Il y a 25 ans, l’Exxon Valdez provoquait une gigantesque marée noire // 25 years ago, Exxon Valdez caused a major oil slick

drapeau francaisCe n’est pas de la volcanologie, mais cela concerne l’environnement, donc notre planète toute entière. Ce 24 mars 2014 marque le triste 25ème anniversaire de l’échouement de l’Exxon Valdez au large des côtes de l’Alaska et de la terrible marée noire que l’accident a provoqué.

Le 24 mars 1989, peu après minuit, le superpétrolier Exxon Valdez heurte des récifs dans le Prince William, en Alaska. L’échouement endommage 11 des 13 citernes du navire et provoque le déversement de plus de 40 000 tonnes de pétrole brut dans l’océan. Il s’agit du pire incident du genre dans l’histoire des Etats-Unis. Au total, la nappe libérée s’étend sur plus de 7000 km2, recouvrant 800 kilomètres de côtes, sans compter l’ensemble des îlots et échancrures touchés. Quatre jours après l’accident, une tempête et des vents violents de plus de 115 km/h viennent disperser la nappe de pétrole sur plus de 64 kilomètres. En tout, 1400 navires, 85 hélicoptères et 1100 personnes sont déployés sur place pour nettoyer le littoral et sauver les oiseaux et les mammifères marins menacés par la marée noire. Une enquête révélera que le capitaine du pétrolier était intoxiqué à l’alcool au moment de l’accident. Le troisième lieutenant était aux commandes du vaisseau quand il s’est échoué. Il agissait en violation des lois fédérales américaines, car il ne possédait pas de permis pour piloter un pétrolier dans le détroit du Prince William.

En cliquant sur ce lien, vous aurez un bon résumé (en anglais, mais les images parlent d’elles-mêmes) de la catastrophe :

http://www.history.com/topics/us-states/alaska/videos/history-exxon-valdez-oil-spill

Aujourd’hui, le petit port de Valdez (point d’arrivée de l’oléoduc trans-alaskien) ne porte plus – du moins en surface – les traces de cette terrible catastrophe. Le saumon est abondant et la faune est bien présente. Phoques, loutres et autres lions de mer fréquentent les eaux poissonneuses tandis que les ours viennent parfois rôder autour du port.

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drapeau anglaisThis is not volcanology , but it is about the environment, so our entire planet. Today March 24th, 2014 marks the sad 25th anniversary of the grounding of the Exxon Valdez off the coast of Alaska and the terrible oil spill that was caused by the accident .

On March 24th, 1989, shortly after midnight, the Exxon Valdez supertanker hit reefs in Prince William Sound, Alaska. The grounding damaged 11 of the 13 tanks of the vessel and caused the release of more than 40 000 tonnes of crude oil into the ocean. This is the worst incident of its kind in the history of the United States. In all, the oil slick extended over 7,000 km2, covering 800 km of coastline, not to mention all the islands and indentations that were also affected. Four days after the accident, a storm and winds of over 115 km / h just dispersed the oil slick over 64 km. 1,400 ships, 85 helicopters and 1,100 people were deployed to clean up the coast and save the birds and marine mammals threatened by the spill. An investigation revealed that the captain of the tanker was intoxicated with alcohol at the time of the accident. The third mate was in command of the ship when it ran aground. It was in violation of the U.S. federal law because he had no license to pilot a tanker in Prince William Sound.
By clicking this link, you will have a good summary (in English, but the images speak for themselves) of the disaster :
http://www.history.com/topics/us-states/alaska/videos/history-exxon-valdez-oil-spill

Today, the small port of Valdez (south end of the Trans- Alaskan pipeline) no longer carries – at least superficially – the traces of this terrible disaster. Salmon is abundant and wildlife is present . Seals, otters and sea lions frequent the fish- rich waters while bears sometimes come and prowl around the harbour.

Loutres Alaska

25 ans après, les loutres de  mer ont recolonisé les eaux du Prince William Sound  (Photo:  C. Grandpey)

L’hiver est fini!… Quel hiver?

Aujourd’hui, on a pu observer des vols de grues impressionnants dans le ciel du Limousin! D’ordinaire, cela signifie que les grands froids sont terminés et que le printemps ne devrait pas tarder à montrer le bout de son nez… Sauf que cette année, l’hiver était aux abonnés absents! Ni gel, ni neige depuis le 20 décembre. Un mois de février extrêmement pluvieux, certes, mais c’est tout!

Un sacré spectacle au-dessus de chez moi!

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(Photos:  C.  Grandpey)

 

Pompéi s’écroule ! // Pompeii is collapsing !

drapeau francaisAlors que le film Pompéi vient de sortir sur les écrans, un mur de la ville romaine s’est effondré lundi dernier. C’est la troisième structure du site à connaître le même sort après des jours de fortes pluies dans le sud de l’Italie.
L’un des joyaux archéologiques du pays, Pompéi est devenu un symbole de la mauvaise gestion des sites culturels en Italie. J’ai mentionné cette situation à plusieurs reprises sur ce blog en octobre et décembre 2011, août 2012 et décembre de 2013 à l’occasion d’épisodes similaires de fermetures et de mauvaise gestion.
Une réunion d’urgence a  été organisée mardi dernier par le nouveau ministre de la Culture après l’effondrement de la paroi d’une tombe et d’une partie d’un arc de soutien d’un temple de Vénus suite à de fortes pluies.
Le dernier mur à s’être effondré faisait partie d’un atelier au coin de la Via Nola qui avait été en partie restauré et renforcé avec une barre de fer. Il se trouve en bordure de la partie excavée du site, une zone menacée car le sol gorgé d’eau gonfle après la pluie et exerce une pression sur l’ancienne maçonnerie contre laquelle il vient s’appuyer.
La mise en sécurité était un objectif du Grand Projet Pompéi, un plan de restauration de 105 millions d’euros financé en partie par l’Union Européenne et lancé il y a tout juste un an. Cependant, le projet a connu des retards suite à des désaccords au moment de l’adjudication des travaux. On a enfin appris le mois dernier que le travail était terminé sur la Maison du Cryptoportique, la première des cinq villas prévues pour la restauration. Il s’agit d’une villa avec un passage souterrain qui avait été fortement endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale.
Source : Agence Reuters.

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drapeau anglaisWhile the film Pompeii has just been released on the screens, a wall in the ancient Roman city collapsed on Monday. It was the third piece of the site to crumble after days of heavy rain in southern Italy.

One of the country’s most popular archaeological attractions, Pompeii has become a symbol of mismanagement of Italy’s cultural sites. I mentioned several times similar episodes of collapses and mismanagement in this weblog in October and December 2011, August 2012 and December 2013.

An emergency meeting was held last Tuesday by the new Culture Minister after the wall of a tomb and part of an arch supporting a Temple of Venus collapsed due to heavy rainfall.

The latest wall to come down was part of a workshop on the corner of Via Nola which had been partly restored and reinforced with an iron bar. It is located at the boundary of the excavated part of the site, an area at particular risk because unexcavated ground becomes waterlogged and swollen after rainfall, pressuring the ancient masonry it rests against.

Securing Pompeii was one aim of the Great Pompeii Project, a 105-million-euro restoration plan partly funded by the European Union and launched a year ago. However, the project encountered delays amid disagreement on who should be named to lead the works. It announced last month it had finished work on the first of five villas marked for restoration, the House of the Cryptoporticus, a villa with an underground passageway that was heavily damaged in World War Two bombings.

Source: Reuters press agency.

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Photo:  C. Grandpey

Volcans, vents et réchauffement climatique // Volcanoes,winds and global warming

drapeau francaisL’information a été diffusée par de nombreux medias à travers le monde au moment où je mettais en ligne ma note intitulée « Parenthèse arctique »: Après deux décennies d’augmentation rapide des températures de la planète, on assisterait à une pause surprenante (pompeusement appelée « hiatus » par certains) depuis une douzaine d’années. C’est du moins le point de vue d’une équipe scientifique sous la férule du Massachusetts Institute of Technology (MIT), bien connu pour ses réserves à propos du réchauffement climatique, attitude qui s’explique probablement par les liens étroits qui unissent l’Institut et les grosses groupes industriels nord-américains

Dans un rapport mis en ligne le 9 février via la revue Nature Climate Change, des chercheurs affirment que l’augmentation du CO2 ne modifierait pas le climat autant que le laissent supposer les modélisations climatiques diffusées jusqu’à présent. Ils reconnaissent toutefois qu’une ou deux décennies de températures stables ou en baisse ne vont pas à l’encontre du réchauffement global que l’on observe sur la planète.

D’après l’équipe scientifique, les volcans seraient la cause principale du « hiatus ». Selon une climatologue du MIT, « si l’on observe les éruptions volcaniques de la dernière décennie, on est forcé de reconnaître qu’elles ont été significatives ».

Les vents seraient une autre cause du « hiatus ». D’après le rapport, au cours des 20 dernières années, les alizés (vents qui soufflent de l’est vers l’ouest) se sont intensifiés comme jamais auparavant et ont fait se déplacer les eaux de surface chaudes vers l’ouest où elles convergent et s’accumulent à des profondeurs de plus en plus grandes. Dans le Pacifique Est, les eaux de surface chaudes sont remplacées par des eaux froides qui remontent des profondeurs et se propagent vers l’ouest, vers le Pacifique Central, ainsi que le long des côtes d’Amérique du Nord et du Sud. Les scientifiques estiment qu’au cours des 20 dernières années ce processus a suffisamment refroidi le climat pour expliquer la moitié de la différence observée entre les températures globales de surface mesurées et celles modélisées.

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En réponse au rapport du MIT, voici des graphiques publiés par le Mauna Loa Observatory, centre de recherche de premier plan qui mesure et rassemble des données sur les modifications atmosphériques depuis les années 1950.

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Le premier graphique montre les effets des dernières éruptions sur l’absorption d’énergie solaire. La première chose qui saute aux yeux, c’est qu’il n’y a pas eu d’éruption majeure depuis l’an 2000. La dernière en date est celle du Pinatubo en 1991. Contrairement à ce que prétend la scientifique du MIT, je ne suis pas certain que les effets cumulés des dernières éruptions, mineures dans leur ensemble, aient eu un effet significatif sur le climat de la planète ! On connaît les capacités d’absorption de l’atmosphère et le graphique montre que les effets de l’éruption du Pinatubo n’ont été que de courte durée.

Les autres graphiques montrent l’évolution des températures au cours des dernières années sur le Mauna Loa d’une part et dans la basse troposphère d’autre part, à la fois au niveau du Mauna Loa et de l’ensemble de l’hémisphère nord (NH).

Si l’on regarde ces graphiques, en particulier ceux concernant la troposphère, on n’observe pas vraiment une tendance au refroidissement. De toute façon, s’il y avait eu refroidissement, la calotte glaciaire et les glaciers auraient inévitablement réagi, ce qui n’est pas le cas.

S’agissant de l’influence des alizés, je ne suis pas suffisamment compétent pour faire des commentaires. Toutefois, ce qui est écrit me rappelle la théorie de Sénèque qui pensait que les vents provenaient de cavités à l’intérieur de la Terre.

Je suis prêt à admettre que le réchauffement climatique connaît des fluctuations, mais les mots ‘pause’ ou ‘hiatus’ me semblent exagérés !

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drapeau anglaisThe piece of news was widely spread by the media around the world at the moment when I released my note entitled “Arctic digression”: After two decades of rapid increases in the earth’s temperatures, an unexpected pause (pompously called “hiatus”) is supposed to have occurred during the past 12 years. At least, this is the opinion of a team of scientists led by the Massachusetts Institue of Technology (MIT) which has always negated the idea of global warming. Its links with US industries clearly accounts for this attitude.

In a report published on February 9th via the online edition of Nature Climate Change, the researchers argue that the climate may not be as easily altered by rising CO2 levels as climate models suggest. However, they concede that one or two decades of relatively stable, or even cooling, surface temperatures don’t represent the long-term trends over which global warming is occurring.

According to the team, the first cause of the so-called “hiatus” lies with the volcanoes. Said one MIT climate scientist: “Looking at the past decade’s volcanic eruptions, I don’t think they can be left out as not being significant. »

Another cause could be the trade winds. According to the report, over the past 20 years, the westward-blowing trade winds have intensified to unprecedented levels and have carried warm surface waters west, where they converge and accumulate at ever-deeper depths. In the eastern Pacific, the warm surface waters are replaced with cold water welling up from the deep ocean and spreading west into the central Pacific as well as along the coasts of South and North America. The team estimates that over the past 20 years this process has cooled the climate sufficiently to account for about half of the difference between global surface temperatures as measured and as modelled.

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As an answer to the MIT report, there are graphs (see above) released by the Mauna Loa Observatory, a premier atmospheric research facility which has been continuously monitoring and collecting data related to atmospheric changes since the 1950s.

The first graph shows the effects of past eruptions on the solar energy absorption. The first thing to be noticed is that there have not been any major eruptions since 2000. The last major event was the eruption of Mount Pinatubo in 1991. Contrary to what the above-mentioned scientist said, I’m not sure that the cumulated effects of all the most recent minor eruptions had a significant effect on the world’s climate! We know the absorption capabilities of the atmosphere and the graph clear shows that a major eruption like Mount Pinatubo’s only had short-lived effects.

The other graphs show the evolution of temperatures at the Mauna Loa Observatory and in the lower troposphere, both on Mauna Loa and in the Northern Hemisphere (NH), in recent years.

Looking at the graphs, especially those related to the troposphere, there does not seem to be any significant cooling trend. Should there be any cooling, the icefield and the glaciers would have responded, but I’m afraid they didn’t.

Concerning the influence of the trade winds, I am not qualified enough to comment it. However, it reminds me of Sénèque’s theory about the winds which were supposed to come from cavities within the Earth’s interior…

I agree that there may be some fluctuation in the global warming tendency but speaking of a pause or hiatus is certainly exaggerated.

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L’observatoire du Mauna Loa  (Photo:  C. Grandpey)