La Nouvelle Zélande déclare “l’urgence climatique” // New Zealand declares “climate emergency”

L’été est sur le point de commencer en Nouvelle-Zélande (le pays est dans l’hémisphère sud) et l’agence météorologique nationale vient d’annoncer que la Nouvelle Zélande a connu son hiver le plus chaud de tous les temps avec une température de 1,14°C au-dessus de la moyenne, ce qui bat le record de 2013 qui était de 1,08°C au-dessus de la moyenne. Sept des 10 hivers les plus chauds jamais enregistrés en Nouvelle-Zélande ont eu lieu depuis l’an 2000.

Au moment où l’agence météorologique diffusait cette nouvelle inquiétante, la Première Ministre Jacinda Ardern déclarait devant le Parlement le 2 décembre 2020 un état d ‘«urgence climatique». Elle a insisté sur la nécessité d’une action rapide dans l’intérêt des générations futures. Elle a ajouté: «Si nous ne faisons rien face au changement climatique, nous continuerons à vivre avec des situations alarmantes sur nos côtes».

Le programme de décarbonisation de la Nouvelle-Zélande est soutenu par un fonds public de 117 millions d’euros et comprend une élimination progressive du charbon, une obligation pour les agences gouvernementales d’utiliser des véhicules électriques et une norme verte pour les bâtiments publics,

La déclaration d’urgence climatique a été adoptée par 76 voix contre 43. Ainsi, le Parlement néo-zélandais a suivi l’exemple des parlements britannique et irlandais qui furent les premiers à déclarer une «urgence environnementale et climatique». Une douzaine de parlements les ont imités, ainsi que 1 800 communautés locales à travers le monde. Cependant, la déclaration de la Première Ministre n’a pas fait l’unanimité au Parlement. Pour le Parti National néo-zélandais (opposition de centre-droit), cette déclaration peut prêter à confusion, «en faisant croire aux gens que quelque chose d’anormal s’est passé, alors que ce n’est pas le cas»

La Nouvelle-Zélande fait partie des pays qui se sont engagés à atteindre l’objectif de neutralité carbone pour les gaz à effet de serre d’ici 2050. Le pays, qui compte moins de cinq millions d’habitants, s’est également engagé à produire une énergie 100% renouvelable d’ici 2035.

Le gouvernement néo-zélandais est accusé par certains de ne pas en faire assez pour affirmer sa réputation de pays «propre et vert». En particulier, le groupe Climate Action Tracker estime que les politiques climatiques de la Nouvelle-Zélande sont « insuffisantes » pour atteindre les objectifs définis par l’Accord de Paris de 2015 sur le climat. Greenpeace pour sa part note que l’objectif de neutralité carbone pour 2050 n’inclut pas le méthane, l’une des principales sources d’émissions de gaz à effet de serre dans le pays. L’organisation affirme que le gouvernement veut préserver le secteur agricole qui est vital pour l’économie néo-zélandaise.

Source: New Zealand Herald.

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Summer is about to start in New Zealand and the weather service has just announced that the country has just experienced its warmest winter on record with the global temperature 1.14°C above average, which breaks the 2013 record of 1.08°C. Seven of the 10 warmest winters on record in New Zealand have occurred since the year 2000.

Coincidentally with the worrying piece of news, Prime Minister Jacinda Ardern declared before Parliament on December 2nd, 2020 a state of « climate emergency. » She insisted on the need for rapid action for the benefit of future generations. She added: “If we do not respond to climate change, we will continue to experience these emergencies on our shores.”.

New Zealand’s decarbonization program is supported by a 117-million-euro state fund and includes a phase-out of coal, a requirement for government agencies to use electric vehicles and a green standard for public buildings,

The declaration of climate emergency was adopted by 76 votes to 43. Thus, the Kiwi Parliament followed the example of the British and Irish parliaments which had become the first in the world to declare an “nvironmental and climate emergency.”. A dozen parliaments have done the same,           as well as 1,800 local communities around the world.

However, not everybody in the New Zealand Parliament approved the Prime Minister’s declaration. For the New Zealand National Party (center-right opposition), this statement can hurt, “by making people believe that something has happened, when it has not”

New Zealand is among the countries that have pledged to achieve the goal of carbon neutrality for greenhouse gases by 2050. The country, which has less than five million inhabitants, has also pledged to produce 100% renewable energy by 2035.

As usual in politics, the NZ government is also accused by some of not doing enough to strengthen its reputation of a “clean, green “ country. In particular, the Climate Action Tracker group believes that New Zealand’s climate policies are « insufficient » to achieve its objectives under the 2015 Paris agreement on the climate.

Greenpeace for its part notes that the objective of carbon neutrality for 2050 does not concern methane, one of the main sources of greenhouse gas emissions in the country. The organisation says the government wants to preserve a vital agricultural sector.

Source: New Zealand Herald.

La Première Ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern au cours de sa déclaration sur la Covi-19. Sa gestion de la crise sanitaire l’a rendue très populaire (Source : Presse néo-zélandaise)

White Island (Nouvelle Zélande): Qui est responsable ? [suite] // White Island (New Zealand): Who should be held responsible ? [continued]

Dans une note publiée le 3 décembre 2020, j’ai expliqué que WorkSafe – le principal organisme de réglementation de la santé et de la sécurité au travail en Nouvelle-Zélande – a engagé des poursuites contre 13 parties suite à l’éruption de White Island en 2019. Pour engager ces poursuites, WorkSafe s’appuyait sur le Health and Safety at Work Act de 2015.

Aujourd’hui, une pétition demande à WorkSafe d’abandonner les poursuites contre deux pilotes d’hélicoptère. Elle a rassemblé des milliers de signatures. Le 3 décembre dans l’après-midi, elle avait recueilli plus de 40 000 signatures et leur nombre augmentait régulièrement.

Volcanic Air fait partie des accusés et devra se présenter devant le tribunal d’Auckland le 15 décembre prochain. La société était un voyagiste organisant des visites sur l’île lorsque l’éruption s’est produite.

Après l’explosion, les pilotes Mark Law et Tim Barrow ont contribué aux opérations de secours. La pétition vise à arrêter les poursuites les concernant parce qu’ils sont allés sauver des gens.

Source: New Zealand Herald.

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In a post released on December 3rd, 2020, I explained that WorkSafe – New Zealand’s primary work health and safety regulator – has filed charges against 13 parties following the eruption on White Island in 2019. Worksafe acted under the Health and Safety at Work Act 2015.

Now, a petition is calling for WorkSafe to drop charges against two helicopter pilots. It has racked up thousands of signatures. On December 3rd in the afternoon it had collected more than 40,000 signatures and the tally was climbing steadily.

Volcanic Air is among those who will face the charges in the Auckland District Court on December 15th. The company was a tour operator on the island when the eruption happened. Later, pilots Mark Law and Tim Barrow helped with rescue efforts.

The petition aims to stop the prosecution relating to the pilots because they went to save people.

Source: New Zealand Herald.

Photo : C. Grandpey

Tragédie de White Island (Nouvelle Zélande): Qui est responsable ?// White Island tragedy (New Zealand) : Who should be held responsible ?

Pour commencer, il faut savoir qu’en Nouvelle-Zélande, WorkSafe est le principal organisme de réglementation de la santé et de la sécurité au travail. L’agence contrôle les incidents ou accidents liés au lieu de travail et veille à ce que «chaque Néo-Zélandais qui se rend au travail puisse rentrer à la maison sain et sauf». Pour atteindre cet objectif, WorkSafe demande aux personnes de se conformer aux articles définis par la loi de 2015 sur la santé et la sécurité au travail et aux directives concernant la santé et la sécurité. Concrètement, WorkSafe demande aux personnes qui ont le devoir de protéger leur propre santé et sécurité ainsi que celles des autres de prendre les mesures appropriées pour éliminer ou minimiser les risques sur le lieu de travail.

En tant que tel, WorkSafe a engagé des poursuites contre 13 organismes et personnes suite à l’enquête déclenchée par l’éruption de White Island en 2019 avec 22 morts et des dizaines de blessés. La plupart des victimes étaient des touristes en provenance de pays comme l’Australie, les États-Unis et la Malaisie, et qui voyageaient à bord d’un bateau de croisière. Il y avait 47 personnes sur l’île lorsque le volcan est entré en éruption. Au moment de l’événement, on a cherché à savoir pourquoi ces personnes avaient été autorisées à pénétrer sur l’île, étant donné qu’il y aurait un risque significatif d’éruption.

Au cours d’une conférence de presse, Worksafe a déclaré que les enquêtes avaient révélé que 13 parties n’avaient pas respecté leurs obligations en matière de santé et de sécurité en conduisant les touristes sur White Island. Selon le directeur de WorkSafe, « c’était un événement inattendu, mais cela ne veut pas dire qu’il était imprévisible et les organisateurs ont le devoir de protéger les personnes dont ils ont la charge. »

Worksafe a mis en accusation 10 organismes en vertu de la loi sur la santé et la sécurité au travail. Chaque accusation peut déboucher sur une amende maximale de 1,5 million de dollars néo-zélandais (1,06 million de dollars US).

Trois personnes ont été inculpées en tant qu’administrateurs ou personnes individuelles censées s’assurer que leur société respecte ses obligations en matière de santé et de sécurité. Elles sont passibles d’une amende maximale de 300 000 $.

WorkSafe a déclaré ne pas avoir enquêté sur les opérations de secours après l’éruption, car cela fait l’objet d’une enquête de justice qui est en cours.

Le New Zealand Herald donne des détails supplémentaires et indique que deux agences gouvernementales font partie des organismes mis en accusation suite à l’éruption de White Island :

White Island Tours, une entreprise privée, a confirmé qu’elle faisait face à des accusations en vertu de la loi sur la santé et la sécurité au travail.

La Première Ministre Jacinda Ardern a déclaré que GNS Science et l’Agence nationale de gestion des catastrophes (NEMA) faisaient partie des organismes et personnes mises en accusation.

GNS Science surveille l’activité volcanique en Nouvelle Zélande, y compris à White Island, et les scientifiques attribuent un niveau d’alerte à chaque volcan.

NEMA joue un rôle de premier plan dans la réduction des risques et la gestion des catastrophes.

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Il va être intéressant d’observer la suite des événements. Dire que l’éruption de White Island était «un événement inattendu, mais cela ne veut pas dire qu’elle était imprévisible» est tout à fait discutable.

GNS Science avait fait son travail et le niveau d’alerte au moment de la tragédie était conforme à l’activité volcanique sur l’île. Affirmer que l’éruption aurait pu être prévue est une absurdité. Cela me rappelle les accusations dirigées contre des scientifiques italiens à qui on a reproché de ne pas avoir prédit le séisme de L’Aquila. Les séismes et les éruptions volcaniques sont des événements naturels que nous ne savons pas prévoir à l’heure actuelle.

Au final, je crains fort que l’éruption de White Island se solde par une sombre histoire de fric. En 2019, au moment de la catastrophe, alors que toutes les victimes n’avaient pas encore été dénombrées, leurs familles – les Américains en tête – parlaient déjà de poursuivre en justice pour négligence la compagnie maritime propriétaire du navire de croisière, l’agence de voyage qui avait organisé la visite de l’île, ainsi que des prestataires locaux. Selon elles, les participants à l’excursion sur l’île n’avaient pas été suffisamment prévenus des risques encourus.

Je suis désolé, mais à partir du moment où on met le pied sur un volcan actif il y a un risque ! En cas de doute, on s’adresse aux autorités compétentes. Avant de me faire déposer sur White Island en février 2009, j’avais vérifié le niveau d’alerte volcanique auprès de GNS Science ; il était alors de 1, ce qui ne signifie pas pour autant que tout danger est écarté. Les bouillonnements des mares de boues et à la surface du lac acide étaient là pour le confirmer.

Malgré tout, il ne me serait pas venu à l’idée d’attaquer en justice le propriétaire de l’hélicoptère qui m’avait déposé dans le cratère. De la même façon, je n’aurais jamais poursuivi les autorités américaines et italiennes qui m’ont obligeamment accordé un permis de travail sur les volcans actifs de ces pays. Mais peut-être suis-je trop honnête…

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To begin with, one needs to know that in New Zealand WorkSafe is the country’s primary work health and safety regulator. The agency controls workplace related incidents and ensures that “every Kiwi who goes to work comes home healthy and safe.” To achieve this aim, WorkSafe asks people to comply with the requirements outlined in the Health and Safety at Work Act 2015 and in health and safety regulations. In practical terms, it asks people who have a duty to protect the health and safety of themselves and others, to take appropriate steps to eliminate or minimise workplace risks.

As such, WorkSafe has filed charges against 13 parties following an investigation into a volcanic eruption on White Island in 2019 which killed 22 people and injured dozens. Majority of them were tourists from countries like Australia, the United States and Malaysia who were part of a cruise ship. There were 47 people on the island when the volcano erupted. At the time of the eruption questions were raised why people were allowed on the island,   given there was reportedly a heightened risk of an eruption.

Worksafe said in a news conference its investigations found 13 parties had not met their health and safety obligations in taking the tourists to the White island. According to WorkSafe’s Chief Executive, « this was an unexpected event, but that does not mean it was unforeseeable and there is a duty on operators to protect those in their care.”

Worksafe has charged 10 organisations under the Health and Safety at Work Act with each charge carrying a maximum fine of NZ$1.5 million ($1.06 million).

Three individuals were charged as directors or individuals who were required to exercise due diligence to ensure the company meets its health and safety obligations. These charges each carry a maximum fine of $300,000.

WorkSafe said it had not investigated the rescue and recovery following the eruption, as that is the subject of a coronial inquest which is underway.

The New Zealand Herald gives more details and indicates that two government agencies are among the organisations facing charges over the White Island eruption tragedy.

White Island Tours, a private company, has confirmed it is facing charges under the Health and Safety at Work Act.

Prime Minister Jacinda Ardern said both GNS Science and the National Emergency Management Agency (NEMA) had acknowledged they were among those charged over the tragedy.

GNS Science monitors volcanic activity in this country, including White Island, and scientists assign an alert level for each volcano.

NEMA provides leadership in reducing risk, being ready for and responding to and recovering from emergencies.

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Let’s see what happens next, but saying that White Island’s eruption was “an unexpected event, but that does not mean it was unforeseeable” is quite questionable. GNS Science had done its job and the alert level at the time of the tragedy was in accordance with volcanic activity on the island. Affirming that the eruption could have been foreseen is sheer stupidity. It reminds me of the accusations directed at Italian scientists who were reproached for not having predicted the L’Aquila earthquake. Both earthquakes and volcanic eruptions are natural events that we are not able to predict today.

In the end, I’m afraid the White Island eruption will turn out to be a grim business of money. In 2019, at the time of the disaster, when all the victims had not yet been counted, their families – the Americans in the lead – were already talking about suing for negligence the shipping company that owns the cruise ship, the agency that organized the visit to the island, as well as local providers. According to them, participants in the excursion to the island had not been sufficiently warned of the risks involved.

I’m sorry, but from the moment you set foot on an active volcano there is a risk! If in doubt, yiu need contact the competent authorities. Prior to being dropped off on White Island in February 2009, I had checked the volcanic alert level with GNS Science; it was then 1, which does not mean that there was no danger. The bubbling of the mud pools and the surface of the acidic lake were there to confirm it. Still, I wouldn’t have thought of suing the owner of the helicopter who dropped me off in the crater. Likewise, I would never have sued the American and Italian authorities who obligingly granted me a work permit on the active volcanoes of these countries. But maybe I’m too honest …

Photo : C. Grandpey

Nouveau projet géothermique en Nouvelle Zélande // New geothermal project in New Zealand

En novembre 2019, le parlement néo-zélandais a adopté le projet de loi Zéro Carbone dont l’objectif est de faire en sorte que la Nouvelle-Zélande réduise ses émissions de gaz à effet de serre pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Le projet de loi exigeait que tous les gaz à effet de serre, à l’exception du méthane d’origine animale, soient réduits à zéro d’ici 2050. Les émissions de méthane diminueraient de 10% d’ici 2030 et d’environ un quart, voire de moitié, d’ici 2050. Le projet de loi vise également à répondre aux obligations de la Nouvelle-Zélande en vertu de l’Accord de Paris sur le climat de 2015.

Conformément à la loi Zéro Carbone, un groupe de géologues de Dunedin dans l’Ile du Sud espère réduire les émissions nocives pour le climat en forant dans un volcan éteint vieux de 11 millions d’années qui se trouve sous la ville afin de tirer profit de sa chaleur résiduelle. Les scientifiques cherchent à savoir si cette chaleur pourrait être une ressource énergétique viable, «réduisant ainsi la consommation de combustibles fossiles et les émissions de gaz à effet de serre qu’ils provoquent». Ils espèrent effectuer deux forages à travers la roche sédimentaire, à 500 mètres de profondeur à l’intérieur du volcan. Le montant du projet s’élève à 700 0000 dollars et les chercheurs espèrent obtenir une aide du programme gouvernemental Smart Ideas (Idées Innovantes).

Les puits de forage, un dans le centre de Dunedin et un autre près du port, permettraient de mesurer le flux de chaleur en provenance du magma, et permettrait de savoir s’il vaut la peine d’être exploité. L’énergie serait captée en injectant de l’eau sous terre, avec une boucle de retour. Ainsi chauffée, l’eau pourrait être utilisée pour chauffer des bâtiments.

Même si le projet ne rencontre pas le succès escompté et si le volcan éteint ne dégage pas autant de chaleur que prévu, l’idée pourrait certainement être utilisée ailleurs dans le pays. Les scientifiques devront avant tout évaluer la chaleur qui réside sous la surface du volcan. Les géologues pensent qu’à 1 km de profondeur, la roche aura probablement une température de 50 à 100°C. Selon ses auteurs, le projet ressemble à un «travail de détective géologique.» Leurs estimations s’appuient sur des indications fournies par la lave de surface et par deux puits précédemment forés dans la région qui ont révélé la présente d’une source de chaleur sous la surface.

Il y a beaucoup d’endroits en Nouvelle-Zélande avec des sources de chaleur à profondeur relativement faible, à moins d’un kilomètre sous la surface, de sorte qu’elles pourraient être rentables. Il faut garder à l’esprit que l’énergie géothermique en Nouvelle-Zélande fournit environ 17% de l’électricité du pays, avec une capacité installée de plus de 900 mégawatts. Le pays possède de nombreux sites géothermiques susceptibles d’être exploités.

Source: The Guardian.

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In November 2019, the New Zealand parliament passed the Zero Carbon bill whose aim is to make New Zealand reduce its greenhouse gas emissions to the point the country becomes mostly carbon neutral by 2050. The bill required all greenhouse gases except methane from animals to be reduced to net zero by 2050. Methane emissions would be reduced by 10% by 2030 and by between about one-quarter and one-half by 2050. The bill also aims to fulfil New Zealand’s obligations under the landmark 2015 Paris climate agreement.

In accordance with the Zero Carbon Act, a group of geologists in Dunedin are hoping to reduce climate-damaging emissions by drilling deep into an extinct 11-million-year-old volcano below the South Island city to harness its heat.

The scientists are exploring whether the heat could be a viable energy resource, “thereby reducing carbon-based fuel consumption and consequent greenhouse gas emissions”. They hope to drill two bores through sedimentary rock, 500 metres deep into the volcano, and are seeking backing for the 700,000-dollar project from the government’s Smart Ideas programme.

The wells, one in central Dunedin and another by the harbour, would enable the heat flow from the magma to be monitored, providing data on whether there is sufficient heat to be tapped into. The energy would be captured by pumping water underground in a loop, and then being used to heat buildings.

Even if the project does not meet with the expected success and if the extinct volcano is not as hot as they think it is, certainly the idea could be utilised elsewhere.

For the proposed heat extraction plan to work, scientists will need to assess how hot it is under the volcano’s surface. Geologists think it is likely that, at 1km depth, rock will have a temperature of 50-100°C. According to its authors, the project looks like a “geologic detective work. ” Their estimates were drawn from clues in surface lava and findings from two wells previously drilled in the region that indicate that there is a hot body of rock beneath the surface.

There are lots of places in New Zealand where heat is at a relatively shallow depth, within a kilometre of the surface, so that it can be utilised. One should keep in mind that geothermal power in New Zealand provides approximately 17% of the country’s electricity with an installed capacity of over 900 MW. The country has numerous geothermal sites that could be developed for exploitation.

Source : The Guardian.

La Nouvelle Zélande possède un fort potentiel géothermique (Photos : C. Grandpey)