La grande dégringolade des glaciers suisses // The great collapse of Swiss glaciers

Concentrations de CO2 : 430,34 ppm (26 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

En raison des vagues de chaleur qui ont frappé l’Europe en mai et juin 2026, les glaciers suisses sont en train de perdre une quantité considérable de glace. Le réseau de surveillance et de relevés glaciologiques des Alpes suisses (GLAMOS) indique que la neige et la glace accumulées l’hiver dernier par les glaciers suisses aura probablement entièrement fondu le 29 juin 2026. C’est la deuxième date la plus précoce jamais enregistrée représentant le point critique de fonte des glaciers. Cela signifie que toute fonte supplémentaire d’ici octobre 2026 entraînera un rétrécissement de la superficie des glaciers des Alpes suisses.

Le glacier d’Aletsch est victime du réchauffement climatique. Depuis 1856 il a perdu 3 km. Et la tendance s’accélère…(Photo: C. Grandpey)

D’après les données remontant à 2000, la seule autre fois où ce point critique a été atteint plus tôt que prévu remonte au 26 juin 2022. Comme indiqué plus haut, ce scénario alarmant est dû à la vague de chaleur actuelle, ainsi qu’à celle de mai, toutes deux survenant après un hiver peu enneigé.
Le GLAMOS signale « une ablation considérable, ainsi qu’une accélération de la fonte des glaces et de la neige dans toutes les Alpes. » Plusieurs stations météorologiques suisses ont enregistré de nouveaux records absolus. Le réseau de surveillance affirme que « nous sommes en avance de trois mois par rapport à un état optimal ».

Glacier du Rhône, un de ceux qui fondent le plus vite (Photo: C. Grandpey)

Depuis le début du siècle, le point de basculement (‘tipping point‘) est atteint en moyenne à la mi-août, ce qui est déjà trop tôt pour les glaciers du pays, qui reculent à un rythme alarmant. Une grande partie des eaux alimentant le Rhin et le Rhône, deux des principaux fleuves d’Europe, provient des glaciers alpins. Le glacier du Rhône, en particulier, est fortement touché par le réchauffement climatique. En dix jours, en juin 2026, il a perdu verticalement un mètre de glace à son front. J’ai expliqué l’importance de sa fonte à l’occasion de plusieurs visites effectuées dans le Valais.

Les bâches blanches ne parviennent plus à freiner la fonte du glacier du Rhône ‘Photo: C. Grandpey)

Le problème réside dans la persistance de températures extrêmement élevées. Selon le GLAMOS, le très mauvais état actuel des glaciers suisses est dû à une combinaison de facteurs défavorables, notamment un enneigement insuffisant et l’arrivée de poussières du Sahara en mars, réduit l’albédo des glaciers, leur capacité à renvoyer la lumière du soleil.
L’année 2026 est comparable à 2022, qui a été de loin l’année la plus extrême jamais enregistrée pour les glaciers des Alpes, avec des vitesses de fonte dépassant tous les records précédents.
En 2026, les apports de neige à la surface des glaciers ont diminué de 25 % par rapport à la période 2010-2020. Par ailleurs, le mois de mai a été doux, ce qui a entraîné une fonte prématurée du manteau neigeux. Une fois la couche de neige blanche et réfléchissante de l’hiver disparue, la surface grise, plus sombre et plus absorbante, de la glace nue est exposée. Celle-ci absorbe le rayonnement solaire plus rapidement, ce qui signifie que la fonte extrême produit un effet d’entraînement qui accélère le processus et aggrave encore la situation.

Photo: C. Grandpey

Bien que l’ampleur totale de la fonte et de ses conséquences cette année ne puisse être mesurée qu’en septembre, le GLAMOS affirme qu’il est déjà clair que la fonte des glaces sera très importante cette année encore.
Les glaciers des Alpes suisses ont commencé à reculer il y a environ 170 ans. Ce recul était initialement modeste, mais ces dernières décennies, la fonte s’est considérablement accélérée avec le réchauffement climatique. Le volume des glaciers suisses a diminué de 38 % entre 2000 et 2024. La Suisse a déjà perdu 1 200 glaciers au cours des 50 dernières années et il n’en reste plus que 1 300. Ces glaciers disparus étaient de petite taille, mais ils restaient importants dans les régions périphériques des Alpes.
Dans la conclusion de son rapport, le GLAMOS affirme que « si le réchauffement se poursuit au rythme des dernières décennies, il ne restera plus en Suisse, d’ici 2100, que quelques rares vestiges de glace ».
Source : GLAMOS, AFP via Yahoo News.

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Due to the heatwaves that have battered Europe in May and June 2026, Swiss glaciers are set to lose an enormous amount of ice. The Glacier Monitoring in Switzerland (GLAMOS) indicates that the snow and ice accumulated last winter by Switzerland’s glaciers is expected to have all melted away by June 29, 2026, marking the alarming second-earliest arrival on record of the tipping point known as glacier loss day. This means that all further melting between now and October will see the size of glaciers in the Swiss Alps shrink.

In data going back to 2000, the only time that the tipping point arrived even earlier was in 2022, when it came on June 26. The grim scenario is driven by the current heatwave, as well as the one in May, both coming on the back of another winter with poor snowfall.

Te GLAMOS says there has been an « enormous ablation, ice melt rates and snow melt rates all over the Alps, » with multiple Swiss weather stations registering new all-time records. The monitoring institute says « we are three months too early compared to a healthy state. »

This century, the tipping point, on average, has been reached in mid-August, which is in itself already bad news for the nation’s glaciers, which are shrinking at a staggering rate. Much of the water that flows into the Rhine and the Rhone, two of Europe’s major rivers, comes from the Alpine glaciers. In particular, the Rhone Glacier is suffering a lot. In the 10 days in June 2026, there was one metre of ice melted in the vertical direction at the front of the glacier.

The problem is that there have been very high temperatures that have lasted for a very long time.

According to the GLAMOS, the « very bad state of the glaciers at the moment is due to a « combination of bad circumstances », including less snowfall, and the arrival of dust from the Sahara Desert in March, reducing the glacier’s albeido..

2026 is similar to 2022, which for glaciers was by far the most extreme year ever recorded in the Alps, with melt rates shattering everything that had been seen before.

2026 has seen 25 percent less snow replenishing the surface of the glaciers compared to the 2010-2020 figures. Meanwhile May was warm, causing the snowpack to disappear earlier. Once the reflective white snow coverage from winter is gone from the top of the glacier, the darker, more absorbent grey surface of the bare ice is exposed. This absorbs radiation more quickly, meaning extreme melting produces an accelerating feedback effect, worsening the situation even further.

While the full scale of this year’s damage will be measured in September, te GLAMOS says it is clear already now that we will have very strong ice loss also this year.

Glaciers in the Swiss Alps began to retreat about 170 years ago. The retreat was initially modest but in recent decades, melting has accelerated significantly as the climate warms.The volume of Swiss glaciers shrank by 38 percent between 2000 and 2024. Switzerland had already lost 1,200 glaciers in the past 50 years, and there are now only 1,300 left. Those lost were small glaciers, but they were still relevant in peripheral regions of the Alps.

In the conclusion of its report, the GLAMOS says that « if warming continues as it did over the last decades, by 2100 Switzerland will only be left with some little remnants of ice. »

Source : GLAMOS, AFP via Yahoo News.

La grande dégringolade des glaciers français

Concentrations de CO2 : 430,34 ppm (26 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Mon premier contact avec les glaciers alpins s’est fait en août 1956. Je me souviens de la masse imposante du glacier des Bossons au-dessus de la vallée de Chamonix. De la même façon, le petit bonhomme de 8 ans que j’étais à l’époque ne peut oublier les impressionnantes crevasses qu’il fallait franchir sur des planches pour accéder à la grotte creusée dans la Mer de Glace.

Photos: G. Grandpey

Aujourd’hui, ces paysages ont beaucoup changé. Comme pris de panique devant les coups de boutoir du réchauffement climatique, le Glacier des Bossons s’enfuit et recule à une vitesse phénoménale. Pire encore, l’année 2023 a vu l’ouverture d’une profonde balafre dans la rivière de glace et chaque journée de fortes chaleurs a un peu plus raison de sa partie inférieure. Le trou béant s’agrandit à vue d’œil et confirme que le glacier des Bossons est à l’agonie. Les rochers mis à nu accélèrent la fonte puisque le noir attire la chaleur…

alors que le blanc la repousse par effet albédo. Pour les habitants et les visiteurs de la vallée de Chamonix, le glacier des Bossons est devenu l’un des symboles les plus visibles des conséquences du réchauffement climatique qui affecte les montagnes européennes.

Crédit photo: presse régionale

De la même façon, la Mer de Glace est quasiment devenue une mer morte. Contrairement aux années 1950 de mon enfance, sa surface de glace est aujourd’hui invisible, cachée par la couche marron de matériaux qui se sont effondrés de son encaissant.

La Mer de Glace en 2022

Atteindre la grotte de glace est devenu une véritable expédition. Il faut emprunter une télécabine puis une volée de plusieurs centaines de marches.

La punition est la même pour le Glacier d’Argentière dont le front atteignait presque le village éponyme en 1910 comme le montre l’image ci-dessous.

Aujourd’hui il faut prendre un téléphérique et effectuer une longue marche pour atteindre le front du glacier.

Photo: C. Grandpey

A Tignes, on pratique le ski d’été sur le glacier de la Grande Motte perché à 3656 mètres d’altitude , mais pour combien de temps ? Comme ses copains alpins, le glacier fond à la vitesse V et les responsables locaux parlent de transformer le ski d’été en ski de printemps pour éviter les canicules à répétition. Ces dernières années, la fermeture de la saison de ski d’été a dû être avancée. Sous l’effet du réchauffement climatique, le glacier de la Grande Motte connaît une perte d’épaisseur de l’ordre de 2 à 4 mètres chaque année, et dans dix ans,il aura quasiment intégralement fondu.

Photo: C. Grandpey

Un peu plus au sud, dans le massif des Écrins, le Glacier Blanc recule à vue d’œil lui aussi. Il suffit de regarder cette image proposée par la Parc National pour s’en rendre compte.

Depuis le fond de vallée, il faut un bon téléobjectif pour photographier le front du glacier. Lui aussi aura disparu dans quelques années.

Photo: C. Grandpey

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En novembre 2022, l’UNESCO alertait à nouveau sur la disparition de glaciers emblématiques du Patrimoine mondial. Un tiers des sites concernés devraient disparaître d’ici 2050. Cinquante sites abritent des glaciers. Au total, 18 600 glaciers ont été identifiés dans ces 50 sites, couvrant une superficie d’environ 66 000 km2, ce qui représente près de 10 % de la superficie totale des glaciers sur Terre. Une nouvelle étude de l’UNESCO montre que ces glaciers reculent à un rythme accéléré depuis 2000 en raison des émissions de CO2. Ils perdent actuellement 58 milliards de tonnes de glace chaque année, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’eau combinée de la France et de l’Espagne, et sont responsables de près de 5 % de l’élévation du niveau de la mer observée à l’échelle mondiale.

L’étude de l’UNESCO conclut que les glaciers d’un tiers des 50 sites du Patrimoine mondial sont condamnés à disparaître d’ici 2050, quels que soient les efforts déployés pour limiter la hausse des températures.

La moitié de l’humanité dépend directement ou indirectement de l’eau issue des glaciers pour l’usage domestique, l’agriculture et l’énergie. Les glaciers, qui alimentent de nombreux écosystèmes, sont également des piliers de la biodiversité.

De plus en plus d’icebergs au Groenland // More and more icebergs in Greenland

D’après une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université technique du Danemark (DTU) et publiée dans la revue Nature, les glaciers du Groenland libèrent quatre fois plus d’icebergs qu’il y a 25 ans en raison du réchauffement climatique, avec des répercussions sur le trafic maritime et les écosystèmes marins.
En fait, la fonte des glaces du Groenland a des répercussions sur l’ensemble de l’Arctique. Par exemple, dans le détroit de Fram, entre le nord-est du Groenland et le Svalbard, la présence d’icebergs a quadruplé depuis l’an 2000. De plus, la proportion de groupes d’icebergs provenant du Groenland et de l’Arctique russe, et composés de plus de cinq icebergs, a augmenté de 4,5 % par décennie depuis le début du siècle.

La nouvelle étude montre que les conséquences ne se limitent pas à la montée des eaux, mais affectent directement les écosystèmes des grands fonds marins, loin des glaciers. Les icebergs transportent d’importantes quantités de roches et de sédiments à plusieurs centaines de kilomètres des côtes avant de fondre complètement après avoir bouleversé la vie sur les fonds marins.
De plus, avec l’ouverture de nouvelles routes maritimes dans l’Arctique, le risque de collision des navires avec des icebergs augmente forcément, même si les systèmes de détection sont de plus en plus performants. .

Source : AFP

Crédit photo: Wikipedia

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According to a new study by researchers from the Technical University of Denmark (DTU), published in the journal Nature, Greenland’s glaciers are releasing four times more icebergs than 25 years ago as a result of global warming, with implications extending to maritime traffic and marine ecosystems.

When the Greenland ice melts, one can see see that the changes affect the entire Arctic. For instance, in the Fram Strait, between northeast Greenland and Svalbard, the occurrence of icebergs has quadrupled since the year 2000. In addition, the proportion of groups of icebergs originating from Greenland and from the Russian Arctic, and comprising more than five individual icebergs, has increased by 4.5 percent per decade since the turn of the century.

The new study shows that the consequences do not stop at rising sea levels, but directly affect deep-sea ecosystems far from the glaciers. Icebergs transport large quantities of rocks and sediments several hundred kilometres offshore before sinking and transforming life on the seabed.

Furthermore, as new shipping routes open up in the Arctic, the risk that vessels will encounter icebergs along their journey increases, even though detection systems are becoming increasingly effective.

Source : AFP.

La disparition des glaciers d’Océanie // The death of Oceania’s glaciers

Concentrations de CO2 : 431,33 ppm (16 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Des chercheurs qui étudiaient les derniers glaciers tropicaux d’Océanie ont constaté qu’ils ont presque entièrement fondu. Pour rappel, l’Océanie est une région géographique qui comprend l’Australasie, la Mélanésie, la Micronésie et la Polynésie. L’Océanie est également considérée comme un continent, avec l’Australie continentale comme partie émergée.

Les immenses calottes glaciaires de Puncak Jaya (Irian Jaya / Papouasie occidentale, Indonésie) ont survécu au-delà des prévisions qui annonçaient leur disparition d’ici 2026, mais elles ont considérablement diminué.

Crédit photo : Universitas Gadjah Mada

Le plus important des deux glaciers restants, connus localement sous le nom de « neige éternelle » et appelés « glaciers de l’éternité » par les Anglais, a perdu 95 % de sa superficie depuis 2002.

Les glaciers tropicaux se trouvent principalement dans les Andes, mais on en trouve également en Afrique de l’Est et en Indonésie. Leur masse diminue rapidement à mesure que la pollution aux combustibles fossiles réchauffe la planète et fait fondre la glace.

Puncak Jaya se situe dans le territoire contesté de l’île de Nouvelle-Guinée, où des décennies de conflit et de violations des droits de l’homme ont eu lieu après l’invasion de l’ancienne colonie néerlandaise par l’Indonésie en 1963.

Les deux dernières grandes expéditions scientifiques sur les glaciers de Puncak Jaya ont eu lieu en 1973 et 2011. Accompagnée de soldats et de guides de montagne lors d’une expédition de deux semaines en novembre 2025, l’équipe scientifique a mené un relevé photogrammétrique à l’aide de drones et de systèmes de positionnement par satellite afin de créer un modèle 3D de la montagne. Toutefois, les pluies quasi incessantes ont limité les opportunités de prise de vue.

Les glaciers tropicaux de Papouasie ont perdu 97 % de leur masse glaciaire entre 1980 et 2024, selon une étude menée par des chercheurs indonésiens et publiée en avril 2026. Quatre de ses six glaciers ont complètement disparu, et les chercheurs prévoient que les deux derniers auront disparu d’ici la fin de la décennie.

Une autre étude, publiée en décembre 2025, a utilisé l’imagerie satellite et des cartes analogiques numérisées pour montrer une diminution de la superficie des glaciers de plus de 99 % depuis 1850, et d’environ 65 % depuis le dernier relevé de 2018. L’étude aboutit à la même conclusion quant à la disparition imminente des glaciers.

La pollution au carbone et la destruction de la nature ont réchauffé la planète d’environ 1,4 °C depuis l’ère préindustrielle, la rendant moins habitable. Les glaciers devraient perdre un quart de leur masse d’ici 2100, dans le scénario le plus optimiste de réduction des émissions, avec des conséquences dévastatrices pour l’eau potable et la sécurité alimentaire. On peut lire dans les conclusions de l’étude que, outre les impacts environnementaux, la perte pour les communautés locales est « indescriptible ». « Il est fort improbable que les glaciers réapparaissent au cours des prochains siècles, ce qui représente une perte irréversible pour de nombreuses générations à venir. Il reste à espérer que la disparition des glaciers tropicaux souligne l’urgence d’agir contre le réchauffement climatique d’origine anthropique. »

Source : Copernicus, The Guardian, Yahoo News.

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Il n’y a, bien sûr, pas de glaciers tropicaux en France, mais les glaciers du massif du Mont Blanc sont en souffrance, à commencer par la célèbre Mer de Glace. Les images de la webcam montrent l’ampleur de la catastrophe. La surface du glacier est invisible, recouverte par les matériaux qui se sont effondrés de l’encaissant. La blancheur de la glace est désormais remplacée par la couleur marron de la terre.

Si la victoire d’un club de football parisien « fait la fierté de toute la France » pour notre président, la fonte des glaciers aura des conséquences qui dépasseront l’échelle de notre nation. En matière de réchauffement climatique, pratiquer la politique de l’autruche et de la patate chaude ne mène à rien.

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Researchers documenting Oceania’s last tropical glaciers have found they have lost almost all their ice. As a reminder, Oceania is a geographical region including Australasia, Melanesia, Micronesia, and Polynesia. Oceania is also described as a continent, with mainland Australia regarded as its continental landmass.

The once-mighty ice sheets on Puncak Jaya (Irian Jaya/West Papua, Indonesia) have survived beyond projections they would disappear by 2026 but have shrunk to a fraction of their original size.

The most significant of the two remaining glaciers, which are known locally as “eternal snow” and referred to in English as the “eternity glaciers”, has lost 95% of its area since 2002.

Tropical glaciers are mostly found in the Andes, but also exist in East Africa and Indonesia. They are rapidly losing mass as fossil fuel pollution heats the planet and melts the ice.

The remote Puncak Jaya mountain sits in the disputed territory on the island of New Guinea, where there have been decades of conflict and human rights abuses after Indonesia invaded the former Dutch colony in 1963. The last two major scientific expeditions to the glaciers took place in 1973 and 2011.

Accompanied by soldiers and mountain guides during a two-week expedition in November 2025, the team conducted a photogrammetric survey using drones and satellite positioning systems to create a 3D model of the mountain. The near-incessant rain gave them few windows of opportunity with enough visibility to capture useful images.

Papua’s tropical glaciers lost 97% of their ice mass between 1980 and 2024, Indonesian researchers found in a study published in April 2026. Four of its six glaciers have completely disappeared, and they project the final two will be gone by the end of the decade.

A separate study published in December 2025 used satellite imagery and digitised analogue maps to document a decrease of glacier surface area of more than 99% since 1850, and by about 65% since the last survey in 2018. It reached the same conclusion about the impending disappearance of the glaciers.

Carbon pollution and the destruction of nature has heated the planet by about 1.4°C since preindustrial times, making it less hospitable to human life. Glaciers are projected to lose a quarter of their global mass by 2100, even in a best-case scenario for cutting emissions, with devastating consequences for drinking water and food security.

One can read in the study’s conclusions that as well as the environmental impacts, the loss for local communities is “indescribable”. “It is highly unlikely that the glaciers are going to reappear in the next hundreds of years, meaning an irretrievable loss for many generations to come. It can be only hoped that the disappearance of tropical glaciers underlines the urgency of action against anthropogenic climate change.”

Source : Copernicus, The Guardian, Yahoo News.