Kerinci (Indonésie)

drapeau francais   Le Kerinci a connu une séquence éruptive hier dimanche avec l’émission d’un panache de gaz et de cendre jusqu’à 600 mètres de hauteur. L’explosion a provoqué un mouvement de manique et les habitants ont quitté leurs maisons, de peur qu’une explosion plus puissante se produise. Une demi-heure après l’épisode éruptif, plusieurs villages du district de Gunung Tujuh ont reçu une épaisse couche de cendre noire qui aurait pu représenter une menace pour les récoltes. Par bonheur, de fortes pluies ont emporté la cendre et nettoyé les cultures.

La dernière éruption du Kerinci a eu lieu en 2009. On a observé une recrudescence d’activité en juillet 2011 avec une hausse de la sismicité en octobre de cette même année.

Source : The Jakarta Post.

 

drapeau anglais   Mount Kerinci erupted on Sunday, spewing gas and ash as high as 600 metres. The eruption occurred at 8:43 a.m. local time. People panicked, pouring out of their houses worried that a bigger eruption would follow. Half hour after the eruption, several villages in Gunung Tujuh district were blanketed in thick black ash, sparking concern for food crops, but heavy rain after the ash shower washed the crops clean.

Mt Kerinci last erupted in 2009. Activity increased in July 2011 with tremors recorded in October that year.

Source : The Jakarta Post.

Kerinci-blog

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Gamkonora (Indonésie)

drapeau francais   Suite à une augmentation de l’activité sismique, le VSI a élevé à 3 – Siaga – (sur une échelle de 4) le niveau d’alerte le 27 mai au matin. On a aussi détecté de la cendre dans le panache volcanique.
La dernière activité du Gamkonora remonte au mois de janvier, avec des explosions d’origine phréatique.

drapeau anglais   Due to an increase in seismic activity, VSI raised the alert level to 3 – Siaga – out of 4 on May 27th in the morning. Ash has been detected in the plume since May 25th.
The last activity of Gamkonora goes back to January, with phreatic explosions.

Le rôle essentiel des satellites en volcanologie // Satellites are essential in volcanology

drapeau francais   Grâce à de nouveaux instruments et, surtout, aux images satellites, nous obtenons des informations de plus en plus précises sur l’activité volcanique dans le monde. La confirmation a été donnée par les images de la NASA mises en ligne le 29 avril 2013 lors de l’éruption du Paluweh en Indonésie.

Tandis que le système d’imagerie Operational Land Imager (OLI) détectait le nuage blanc de vapeur et de gaz qui se dirigeait vers le NO,  le capteur infrarouge thermique Thermal Infrared Sensor (TIRS) à bord du satellite Landsat Data Continuity Mission (LDCM) captait les détails thermiques de l’éruption, en particulier un point très chaud à l’intérieur de la caldeira.

L’image obtenue (voir ci-dessous) montre la capacité du satellite à faire la différence entre les zones chaudes et les zones froides et donc la limite entre la lave chaude et la cendre plus froide sans que, pour autant, le signal émis par la zone chaude vienne perturber les pixels correspondant à la zone plus froide tout autour. Pour obtenir un tel degré de précision, les ingénieurs de la NASA ont testé et calibré l’instrument pixel par pixel avant le lancement du satellite. Sans ce niveau de précision, les images du Paluweh auraient probablement été surexposées, avec des taches et des halos dans les zones où l’image aurait dû être sombre.

Le satellite est capable de détecter des variations de températures dans l’atmosphère ou à la surface de la terre avec une marge d’erreur de 0,1°C seulement. Cela signifie que les scientifiques peuvent acquérir des mesures de plus en plus fiables de la température de notre planète. Les deux bandes thermiques différentes du satellite permettent de faire abstraction plus facilement du ‘bruit’ atmosphérique qu’avec les modèles utilisés jusqu’à maintenant. En effet, les scientifiques qui estimaient la température de surface avec les satellites à bande thermique unique avaient besoin de données ou de mesures supplémentaires sur les conditions atmosphériques. Dans la mesure où l’atmosphère affecte chaque bande thermique différemment, une image thermique est, en général, plus sombre que l’autre. Les chercheurs de la NASA utilisent cette différence pour compenser les effets atmosphériques et produire une mesure plus précise de la température de la Terre.

Sources : Live Science ; The Red Orbit.

drapeau anglais   Thanks to new instruments and above all satellite images, we get more and more accurate information about volcanic activity around the world. This was recently confirmed during the eruption of Paluweh volcano in Indonesia with NAS’s images taken on April 29th.

While the Operational Land Imager (OLI) detected the white cloud of smoke and ash drifting NW, the Thermal Infrared Sensor (TIRS) on the Landsat Data Continuity Mission (LDCM) satellite picked up thermal details of the eruption, including the white-hot speck in the volcano’s caldera.

The image (see below) shows the satellite’s ability to distinguish the contrast between hot and cold and the boundaries between the hot volcanic activity and the cooler volcanic ash without the signal from the hot spot disturbing the pixels showing the cooler surrounding areas. To reach this degree of image refinement, TIRS engineers tested and calibrated the instrument pre-launch, pixel-by-pixel. Without this degree of fine tuning, the images from Paluweh may have come out overexposed – showing spots and halos where the images should be dark.

The satellite can detect shifts in temperature in the atmosphere or surface as small as 0.1 degrees Celsius, meaning it should help give scientists a more accurate measure of the Earth’s temperature. The satellite’s two different thermal bands enable an easier removal of atmospheric ‘noise’ than other previous models. To estimate surface temperatures before, scientists that used single thermal band satellites needed additional measurements or data about atmospheric conditions. Because the atmosphere affects each thermal band a bit differently, one thermal image is typically darker than the other. The NASA scientists use this difference to compensate for atmospheric effects and generate a more exact temperature measurement of the Earth’s surface.

Sources : Live Science ; The Red Orbit.

Paluweh-satellite

Image satellite du Paluweh le 29 avril 2013  (Avec l’aimable autorisation de la NASA)

Plateau de Dieng (Ile de Java / Indonésie)

drapeau francais   Comme je l’ai indiqué précédemment, les émissions de CO2 étaient élevées fin mars au niveau du Timbang, cône volcanique sur le Plateau de Dieng. Le VSI indique que les gaz se dirigeaient vers la partie méridionale de la vallée de Kali Sat, ce qui a obligé à fermer une route jusqu’en début de soirée le 28 mars. Le 30 mars, les émissions de CO2 n’étaient plus détectées mais une forte odeur de H2S était apparue à 1 km à l’ouest et une odeur plus discrète à 1,5 km au sud. Le 19 avril, il était également fait état d’odeurs de SO2.

Le 24 mars, l’eau du lac du Cratère Sileri a viré du gris foncé au marron. Le 7 avril, des panaches de couleur blanche montaient du lac dont l’eau avait retrouvé une couleur normale. Des panaches moins denses continuaient à s’élever du lac le 20 avril.

Au vu des concentrations de gaz, de la sismicité et des observations sur le terrain, le VSI a élevé le niveau d’alerte à 3 (sur une échelle de 1 à 4) le 8 mai 2013 et il est demandé aux visiteurs de ne pas s’approcher à moins de 500 mètres du cratère Timbang.

Source : VSI / GVN.

drapeau anglais   As I put it before, CO2 emissions were elevated late March at Timbang, a cone that is part of the Dieng Volcanic Complex. VSI indicates that the plumes drifted 2 km towards the valley of Kali Sat, prompting a road closure on March 28th until the early evening. On March 30th, CO2 emissions were not detected but H2S odours were very potent in areas 1 km W and weak in areas 1.5 km S. On April 19th, SO2 odours were also reported.

On March 24th, Sileri Crater lake water changed from dark gray to brown. On April 7th, white plumes rose 50 metres and the water colour returned to normal. Diffuse white plumes rose 15 metres on April 20th.

Based on gas concentrations, seismicity, and visual observations, VSI raised the Alert Level to 3 (on a scale of 1-4) on May 8th and warned the public not to approach Timbang Crater within a 500-metre radius.

Source : VSI / GVN.