alerte à 4.
L’éruption effusive actuelle se caractérise par une émission lente de magma sur l’édifice volcanique. « Les coulées de lave se déplacent généralement lentement et prennent la forme de rivières de roche en fusion. » Cette situation ne s’accompagne que d’une faible activité sismique et d’un léger gonflement de la partie supérieure de l’édifice volcanique.
Le PHIVOLCS a enregistré 21 séismes volcaniques de faible intensité et 260 chutes de blocs, ainsi que 3 coulées pyroclastiques. Les émissions de SO2 ont été mesurées à 642 tonnes par jour.
Pour porter le niveau d’alerte à 4, il faudrait une augmentation du nombre de séismes volcaniques et de l’inflation de l’édifice volcanique.
À l’heure actuelle, 14 376 familles dans 21 villages des six districts d’Albay ont été placées dans 22 centres d’hébergement. Les autorités philippines ont également transféré 10 000 animaux domestiques, dont des vaches, des chèvres et des porcs vers des camps d’alimentation et des abris en dehors de la zone de danger.
Source : PHIVOLCS, Manila Bulletin.

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L’éruption du Kilauea (Hawaï) se poursuit dans le cratère de l’Halema’uma’u. Plusieurs petites fontaines de lave s’agitent dans la partie sud-ouest du fond du cratère.

Comme d’habitude, l’éruption attire des foules de visiteurs impatients d’assister au spectacle. Le Parc national dit que les touristes doivent s’attendre à des files d’attente importants et à un stationnement limité. Les autorités estiment que le premier jour et la première nuit de l’éruption ont attiré plus de 10 000 personnes, soit plus du triple du nombre de visiteurs d’une journée normale.
Les autorités touristiques à Hawaï demandent aux nombreux touristes d’être respectueux sur le site de l’éruption : « Par respect pour la signification culturelle et spirituelle d’une éruption volcanique et de la zone du cratère pour de nombreux kama’āina (habitants d’Hawaï), l’Office de Tourisme hawaiien demande la prise de conscience de l’importance spirituelle lors de la planification d’une visite au volcan.”
Comme on a pu le voir lors de la dernière éruption du Mauna Loa, pour de nombreux Hawaïens autochtones, une éruption a une signification culturelle profonde mais aussi très personnelle. Certaines personnes peuvent chanter, d’autres peuvent prier leurs ancêtres, ou bien honorer le moment avec le hula, danse traditionnelle locale. Les Hawaïens demandent aux gens de garder une distance respectueuse.
L’Office de Tourisme hawaiien ajoute : « Ne vous contentez pas de sortir votre appareil photo et de prendre des photos. Arrêtez-vous et profitez de ce moment particulier, c’est quelque chose que vous ne payez pas. À ce moment-là, vous ne faites qu’un avec l’île d’Hawaii.
Par respect pour le caractère sacré du site de l’éruption, les visiteurs ne doivent pas, non plus, prélever des pierres ou des plantes. Ils doivent aussi s’abstenir de chahuter.
Source  : médias d’information hawaïens.

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During a public briefing on June 12th, 2023, the director of PHIVOLCS explained that while Mayon volcano had an effusive eruption, there is no need to raise the alert level to 4.

The current effusive eruption involves the slow release of magma onto the volcanic edifice. »The lava flows are typically slow-moving and can be observed as rivers of molten rock. » This development is accompanied by only weak seismic activity and a slight swelling of the upper portions of the edifice.

PHIVOLCS has recorded 21 weak volcanic earthquakes and 260 rockfall events, as well as 3 pyroclastic flows. SO2 emissions have been measured at 642 tons per day.

To raise the alert level to 4, there should be an increase in volcanic earthquakes and in the inflation of the volcano’s edifice.

At the moment, 14,376 families from 21 villages in Albay’s six municipalities have been placed in 22 evacuation centers. Philippine authorities also evacuated 10,000 farm animals, including cows, goats and pigs to feeding camps and shelters outside the danger zone.

Source : PHIVOLCS, Manila Bulletin.

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The eruption of Kilauea (Hawaii) continues within Halema’uma’u Crater. Multiple minor lava

fountains remain active in the southwestern part of the crater floor. As usual, the eruption is attracting crowds of visitors eager to watch the show. The National Park says they sould expect major delays and limited parking. Officials estimate the first day and night of the eruption brought more than 10,000 people, which is more than triple the number of visitors on a normal day.

Hawaii tourism officials have urged tourists to be respectful when flocking get a glimpse of the eruption.“Out of respect for the cultural and spiritual significance of a volcanic eruption and the crater area for many kamaʻāina (Haawaii residents), the Hawaii Tourism Authority urges mindfulness when planning a visit to the volcano.”

As could be seen during the last Mauna Loa eruption, for many Native Hawaiians, an eruption has a deep yet very personal cultural significance. Some may chant, some may pray to ancestors, and some may honor the moment with hula, or dance. Hawaiians ask that people keep a respectful distance.

The Hawaii Tourism Authority says : “Don’t just get out your camera and take photos. Stop and be still and take it in, It’s something that you can’t pay for. In that moment, you are one with Hawaii.”

As a respect for the sacredness of the area, visitors should not take rocks, refrain from horseplay and leave plants alone.

Source : Hawaiian news media.