Des caméras thermiques à White Island (Nouvelle Zélande) // New thermal cameras for White Island (New Zealand)

drapeau-francaisEn lisant le blog de Brad Scott, volcanologue néo-zélandais bien connu, on apprend que GNS Science installe de nouvelles caméras thermiques sur White Island, le volcan actif à quelques dizaines de kilomètres de l’Ile du Nord. Les nouvelles caméras thermiques infrarouges (TIR) seront utilisées parallèlement aux caméras traditionnelles.
Une caméra thermique infrarouge mesure l’énergie émise par la surface vers laquelle elle est dirigée, en sachant qu’une plus grande quantité d’énergie est émise par les surfaces chaudes que par les surfaces froides. La caméra recueille les données numériquement, puis leur applique une «fausse couleur» pour reconstituer une image. L’un des avantages des TIR est que les images peuvent être recueillies la nuit, alors que les webcams traditionnelles sont peu efficaces de nuit, sauf quand la lune éclaire le paysage. Le module à capteur thermique devrait fournir des données de meilleure qualité concernant les zones autour des bouches actives et devrait aussi permettre de faire des économies car il n’y aura plus besoin de se déplacer pour effectuer ces mesures.

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drapeau-anglaisWhen reading Brad Scott’s blog, we are informed that GNS Science is installing new thermal cameras on White Island, the active volcano a few tens of kilometres to the north of New Zealand. The new Thermal Infra Red (TIR) cameras will be used together with the conventional webcams.

A TIR camera measures the emitted energy from the surface it is looking at, with more energy coming from hot surfaces than cold ones. The camera collects the data digitally and then applies a ‘false colour’ to make an image. One of the advantages is images can be collected at night, while the traditional webcams see little at night unless the moon is out. The thermal sensor module will potentially give higher quality data with spatial coverage of areas around the vents as well and appears to be cost effective as i twill no longer necessary to go on the field to perform such measurements.

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Bouche active à White Island (Photo: C. Grandpey)

Les suites du séisme de Kaikoura (Nouvelle Zélande) // The aftermath of the Kaikoura earthquake (New Zealand)

drapeau-francaisGeoNet, la source officielle d’information sur les risques géologiques en Nouvelle – Zélande, a identifié 150 barrages provoqués par des glissements de terrain suite au séisme de M 7,8 qui a secoué la région de Kaikoura le 14 novembre. L’agence a également recensé 80 000 à 100 000 glissements de terrain provoqués par l’événement principal et ses répliques. Ces phénomènes géologiques concernent principalement le nord de la région de Canterbury et celle de Marlborough.
Bien que la plupart des barrages de glissements de terrain soient de petite taille et présentent peu de risques, GeoNet en surveille 11 qui posent un risque en aval. La probabilité de rupture de tels barrages est plus élevée pendant les périodes de pluie constante ou intense, et pendant les 24 heures qui suivent. Il y a plus de risque d’une rupture rapide du barrage s’il y a beaucoup d’eau en amont d’un petit barrage, alors que la rupture rapide du barrage est beaucoup moins probable s’il y a juste une petite quantité d’eau en amont d’un grand barrage.
Il est conseillé aux populations de prendre des précautions et de rester à l’écart des zones de glissements de terrain et des barrages qu’ils ont édifiés. Les gens doivent rester loin des falaises abruptes et des zones pentues dans les régions de Kaikoura et de Marlborough à cause du risque d’éboulements. Les habitants des zones situées en aval des barrages de glissements de terrain doivent être particulièrement vigilants et se tenir à l’écart des canaux d’évacuation des eaux.

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drapeau-anglaisGeoNet, the official source of geological hazard information for New Zealand,.has identified 150 landslide dams in the wake of the M 7.8 Kaikoura earthquake and an estimated 80 000 to 100 000 landslides triggered by the main event and its aftershocks. This mainly concerns communities living in North Canterbury and Marlborough.

Although most of the landslide dams are small and pose little risk, the agency is monitoring 11 that pose a risk to downstream. The likelihood of dam failure is higher during periods of steady or intense rainfall, and for about 24 hours afterwards. There is more likely to be a rapid dam failure if there is a lot of water upstream of a small dam, whereas rapid dam failure is much less likely if there is a just a small amount of water upstream of a large dam.

Populations are advised to take precautions and stay away from landslides and landslide dams. People should stay away from steep cliffs and slopes in the Kaikoura and Marlborough region in case of rockfalls. Residents in areas downstream of landslide dams should be especially vigilant and keep clear of river flood channels and outlets.

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Exemple de barrages provoqués par le dernier séisme sur la Conway River

(Crédit photo: GeoNet)

Le lac Rotorua (Nouvelle Zélande) // Lake Rotorua (New Zealand)

drapeau-francaisAprès l’éruption spectaculaire d’un geyser près de la berge du Lac Rotorua (voir ma note du 28 novembre), les scientifiques affirment qu’il n’y a aucune preuve d’un lien entre l’éruption – qui a fait jaillir l’eau jusqu’à 30 mètres de hauteur près du village d’Ohinemutu – et l’activité sismique observée en novembre en Nouvelle-Zélande. Il est aussi trop tôt pour établir un lien avec le retour progressif de l’activité de surface dans le champ géothermique de Rotorua suite à l’arrêt des forages dans les années 1980.
L’éruption de lundi s’est produite alors que les chercheurs ont entamé des observations des systèmes naturels qui façonnent le paysage de Rotorua. Au cours des deux derniers mois, les géologues ont fait équipe avec l’armée néo-zélandaise pour effectuer un levé bathymétrique et magnétique du Lac Rotorua qui a révélé une activité hydrothermale généralisée. Les scientifiques ont observé des pustules sur le plancher du lac, signes d’émissions de gaz, ainsi que des bouches hydrothermales qui laissaient s’échapper des gaz et de l’eau à haute température. Un grand nombre de bouches sont alignées, ce qui laisse supposer qu’elles sont liées à des failles sous-jacentes.
L’étude, qui a permis d’étudier 40% du plancher du lac, mais pas le site de l’éruption de cette semaine, permettra de réaliser une carte montrant l’emplacement de toutes les bouches d’activité hydrothermale actives et les zones dangereuses pour la navigation sur le lac. Il s’agissait également de la première étape d’une série d’études visant à déterminer la quantité de chaleur émise par le fond du lac à partir d’une source magmatique qui se trouve à quelques kilomètres au-dessous du champ géothermique de Rotorua.
Le champ géothermique de Rotorua, qui a probablement été actif pendant des dizaines de milliers d’années, frémit sous une grande partie de la ville et de la bordure méridionale du Lac Rotorua qui s’est formé à l’intérieur d’une vaste caldeira, suite à une éruption il y a 240 000 ans. Le champ fait partie de la zone volcanique de Taupo.
Bien que ce soit l’une des plus spectaculaires de ces dernières années, l’éruption du geyser observée lundi correspond à l’activité du passé dans cette région. Des éruptions hydrothermales se sont produites de façon assez régulière dans cette partie du bord du lac, mais la plupart du temps elles se sont limitées à des bouillonnements d’eau et de boue.
Source: New Zealand Herald.

Dernière minute: Une nouvelle éruption hydrothermale s’est produite sur le Lac Rotorua ce mercredi 30 novembre, au même endroit que la précédente, et sans conséquence pour la zone habitée. Comme on peut le voir sur la petite vidéo ci-dessous (probablement tournée à l’aide d’un smartphone) diffusée par le New Zealand Herald, elle a été moins intense que celle du 28 novembre.

http://www.nzherald.co.nz/nz/news/article.cfm?c_id=1&objectid=11757823

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drapeau-anglaisAfter the spectacular eruption of a geyser near the shores of Lake Rotorua (see my post of November 28th), scientists say there isn’t any evidence to link the eruption – which sent water gushing up to 30 metres into the air near Ohinemutu village – with this month’s earthquake activity in New Zealand. It is also too early to draw any connection with the gradual return of surface features within the Rotorua Geothermal Field that has followed the closure of bores in the 1980s.

However, the event occurred at a time when researchers are making fresh observations of the natural systems that create Rotorua’s bubbling landscape. Over the past two months, geologists have teamed up with the New Zealand Defence Force for a bathymetric and magnetic survey of Lake Rotorua, which has yielded significant evidence of hydrothermal activity throughout the lake. This included pockmarks on the lake floor, which indicated that gas was being discharged through the lake floor, and hydrothermal vents that showed the release of gas and hot water. Many of them appeared in a linear pattern, suggesting they may be related to underlying faults.

The survey, which has so far covered 40 per cent of the lake floor but not the site of this week’s eruption, would ultimately provide a base map showing the location of all underwater hydrothermal eruption craters and areas that were hazardous to vessels and sailors. It was also the first step in a series of surveys to determine how much heat was being discharged through the lake floor from an underlying magma source which is likely located just a few kilometres below the field.

The Rotorua Geothermal Field, believed to have been active for tens of thousands of years, underlies much of the city and the southern fringe of Lake Rotorua, which itself was formed within a large caldera volcano that erupted 240,000 years ago. The field is part of the wider Taupo Volcanic Zone.

While one of the biggest in recent times, Monday’s geyser eruption was consistent with what had happened in the area in the past. Hydrothermal eruptions happened reasonably regularly in that part of the lake edge, but most of the time they only resulted in the bubbling up of water and mud from the lake bottom.

Source: New Zealand Herald.

Last minute: A new hydrothermal eruption occurred on November 30th at Lake Rotorua, in the same place as the previous one, and with no danger to the populated area. As can be seen on this short video (probably shot with a smartphone) released by the NewZealand Herald,  it was less intense than Monday’s event.

http://www.nzherald.co.nz/nz/news/article.cfm?c_id=1&objectid=11757823

 

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Photos: C. Grandpey

Eruption hydrothermale au lac Rotorua (Nouvelle Zélande) // Hydrothermal eruption at Lake Rotorua (New Zealand)

drapeau-francaisUne éruption hydrothermale s’est produite dans le Lac Rotorua à 03h30 (heure locale) le 27 novembre 2016. Elle a entraîné l’évacuation d’au moins une maison sur la berge du lac. Selon GeoNet, on n’avait pas observé ce style d’éruption – qualifiée d’ « anormale » – à Rotorua depuis 2000 ou 2001. Le geyser avait une hauteur d’une trentaine de mètres. Une habitante du village d’Ohinemuta a déclaré qu’elle avait entendu sept bruits sourds suivis d’un bouillonnement. D’autres habitants du village ont, eux aussi, été réveillés le bruit provoqué par l’éruption.

On a déjà observé de telles éruptions dans le Lac Rotorua dans le passé, surtout pendant l’exploitation du système géothermal. Toutefois, de tels événements étaient rares depuis l’arrêt du forage en 1987.

Source : GeoNet.

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drapeau-anglaisA hydrothermal eruption was observed at Lake Rotorua at 03:30 (local time) on November 27th, prompting an evacuation of at least one house near the lake.  According to GeoNet, the style of the eruption was one which hadn’t been seen in Rotorua since about 2000 or 2001 and was slightly anomalous. The geyser was reportedly as high as 30 metres. A resident reported six or seven loud thuds followed by spraying sound. There were several reports of the eruption from people living in Ohinemutu Village, on the edge of the lake, who had been woken by the noise.

The occurrence of steam eruptions has been variable in Rotorua, with many during the exploitation of the geothermal system, however they declined after the bore closure in 1987.

Source: GeoNet.

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Source: Google Maps.

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Activité hydrothermale dans un parc de Rotorua (Photo: C. Grandpey)