Augmentation du CO2 sur le Plateau de Dieng (Indonésie) // CO2 increase at Dieng Volcano (Indonesia)

drapeau francais   Le niveau d’alerte a été élevé à 2 (Waspada) le 11 mars 2013 suite à l’augmentation, depuis dimanche, des émissions de gaz carbonique (CO2) dans le secteur du cratère Timbang. La concentration relevée atteignait 0,71%  par volume alors que le niveau tolérable pour les humains est de 0,5 %  (5000 ppm) par volume.

On a trouvé des cadavres de chats, de lapins et d’oiseaux à proximité du cratère. Il est demandé aux habitants d’être très vigilants s’ils doivent creuser le sol à plus d’un mètre de profondeur à cause du risque d’émanation de gaz.

Aucune évacuation n’est ordonnée pour le moment mais une zone d’exclusion de 500 mètres de diamètre a été mise en place autour du cratère.

Le 30 mai 2001, le niveau d’alerte a déjà été élevé à Siaga pour la même raison. A l’époque, quelque 600 personnes vivant près du cratère Timbang avaient été évacuées.

Le CO2 a tué 149 personnes sur le Plateau de Dieng le 20 février 1979. L’événement, connu sous le nom de « tragédie de Sinila » est décrit dans mon livre Killer Volcanoes (voir colonne de gauche de ce blog).

Source: The Jakarta Post.

 

drapeau anglais   Dieng volcano was raised to level 2 alert (waspada) on  March 11th 2013 due to the increase of carbon dioxide (CO2) emissions in the Timbang crater area since Sunday. The concentration was recorded at a volume of 0.71 percent, higher than the safe level for human contact, which is 0.5 percent volume.

Dead cats, birds and rabbits have been found near the crater. Residents are advised to be cautious if digging more than one metre into the ground due to the potential of gas.
Evacuation is not yet needed but a 500-metre exclusion zone has been placed around  the crater.

On May 30th, 2011, the alert status in the area was increased to Siaga, due to the same reason. Some 600 people living near the Timbang crater were evacuated.

CO2 gas killed 149 people in Dieng Plateau area on February 20th, 1979, remembered as the Sinila tragedy which is described in my book “Killer Volcanoes” (see left-hand column of this weblog).

Source: The Jakarta Post.

Dieng-Sikidang

Zone fumerollienne de Sikidang sur le Plateau de Dieng  (Crédit photo: Wikipedia)

Les évacués du Merapi (Ile de Java / Indonésie)

Souvenez –vous. En octobre 2010, le volcan Merapi, au coeur de l’île de Java, entrait en éruption et déversait pendant plusieurs semaines des avalanches de cendre à haute température. Au final, le bilan faisait état de 320-350 morts. Plusieurs villages étaient détruits et leurs habitants relogés dans des zones éloignées du volcan et donc censées être plus sures.

Aujourd’hui, un rapport de l’INRI (Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies) rend compte de la situation autour du Merapi plus de deux ans après la catastrophe.

On peut lire que les habitants se sentent plus en sécurité qu’auparavant car ils ont pris conscience du danger que représente le volcan. Les autorités leur ont distribué des radios réglées sur une fréquence qui permet d’obtenir et d’échanger des informations sur la situation volcanique.

Un système d’information à trois niveaux a été mis en place en 2011 grâce auquel les autorités gouvernementales sont en relation avec les responsables locaux qui peuvent ensuite diffuser les informations auprès de la population. Avant l’éruption de 2010, le système d’alerte fonctionnait mal et, par manque de coordination, transmettait souvent des informations contradictoires.

Les infrastructures routières et les ponts conduisant au Merapi ont été renforcés afin de rendre les évacuations plus rapides. Des exercices d’évacuation ont même été organisés dans certaines communautés qui seront ainsi mieux préparées en cas d’urgence.

Une mesure importante et nécessaire a été d’interdire la réimplantation de la population sur les hautes pentes du Merapi, autrement dit les plus exposées aux coulées pyroclastiques. C’est ainsi que 2500 familles ont été relogées sur des sites où le gouvernement a édifié des logements à leur attention. Les autorités indiquent que 668 autres familles seront prochainement relogées elles aussi.

Comme ce fut le cas pendant l’éruption de 2010, des centaines de familles refusent toutefois de partir, en dépit du danger. Elles affirment que la zone où elles habitent n’a pas été affectée par la dernière éruption et pensent donc qu’elles ne sont pas menacées. C’est pourtant en croyant, à tort, que les coulées pyroclastiques suivaient toujours la même trajectoire que des centaines de personnes ont perdu la vie en 2010.

Au début, beaucoup de familles ont quitté à contrecoeur les pentes du volcan. Comme je l’ai indiqué à l’époque dans une note intitulée « Merapi mon amour », il existe un très fort attachement ancestral à la terre chez ces habitants qui sont habitués à cultiver un petit lopin et à élever quelques animaux à la ferme. Ceux qui ont tout perdu pendant l’éruption n’avaient pourtant pas d’autre choix que d’accepter la proposition gouvernementale de les reloger.

Parmi les familles relogées, 81 habitent désormais à Karang Kendal, plusieurs kilomètres plus en aval sur le versant de la montagne. Les maisons sont neuves et les rues sont goudronnées. Malgré tout, ces familles éprouvent de grosses difficultés à s’adapter à ce nouvel environnement, en particulier les personnes les plus âgées qui se sentent perdues dans cet univers dépourvu de champs et de cours de fermes.

De nombreux fermiers qui ont perdu récoltes et bétail en 2010 doivent maintenant trouver du travail. Ils possèdent toujours leur lopin de terre plus en amont sur le volcan mais ne disposent pas de suffisamment d’argent pour le remettre en valeur. De plus, leur faible niveau d’enseignement limite fortement la possibilité de trouver un emploi non agricole.

 

Le Merapi fait bien sûr partie des volcans tueurs dont les éruptions sont décrites dans mon livre « Killer Volcanoes – Eruptions meurtrières des temps modernes » (voir colonne de gauche de ce blog).

Merapi-NASA

Les coulées pyroclastiques du Merapi en 2010  (Avec l’aimable autorisation de la NASA)

 

Hausse du niveau d’alerte du Tangkubanparahu (Ile de Java / Indonésie)

   Après avoir connu une hausse de la sismicité en août 2012 (voir ma note du 30 août), le Tangkubanparahu (aussi connu sous le nom de Tangkuban Perahu) vient de se manifester à nouveau. Il a émis ce jeudi des panaches de cendre jusqu’à 500 mètres de hauteur, ce qui a justifié la hausse du niveau d’alerte à 2 (Waspada). Il est demandé aux touristes de ne pas s’approcher à moins de 1,5 km du cratère à cause des gaz toxiques à l’intérieur.

Source : VSI.

 

   After an increase in seismicity in August 2012 (see my note of August 30th), Tangkubanparahu (also known as Tangkuban Perahu) has been active again today, Thursday March 7th. It emitted ash plumes that reached a height of 500 metres. The alert level has been raised to 2 (Waspada). Authorities are warning tourists to stay at least 1.5 kilometres away from the crater because of the poisonous gas inside.

Source: VSI.

 

Tangkuban Parahu (Ile de Java / Indonésie)

   Le Mont Tangkuban Parahu qui dresse ses 2084 mètres à proximité de Bandung a émis de la cendre depuis le cratère Ratu. Le VSI conseille aux visiteurs de rester à au moins 1,5 km du cratère où l’on observe une couche de cendre de 1 mm sur la lèvre. Le niveau d’alerte a été élevé à 1 (Waspada) le jeudi 21 février 2013 à 22h30 (heure locale). La dernière éruption du Tangkuban Parahu remonte à 1983.

Source: The Jakarta Post.

 

   As Mount Tangkuban Parahu near Bandung in West Java has been spewing volcanic ash from its Ratu crater, the VSI has advised tourists and climbers not to venture within 1.5 kilometres from the crater. Volcanic activity has left 1 millimetre of volcanic ash around the rim of the crater. The alert level was raised from normal to one (Waspada) on Thursday at 10:30 p.m. local time. The volcano’s last known activity dates back to 1983.

Source: The Jakarta Post.