La beauté du ciel arctique // The beauty of the Arctic sky

Des nuages iridescents – ou ​​irisés – très spectaculaires peuvent  être observés au-dessus des régions arctiques comme l’Islande ou la Norvège. Quand ils apparaissent, le ciel se pare de couleurs arc-en-ciel, surtout au moment du lever du soleil.
Les nuages iridescents se forment dans la stratosphère, à une altitude de 15 à 30 km. Ils sont plus fréquents au milieu de l’hiver, au crépuscule ou à l’aube. Ils apparaissent lorsque les conditions sont inhabituellement froides dans la stratosphère. La lumière du soleil qui traverse le nuage est diffractée par de petites gouttelettes d’eau ou de petits cristaux de glace contenus dans le nuage. Les couleurs ressemblent à celles que l’on voit dans les bulles de savon et l’huile sur une surface d’eau. La luminosité des couleurs augmente avec le nombre de gouttelettes dans le nuage et l’uniformité de leur taille. Ainsi, des gouttelettes uniformément petites produisent le meilleur effet visuel ; c’est pourquoi les altostratus ou altocumulus récemment formés offrent les meilleures conditions pour l’irisation. Les nuages iridescents ​​peuvent se former dans n’importe quelle partie du monde, mais ils apparaissent le plus souvent en hiver au-dessus des montagnes.

Source : Iceland Review.

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Les aurores boréales – aurora borealis ou aurora australis – sont des spectacles lumineux offerts pat le ciel de notre planète, principalement dans les régions de haute latitude, autour de l’Arctique et de l’Antarctique. Malheureusement, l’activité solaire étant très faible en 2020, les aurores se font rares.
Les aurores sont le résultat de perturbations causées par le vent solaire dans la magnétosphère. Ces perturbations sont parfois suffisamment fortes pour modifier la trajectoire des particules chargées dans le vent solaire et le plasma magnétosphérique. Ces particules, principalement des électrons et des protons, précipitent dans la haute atmosphère.
L’ionisation et l’excitation des constituants atmosphériques qui en résultent émettent une lumière de couleur et de complexité variables. La forme de l’aurore, qui apparaît sous forme de bandes ou draperies dans les deux régions polaires, dépend également de la quantité d’accélération conférée aux particules.
Une accélération ultra rapide des particules chargées pendant une aurore boréale peut perturber les communications électroniques, le GPS, déplacer les satellites hors de leur orbite, mettre les astronautes en danger et même faire sauter les réseaux électriques.

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Un étudiant en physique de la NASA à l’Université Pepperdine en Californie a découvert un nouveau type d’aurore lors de l’analyse de photos prises au sol par des caméras installées au Svalbard (Norvège) près du cercle polaire.
Ce nouveau type d’aurore a été de courte durée et avait une forme spiralée inhabituelle qui a attiré l’attention du chercheur. Les physiciens pensent que le phénomène a pu être déclenché par une tempête exceptionnelle dans la zone où le champ magnétique terrestre rencontre les particules en provenance du Soleil.
Selon l’étudiant en physique, le bord de la magnétosphère s’est déplacé vers la surface de la planète de 25 000 km en moins de deux minutes lorsque cette certaine aurore a eu lieu; c’est plus de quatre fois le rayon de la Terre.

Source : The Watchers.

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Spectacular iridescent clouds can be seen above northern regions of the world like Iceland or Norway.  When they appear, the sky fills with rainbow colours, especially when the sun starts coming up.

Iridescent clouds form in the stratosphere, at an elevation of 15-30 km. They are most common in mid-winter, at dusk or dawn. They form when conditions are unusually cold in the stratosphere and are made of small ice crystals or small water droplets. Sunlight passing through the cloud is diffracted by small water droplets or small ice crystals in the cloud. The colours resemble those seen in soap bubbles and oil on a water surface. The brightness of the colours increases with the number of droplets in the cloud and the uniformity of their size. Uniformly small droplets produce the best visual effect, which is why newly formed altostratus or altocumulus clouds provide the best conditions for iridescence. Iridescent clouds can form in any part of the world, but most commonly appear in winter over mountains.

Source: Iceland Review.

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Auroras, also called northern lights (aurora borealis), or southern lights (aurora australis), are natural light displays in the Earth’s sky, predominantly seen in the high-latitude regions, around the Arctic and Antarctic. Unfortunately, solar activity is very low in 2020 and northern lights are rare.

Auroras are the result of disturbances in the magnetosphere caused by solar wind. These disturbances are sometimes strong enough to alter the trajectories of charged particles in both solar wind and magnetospheric plasma. These particles, mainly electrons and protons, precipitate into the upper atmosphere.

The resulting ionization and excitation of atmospheric constituents emit light of varying colour and complexity. The form of the aurora, occurring within bands around both polar regions, is also dependent on the amount of acceleration imparted to the precipitating particles.

The rapid dash of charged particles during an aurora borealis can cause disruption on electronic communications, GPS, move satellites out of orbit, put astronauts at risk, and even eradicate power grids if the explosion is massive enough.

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A NASA physics student at Pepperdine University in California has discovered a new type of aurora while analysing photos from ground-based, all-sky cameras mounted in Svalbard, Norway, near the Arctic Circle.

The newly found type of aurora was short-lived and had a rare spiral that caught the researcher’s attention. Physicists believe it may have been triggered by an unprecedented storm in the area where Earth’s magnetic field meets particles from the Sun.

According to the physics student, the edge of the magnetosphere moved toward the planet’s surface by 25 000 km in less than two minutes when this certain aurora took place; it was over four times the Earth’s radius.

Source : The Watchers .

 Exemple de nuages iridescents en Islande (Source : Iceland Review)

Aurore boréale en Alaska (Photo: C. Grandpey)

Le nouveau type d’aurore (Source : The Watchers)

Un téléphérique sur le Kilimandjaro (Tanzanie) ? // A cable car on Kilimanjaro (Tanzania)?

Que ne ferait-on pas pour attirer les touristes ?  Le Ministère du Tourisme de Tanzanie a dévoilé un nouveau projet sur les pentes du Kilimandjaro qui domine l’Afrique de l’Est de  ses  5891 mètres. Le « Kili » est un volcan endormi depuis environ 5000 ans mais, contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’est pas éteint. En effet, l’édifice est parfois secoué par des petits ou moyens séismes. De plus, il émet parfois des fumerolles. En 2003 des volcanologues ont estimé que du magma se trouvait encore à 400 mètres de profondeur sous le sommet.

Le Kilimandjaro attire chaque année quelque 50 000 randonneurs. Beaucoup sont attirés par la calotte glaciaire sommitale  – Les neiges du Kilimandjaro, de la chanson de Pascal Danel en France –  qui est en train de se réduire comme peau de chagrin. Entre 1912 et 2013, elle a perdu 85 % de son volume. Selon les scientifiques, elle devrait disparaître totalement d’ici 2030 à 2050 (voir ma note du 22 décembre 2013). Ce phénomène est  attribué au réchauffement climatique, mais aussi à la déforestation dans cette partie de l’Afrique.

Aujourd’hui, les autorités tanzaniennes veulent accroître massivement le nombre de touristes sur le Kilimandjaro. Une étude a été lancée en vue d’installer un téléphérique sur le volcan!! Les porteurs – les Chagga – qui par milliers gagnent leur vie sur les expéditions d’alpinistes voient forcément ce projet d’un mauvais œil. Ils craignent que la mise en service d’un téléphérique sonne le glas de leur activité. Les membres de la Mount Kilimanjaro Porters Society (MKPS) s’opposent fermement à une telle initiative. « La majorité des touristes grimperont le Kilimandjaro à la journée, en utilisant ce nouveau produit pour économiser sur leurs dépenses et la durée de leur séjour » explique son représentant.

Chaque groupe de randonneurs est actuellement accompagné d’au moins un guide et trois à quatre porteurs par marcheur. La Banque Mondiale estime, dans un rapport de 2013, que 10 000 porteurs, 500 cuisiniers et 400 guides vivent de cette activité (20 000 sur le «Kili» et le Mont Méru, selon l’organisation des porteurs de Tanzanie). Le salaire de ces hommes, pourboire compris oscille entre 54 et 210 euros par mois, ce qui n’est pas si mal pour la Tanzanie où le salaire national moyen est d’environ 45 euros. On imagine facilement la perte sèche qu’occasionnerait l’installation d’un téléphérique !

Avec un sommet culminant à près de 6.000 mètres d’altitude, il est techniquement impossible d’équiper la montagne jusqu’à son point le plus haut. De plus, une telle initiative présenterait de gros risques pour la santé des randonneurs. Un visiteur qui monterait dans une cabine de téléphérique à 1500 mètres d’altitude et sortirait quelques minutes plus tard à près de 6000 mètres subirait les sévères effets de la variation d’altitude. Le mal des montagnes (Acute Mountain Sickness) peut être fatal. Pour y remédier, des paliers d’acclimatation sont obligatoires.

Le projet semble plutôt se diriger vers une remontée mécanique qui s’arrêterait sur le plateau de Shira, pas loin de la barre des 3800 mètres d’altitude. Il partirait vraisemblablement là où s’arrête la route, aux alentours de 1800 mètres d’altitude. De fait, pour les randonneurs désireux de raccourcir leur parcours, l’équivalent de 3 journées de trek pourrait être réalisé en quelques minutes. Pour autant, ces trois jours permettent aujourd’hui une acclimatation plus douce à l’altitude, optimisant les chances de réussite sur la partie à plus de 5000 mètres. Si cette partie de l’ascension disparaît, le taux de réussite au sommet va de facto se réduire significativement et le nombre d’accidents liés à la haute altitude va augmenter de façon sensible.

Les détracteurs du projet redoutent par ailleurs son impact écologique. Les câbles du téléphérique couperaient un couloir de migration des oiseaux. Les arguments environnementaux risquent de peser dans l’étude d’impact, car le parc se veut un modèle de protection de la nature. Par exemple, le moindre abandon de détritus est sanctionné.

Ce projet de téléphérique sur le Kili n’est pas nouveau. Il a émergé dans les années 1960, à une époque où la Tanzanie n’avait pas les moyens d’investir dans une telle installation. Avec le boom du tourisme de ces dernières années, le pays se porte mieux. Les randonnées sur le Kilimandjaro rapportent officiellement à la Tanzanie 45,3 millions d’euros par an, dont 12,6 millions vont aux habitants. Les plages du pays ainsi que ses parcs à safari attirent également un nombre croissant de visiteurs et les devises entrent en abondance. Le Ministère du Tourisme réfléchit donc à toute une série de projets susceptibles d’accroître encore cette manne providentielle. Aujourd’hui, des études préliminaires sont en cours. Plusieurs fabricants de téléphériques se sont dits intéressés.

Source : Presse internationale.

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What could not be done to attract tourists? The Tanzania Ministry of Tourism has unveiled a new project on the slopes of Kilimanjaro (5,891 m.) which dominates East Africa. The « Kili » has been a dormant volcano for around 5000 years, but, contrary to what one might think, it is not extinct. Indeed, the volcanic edifice is sometimes shaken by small or medium earthquakes. In addition, it sometimes emits fumaroles. In 2003, volcanologists estimated that magma was about 400 metres beneath the summit.
Kilimanjaro annually attracts some 50,000 hikers. Many are drawn to the summit ice cap – Les neiges du Kilimanjaro, the song by French singer Pascal Danel – which is shrinking like a daze. Between 1912 and 2013, it lost 85% of its volume. According to scientists, it should disappear completely by 2030 to 2050 (see my note of December 22nd, 2013). This phenomenon is attributed to global warming, but also to deforestation in this part of Africa.
Today, the Tanzanian authorities want to massively increase the number of tourists on Kilimanjaro. A study has been launched to install a cable car on the volcano !! Of course, the porters – the Chagga – who by the thousands earn their living on mountaineering expeditions see this project with a bad eye. They fear that a cable car might mean the end of their business. Members of the Mount Kilimanjaro Porters Society (MKPS) strongly oppose such an initiative. « The majority of tourists will climb Kilimanjaro by the day, using this new product to save on expenses and the length of their stay, » said its representative.
Each group of hikers is currently accompanied by at least one guide and three to four porters per walker. The World Bank estimated, in a 2013 report, that 10,000 porters, 500 cooks and 400 guides lived from this activity (20,000 on « Kili » and Mount Meru, according to the Tanzania porters’ organization). The wages of these men, tips included, fluctuates between 54 and 210 euros per month, which is not bad for Tanzania where the national average salary is around 45 euros. One can easily imagine the dead loss that would be caused by installing a cable car!
With a peak reaching almost 6,000 meters above sea level, it is technically impossible to outfit the mountain to its highest point. In addition, such an initiative would pose serious risks to the health of hikers. A visitor who starts travelling in a cable car cabin at 1,500 meters above sea level and leaves a few minutes later at nearly 6,000 metres will experience the severe effects of the altitude. Acute Mountain Sickness can be fatal. To remedy this, acclimatization stages are compulsory.
Rather, the project seems to be heading towards a cable car that would stop on the Shira plateau, not far from the 3800-metre bar. It would probably start where the road ends, around 1800 metres above sea level. In fact, for hikers wishing to shorten their route, the equivalent of 3 days of trekking could be achieved in a few minutes. However, these three days allow today a gentler acclimatization to the altitude, optimizing the chances of success above 5000 metres. If this part of the ascent disappears, the success rate at the summit will de facto significantly decrease and the number of accidents related to high altitude will increase significantly.
Critics of the project also fear its ecological impact. The cable car would cut a bird migration corridor. Environmental arguments are likely to weigh in on the impact study, as the park aims to be a model of nature protection. For example, the slightest abandonment of litter is penalized.

This cable car project on Kilimandjaro is not new. It emerged in the 1960s, at a time when Tanzania could not afford to invest in such a facility. With the tourism boom of recent years, the country is doing better. Hikes on Kilimanjaro officially bring Tanzania 45.3 million euros a year, of which 12.6 million go to residents. The country’s beaches as well as its safari parks are also attracting an increasing number of visitors and currencies are in abundance. The Ministry of Tourism is therefore considering a whole series of projects likely to further increase this providential windfall. Today, preliminary studies are underway. Several cable car manufacturers have expressed interest.
Source: International press.

Le sommet du Kilimandjaro vu depuis l’espace (Source: NASA)

Les bras m’en tombent !

Souvenez vous : Dans la nuit du 27 au 28 février 2010, combinant vents violents et forts coefficients de marée, la tempête Xynthia a fait 47 morts en France, avec 29 victimes dans la seule ville côtière de La Faute-sur-Mer (Vendée). Dans cette commune, des lotissements avaient été construits sur des zones jusque-là réputées inondables, y compris une cuvette située sous le niveau de la mer, où sont mortes une grande partie des victimes. En décembre 2014, le maire a été condamné à 4 ans de prison ferme, son adjointe à 2 ans fermes et 75.000 euros d’amende. Le jugement leur reprochait d’avoir caché le risque d’inondation pour ne pas se priver de la manne financière liée à l’urbanisation. Le fils de l’adjointe, agent immobilier et président de la commission de surveillance de la digue, a été condamné à 18 mois de prison ferme.

Cet événement dramatique semble en passe d’être oublié et les mises en garde du GIEC sur la hausse du niveau des océans (un mètre d’ici 2100) ne sont visiblement pas prises au sérieux si l’on en juge par la situation sur l’île de Noirmoutier (Vendée). Pourtant un nouveau signal d’alerte a été émis en février 2020 par les tempêtes Ciara et Ines qui ont fait des dégâts sur les côtes. Des travaux d’urgence ont débuté le 17 février pour consolider des ouvrages de protection qui ont souffert sous les assauts répétés des vagues. Il va falloir faire vite car les grandes marées vont arriver début mars. Les habitants de Noirmoutier, impuissants, ne peuvent que constater les dégâts. À la Guérinière, certains endroits de la dune ont perdu plus de 10 mètres depuis novembre 2019.  Pour l’association Vivre l’île 12 sur 12, à long terme, la solution sera sûrement de relocaliser les maisons qui se trouvent en bord de mer. Elle déplore d’ailleurs que des permis de construire soient toujours délivrés pour des habitations en bord de mer, alors que « l’eau monte ».

Dans une rubrique sur l’Environnement, France Info explique que les deux tiers de  l’île de Noirmoutier (49 km²) se situent en dessous du niveau de la mer. Les risques de submersion sont donc présents et pourtant le plan de prévention des risques adopté en 2015 est moins contraint que sur le reste du littoral. Certaines zones rouges considérées comme non constructibles en 2012 sont devenues bleues donc constructibles en 2015 ! Comme le fait remarquer fort justement la chaîne de radio, c’est une erreur qui pourrait se payer cher à l’avenir.

Je n’ose pas en croire mes yeux quand je lis les explications fournies par la secrétaire générale de Vendée Environnement : « Ce qui s’est passé entre 2012 et 2015, c’est qu’il y a eu une grande résistance de la population, une grande difficulté à accepter le principe même du Plan de prévention des risques dans la mesure où ça a entraîné notamment plus qu’une gêne. Dans certains cas, ça pouvait même faire diminuer la valeur des biens. Cette préoccupation là a primé sur ce que cela recouvre en réalité, c’est à dire un risque« . Autrement dit le fric d’abord, les vies humaines après !

Aujourd’hui, avec la hausse du niveau des océans et les événements extrêmes qui se multiplient (voir les dernières tempêtes), les digues construites tout autour du littoral de Noirmoutier risquent de céder et inonder les constructions anciennes et nouvelles. Des travaux de restauration de ces digues sont réguliers, mais quand on connaît la force des éléments, on se demande jusqu’à quel point elles pourront résister aux assauts de l’océan. Près de 60 millions d’euros ont été investis dans le renforcement des ouvrages de défense contre la mer entre 1978 et 2015.

A Noirmoutier, avec le nouveau Plan de prévention des risques, on continue de construire. Les propriétaires peuvent diviser leurs parcelles et bâtir sur des surfaces anciennement non constructibles ! Le plan local d’urbanisme favorise la construction de logements principaux accessibles aux travailleurs locaux.
Le Plan de prévention des risques de l’île doit prochainement être révisé pour tenir compte de la hausse des océans prévue par le GIEC. Le responsable scientifique de l’Observatoire régional des risques côtiers tempère les mises en garde du GIEC « qu’il faut prendre à très long terme ». Il ajoute que l’ »on constate actuellement une petite accélération de cette remontée » [du niveau de la mer]. Selon lui, la Vendée présente des « zones basses », sensibles à la montée des eaux : Le Pouliguen, plus au nord, La Faute-sur-Mer, plus au sud. Mais le scénario à un mètre [du GIEC] « n’est pas une fatalité. En minimisant, par exemple, les gaz à effet de serre au niveau mondial, on pourrait minimiser cette remontée inéluctable du niveau de la mer. »

Que ne dirait-on pas pour protéger les intérêts locaux ? Rendez-vous dans quelques années pour une répétition à Noirmoutier de la catastrophe de La Faute-sur-Mer…

Croisons les doigts pour que les cabines de la Plage des Dames à Noirmoutier ne connaissent pas un jour le même sort que leurs homologues britanniques de St Leonards il y a quelques semaines. (Photos : C. Grandpey et BBC)

Manque de neige: Les stations de ski auvergnates en difficulté

Comme je l’ai indiqué précédemment, et prouvé au travers des images des webcams, les stations de ski auvergnates souffrent cruellement du manque de neige cette année, comme la plupart des autres stations de basse et moyenne altitude. Les statistiques montrent que le réchauffement climatique est en train de s’accélérer (Janvier 2020 a été le mois de janvier le plus chaud de l’histoire) et il est donc peu probable que les prochaines années connaissent une embellie côté enneigement.

Un article paru dans le journal La Montagne nous apprend que le manque de neige sur le massif du Sancy, dans une période touristique essentielle pour le chiffre d’affaires annuel, commence à créer de vraies difficultés financières pour les stations de ski auvergnates. Celle du Mont-Dore est clairement touchée. Les soucis financiers de la société anonyme d’économie mixte (SAEM) qui gère les remontées mécaniques du Mont-Dore ont été mis en avant lors d’une réunion qui s’est tenue en sous-préfecture d’Issoire et à laquelle participaient les représentants des stations de Chastreix, de Super Besse et du Mont-Dore. Il faut savoir que les vacances de février avec un bon enneigement représentent quasiment 65 % du chiffre d’affaires de la saison complète.

Dans un premier temps, la SAEM va demander des reports de charges aussi bien au niveau des banques que de l’Urssaf. Plusieurs scénarios sont possibles pour l’avenir, de la simple recapitalisation, jusqu’au redressement judiciaire qui permettrait de poursuivre l’activité et de pérenniser les emplois (21 permanents et 60 saisonniers dont 35 à temps partiel en ce moment), tout en apurant les dettes. La décision sera prise par le conseil d’administration de la société, qui doit se réunir prochainement.

Les responsables des stations auvergnates s’accordent pour dire qu’il va falloir s’orienter vers une diversification des activités et repenser la logique des gestions des stations. Par exemple, s’agissant de la neige de culture, il faudra investir sur des domaines un peu plus petits où les canons à neige existants seront plus resserrés. Les stations ont commis l’erreur, il y a 10 ou 15 ans, d’investir dans des enneigeurs très coûteux que les stations paient encore, ce qui explique que de nombreuses sociétés de moyenne montagne sont en difficulté financière. Il y a une dizaine d’années, alors que je randonnais sur les cimes auvergnates, j’ai pénétré dans une zone – soi disant interdite – d’installation des enneigeurs et j’ai pris une bonne engueulade de la part du chef de chantier. Je lui ai aimablement ( !) répondu que dans 5 ans son travail ne servirait à rien car il n’y aurait plus de neige. Honnêtement, je ne pensais pas être aussi proche de la vérité !

Les gestionnaires des stations ne pensaient pas, eux non plus, que la situation se dégraderait aussi vite. Aujourd’hui, il y a forcément un manque à gagner pour ceux dont l’activité est directement liée aux sports d’hiver : les loueurs de matériel, les écoles de ski et les remontées mécaniques. Paradoxalement, les autres activités commerciales comme l’hôtellerie, les activités de pleine nature se portent bien. Le directeur de l’Office du tourisme du Mont-Dore se veut rassurant. « L’État devrait se saisir du dossier des stations de moyenne montagne. […] Le Mont-Dore ne peut pas fermer. Mais il est important que la SAEM protège ses salariés et ses infrastructures en attendant que des solutions se dessinent ».

Source : La Montagne.

Grand soleil ce week-end sur l’Auvergne, avec une quinzaine de degrés au thermomètre.